Archives de catégorie : Appels à communication

Les modes en management : du conformisme à l’innovation

Appel à contributions de La Revue des Sciences de Gestion (La RSG) coordonné par David Autissier (maître de conférences HDR à l’IAE Gustave Eiffel de l’UPEC) et Romain Zerbib (enseignant chercheur HDR a l’ICD BS) en partenariat avec la Chaire ESSEC de l’Innovation Managériale et de l’Excellence Opérationnelle (IMEO) et RH info

Les modes en management

La théorie des modes managériales est née au milieu des années 1980 avec les travaux de Midler (1986) et d’Abrahamson (1986). Il s’agit d’une théorie qui estime que le mimétisme, le conformisme et la quête de légitimité tendent à expliquer la diffusion d’un mode de management au sein des organisations (bonheur au travail, entreprise libérée, etc.). La théorie des modes managériales est née d’une série d’observations pour le moins étonnantes. Depuis environ 40 ans, les pratiques de gestion suivent un cycle de vie de plus en plus court, marqué par des pics de popularité de plus en plus élevés. Le cas du « management par la qualité totale », illustre parfaitement ce phénomène. En 1985, Lawler et Mohrman observent que la quasi-totalité des 500 plus grandes firmes mondiales a entrepris un projet de « management par la qualité totale ». Or, trois années plus tard, Castorine et Wood (1988) soulignent que 80% d’entre elles ont abandonné ce projet au profit d’un dispositif jugé plus performant. L’exemple du « management par la qualité totale », bien qu’il demeure particulièrement bien documenté, n’est qu’une référence parmi d’autres.

Les théoriciens des modes managériales analysent ces phénomènes de diffusion à l’aune de la sociologie des modes, c’est-à-dire, qu’ils appréhendent les phénomènes d’adoption comme une marque de subordination aux normes sociales. Ils estiment plus exactement que la diffusion d’un mode de management répond à un cycle de vie générique quel que soit l’outil en question (invention, découverte, explosion, déclin) (Midler, 1986).

Les dirigeants les plus réputés auraient en effet tendance, notamment pour se distinguer, à adhérer très tôt aux nouvelles pratiques de gestion, et le désir d’être associé à cette « élite » inciterait les managers à imiter ce comportement. Les premiers adoptants perdraient alors le prestige associé à l’exclusivité de ladite pratique et se tourneraient de façon ponctuelle vers une nouvelle approche, moins répandue, pour réaffirmer leur individualité… d’où la succession sans fin des modes managériales. Autrement dit, lorsque des organisations peu connues, ou réputées pour être peu innovantes, adoptent une nouvelle pratique de gestion, les entreprises leaders et progressistes s’apprêtent à l’abandonner.

La théorie des modes managériales semble à cet égard tempérer l’explication selon laquelle les managers adopteraient des outils en fonction de critères strictement « technico-économiques ». Leurs motivations semblent en effet plus exactement osciller entre considérations « technico-économiques » et « socio-psychologiques ».

Mais qu’en est-il au juste de l’impact de ces phénomènes sur le fonctionnement de l’organisation ? Quel regard doit-on porter sur ces manifestations complexes ? Quels risques et quels potentiels pour l’entreprise et le manager ?

Voici quelques pistes de réflexions (non exhaustives) sur les modes en management :

  • Pourquoi et comment un modèle de management devient-il une tendance sur le marché ?
  • Le bonheur au travail, l’entreprise libérée, (etc.) sont-elles des modes éphémères sans aucun fondement ? Ou bien de véritables leviers de performance ? Comment distinguer le bon grain de l’ivraie ?
  • Les modes managériales constituent-elles un danger pour l’entreprise ? Peuvent-elles altérer son identité ? Contrarier sa culture ? Limitent-elles les efforts de différenciation sur le marché ?
  • Les managers doivent-ils rompre avec la mode ? Quels avantages et quels préjudices en termes de carrière individuelle, d’efficacité organisationnelle ?
  • Les modes managériales sont-elles essentielles au fonctionnement des organisations ? Favorisent-elles une culture et un langage communs nécessaires à la formulation et à l’exécution de la stratégie ? Ou menacent-elles la trajectoire souhaitable de l’entreprise ?
  • Comment inventer de nouveaux modèles de management ? Quelle organisation et quel leadership permettent de stimuler l’innovation managériale ?
  • Pourquoi et comment faire de son modèle de management une tendance sur le marché ? Quels bénéfices pour l’entreprise et la marque employeur (attraction, réputation, statut, etc.) ?
  • Comment meurt les tendances managériales ? Quels impacts pour les promoteurs et les suiveurs ?

Instructions aux auteurs

  • Date limite de soumission : 1er septembre 2018
  • Mise en forme de l’article scientifique  (pour une publication dans La RSG) : https://www.larsg.fr/mise-en-page-des-articles/
  • Mise en forme de la chronique d’expert (pour une publication dans RH info) : entre 4000 et 7000 caractères (espaces compris), avec une photo HD et une courte biographie.

Créée en 1999, RH info est la première communauté RH francophone sur le web avec ses presque 30000 lecteurs : un lieu d’opinion, excluant toute démarche publicitaire ou mercatique. Elle se compose d’un site servant de bibliothèque, avec près de 2000 articles en base, et de lieux d’échanges très actifs sur les Réseaux Sociaux (49991 abonnés au groupe RH info sur LinkedIn ; 26387 Followers sur Twitter ; 5155 fans Facebook). Les articles publiés sur RH info sont lus en moyenne 1782 fois.

Comité scientifique

Michel Albouy, Professeur senior à Grenoble Ecole de Management et professeur émérite à l’Université Grenoble Alpes – José Allouche, Professeur des Universités, IAE de Paris – David Autissier, Maitre de conférences, HDR, Université Paris-Est Créteil,  Directeur de la Chaire ESSEC du changement et de la Chaire ESSEC IMEO – Michel Barabel, Maitre de conférences, Université Paris-Est Créteil et Professeur Affilié à Sciences Po Executive Education – Isabelle Barth, Professeur des Universités, Université de Strasbourg – Patrick Bouvard, Rédacteur en chef de RH info – Jacques Igalens, Professeur des Universités, IAE de Toulouse, fondateur de l’AGRH – Olivier Meier, Professeur des Universités, UPEC – Christophe Midler, Professeur des Universités, Directeur de recherche du CRG de l’Ecole Polytechnique – Philippe Naszalyi, Professeur des Universités associé à l’Université d’Evry-Val d’Essonne – Gilles Paché, Professeur des Universités, Aix-Marseille Université – Jean Marie Perreti, Professeur des Universités, Université de Corse – Yvon Pesqueux, Professeur, Titulaire de la chaire « Développement des Systèmes d’Organisation » du Conservatoire National des Arts et Métiers » – Jean Michel Plane, Professeur des Universités, Université de Montpellier, Directeur du laboratoire CORHIS (EA 7400) – Romain Zerbib, Enseignant-chercheur HDR, ICD BS / chercheur associé à la chaire ESSEC IMEO.

Appel de la Revue Management et Gouvernance

N° spécial : Management et
Gouvernance. Date de parution prévue : septembre 2013.

Le commerce à travers les pays européens :
pratiques, souhaits, tendances, comparaisons et similitudes

Autrefois considéré comme une
« cible marketing » à atteindre et à équiper d’un produit, le client (consommateur final ou professionnels sur la chaîne commerciale) a changé de comportement. Il est aujourd’hui,
informé grâce à internet, sa vision est ouverte sur le monde, il est en relation avec des communautés via les media sociaux. Ses capacités à communiquer partout et sur des supports de plus en
plus variés (de l’ordinateur au mobile en passant par la tablette, de chez lui, au bureau…) lui permettent de donner son avis et de ce fait, constituent un pouvoir face aux entreprises ainsi que
de suivre des tendances sociologiques, humaines, ou politiques. Le consommateur final attend de ses achats de véritables expériences qui lui permettront d’être étonné, enthousiasmé, déçu,
intéressé, prescripteur pour recommander la même expérience que lui. Ces modes d’accès aux produits interrogent sur la manière d’animer les canaux de vente, et d’agir dans les politiques
commerciales sur le « cross chanel ». En remontant la filière de l’achat des produits, ces modes d’achat, d’usage et de recommandations interrogent là aussi l’achat en B to B (Business
to Business) pour les entreprises situées du producteur, fabricant jusqu’au point de vente en contact avec le client. Les ventes ne sont pas seulement transactionnelles (achat du produit), mais
sont devenues plus relationnelles (conseil sur le produit, sur la manière de l’individualiser, sur les conseils et la personnalisation des solutions). Les clients (B to C) comme en B to B sont
engagés vis-à-vis de la société, des valeurs, se regroupent en communautés et expriment un contre-pouvoir face aux propositions faites par les marques ou les entreprises fournisseurs de
produits.

Ce numéro sur le commerce en
Europe veut être, d’une part, évocateur des tendances et pratiques du commerce (achat, vente) dans les pays européens, mais aussi un numéro dans lequel les comparaisons entre pays européens ou
dans le monde sont incitées.

Les articles seront rédigés en
Times New Roman 12, interligne 1,5 et se limiteront à une quinzaine de pages, bibliographie comprise.

Les critères d’appréciation
des articles se feront sur la
nouveauté apportée par l’étude mentionnée qui fait l’objet de cette publication, les références vis-à-vis du champ scientifique visé, la démonstration de l’apport de l’étude par rapport au champ
de la connaissance du marketing et du commerce.

Les thèmes abordés peuvent être
(sans obligation de s’y restreindre) :

* Le comportement des
consommateurs :
D’une cible marketing, le statut du consommateur a changé (technologie, information, exigences, fait entendre sa voix, préoccupations éthiques, sociétales, ou
économiques), le consommateur s’exprime et donne un avis. Etudes, observations des achats, critères de sélection des produits, influence des marques dans ses achats que ces derniers soient des
achats contrôlés ou plus irrationnels, analyse des différences entre ce que le consommateur dit et ce qu’il fait…autant d’éléments qui permettront de mieux comprendre le comportement du
consommateur européen.

* Le marketing
générationnel
 : loin de la segmentation démographique, ces approches se fondent davantage sur l’année de naissance que sur l’âge. L’identification et le ciblage de générations
particulières cette approche permet de suivre les cohortes de la même génération à travers le temps réunissant
des individus qui partagent les mêmes centres d’intérêts avec sensiblement le même âge. Les marques
ont intégré cette catégorisation introduite dans les années 90 pour évoluer depuis les enfants jusqu’aux seniors, elles sont ainsi vigilantes quant à leur réputation et les valeurs qu’elles
véhiculent. Le client européen vit-il lui aussi dans une vision « transgénérationnelle » ? Que dire des marchés et des produits associés à ces différenciations, en
Europe ?

* Les communautés et l’approche relationnelle : Internet met en relation le monde entier, véritable outil de rassemblement de communautés sur la
base de valeurs, d’engagements, d’éthique ou encore de pratiques. Le client peut s’exprimer, s’informer, connaître, reconnaître et demande aussi à être interpellé dans sa relation entre humains
lors de ses acquisitions. L’achat devient réellement une expérience d’achat que chaque client souhaite positive, heureuse et qui amène de la valeur ajoutée dans le quotidien. Ces nouvelles
approches invitent les entreprises à reconsidérer leurs points de vente, à inventer de nouvelles manières de vivre avec leurs clients et surtout faire appel à une fidélité mutuelle non plus par
le prix mais par des services individualisés. Le client européen (B to C ou B to B), réagit-il à ces nouvelles incitations à l’achat, réactions et tendances à long terme ?

* La crise économique, source de changements : La crise économique
est non seulement européenne mais mondiale et incite à reconsidérer les priorités d’achat, les modes de consommation des produits. En est-il de même pour tous les secteurs ? Comment le web
interfère-t-il dans ces achats, qu’en est-il de l’accès aux produits via la logistique ? face aux regroupements d’individus, qu’en est-il des achats groupés dont la tendance est à la
croissance ? Quel pourrait être le sort des produits « authentiques » ou « engagés » ? Les européens sont-il sensibles au « societing » ou marketing
« moral » ? L’entreprise qui se présente aux clients, utilise-t-elle les outils adaptés pour communiquer et se rendre indispensable auprès d’eux ?

* Donner du sens à …A l’heure où la société vit à l’heure de la rationalité et de l’individualisme, qu’en est-il des croyances, de la religion, de
la spiritualité et du surnaturel pour donner du sens à la vie de chacun ? Les clients cherchent du sens à leurs achats, à leurs engagements et donnent du sens de la même manière à leurs
implications (la cuisine est devenue un art en plus d’être sous l’emprise des diététiciens, des valeurs familiales perpétuées et d’une manière généreuse de communiquer…). De l’engagement à la
résistance, quels sont les procédés, les idées en jeu, quelles manières de communiquer avec ces clients qui demandent du respect et que les acteurs du marché évitent de « manipuler »
dans leurs achats. Le désir de santé reste un moteur important pour l’ensemble des clients que les entreprises intègrent avec plus ou moins de bonheur, peut-on parler d’une tendance
européenne ? Comment se manifeste-t-elle dans les pays ? Quelles pratiques et quels messages ?

* Contacts et envois :

Merci d’envoyer le titre et 10 lignes du résumé de votre proposition avant le 30 septembre 2012, à :

Ghislaine.pellat@iut2.upmf-grenoble.fr

Mobile : 00 33 6 08 24 67 27

Proposition à renvoyer avant le 30 décembre 2012 à :
Ghislaine PELLAT
Revue Management et Gouvernance : IUT2, 2 Place Doyen Gosse, 38000
Grenoble

17es Journées d’histoire de la comptabilité et du management

Jeudi 22 et Vendredi 23 mars 2012 à Toulouse

 

Les Journées d’Histoire de la Comptabilité et du Management constituent, depuis leur première édition en 1995, un
rendez-vous annuel incontournable pour ceux qui s’intéressent à l’histoire et à la gestion. Elles rassemblent des gestionnaires, mais aussi des historiens, des sociologues, des juristes et des
économistes.

Comme chaque année, toutes les propositions de communications sont les bienvenues, mais nous souhaitons néanmoins
proposer un axe de réflexion. Ainsi, l’Association Francophone de Comptabilité, le Centre de Recherche en Management (CRM, Université Toulouse I Capitole), le Laboratoire Gestion et Cognition
(LGC, Université Toulouse III Paul Sabatier) et le Management Research Center (ESC Toulouse) lancent cet appel à communication sur le thème :

 

“IMAGES ET REPRESENTATIONS”

 

Le choix de cette thématique repose sur la volonté des organisateurs de mettre en évidence l’évolution des
professions et fonctions comptables et managériales. Nous souhaitons plus particulièrement insister sur deux aspects autour du thème proposé : tout d’abord, sur l’évolution des représentations et
images de ces professions et fonctions ; ensuite sur leur recours progressif aux images et représentations d’images.

Les organisateurs suggèrent quelques lignes directrices :

1. Les représentations et images de la comptabilité et du management

 Portraits et représentations de la comptabilité et du management dans
les médias (presse, radio,

télévision, Internet), dans la littérature, dans l’éducation

 Représentation, stéréotypes et genre

 Images et représentations des organisations dans l’art (arts
graphiques, spectacle vivant, cinéma…)

2. Les images et représentations dans la comptabilité et le management

 La place des images dans les dispositifs et les pratiques de
gestion

 L’organisation comme lieu d’expression par l’image

 L’évolution des moyens de communication par l’image

 Le management par l’image ou la construction des images attendues par
le public

 Les instruments de gestion comme images de l’organisation

 

A l’occasion de ces journées, la thématique des “images et représentations” pourra être déclinée dans les
différentes disciplines du management : la comptabilité, le contrôle de gestion, la gestion des ressources humaines, mais aussi dans des disciplines traditionnellement plus discrètes dans les
journées d’histoire comme le marketing, la finance, la stratégie etc.

 

Programme prévisionnel :

Jeudi 22 mars 2012 9h-17h30 Ateliers

Jeudi 22 mars 2012 Soir Repas de gala

Vendredi 23 mars 2012 9h-17h30 Ateliers

 

Un tutorat des thèses d’histoire de la comptabilité et du management sera organisé pour les doctorants intéressés.
Nous vous demandons un document d’une dizaine de pages maximum indiquant :

 le champ de votre recherche

 votre problématique (ou des pistes)

 vos références théoriques (le cas échéant)

 votre démarche méthodologique

 vos premiers résultats (éventuellement)

 les références bibliographiques essentielles

 

Comité d’organisation :

Jennifer Boutant, Ludovic Cailluet, Rahma Chekkar-Mansouri, Sami El Omari, Michèle Saboly

 

Informations à retenir :

 

– Date limite de soumission : 15 novembre 2011. Les articles complets comportant deux résumés (français / anglais) sont à envoyer à l’adresse suivante :
jhcm2012@gmail.com

– Date de réponse des réviseurs : 15 janvier 2012

– Toute proposition de communication sera soumise à une double lecture anonyme. Une fois acceptée, et sauf demande
contraire de l’auteur, elle sera publiée sur le site internet du congrès.

– Nombre maximum de signes d’une communication : 60 000 signes

– La première page (page de titre) doit contenir le titre de la communication, les noms des auteurs et leurs
coordonnées institutionnelles.

Prénom Nom, Fonction Institution, Adresse, Téléphone, Courrier électronique, le tout en Times New Roman 12,
interligne 15 points aucun espace avant-après.

La seconde page doit contenir le titre de la communication (sans indication des noms des auteurs ou de leurs
coordonnées institutionnelles), le résumé et mots-clés en français et en anglais (précisant la problématique, les sources et les résultats).

Important : pour les articles en langue française, le titre, le résumé et les mots clés doivent également être
traduits en anglais

 

Résumé (150 mots) Abstract (150 words)

Times New Roman 10 Times New Roman 10, italic

Mots clés (6 maximum) Keywords (up to 6)

 

Le style à utiliser est présenté ci-dessous :

Marges : 2,5 – 2,5 – 2,5 en justifié.

TITRE : titre 1 (TIMES NEW ROMAN 28, ITALIQUE, GRAS, MAJUSCULES, aucun espace avant-après,

interligne simple)

TEXTE Style Normal : Times New Roman 12, interligne 15 points, aucun espace avant-après.

1. (titre 2 : Times New Roman 18 gras, espacement avant et après de 18 points)

Texte Style Normal : Times New Roman 12, interligne 15 points, aucun espace avant-après

1.1 (titre 3 : Times New Roman 12 gras, espacement avant et après de 12 points)

Texte Style Normal : Times New Roman 12, interligne 15 points, aucun espace avant-après

1.1.1 (titre 4 : Times New Roman 12 gras italique, espacement avant et après de 6 points)

Les notes de bas de page seront placées à la fin de chaque page (Times New Roman 10, aucun

espacement).

Références bibliographiques (Times New Roman 10, espacement avant 6

points).

Les
schémas, graphiques et tableaux seront numérotés, comporteront un titre et la référence à une source (Times New Roman 10 aucun espace avant-après).

XVIe Journées d’histoire de la comptabilité et du management

Appel à communication

Nantes, Maison des Sciences de l’Homme Ange-Guépin

23 – 25 mars 2011

 

PERCEPTIONS, REPRESENTATIONS ET MESURES DU PROFIT

 

Le propos sera de questionner le profit en ce qu’il constitue l’un des déterminants du comportement de
l’entrepreneur, individu ou collectif d’acteurs ; et ce, quelles qu’en soient l’origine, la nature, l’explication, la justification ou encore la destination et le mode d’appropriation.
Gestionnaires, historiens, sociologues, économistes, juristes et autres spécialistes des sciences humaines et sociales, qui souhaiteraient s’associer à ces Journées, sont conviés à s’interroger
sur ce que l’entrepreneur — négociant, banquier, industriel ou encore financier d’Ancien Régime — perçoit du profit, ex ante ou ex post. Comment se forment ces perceptions, quelles informations
utilise et privilégie le décideur, sur quels instruments d’observation, de mesure et de prévision appuie-t-il son jugement ?

Comment cette perception et les représentations qui en découlent interviennent-elles dans son action, dans
l’élaboration et la mise en œuvre de ses stratégies, leur éventuelle adaptation et/ou l’apparition de stratégies émergentes.

On accordera une attention particulière au discours tenu par cet entrepreneur, en quelques circonstances que ce
soit. Depuis les propos confiés à un journal intime — un livre de raison — jusqu’à ceux qui sont adressés aux actionnaires, en passant par les notes internes ou la correspondance, sans oublier la
traduction qu’en livre le narratif comptable. Mais si le penser et l’agir de l’entrepreneur sont au cœur de la problématique, tous les autres regards portés sur le profit peuvent être
questionnés, dès lors qu’ils sont susceptibles d’influencer ce penser et cet agir. Il en va ainsi des discours tenus et véhiculés dans le cadre des diverses institutions qui forment son
environnement social et culturel — par exemple la religion, le droit, la politique, la littérature ou l’art — ou, plus près de l’objet, des propos de ceux qui se donnent pour but de contribuer à
sa formation ou de le conseiller.

A l’instar des éditions précédentes, des propositions de communications ne s’inscrivant pas dans la thématique des
Journées mais examinant des problématiques gestionnaires, dans le cadre d’une démarche historique, seront également les bienvenues. La nouveauté et l’originalité des apports seront ici
privilégiées.

Placées sous l’égide de l’Association francophone de comptabilité, les Journées 2011 sont organisées par le
Laboratoire d’économie et de management de Nantes-Atlantique (LEMNA – EA 4272), en association avec les chercheurs impliqués dans le projet MARPROF – Comptes et profits marchands d’Europe et
d’Amérique 1750-1815 (ANR-08- BLAN-0329-03). Elles bénéficient de l’aide technique de la Maison des Sciences de l’Homme Ange-Guépin.

 

Dates à retenir :

 

15 novembre 2010 : date limite de soumission des textes des communications, de préférence complets. Rédigés en
français ou en anglais, ils comporteront des résumés dans les deux langues et seront adressés par courrier électronique à :

 

Annie Busson

Maison des Sciences de l’Homme Ange Guépin

5 allée Jacques-Berque,

BP 12105

44021 Nantes cedex 1

jhcm@univ-nantes.fr

 

Les auteurs seront avisés de la décision du comité de lecture au plus tard le 15 janvier 2011. Les versions
définitives des textes retenus devront être remises avant le 28 février 2011.

Une fois acceptée et, sauf demande contraire des auteurs, la communication sera publiée sur le site internet des
XVIe Journées.

Les communications pourront être prononcées en français ou en anglais, une traduction simultanée sera mise en
place.

Comité d’organisation : Yannick Lemarchand, Pierre Gervais, Natacha Coquery, Laure Pineau-Defois, Cheryl McWatters,
Nicolas Antheaume, Marie Catalo, Paulette Robic.

 

23 mars 2011

 

ATELIER DOCTORAL PLURIDISCIPLINAIRE

Histoire des savoirs et pratiques de gestion

La journée du 23 mars sera consacrée à un atelier doctoral qui offrira à des doctorants, en deuxième ou troisième
année de préparation de thèse, la possibilité de présenter un état de leurs travaux devant un auditoire pluridisciplinaire.

Les doctorants intéressés sont invités à faire parvenir à l’adresse ci-dessous, pour le 15 décembre 2010, un dossier
de candidature comprenant un bref CV ainsi qu’une note de présentation de leur projet de thèse, d’environ 25 000 signes (espaces compris).

L’influence de la culture sur le management international au 21e siècle

L’influence de la culture sur le management international au 21e siècle

APPEL A COMMUNICATION

5th INTERNATIONAL RESEARCH EVENT:
International Studies in Management and Organisations (ISMO)

Tunisie 15-16 décembre 2016

Conference Committee & Guest Editors :

  • Adel BEN YOUSSEF- Université Côte d’Azur – Nice – France
  • Mounia BENABDALLAH – IDRAC BUSINESS SCHOOL – France
  • Karim BENKAHLA – ISCAE – Tunisia
  • Maher GASSAB – ESC MANOUBA – Tunisia
  • Walid HADHRI – ISG- Tunisia
  • Maher KACHOUR – IDRAC BUSINESS SCHOOL – France
  • Jessica LICHY – IDRAC BUSINESS SCHOOL – France
  • Fraser McLEAY – Northumbria University Newcastle Business School- UK
  • Ludovic RAGNI – Université Côte d’Azur – Nice – France

THEMATIQUES DE RECHERCHE

Dans le contexte mondial actuel, les organisations font face à un environnement continument instable : la conjoncture économique, l’évolution technologique, le changement climatique, l’instabilité géopolitique …  Par ailleurs, avec la globalisation, la dimension culturelle a pris une place importante dans la réflexion à la fois des académiciens et des praticiens. La culture est une des notions les plus utilisées en management, mais paradoxalement, trouver un cadre pour la définir devient de plus en plus difficile. En effet, la culture est collective et individuelle à la fois, elle est globale et locale, voire universelle pour certains. La culture est d’autant plus influente de nos jours au regard du développement technologique et de la digitalisation des produits et services, au regard des guerres qui engendrent des flux migratoires importants, au regard de la résistance que manifestent les individus pour préserver leur culture régionales et locales… Ainsi, la compréhension de cette dimension et ses impacts est devenu un défi crucial pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème d’une part et des chercheurs en sciences de gestion d’autre part. Ce challenge est  souvent lié à des facteurs dynamiques, complexes et interconnectés : sociétaux, sociaux, politiques, économiques et technologiques, etc.

Devant cette variable si difficile à maitriser mais dont dépend l’existence des organisations, l’IDRAC Business School et ses partenaires ouvrent les champs de la réflexion aux académiques et aux professionnels, à l’occasion de la 5ème édition d’ISMO.

L’objectif de cet événement est à la fois :

  1. Pragmatique : en créant une synergie entre des universitaires et des entrepreneurs afin de donner plus de sens à ce défi et d’envisager un plan d’action.
  2. Scientifique : en publiant les contributions autour de tous les sujets relatifs à la culture comme (liste non exhaustive) :
  • Le management stratégique au défi de la diversité culturelle,
  • La gestion du personnel multiculturel
  • La culture et la gestion des conflits au travail
  • L’impact de la culture dans l’évolution des Business Models
  • La culture et les nouveaux modes de travail (robotisation, travail à distance, etc.)
  • La culture et la consommation (culture et produits technologiques, adaptation de produit à des environnements culturels diverses, culture et marketing, etc.)
  • L’influence de la culture sur le transfert des connaissances et la collaboration dans le monde virtuel

SOUMISSION ET L’EVALUATION

Date limite pour la soumission des résumés  (500-700 mots) : 28 Octobre 2016 -> repoussé au 6 novembre 2016

Les soumissions sont à transmettre à :

Mounia.benabdallah@ecoles-idrac.com et jessica.lichy1@idraclyon.com

Le comité d’évaluation examinera l’ensemble des articles soumis. Les auteurs des travaux retenus seront informés par courriel électronique le 4 novembre 2016.

La date limite de la soumission du papier complet : 9 décembre 2016

Notez que, les articles soumis doivent être des œuvres originales (non publiées ailleurs).

Les travaux envoyés seront soumis à une évaluation en double aveugle.

Langue de rédaction : Anglais ou Français

Taille : entre 3000 and 6000 mots.

Les papiers doivent respecter les contraintes de style et de format de :

  • Journal of Management Development (pour les papiers en anglais)

http://www.emeraldgrouppublishing.com/products/journals/author_guidelines.htm?id=jmd

  • La Revue des Sciences de Gestion (pour les papiers en français)

https://www.larsg.fr/mise-en-page-des-articles/

Les auteurs des articles acceptés sont invités à présenter leurs travaux lors de la conférence. Les présentations ne devraient pas durer plus de 20 minutes / 8-10 diapositives maximum (riche en image, de préférence).

Après l’événement, une sélection des meilleurs articles de la conférence seront publiés dans des revues classées (CNRS / FNEGE) :

  • Journal of Management Development
  • Revue des sciences de gestion
  • Questions de Management

LIEU

La conférence aura lieu à l’Hôtel El Mouradi Gammarth 5*

Frais d’inscription

  • 300 Dinars tunisiens pour les chercheurs issus des pays du Maghreb arabe
  • 150 Dinars tunisiens pour les doctorants issus des pays du Maghreb arabe (payable via  IBAN l’ordre d’IDRAC Lyon / date limite : 02.12.2016)
  • 300 euros pour les chercheurs internationaux [Hors le Maghreb arabe ]
  • 150 euros pour les doctorants internationaux (payable via IBAN à l’ordre d’IDRAC Lyon / date limite : 02.12.2016)

management-international

22e Journées d’Histoire du Management et des Organisations

Les 22e Journées d’Histoire du Management et des Organisations (22  JHMO) auront lieu les 22, 23 et 24 mars 2017.

Lieu : CNAM Paris

Appel à communications : Biographies et histoire du management

Journées d'Histoire du Management

Organisées par l’AHMO (Association pour l’histoire du management et des organisations), le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), le LIRSA (Laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l’action, EA 4603), le laboratoire HT2S (Histoire des technosciences en société, EA 3716).

« Ne dites pas à ma mère que je suis biographe, elle me croit historien »
François Dosse, Le pari biographique, 2005, p. 17

Critiquée par l’école des Annales, la biographie a retrouvé les faveurs des historiens, il suffit de nommer Jacques Le Goff et son Saint Louis ou de lire Le pari biographique de François Dosse (2005) pour s’en convaincre. Ce qui ne signifie pas qu’il faille renouer avec les récits hagiographiques, avec les portraits héroïques qui masquent une époque plutôt que de la faire connaître. Pour une communication aux 22es Journées d’Histoire du Management et des Organisations, le souci de contribuer à mieux comprendre la conduite des managers et les théories que les auteurs en gestion ont produites doit dominer mais l’objectif d’intéresser le lecteur doit demeurer, à cet effet, dresser un profil psychologique, narrer une anecdote, peut se révéler fort utile.

Le champ est large puisqu’il recouvre aussi bien les acteurs dans l’entreprise que ceux qui ont réfléchi sur la gestion des organisations et ont contribué à en fonder ses théories, ce sont d’ailleurs parfois les mêmes si l’on songe à Henri Fayol, Frederick Winslow Taylor, Chester Barnard, Alfred Sloan…

Au-delà de ces figures illustres, on pourra s’attacher avec profit à celles moins connues, comme cela a été fait pour Émile Rimailho ou Charles Bedaux. Les exemples cités ne constituent nullement une limite au seul vingtième siècle, ni à une seule zone géographique ni au seul genre masculin (il suffit de penser à la biographie de Mary T. Washington, première femme à devenir CPA) et pas davantage aux seuls gestionnaires puisque le management est un art d’emprunt tant aux sciences sociales qu’aux sciences exactes.

La règle que l’on pourra fixer est de produire une contribution originale dans le respect de l’historiographie. On ne pourra se contenter d’une simple notice biographique. Le milieu social, la formation suivie, les influences culturelles et nationales devront être convoqués mais sans, évidemment, verser dans le déterminisme et en visant à dégager l’enseignement qui peut en être tiré et l’impact que l’auteur, l’entrepreneur… a eu sur le management.

Une réflexion sur les objectifs visés par le biographe serait intéressante pour savoir s’il s’agit de présenter le biographé comme un exemple à suivre dans une perspective pédagogique ou comme une figure héroïque capable de symboliser l’identité d’une organisation afin de mieux mobiliser les énergies internes… En contrepoint, on pourra se focaliser sur tel ou tel individu pour mieux donner à comprendre le rôle de la multitude d’acteurs anonymes qui tissent l’étoffe des entreprises ou s’attacher, à la façon de la microhistoire, à « l’exceptionnel normal » dont la singularité par rapport à la norme renseigne, en négatif, sur celle-ci.

Seront également bienvenus les travaux présentant des variantes par rapport à la biographie classique. On pense aux portraits collectifs selon la démarche prosopographique, aux études de réseaux d’acteurs adoptant une perspective sociologique comme proposée par Michel Callon et Bruno Latour ; quant au succès de biopics sur Mark Zuckerberg, Steve Jobs… ils pourront aussi fournir matière à une communication.

Comité d’organisation
Marco Bertilorenzi, Cnam, HT2S Laurence Morgana, Cnam, LIRSA Jean-Claude Ruano-Borbalan, Cnam, HT2S Henri Zimnovitch, Cnam, LIRSA

Comité Scientifique
Eugénie Briot, Université de Marne-la-Vallée Ludovic Cailluet, EDHEC Garry Carnegie, Royal Melbourne Institue of Technology Sophie Chauveau, UTBM (Université de Technologie Belfort-Montbéliard) Eric Godelier, École Polytechnique André Grelon, École des Hautes Études en Sciences Sociales Pierre Labardin, Université de Paris-Dauphine Ève Lamendour, Université de la Rochelle Marie-Laure Legay, Université Lille III Yannick Lemarchand, Université de Nantes Marc Nikitin, Université d’Orléans Eric Pezet, Université Paris X – Nanterre Nicolas Praquin, Université Paris-Sud Jean-Luc Rossignol, Université de Franche-Comté Béatrice Touchelay, Université de Lille 3

Précision sur les Journées d’Histoire du Management

Comme lors des éditions précédentes, des propositions de communications ne s’inscrivant pas dans cette thématique mais examinant des problématiques gestionnaires, dans le cadre d’une démarche historique, seront également les bienvenues. La nouveauté et l’originalité des apports seront ici privilégiées.

Tutorat de thèses / Atelier méthodologique
Les Journées d’Histoire débuteront par un atelier doctoral, organisé le 22 mars, comprenant un tutorat de thèses sur l’histoire du management et des organisations, ouvert aux doctorants de toutes disciplines, ainsi qu’un atelier méthodologique. Les doctorants intéressés devront fournir un document d’une dizaine de pages maximum spécifiant leur champ de recherche (thème, questions de recherche), le cadre théorique ou l’articulation théorique de la thèse, leur démarche méthodologique, leurs principales sources et références bibliographiques, enfin, le cas échéant, les premiers résultats. Les doctorants en début de thèse sont encouragés à participer. Il est bien sûr possible de candidater au tutorat de thèses et de proposer également une communication.

Dates à retenir
Date limite de soumission des textes des communications et/ou des candidatures au tutorat de thèses : 2 décembre 2016

Les propositions devront être envoyées en français ou en anglais, accompagnées d’un résumé en français et en anglais à l’adresse suivante : jhmo2017@gmail.com  Décision du comité de lecture : 20 janvier 2017 Version définitive des textes : 17 février 2017  Les communications pourront être prononcées en français ou en anglais, une traduction simultanée du français à l’anglais sera mise en place dans le cadre des sessions plénières.

Contact
virginie.moreau@cnam.fr

Le développement durable vu par les économistes

APPEL A COMMUNICATION

« Le Développement durable vu par les économistes : débats et controverses »

Université Blaise Pascal – IUFM Auvergne

Les 15 et 16 décembre 2011

 

Les organisateurs du colloque souhaiteraient faire le point sur les apports des économistes à la question du
développement durable tout en permettant à leurs contradicteurs (écologistes, environnementalistes, historiens, géographes, sociologues, philosophes…) de mettre en lumière les principaux points
d’achoppement et/ou de contradictions dans leurs approches.

En effet, depuis le rapport Our Common Futur des Nations Unies (World Commission on Environment and Development,
WCED, 1987), plus connu sous le nom de rapport Brundtland, le développement est dit durable s’il « répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire
les leurs ». Cette définition a très vite soulevé la plus vive inquiétude parmi la communauté des écologistes et des environnementalistes (Jansson, 1988 ; Daly, 1990). D’une part, elle ne
précisait pas quel type de développement fallait-il rechercher (Dilworth, 1994). D’autre part, l’idée même de développement était étroitement liée à un certain niveau de croissance. Les membres
de la Commission, en la personne de son secrétaire général Jim MacNeill, encourageaient même les Etats à rechercher cette croissance : « what we called the growth imperative.
The world’s economy must grow and grow fast if it is to meet the needs and aspirations of
present and future generations. The Commission estimated that a five to ten-fold increase in economic activity would be needed over the next half century just to raise consumption in developing
countries to more equitable levels. En energy use alone would have to increase by a factor of eight, just to bring developing countries, with their present populations, up to the level now
prevailing in the industrial world. I could cite similar factors for food, water, shelter, and the other essentials of life “(MacNeill 1989, p. 18).
Par la suite, le développement durable a été appréhendé au moyen de trois sphères (économie, sociale, environnementale)
articulées autour des composantes suivantes : équité sociale, efficacité économique et préservation de l’environnement.

 En l’espace de quelques années, la problématique du développement
durable s’est immiscée dans les débats au point de susciter une importante littérature et de faire l’objet de nombreuses controverses. Les économistes se sont saisis de cette question et ont
cherché à apporter, à leur manière, un éclairage sur le concept.

Le colloque sera divisé en sept ateliers :

– Le premier atelier cherchera à revenir sur la représentation du développement durable sous la forme des trois
sphères (économique, sociale et environnementale). Métaphore inventée par le monde industriel, la représentation des trois sphères pose clairement la question de la synergie entre satisfaction
des besoins, prise en compte des contraintes environnementales et valeurs sociétales. Comment parvenir à une telle synergie alors que les trois sphères n’ont pas le même statut ? Quels problèmes
et difficultés soulèvent cet idéal-type ? Doit-on redéfinir la matrice conceptuelle ? Réexaminer les frontières des différentes sciences ? Développer des points de convergence ou de confluence
?

– Le deuxième atelier privilégiera les antécédents intellectuels, parfois anciens, s’inscrivant dans la pensée
écologique et dans la pensée économique. Ainsi l’histoire de la pensée économique et écologique, mais également l’épistémologie, seront mobilisés pour expliquer l’évolution du concept de
développement durable. Comment les premiers économistes ont-ils intégré la question environnementale, la question sociale ? Se sont-ils tournés vers les autres sciences ? Ont-ils eu des contacts
avec des écologistes, des environnementalistes ? Quelle vision du monde ont-ils proposée ?

– Le troisième atelier s’interrogera sur le degré de pertinence des différents courants théoriques vis-à-vis de la
question du développement durable. Autrement dit, comment les corpus théoriques tels que la théorie néoclassique, la théorie de la régulation, l’institutionnalisme, l’économie écologique,
l’écologie industrielle, l’écologie politique… ont cherché à intégrer, avec plus ou moins de réussite, cette référence nouvelle ? Est-ce que la dissociation entre les approches dites de
durabilité faible (issues du courant néoclassique avec une possible substituabilité des facteurs de production) et celles relevant de la durabilité forte (l’environnement y apparaît comme une
variable spécifique) est pertinente ? N’assiste t’on pas à un déplacement des débats au niveau des projets politiques, les uns ne renonçant pas à toute idée de croissance économique dès lors que
les contraintes de reproduction de l’environnement sont prises en compte, les autres proposant la décroissance pour les pays industrialisés ?

– Le quatrième atelier mettra en relation les différents champs du développement durable avec ce que l’on a coutume
d’appeler la boîte à outils des économistes. Les débats relatifs au réchauffement climatique, à la biodiversité, à la pollution ont amené les économistes à s’emparer de la question
environnementale et à préconiser la mise en place d’une taxe, le développement des marchés de droits à polluer, la comptabilisation des flux de matières et d’énergie dans des matrices
input-output, la dématérialisation du capitalisme, l’essor de l’innovation et de la technologie, l’évaluation du prix de la biodiversité… Remèdes dont il conviendra de cerner les tenants et les
aboutissants. Comment minimiser les dégâts dans un monde écologique de moins en moins durable ? Quelles stratégies de transition ?

– Le cinquième atelier abordera la question du développement durable dans le cas des pays en développement et en
transition. Il portera plus précisément sur les enjeux environnementaux et le traitement des questions sociales. La gestion des ressources naturelles renvoie à la préoccupation croissante de la
désertification, de la dégradation des terres, de la déforestation, de l’urbanisation, ou encore de l’accès à l’eau. Les questions sociales traduisent des phénomènes de migrations, d’inégalités,
voire d’exclusion.

– Le sixième atelier reviendra sur la perception très contrastée des différents acteurs vis-à-vis des débats
économiques. Les entreprises, les institutions nationales et internationales, les ONG, les associations… se sont tour à tour appropriées le concept de développement durable, dégageant ainsi des
positions très modérées ou très radicales. Cet atelier cherchera à répondre à plusieurs questions : que signifie le développement durable pour ces acteurs ? Comment expliquer leur engagement ?
Quel niveau de crédibilité faut-il lui donner ?

– Le septième atelier abordera la question de l’éducation au développement durable. En effet, les problématiques
issues du développement durable posent des difficultés redoutables (pluralité des domaines scientifiques, gestion des questions vives, place du politique…). Le choix des termes « éducation au
développement durable» montre à lui seul que les appellations ne sont pas neutres, elles nous amènent à dépasser le strict cadre de l’instruction et de l’enseignement/apprentissage de contenus
disciplinaires, pour tenter de clarifier le vocabulaire, s’interroger sur le poids et le sens de l’apprentissage de « bonnes pratiques » dans le cadre scolaire et non scolaire. Il s’agira ici de
débusquer certains « allant de soi » qui pourraient contribuer à instrumentaliser l’EDD et, tout en s’appuyant sur les avancées les plus récentes sur la question, de contribuer à caractériser les
objets de l’EDD et les situations d’enseignement/apprentissage liées.

 Les propositions de communications, qui prendront la forme d’un résumé
d’environ 600 mots, doivent être envoyées avant le 15 juin 2011 à : diemera@aol.com. Les décisions du comité scientifique seront transmises au plus tard le 30 juin 2011.

 

Comité d’organisation :

Arnaud Diemer (Université Blaise Pascal-IUFM Auvergne, PHARE) ; Sylvie Dozolme (Université Blaise Pascal-IUFM
Auvergne) ; Corinne Marlot (Université Blaise Pascal, IUFM Auvergne, PAEDI) ; Brigitte Morand (Université Blaise Pascal, IUFM Auvergne, PAEDI) ; Didier Mulnet (Université Blaise Pascal-IUFM
Auvergne).

 

 

Comité scientifique :

Amanar Akhabbar (Université de Lausanne), Yves Alpe (Université d’Aix Marseille), Catherine Aubertin (IRD), Eric
Berr (Université de Montesquieu, Bordeaux IV), Pascal Bridel (Université de Lausanne), Beat Bürgenmeier (Université de Genève), Pascale Combe-Motel (Université d’Auvergne), Annie Cot (Université
Paris I), Anne-Marie Crétieneau (Université de Poitiers), Suren Erkman (Université de Lausanne), Patrick d’Humières (Company 21), Arnaud Diemer (Université Clermont-Ferrand), Sylvie Ferrari
(Université de Montesquieu, Bordeaux IV), Jean-Marie Harribey (Université Montesquieu, Bordeaux IV), Blandine Laperche (Université de Dunkerque), Alain Legardez (Université Aix-Marseille),
Marie-Antoinette Maupertuis (Université de Corté), Nicolas Postel (Université de Lille 1), Jean Simonneaux (ENFA, Toulouse), Emmanuelle Raynaud (Université Aix-Marseille III), Gilles Rotillon
(Université Paris X – Nanterre), Franck Dominique Vivien (Université de Reims-Champagne-Ardenne), Yvette Veyret (Université Paris X – Nanterre), Bertrand Zuindeau (Université de Lille 1).

 

Le
colloque se déroulera les jeudi 15 et vendredi 16 décembre 2011 à l’IUFM d’Auvergne, 36 avenue Jean Jaurès, 63400 Chamalières, tél : 04.73.31.72.71 ou 06.72.25.04.75. Toute information relative
au colloque sera progressivement mise sur le site : http://www.oeconomia.net/colloques.htm. Ce colloque est soutenu par le laboratoire PHARE,
l’Association Charles Gide pour la Pensée Economique (ACGPE), l’Association Oeconomia et le Réseau de Recherche sur l’Innovation (RRI). L’ensemble des textes sélectionnés pour le colloque fera
l’objet d’une publication collective. Certains papiers, en lien étroit avec la ligne éditoriale des Cahiers d’économie de l’innovation ou du Journal Of Innovation Economics, pourront également
faire l’objet d’une publication.

Colloque “heurs et malheurs du capitalisme”

Arnaud Diemer, l’UBP Clermont-Ferrand, nous fait savoir que le programme du colloque “heurs et malheurs du capitalisme” qui se
déroulera le vendredi 4 février 2011 à l’Université Blaise Pascal (IUFM) de Clermont – Ferrand est disponible.

Cette journée s’inscrit dans le cadre de l’interdisciplinarité (histoire, sociologie, économie). http://www.oeconomia.net

 

« Heurs et malheurs du capitalisme ? »

IUFM Auvergne, 36 avenue Jean Jaurès, 63400 Chamalières

Grand Amphi, vendredi 4 février 2011

 

Organisateurs : Borodak Daniela, Diemer Arnaud, Dozolme Sylvie

 

I. PROGRAMME PREVISIONNEL 

 

8 h 15 – 8 h 45 : Accueil

8 h 45 : Ouverture du colloque, Directeur IUFM, Directeur Blaise Pascal, Directeur ESC

Sylvie Dozolme, UBP Clermont – Daniela Borodak (ESC – Clermont Ferrand)

9 h 00 : Conférence inaugurale : Paul Jorion, Chroniqueur au Monde

 

Atelier 1 : Le capitalisme au prisme de l’histoire de la pensée et des faits économiques

 

Présidence : Jérôme Lallement, Université Descartes Paris V

10 h 00 – 10 h 25 :

« La richesse des Nations » : Une très violente attaque contre la société commerciale  et l’accumulation du capital », Daniel Diatkine, Université Paris XII, PHARE.

10 h 25 – 10 h 50 :

« Les origines du capitalisme et l’histoire globale », Philippe Norel, Université de Poitiers.

10 h 50 – 11 h 15 :

« Les études empiriques menées sur les cycles longs depuis le début des années 1980: quels enseignements ?», Eric
Bosserelle, Université de Reims-Champagne-Ardenne.

11 h 15  – 11h 40 : Questions de la salle

 

Poster 1 : « L’entrepreneur capitaliste est-il un fils des lumières ? », Philippe Massot Bordenave, Université de
Toulouse.

Poster 2 : « Le capitalisme de Schumpeter est-il d’actualité ? », Asma Boutouizera, Yasmine Khenniche, Université
Bourgogne.

 

11 h 45 – 13 h 00 : repas

 

Atelier 2 : Formes et expressions du capitalisme

Présidence : Olivier Bruand, (Université Blaise Pascal)

 

13 h 00 – 13 h 25 :

« Du féodalisme au capitalisme, une interprétation marxiste : les travaux du marxisme analytique », Fabien Tarrit,
Université de Reims.

 

13 h 25 – 13 h 50 :

« Capitalisme, libéralisme, individualisme : le trio infernal ? », Michel Herland, Université de
Martinique.

 

13 h 50 – 14 h 15 :

« Les heurs du capitalisme », Jacques Brasseul, Université de Toulon

 

14 h 15 – 14 h 40 :

« Le passage du capitalisme de long terme au capitalisme de court terme », Catherine Vuillermot, Université de Franche
Comté, Besançon.

 

14 h 40 – 15 h 00 : Questions de la salle

 

Poster 1 : « Photographie du capitalisme : pouvoir et entrepreneur dans la pensée germanophone des années 1900 »,
Christel Vivel, Doctorant, Université Catholique de Lyon.

Poster 2 : « La nouvelle jeunesse du terme capitalisme dans l’espace médiatique français », Michaël Béchir Ayari, IEP
Aix en Provence.                      
                                               

 

15 h 00 – 15 h 25 : PAUSE CAFE

 

Atelier 3 : La diversité du capitalisme

Présidence : Patrick Plane (Université Clermont 1, Directeur du CERDI)

15 h 25 – 15 h 50 :

« Unité ou pluralité du capitalisme contemporain » Jérôme Maucourant, Université Jean Monnet, Saint
Etienne

15 h 50 – 16 h 15 :

« Le modèle allemand dans l’intégration européenne »,  Remi Colliat, Yann
Echinard, Université de Grenoble

16 h 15 – 16 h 40 :

« Que nous dit la chine sur le capitalisme en 2010 »,  Monique Selim,
Bernard Hours, IRD

16 h 40 – 17 h 05

« Hypothèse de déconnexion et le processus de développement », Thierry Amougou, université de Louvain

17 h 05 – 17 h 30 : Questions de la salle

 

Poster 1 : « Diversité des systèmes fiscaux européens, construction d’une typologie pour une analyse institutionnelle »,
Rémi Colliat, Université de Grenoble

Poster 2 : «
Diversité du capitalisme et modèle socioéconomique européen », Arnaud Diemer, Université Blaise Pascal – IUFM Auvergne.

Appel à communication XIII Congrès SIGEF 2006

Du 30 novembre au 2 décembre 2006 à Hammamet (Tunisie) aura lieu le XIII Congrès SIGEF 2006.

L’information en ligne sur la conférence est disponible sur : www.isg.rnu.tn/SIGEFXIII
Dernière limite pour la soumission des papiers (2-3 pages A4) prévue le 30 juillet 2006.
Secrétaire de conférence par le courrier ou le courrier électronique :

SIGEF’06
Institut Supérieur de Gestion
41 rue de la Liberté
2000 Le Bardo, Tunisie
Tel: (+216) 98 409 533
Fax: (+216)  71 703 652
foued.benabdelaz@isg.rnu.tn

XXXIVes Journées de l’AES (Association d’économie sociale) 2014

Innovations sociales, innovations
économiques
Organisées par le Centre de recherche en économie
de Grenoble (EA 4625)

Jeudi 11 et vendredi 12 septembre 2014

Appel à communications

Depuis le début des années 2000, les pays de l’OCDE et beaucoup de pays émergents adoptent des
stratégies d’amélioration de leur compétitivité comportant un volet d’innovation technologique et économique. En Europe, de façon très explicite, l’énoncé de la stratégie de Lisbonne en 2000 puis
2001 vise à conduire l’union européenne vers une « économie de la connaissance » performante à haut degré de cohésion sociale. Il s’agit d’investir dans la R&D, de faciliter le passage de la
recherche à l’innovation, d’améliorer le capital humain et la formation tout au long de la vie tout en développant une action contre l’exclusion sociale. Malgré les difficultés d’application des
années 2000, cette conception est reprise et reformulée en 2010 dans les objectifs d’Europe 2020, visant une croissance « intelligente, durable et inclusive ». La question de l’innovation est
devenue centrale dans l’économie. Elle est alors conjuguée dans les stratégies économiques et sociales nationales avec des modèles sociaux visant plus de flexibilité accompagnant l’innovation et
avec une recherche de sécurité pour les populations fragilisées par les changements. Les modèles de flexicurité sont déclinés de manière différenciée dans les pays européens.

L’entrée en crise des pays de l’OCDE et plus particulièrement de l’Europe suscite de nombreuses
questions relatives aux modèles de société de la connaissance basée sur l’innovation. Ces questions impliquent également les pays émergents. Outre les aspects financiers de la crise souvent mis
en avant, des questionnements se développent au sujet des stratégies de flexicurité. Les orientations vers des efforts de recherche, de formation initiale et continue sont assez souvent admises.
D’autres éléments prêtent plus à discussion, que ce soit la remise en cause des protections sociales dans un contexte idéologique et financier défavorable à l’interventionnisme étatique,
l’abaissement des coûts du travail accompagnant les stratégies de compétitivité, le développement de la précarité entrainé par la recherche de flexibilité, l’accent mis sur la logique du workfare
dans la lutte contre l’exclusion sociale, etc. Autant d’orientations qui suscitent des interrogations sur le modèle social susceptible d’accompagner une économie de l’innovation.

Dans la grande mutation qui démarre en 2008, les Etats sont conduits parfois de façon radicale
à réviser leurs politiques sociales, non pour s’adapter à une nouvelle série de besoins mais pour faire face aux contraintes budgétaires. Avec des moyens limités ou diminués, les politiques
sociales amorcent un repli suscitant des débats sur la conduite des politiques budgétaires et monétaires. La contrainte financière n’empêche pas la croissance des besoins, l’apparition de
nouveaux besoins, ni l’émergence de pratiques sociales nouvelles annonçant une mutation des modèles sociaux.

La nouvelle donne démographique et le vieillissement des populations suscitent de nouveaux
besoins sociaux dans le domaine de la santé et de la dépendance. Paradoxalement, les innovations sociales traduisant de nouvelles aspirations et permettant l’évolution des pratiques se
développent dans tous les champs sociaux. Les innovations sont particulièrement significatives dans le champ de l’économie sociale et solidaire (ESS). Les associations créent de nouveaux modèles
de réponses aux besoins sociaux, les coopératives adoptent une forme alternative de la relation d’emploi, les entreprises sociales souhaitent mettre en cohérence leurs activités avec des valeurs
collectives. En France, les partenaires sociaux reformulent la question de la flexicurité en investissant les problématiques de sécurisation des parcours professionnels, de sécurité sociale
professionnelle, d’encadrement des transitions pour aborder dans leur ensemble les changements des pratiques sociales et une nouvelle articulation des temps sociaux. Par accumulation de petits
changements, les innovations sociales se développent.

Le colloque investira donc ce champ d’interrogations autour de l’innovation et de sa dualité, à
la fois au cœur de la recherche de compétitivité économique (avec ses implications sociales d’investissement dans le capital humain et de maîtrise de la cohésion sociale) et en même temps au cœur
des nouvelles aspirations sociales (nouvelles formes de solidarité et de fonctionnements sociaux produisant leur propre logique économique, leurs implications managériales et financières et
parfois leurs propres systèmes de financement).

Pouvant donner lieu à des analyses globales, sectorielles ou monographiques, ces entrées par
les innovations sociales et économiques peuvent se décliner en plusieurs axes de travail.

Problèmes et questionnements

Les innovations économiques et sociales suscitent au moins cinq thèmes d’approfondissement liés
les uns aux autres.

1) Nouvelles pratiques sociales, développement socioéconomique, soutenabilité.

L’innovation technologique et économique génère des changements sociaux et entraine ses propres
exigences sociales : investissements dans la formation initiale et formation tout au long de la vie, lutte contre le décrochage scolaire. L’innovation sociale a sa propre dynamique et repose sur
ses propres logiques : réponses aux nouveaux besoins sociaux, aux nouvelles réalités démographiques, aux évolutions des structures familiales, aux besoins de parité entre hommes et femmes, aux
aspirations à une économie plus « soutenable », etc.
Les pays riches et les pays pauvres se reposent la question
des modalités de leur développement social. L’innovation accompagne un travail sur les conditions sociales d’un développement respectant les besoins des générations futures. La recherche nouvelle
d’un équilibre entre les « trois piliers » du développement durable, l’économie, l’environnement, le social inspire des changements significatifs des pratiques sociales.
Les innovations concernant les pratiques financières sont également très nombreuses pour faire face aux problématiques de la pauvreté ou
du développement. Autour du thème finance et innovation sociale de nombreuses recherches apparaissent sur les monnaies sociales complémentaires, les pratiques de micro finance et la construction
d’une finance inclusive. Les partenaires sociaux cherchent également à créer des capacités de financement propres à alimenter les besoins des entreprises du secteur social au sens
large.
Cet axe est donc ouvert aux communications portant sur l’observation et l’analyse des nouvelles pratiques
sociales accompagnant ou concrétisant l’innovation.

2) Nouveaux modèles économiques et sociaux, flexicurité, sécurisation des parcours
professionnels.

La société de la connaissance en Europe appelle un nouveau compromis social favorable à
l’innovation économique. La libéralisation des échanges commerciaux, l’externalisation et les progrès technologiques s’accompagnent en effet de nouveaux risques sur les marchés du travail et de
besoins accrus de sécurité des personnes confrontées à la mobilité. Une plus grande flexibilité interne ou externe, une protection sociale plus adaptée à la mobilité : l’ensemble du champ social
est questionné.
Les nouvelles formes d’emploi distendent souvent le lien avec la protection sociale. La qualité de
l’emploi est souvent mise à mal dans les évolutions de l’industrie et des services et on assiste à une déstabilisation de la relation salariale. A cet égard, les questions de santé et de
bien-être au travail ainsi que l’accès à la couverture maladie complémentaire apparaissent comme des enjeux importants de ces transformations. L’enjeu de la sécurisation est particulièrement
important pour les jeunes qui sont triplement pénalisés par l’ampleur du chômage, par la précarisation croissante de l’emploi et par des perspectives de carrière qui impacte négativement leurs
droits à la retraite.
La thématique de la sécurisation des parcours professionnels propose d’intégrer une approche
tout au long de la vie allant de la formation initiale à l’accompagnement de la vie active (santé, politiques familiales, revenu minimum, travail) et à la transition vers l’inactivité (systèmes
de retraite, question de la dépendance). Ces dispositifs qui concernent la protection sociale et l’indemnisation des transitions sur le marché du travail, les politiques d’emploi et de formation
professionnelle, la réglementation du marché du travail se déploient dans des contextes nationaux divers. Selon ces contextes, de type libéral ou social-démocrate, ils accordent une place plus ou
moins grande aux individus et au marché, à l’Etat social et aux régulations collectives.
Cet axe est donc ouvert
aux communications analysant les pratiques de flexicurité, l’évolution des rationalités et des modèles économiques et sociaux. Il sollicite les approches institutionnelles, comparaisons
internationales, analyses de modèles nationaux, de même que des apports de connaissances sur les nouvelles formes d’emploi et les transitions socio-professionnelles tout au long de la vie
(formation initiale, vie active, inactivité, retraite…).
Des analyses ciblées sur la mise en oeuvre et l’impact de
dispositifs de sécurisation sont également souhaitées, incluant formation initiale, accompagnement en cours de vie active (santé, politiques familiales, revenu minimum, travail) et vers
l’inactivité (systèmes de retraite, question de la dépendance). Une attention particulière sera portée sur le rôle de l’orientation et de la formation professionnelle dans la sécurisation des
parcours.

3) Nouvelles formes d’entreprise, nouvelles formes d’organisation.

Le développement de l’économie sociale et solidaire, l’implantation des associations, des
sociétés coopératives et les développements des formes d’emploi qui leur sont liées témoignent d’une évolution significative des nouvelles formes « d’entreprendre ensemble
».
Le thème de la gouvernance d’entreprise a émergé dans l’agenda de la réflexion en sciences sociales en même
temps que se diffusait la logique « actionnariale ». Les errements dans la gestion des entreprises, dont Enron a été le symbole, y ont largement contribué et la crise de 2008 a encore renforcé
les interrogations sur la légitimité de la firme capitaliste classique.
Les innovations sont multiformes. On les
observe dans l’apparition de nouveaux statuts juridiques hybrides comme les « flexible purpose corporations » en Californie ou les multiples variantes internationales des « entreprises sociales
». Les organisations de l’ESS sont au centre de ce mouvement de diversification des formes d’entreprise et en premier lieu les coopératives.
Ces innovations se retrouvent au coeur des firmes capitalistes avec l’introduction de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)
dans leurs valeurs essentielles ou les propositions d’une gouvernance ouverte à l’ensemble des parties prenantes, ou l’entrée des salariés dans les instances dirigeantes. Les évolutions qui
concernent les organisations collectives de travailleurs indépendants, ce qu’on retrouve dans les coopératives d’activité ou les espaces partagés de travail (coworking), articulées à l’appel à un
financement participatif (crowdfunding) sont apparentées à ces changements.
Les enjeux essentiels communs à ces
transformations institutionnelles concernent la démocratisation du pouvoir détenu par les dirigeants d’entreprise représentant les intérêts des seuls propriétaires, mais aussi la définition des
rémunérations et la répartition des surplus dégagés par les organisations productives.
Les travaux attendus sur ce
thème sont d’une part l’analyse critique de ces nouvelles formes organisationnelles ou ces nouveaux modes de gouvernance, d’autre part l’analyse de l’impact de ces nouvelles formes d’entreprendre
ensemble sur les pratiques en matière de salaire et de management, l’emploi, les relations inter-entreprises, le rapport à la clientèle, etc.

4) Nouvelles dynamiques institutionnelles, dialogue social et gouvernance.

Les objectifs de cohésion sociale dans une économie ouverte à l’innovation questionnent les
politiques publiques et bousculent les formes institutionnelles dans le champ social. Produire du changement social, sécuriser les mobilités suppose de mobiliser les institutions et de gérer
leurs transformations. La protection sociale est de plus en plus souvent considérée moins sous l’angle de son coût qui handicaperait la bonne marche de l’économie que dans la logique de
l’investissement social à long terme. Ces changements de perspective impliquent aussi de coordonner des interventions à plusieurs niveaux territoriaux, dans plusieurs champs de la protection
sociale, entre plusieurs catégories d’acteurs sociaux.
La production de règles et de normes nouvelles est largement
sollicitée. Cela impacte bien sûr le dialogue social et en particulier son échelon territorial. Cela se concrétise également dans la redéfinition de formes d’action publique et collective avec la
territorialisation des politiques publiques, le développement de relations multi-centrées et de formes partenariales de coordination entre les différents acteurs. Un meilleur appui sur la
participation des citoyens ou des bénéficiaires est recherché en vue d’une bonne prise en compte de leur situation et de leurs besoins. Ce mouvement touche tant les politiques d’emploi, que les
politiques d’éducation, les politiques de santé (cf. loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires) ou encore les politiques de la ville ou de développement durable (Agendas
21).
Dans le même temps, le New Public Management produit des innovations tant au niveau des organisations
publiques que des institutions. De nouveaux instruments de gestion de la performance sont introduits, des méthodes d’évaluation, d’allocation de ressources etc… Les relations centre-périphérie se
renouvellent aussi avec le développement d’un gouvernement par contractualisation et la mise en place de « quasi-marchés », le développement des agences et l’injonction à la
coopération.
Dans quelle mesure ces recompositions de l’action publique redéfinissent-elles de nouvelles normes et
de nouveaux cadres d’action ? Qu’attendre d’une systématisation de la contractualisation et de la mise en réseau entre acteurs intervenant sur un territoire ? Peut-on définir des pratiques
pertinentes dans ce domaine ?
La question de la gouvernance au sens de coordination entre acteurs est posée, mais
aussi celle du contrôle des processus de changement social. Il s’agit d’étudier la question du fonctionnement des économies en lien avec les objectifs collectifs et sociaux vers lesquels la
société souhaiterait orienter les actions des acteurs, les dispositifs publics d’incitation, d’évaluation et de contrôle.
De nombreuses recherches portent directement ou implicitement sur ces questionnements depuis 2008, sur le thème de contrôle social ou de
la réglementation des activités économiques pour une société plus juste et équitable. On peut parler à ce sujet d’auto régulation en s’appuyant sur la société civile (en tenant le pouvoir public
centralisateur le plus possible à l’écart) alors d’autres approches argumentent pour une plus grande intervention des instances publiques ou collectives hors marché. La question de la dynamique
institutionnelle et des formes de gouvernance sociale se trouve au coeur de la problématique.
Cet axe est donc
ouvert aux communications portant sur les formes de gouvernance, de dialogue social notamment à l’échelle des territoires et aux nouvelles dynamiques institutionnelles liées à une intensification
de l’innovation.

5) Nouvelles méthodologies, concepts et mesures.

L’innovation est également épistémologique. Depuis le début des années 2000, on assiste à une
remise en cause des indicateurs monétaires de mesure de la richesse, comme le Produit Intérieur Brut, incitant à compter “ce qui compte” et non ce que l’on sait compter. Dans le même temps, la
réflexion sur les formes de la pauvreté et de la précarité conduit à dépasser une approche trop cantonnée aux manifestations monétaires, pour mieux prendre en compte l’ensemble des opportunités
et des capacités de réalisation réelles offertes aux personnes dans leur existence matérielle.
L’attention se porte
sur la richesse non monétaire. Elle dépend en grande partie des ressources qu’un individu peut mobiliser, pour son propre compte ou pour le compte d’autrui, du fait de son insertion dans divers
réseaux sociaux formels (appartenance à différents collectifs plus ou moins institutionnalisés) ou non formels (systèmes de sociabilité). Il s’agit donc d’évaluer le capital social, hérité ou
acquis, dans lequel un individu peut puiser des ressources matérielles et immatérielles (informations, soutiens, écoute, etc.) et plus largement d’interroger la notion de
bien-être.
Ces postures méthodologiques nouvelles, adoptées aux différents échelons de l’observation sociale (du
local à l’international en passant par le national) questionnent les démarches et les concepts à partir desquels les réalités socio-économiques sont mises en chiffre : qu’est-ce qu’on observe et
mesure ? A quelle échelle ? Comment analyser la fabrication des normes encadrant la mise en chiffres des réalités observées ainsi que leur éventuelle circulation spatio-temporelle ? Comment
saisir les rapports de pouvoir en jeu ?
Emerge alors une série d’interrogations liées à la finalité de la
construction d’indicateurs : s’agit-il de se conformer au réel ou de configurer des possibles ? Produire de la connaissance sur ce qui compte pour les citoyens et en informer les décideurs
politiques ou négocier de manière autoritaire l’insertion d’une économie (locale, régionale ou nationale) dans un ordre institué ? In fine, il s’agit de s’interroger sur la capacité des nouveaux
indicateurs socio-économiques à alimenter une gouvernance réflexive prenant en compte les dimensions essentielles structurant le vivre ensemble (des valeurs individuelles à l’imaginaire collectif
partagé).
Cet axe est donc ouvert aux communications qui portent sur les innovations méthodologiques dans les
travaux d’observation sociale liés aux constructions d’indicateurs alternatifs.

Si le Comité scientifique de l’AES attend avec intérêt les contributions relevant avant tout du
thème central du colloque, comme chaque année, les Journées de l’AES sont aussi ouvertes à des contributions relevant des divers champs habituels de l’économie sociale tels que la santé,
l’éducation, la protection sociale, le logement, l’économie du secteur non-marchand, la pauvreté et l’exclusion, l’économie de la culture. Des projets de communications non spécifiques au thème
central peuvent donc également être soumis à l’évaluation du Comité scientifique de l’AES.

Modalités pour répondre à l’appel à communications

Les projets de communications doivent être présentés selon le plan-type suivant (2 à 3 pages
maximum).
Sur la première page seront indiqués le titre de la communication, le ou les nom(s) d’auteur(s), les adresses postale et électronique de l’auteur (des auteurs) [en cas de
co-auteurs, souligner le nom du correspondant], l’organisme d’appartenance de l’auteur (des auteurs).

La proposition de communication abordera les points suivants :
– exposé bref de la problématique et de son enjeu ;

pour les communications entrant dans le thème principal du colloque, mentionnez le numéro du thème et l’articulation avec la problématique proposée ;
– l’originalité de la communication en la situant dans la littérature existante ;
– la nature de la communication : théorique, empirique ;
– la démarche méthodologique : sources et outils ;

l’état d’avancement du travail ;
– une bibliographie sélective (5 à 10 références). 

Ces projets seront soumis exclusivement par voie électronique avant le 2 novembre 2013 sur le
site du Creg à l’adresse suivante (où vous trouverez également toutes les informations utiles ainsi qu’un lien pour contacter directement les organisateurs) : 
aes2014@upmf-grenoble.fr ; http://creg.upmf-grenoble.fr

Calendrier
Date limite de réception des projets de communication : 2 novembre 2013
Réponse du Comité scientifique aux auteurs : 20 décembre 2013.
Date limite de réception des textes définitifs pour publication dans les Actes : 18 avril 2014.

Publication des actes

Les différentes contributions retenues, qu’elles portent ou non sur le thème central, pourront
être publiées dans les Actes des Journées, à paraître aux Presses universitaires de Louvain. Le Comité scientifique sélectionnera en mai 2014 les meilleures communications. Sont éligibles à cette
publication les communications parvenues au plus tard le 30 avril 2014 et respectant les normes de présentation (normes qui seront communiquées à l’issue de la procédure de sélection des
projets). Les textes des communications non retenues pour publication dans les actes et les textes de communications parvenant au-delà de la date limite du 18 avril 2014 seront cependant
téléchargeables à partir du site du Creg.
La valorisation des publications pourra enfin se prolonger dans des
numéros spéciaux de revues à comité de lecture. Le comité d’organisation des journées est en contact avec les revues Formation Emploi et la série AB Socio-économie du travail de la revue
Economies et sociétés en vue de promouvoir la publication d’articles ou de réaliser des dossiers dans ces revues une fois les actes des journées publiés. Le comité local d’organisation s’engage à
engager les actions nécessaires pour qu’une partie des textes soumis soient valorisés de cette façon.

Comité d’organisation
CREG UPMF 1241 rue des résidences – B.P. 47 – 38400 Saint Martin d’Hères 0033 476 825435 http://creg.upmf-grenoble.fr
Laurence Baraldi ; Bernard Baudry ; Isabelle Borras ; Nathalie Bosse ; Christine Durieux ; Chantal Euzéby ; Valérie Fargeon ; Hervé
Charmettant ; Catherine Figuière ; Bruno Lamotte ; 
Anne Le Roy ; Cécile Massit ; Jean François Ponsot ;
Emmanuelle Puissant ; Yvan Renou ; Faruk Ulgen.

Conseil scientifique

Philippe Batifoulier (Université Paris-X Nanterre)

Cécile Bourreau-Dubois (Université de Lorraine)

Hervé Defalvard (Université Paris-Est et Chaire d’économie sociale et solidaire de

l’UPEMLV), Président de l’AÉS

Jean-Paul Domin (Université de Reims), Trésorier de l’AÉS

Claire El Moudden (Université de Caen)

Chantal Euzéby (Université Grenoble-II Pierre Mendès-France)

Maryse Gadreau (Université de Bourgogne)

Bruno Jeandidier (CNRS et Université de Lorraine)

Marie-Ève Joël (Université Paris-IX Dauphine)

Stéphanie Laguérodie (Université Paris-I)

Bruno Lamotte (Université Grenoble-II Pierre Mendès-France), Secrétaire général de l’AÉS

Guillemette de Larquier (Université Paris-X Nanterre)

François Legendre (Université Paris-Est Créteil)

Marthe Nyssens (Université catholique de Louvain)

Michel Maric (Université de Reims)

Jean-Luc Outin (CNRS et Université Paris-I)

Francesca Petrella (Aix-Marseille Université)

Jean-Michel Plassard (Université Toulouse-I Sciences sociales)

Delphine Remillon (Inéd)

 

Nadine Richez-Battesti (Aix-Marseille Université)
 


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1re Journée sur la Recherche en Comptabilité, Contrôle et Audit

(JORCA-2011)

Laboratoire de recherche en Entreprenariat

 

Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales

Kenitra Juillet 2011

Sous le thème :

La recherche francophone en Comptabilité, Contrôle et Audit : Bilan et
perspectives.

 

Manifestation soutenue par :

 

 

A. Positionnement de la journée

 

Le Professeur Maurice Allais, prix Nobel d’Economie, lors d’une conférence récente donnée devant l’Académie des Sciences Morales et Politiques, affirmait que ” la
vocation de l’enseignement supérieur est la recherche car sans recherche, l’enseignement s’étiole et meurt”. Pour beaucoup, la question de l’évaluation de la production des universités a émergé à
travers les résultats du « 
palmarès de Shanghai ». Il semble que la mondialisation et la globalisation de l’enseignement supérieur ont imposé à nos
gouvernements, à nos universités et à nos universitaires les impératifs de l’évaluation, nouvel avatar du « nouveau management public » (Rey,
2007).

Or, concernant les sciences sociales et humaines, Cherkaoui en 2007 a établit pour la première fois au Maroc un « état des lieux » de la configuration de la
recherche et des chercheurs au Maroc en sciences sociales, prolongeant le bilan réalisé en 2002 sur les sciences exactes (Waast, 2002)

Par contre concernant les sciences de gestion, aucune recherche n’a été effectuée à ce jour sur l’état des lieux de
la recherche et particulièrement dans le champ de la Management Contrôle de gestion et Audit.

De ce fait le choix du thème « La recherche francophone en Comptabilité, Contrôle et Audit : Bilan et
perspectives
» pour la première journée de la recherche en CCA, vise essentiellement à dresser dans un premier temps le bilan de la recherche francophone en Comptabilité, Contrôle et Audit. Et dans un deuxième temps, de déceler les nouvelles tendances de la recherche au niveau internationale.

 

B. Comité d’organisation

 

Le Comité d’organisation de la première Journée sur la recherche en Comptabilité, Contrôle et Audit
est composé des enseignants chercheurs membres du laboratoire de recherche en Entreprenariat

ACHOUR Fatima Zahra,Université IBN TOUFAIL Kenitra – AHSINA Khalifa,
Université IBN TOUFAIL Kenitra – ASSALIH Hicham, Université IBN TOUFAIL Kenitra – BADDIH Hindo, Université IBN TOUFAIL Kenitra – BARMAKI Loubna, Université IBN TOUFAIL Kenitra -BENAMER Mounia,
Université IBN TOUFAIL Kenitra – BENSBAHOU Aziz, Université IBN TOUFAIL Kenitra – BERJAOUI Abdelmoumen, Université IBN TOUFAIL Kenitra – CHERKAOUI Mounia, Université IBN TOUFAIL Kenitra – DAOUI
Driss, Université IBN TOUFAIL Kenitra – ERRAMI Youssef, Université IBN TOUFAIL Kenitra – GUELZIM Souad, Université IBN TOUFAIL Kenitra – MANSOURI Zahra, Université IBN TOUFAIL Kenitra – OMARI
ALAOUI L.ZHOR, Université IBN TOUFAIL Kenitra – TORRA Mohamed, Université IBN TOUFAIL Kenitra

 

C. Comité Scientifique

 

Ce comité est composé des professeurs chercheurs ci-dessous :

M. Mohammed BOUSSETA, Université IBN TOUFAIL Kentra – M. Mohammed ABOUCH, Université Mohammed-V-Agdal Mohammed Ezznati, Université
IBN TOUFAIL Kentra –
M. Mohammed EL HADDAD, Université Mohammed-V-AgdalM. Ahmed ZEKRI, Université Mohammed-V-Agdal – M. MOHAMMED
RACHID SBIHI,
Université Mohammed-V-AgdalM. Abdellah HOUSSAIN, Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, Fès – M Michel GERVAIS, Université de Rennes 1 – M Maurice GOSSELIN, Université Laval,
Ecole de comptabilité –
M Pierre GENSSE, UNIVERSITÉ DE TOULON ET DU VAR – M. Jean-François A. VERN, Université Saint-Esprit de Kaslik, Mont-Liban – M. ZIADI Jameleddine, FSEG Sfax – M. Abdellatif
CHAKOR,
Université Mohammed-V-Agdal Souissi – Mohammed ABOU EL JAOUAD, Université MOHAMMEDIA – M. ABDELGHANI BENDRIOUCH, ISCAE
M. Ahmed GRAR, Université Cadi Ayyad-Marrakech – M. Mohamed HEMMI, Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, Fès

 

D. Thèmes des Communications

 

Afin de répondre à la problématique de posée plus haut, la Journée de « La recherche francophone en Comptabilité Contrôle et Audit : Bilan et perspectives » souhaite réunir des travaux académiques et professionnels ayant en commun une réflexion sur
la recherche en CCA. Ainsi, le comité scientifique privilégiera les communications traitant des thèmes suivants :

·          L’histoire de la recherche francophone dans la discipline CCA – Méthodologies de
recherche utilisée dans la discipline CCA – Nouvelles problématiques émergentes dans le champ de la recherche en CCA – La productivité académique (le
facteur H) – La mise en œuvre des outils de la CCA –
Evolution de la fonction Comptabilité, Contrôle et Audit
Innovations en matière Comptabilité,
Contrôle et Audit – Comptabilité, Contrôle et Audit
et la théorie de la firme – La notion
de performance dans la discipline CCA – Les modèles de management utilisé par la firme marocaine – Comptabilité, Contrôle et Audit
et entreprises publiques – Etc.

 

E. Instructions aux auteurs

 


Ÿ
La formulation et soumission des intentions et des thèmes de communications doivent être envoyées : avant le 4
Avril 2011
.
Présentées en une demi-page, ces intentions de communications devront contenir :

                     
Une identification du participant

                     
Le thème

                     
Le Résumé en français et en anglais

                     
Les mots clés.

1.                    

Fraudes, Frontières et Territoires

“Fraudes, Frontières et Territoires”, un appel pour un colloque international qui prendre place au sein du Ministère de l’Économie et des Finances les 23-24 novembre 2017.

Appel Fraudes, Frontières et Territoires

Consubstantielle de nos économies contemporaines, la fraude sous toutes ses formes  (fraude fiscale, contrefaçon, contrebande, etc.) conduit à douter des capacités de contrôle des États et de l’utilité des frontières qui les séparent. Elle sape les fondements du consentement à l’impôt et provoque la défiance à l’égard des autorités politiques. Sa banalisation prive les États de leurs capacités d’intervention, étend les zones de non droit et accroît les inégalités.

Les déclarations d’intention pour lutter contre ces fléaux ne manquent pas ; les projets d’harmonisation fiscale et de renforcement des instances du contrôle et de lutte contre les paradis fiscaux ou contre la contrefaçon se succèdent, entraînant parfois des résultats très positifs. Mais les changements techniques les plus récents, qu’il s’agisse de la financiarisation, de la dématérialisation des communications, de la systématisation des containers ou bien encore de l’ouverture de nouvelles zones de commerce, participent au développement des pratiques illicites.

Le montant actuel des détournements de richesses liés aux trafics frauduleux est d’une importance inégalée, mais la fraude est un fait social aussi ancien que les prélèvements fiscaux. Dès l’Ancien Régime, elle peut aussi résulter de la méconnaissance de dispositifs réglementaires souvent complexes. Depuis une trentaine d‘années, plusieurs recherches, ouvrages et colloques ont éclairé les temporalités de la fraude fiscale et douanière, spécifié les délits selon la conjoncture politique et économique, cerné le moment de l’infraction, souligné le caractère contestataire de la fraude et pointé les caractéristiques et les pratiques des contrevenant et des agents du contrôle et de la répression.

Il reste à mieux intégrer l’étude de ces comportements illicites dans les dynamiques de l’économie, pour cerner davantage les motivations des acteurs et en faire une variable explicative de la structuration du marché et des échanges. L’enjeu n’est plus seulement d’étudier la fraude pour elle-même, mais d’en tirer des informations sur le système qui la produit. Dans cette optique, la question de l’espace dans lequel se développent ces comportements illicites (l’Europe, par exemple), celle de leurs logiques de territorialisation, de leurs échelles (internationales, nationales, régionales, etc.) et l’analyse plus fine de certains de leurs lieux de prédilection, qu’ils soient géographiques (ports, zones frontalières) ou professionnels (finance de marché), ou de leurs conjonctures de prédilection (crises de toutes natures, guerres, occupations, etc.) sera centrale.

Nous souhaitons aborder la fraude comme un processus qui rétroagit sur son environnement, ce qui suppose de l’examiner dans des configurations historiques, culturelles et géographiques diversifiées. Il faudra croiser les échelles d’analyse des praticiens de la lutte contre la fraude, des chercheurs confirmés ou non, provenant de différents champs disciplinaires, mais aussi des archivistes et des responsables de musées des douanes, dont les ressources sont indispensables. Les économistes, les sociologues et les psychologues cherchent à évaluer (au sens de la mesure et au sens de l’analyse des comportements et des motivations) le phénomène et son impact, les juristes définissent le périmètre de la légalité et ses transformations, les spécialistes des sciences de gestion s’intéressent aux organisations publiques et privées, les médecins analysent l’effet des trafics de médicaments sur la santé publique, les chimistes permettent de prendre en compte les évolutions des moyens des douaniers, les informaticiens, les politistes apportent d’autres éclairages. Chacun est conscient de la nécessité de s’enrichir des points de vue des autres disciplines pour saisir la complexité du phénomène et de ses implications.

Situer le processus de la fraude dans les dynamiques de l’économie suppose de saisir les motivations des acteurs de l’illicite et de s’intéresser aux limites entre le licite et l’illicite, à ceux qui les définissent et qui les légitiment et à ceux qui les transgressent. Il s’agit aussi de faire intervenir des « praticiens » de la lutte contre la fraude afin de croiser plusieurs échelles : celle, micro, du terrain, celle, macro, de la décision politique, et celle, méso, des syndicats de douaniers, des corps du contrôle fiscal.

Pour réunir tous ces intervenants autour d’une thématique aussi large, il paraît important d’adopter un thème fédérateur qui pourrait être celui des frontières et de leur rôle dans les dynamiques de l’économie. Il s’agit d’aborder la fraude à travers son inscription dans les territoires, privilégiant l’étude des limites, des bornes géographiques ou professionnelles inscrites dans les paysages, mais aussi des barrières psychologiques qui aboutissent ou non au contournement de la norme. Ce colloque a vocation à construire une  synergie entre les approches disciplinaires et à mettre en évidence des liens entre les échelles d’analyse proposées dans les communications.

Plusieurs niveaux d’analyse suscitent différentes questions dont la liste n’est pas exhaustive. À l’échelle macro-économique tout d’abord : existe-t-il des territoires plus propices que d’autres à la fraude ? Dans quelle mesure la présence d’une frontière politique incite-t-elle à la fraude ? Quels sont les effets du déplacement de cette frontière ou des changements des réglementations fiscales et douanières ? Existe-t-il des configurations économiques plus favorables à la fraude ? Dans quelle mesure ces conditions contribuent elles à la formation ou au contraire à l’effritement du marché national, à l’accélération des échanges ?

D’autres questions se posent à l’échelle micro et méso du phénomène et renvoient à sa dimension socioéconomique : comment la fraude s’inscrit elle dans les trajectoires biographiques de ceux qui franchissent la limite de la légalité ? S’agit-il d’une stratégie de survie du groupe ou de l’individu ? Pourquoi certains résistent ils à la tentation de frauder ? Dans quelle mesure ces comportements sont-ils induits par une pression macro-économique ou sociale ? 

Les interventions de collègues étrangers seront bienvenues pour débattre plus largement de la question.

Les propositions de communication sont à envoyer avec un titre et un résumé d’une page maximum accompagnés des nom et prénom, statut et institution de leurs auteurs ainsi que d’une brève biographie de 10 lignes maximum contenant une ou deux publication éventuellement. La date limite de réception des propositions est fixée au 30 juin 2017. Les auteurs des communications retenues seront avisés avant la mi-août  2017 et leur texte sera attendu pour le début de novembre 2017.

Ces propositions sont à adresser à beatrice.touchelay@free.fr avec Fraude en objet, toute question peut être posée à cette adresse mail

Contact :
Béatrice Touchelay, professeure d’histoire contemporaine
Univ. Lille, CNRS, UMR 8529-IRHiS-Institut de Recherches Historiques du Septentrion, F-59000 Lille, France
http://irhis.recherche.univ-lille3.fr/0EC-Touchelay.html

Composition du comité scientifique

  • Aprile Sylvie, histoire, université de Lille
  • Bazar Cécile, économie, université de Montpellier
  • Blancheton Bertrand, économiste, université de Bordeaux
  • Blary-Clément Édith, juriste, université de Lille
  • Blayac Thierry, économiste, université de Montpellier.
  • Bonein Aurélie, économiste, université Rennes 1
  • Cardoni Fabien, histoire, IGPDE-IDHES
  • Campion Jonas, histoire, IRHiS-Lille, UCL Louvain-la-Neuve
  • Chambost Isabelle, sciences de gestion, CNAM Paris
  • Chatriot Alain, histoire, IEP Paris
  • Conchon Anne, histoire, université Paris1
  • Danjean Claude, histoire, université de Perpignan
  • Denys Catherine, histoire, université de Lille
  • Galeano Diego, histoire, Pontificia Universitade Catolica of Rio de Janeiro Brazil
  • Huret Romain, histoire, EHESS Paris
  • Laffort  Emmanuel, sciences de gestion
  • Lambert Jerman, sciences de gestion, HEC Montréal
  • Lebrun Nicolas, géographe université d’Artois
  • Leroy Marc, sociologue, vice-président de la Société française de finances publiques, université de Reims
  • Ligier-Belair Philippe, sociologie, IEP Lille
  • Margairaz Michel, histoire, université Paris1
  • Marty Nicolas, histoire, université de Perpignan
  • Michaël Girardin, histoire ancienne
  • Montenach Anne, histoire, université Aix-Marseille
  • Muller Yvonne, juriste, université Paris X-Nanterre
  • Pellier Karine, économiste  IE CNRS, LAMETA.
  • Pons Jean-Baptiste, sociologie, Centre de sociologie de l’innovation Ecole des Mines, Paris
  • Schiller Sophie, juriste, université Paris Dauphine
  • Spire Alexis, sociologie, CNRS Paris
  • Touchelay Béatrice, histoire, université de Lille