Archives de catégorie : La recherche

« Éthique en sciences de gestion et nouveaux modèles d’affaires »

Appel à communication pour le dossier : « Éthique en sciences de gestion et nouveaux modèles d’affaires ».
Rédacteur en chef invité : Mohamed Karim KEFI – Enseignant – Chercheur EDC PARIS mkefi@edcparis.edu

En partenariat avec :

Cet appel, faisant suite au colloque organisé par l’ISTEC le 5 décembre 2019 sur le thème de « Entrepreneuriat social et solidaire, éthique en sciences de gestion », offre la possibilité aux chercheurs de présenter leurs travaux les plus aboutis sur la relation entre crise sanitaire, éthique et nouveaux modèles d’affaires.

Les décisions politiques liées à la situation sanitaire génèrent de nombreux impacts nécessitant des adaptations de la part des acteurs privés comme publics. Quel que soit le statut des parties prenantes, l’éthique et l’objectif sociétal – qu’il soit porté par des processus plus responsables, coopératifs ou des productions plus locales, durables… – visent à émerger pour porter plus de sens aux financement des projets.

Selon les approches théoriques et traditionnelles, l’entrepreneuriat solidaire et les nouveaux modèles d’affaires se focalisent sur des indicateurs sociaux réinventés, des modèles plus éthiques et de nouvelles formes de financements.

  • Les indicateurs sociaux permettent d’étudier le lien social défini par l’existence de relations interpersonnelles et de proximité entre les agents ayant pour fonction de maintenir et d’entretenir une solidarité entre les membres d’une communauté (Farrugia, 1997). La solidarité en entrepreneuriat, pour sa part, a pour objet de mettre en œuvre des formes de socialisation (Mesquita, 2009 ; Guérin, 2000 ; Vallat, 1999 ; Ould Ahmed, 2010). Elle peut être vectrice de lien social primaire mais, même si ces situations existent, elles restent marginales (Charbonneau, 1998).
  • Plusieurs théories ont étudiés les mécanismes de coordination entre l’éthique en sciences de gestion et les actions d’investissement ou financement solidaires (Mercader, 2020 ; Umberto, 2020 ; Dangayach, 2011 ; Vigneron, 2008 ; Lobez et Vilanova, 2006 ; Eber, 1999 ; Guille, 1994 ; Rivaud Danset & Salais, 1992).
  • L’entrepreneuriat solidaire s’adresse principalement à des agents qui ne trouvent pas de réponses à leurs besoins de financement dans les circuits de marché classiques. Elle met en relation des agents, non bénéficiaires du financement. Elle offre une plus grande liberté dans l’engagement car l’adhésion est volontaire, planifiée par une organisation et le poids des obligations et la charge affective sont plus faibles que les relations sociales primaires (Granovetter, 2000).

Aujourd’hui, il est nécessaire de rapprocher l’éthique à la réalité des entreprises et des consommateurs pour un bien-être collectif. Comment ? Quels sont les nouveaux modèles d’affaires fondés sur des valeurs éthiques partagées et sur la responsabilité des entreprises et des consommateurs ? L’objectif de ce cahier sera de rassembler les processus émergeants en apportant des pistes de réponses aux questions suivantes :

  • Quelle est la place de l’éthique d’aujourd’hui au sein des acteurs économiques ?
  • Comment rapprocher l’éthique à la réalité de marché ?
  • Quelles sont les solutions capables de produire des changements radicaux dans les modèles classiques ?
  • Quelle est la place de l’éthique dans la gestion de projet ?
  • Les nouveaux modèles d’affaires sont-ils tous respectueux de l’éthique et d’une relation solidaire et sociétale entre les acteurs économiques et les consommateurs/clients ?
  • Quel est l’impact de l’entrepreneuriat social et solidaire sur la firme et sur la société dans les nouveaux modèles d’affaires ?

Les dates à retenir

  • Soumission des manuscrits 20 décembre 2021
  • Avis aux auteurs 20 janvier 2022
  • Soumission des manuscrits révisés 20 mars 2022
  • Relectures supplémentaires et acceptation définitive 20 avril 2022
  • Soumission de la version finale du numéro spécial à envoyer à La RSG : juin 2022

Soumission des articles : https://v3.bubblz.net/#/partner/b334af950f-istec-articleslarsg2022-nouvelle-proposition-d-article

Toutes les propositions d’articles qui ne respecteront les normes de la revue (https://www.larsg.fr/, voir la rubrique « Proposer un article ») ne seront pas prises en compte et seront rejetées.

Références

Annette F., Valeau P. et Eynaud P. (2018), L’entrepreneuriat institutionnel : un vecteur du développement de l’économie sociale et solidaire de La Réunion ?, RECMA, 2018/4 (n°350), pages 38 à 54.

Aglietta M. et Rebérioux A. (2004), Dérives du capitalisme financier, Albin Michel.

Aglietta M. et Orléan A. (2002), La monnaie entre violence et confiance, Paris, Odile Jacob.

Andreani E. et Neuberger D. (2004), Relationship finance by banks and nonbanks institutional investors: a review within the theory of the firm, Thuenen – Series of Applied Economic Theory, 46, Université de Rostosk, Allemagne.

Arrow KJ. (1974), The limits of organization, Norton, New-York.

Artis A (2007), La finance solidaire territorialisée : une réponse de proximité en faveur de la construction d’un territoire de référence dans un processus de mondialisation, Cahier du Ceren, n°19, p. 20-40.

Barou N. (1932), Co-operative banking, Westminster P.S. King & Son, Ltd, Orchard House.

Berger A. (1999), The dynamics of market entry: the effects of mergers and acquisitions on de novo entry and small business lending in the banking industry, Finance and Economics Discussion Paper, series 1999-41, Board of Governors of the Federal Reserve System.

Bilan Y., Mishchuk H. et Pylypchuk R. (2017), Tow ards sustainable economic development via social entrepreneurship, Journal of Security & Sustainability, n° 6(4).

Boot A. (2000), Relationship banking: what do we know?, Journal of Financial

Intermediation, vol. IX, p. 7-25.

Boot A. et Thakor A. (2000), Can relationship banking survive competition?, The Journal of Finance n°55, p. 679-713.

Coase R. (1937), The Nature of the Firm, Economica, 4(16), 386-405.

Fretel A. (2008), L’association comme réponse à la question sociale du XIXe au XXe siècle, Revue de la régulation, n°2, janvier.

De Hoe R. et Janssen F. (2014), L’entrepreneuriat social et l’entrepreneuriat durable sont-ils liés ?, In Entrepreneuriat, développement durable et territoires : approches contextualisées, Hachette, p. 69-94.

Glémain P. (2008), Epargnants solidaires. Une analyse de la finance solidaire en France et en Europe, Presses Universitaires de Rennes, Collection Economie et Société, 152 p.

Guérin I. (2000), La finance solidaire en France : coupler intermédiation financière et intermédiation sociale, Revue des études coopératives, mutualistes et associatives, 277, pp. 79-93.

Guider H. et Roux M. (2009), La banque coopérative en Europe, Revue Banque Edition.

Gözü, C., Falbe, C. M. et Aktan, M. (2009), Implementations of Social

Entrepreneurship: A Comparative Approach in Developing Countries», International Symposium on Sustainable Development, June 9-10 2009, Sarajevo.

Lelart M. (2005), De la finance informelle à la microfinance, éd° Archives Contemporaines et AUF, 140 p.

Montagne, S. (2005), Pouvoir financier contre-pouvoir salarial dans les fonds de pension : contribution du droit à la légitimité financière, Annales HSS, n° 6, pp.1299-1325.

Morck R., Nakamura M. et Shivdasani A., (2000), Banks, ownership structure, and firm value in Japan, Journal of Business, vol. 73, p. 539-567.

Ould Ahmed P. (2010), La solidarité vue par l’économie sociale et solidaire, Revue Tiers Monde 2010/4 (n°204).

Agir pour une transition citoyenne avec l’économie sociale et solidaire

Le séminaire coorganisé par l’ADDES et la République de l’ESS dans le cadre du centenaire de la RECMA est : ‘Agir pour une transition citoyenne avec l’économie sociale et solidaire’. il aura lieu le 4 juin, de 9h30 à 12h30 en distanciel autour des thèmes :

  • Comment fabriquer la transition écologique et sociale ?
  • Comment dépasser les seules propositions en termes d’innovations technologiques pour introduire des processus participatifs pérennes orientés vers la solidarité ?

Inscription obligatoire : https://attendee.gotowebinar.com/register/5525545521059943183

L’ADDES et la République de l’ESS proposent deux tables rondes pour explorer ensemble des initiatives citoyennes et des pistes d’action, ouvrir le champ des possibles et identifier les leviers de l’essaimage.

A l’issue des deux tables rondes, remise du prix de thèse de l’ADDES.

Programme

Introduction
Nadine Richez-Battesti, Aix-Marseille Université et LEST-Cnrs
Eric Bidet, Le Mans Université et ARGUMans
Timothée Duverger, Sciences Po Bordeaux

Quelles stratégies de transformation ? Polliniser, transformer et faire système (1h15)

Cadrage et animation : Jean-François Draperi, CNAM, CESTES
Jérôme Du Boucher, représentant du projet Licoornes
Olivier Palluault, cofondateur et gérant d’Ellyx
Marion Besse, présidente d’Ïkos
Maelle Coppey, présidente du Réseau des Territoires pour l’Economie Solidaire (RTES)

État d’urgence écologique : des solutions citoyennes et solidaires (1h15)

Cadrage et animation : Thomas Lamarche, Paris-Diderot Sorbonne Paris Cité et Ladyss-cnrs
Alexandra Debaisieux, Directrice générale déléguée de Railcoop
Catherine Dulong, coordinatrice d’Episol
Damien Gaucherand, directeur d’Innovales

Conclusion

Danièle Demoustier, Sciences Po Grenoble

12h 15 Remise du prix de thèse de l’ADDES

recma addes

Préparation du 6e Forum franco-allemand

Séminaires du Comité Énergies. Mobilités. Innovations. (CEMI)
Visioconférence

La transition énergétique est une réalité, l’Europe s’est engagée sur un programme ambitieux en 2050 : la neutralité carbone. Les sources de production d’énergie sont variées, au regard de la protection du climat et des exigences écologiques elles seront plus décarbonées. C’est pourquoi, il faut s’attendre à une demande accrue d’électromobilité avec toutes les transformations qui vont avec : la mutation des transports (véhicules électriques…), la redynamisation des territoires, l’habitat mieux connecté, les nouveaux emplois. Et aussi, quelle sera la place des innovations dans le contexte d’une triple transition : énergétique, numérique et sociale.

Le 1er juin 2021 de 8h30 à 10h

Les mix énergétiques en Europe

– Les modèles français et allemand : spécificités et convergences ?
– Les bilans carbone de l’énergie ?
– Où en sommes-nous avec l’hydrogène ?

Intervenants

  • Thierry Kalfon, Directeur Général de la Global Business Line Renouvelables d’Engie
  • Ulrich Benterbusch, Deputy Director General II B – Efficiency and heat in industrie and households, sustainable mobility, Federal Ministry of Economic Affairs and Energy
  • Alain Vallée, Président, NucAdvisor
  • Mathieu Marrony, Group Manager in Hydrogen, EIFER
  • Nurten Avci, Directrice générale d’EIFER

Débats modérés par :

  • Émile H. Malet, Directeur de la Revue Passages & de l’ADAPes
  • Xavier Boullet, Consultant, spécialiste des affaires publiques

Le 21 septembre 2021 de 8h30 à 10h

Les financements et la compétitivité de la transition énergétique

Intervenants :

  • Olivier Appert, Ingénieur général des mines, Académie des technologies
  • Jean-Philippe Gouy, Chef du secteur Euratom
  • Jean-Paul Bouttes, ancien directeur de la stratégie et de la prospective et professeur chargé de cours en sciences économiques

Débats modérés par :

  • Émile H. Malet, Directeur de la Revue Passages & de l’ADAPes
  • Xavier Boullet, Consultant, spécialiste des affaires publiques

Séminaire gratuit, inscription obligatoire.
Inscription à passages4@wanadoo.fr ou sur https://www.passages-adapes.fr/s%C3%A9minaires-energies-mobilit%C3%A9s-innovations/

Vous recevrez le lien de la visioconférence après l’inscription.

Journée de Recherche Ripco

L’inscription à la Journée de Recherche Ripco est désormais ouverte à tout le monde. Elle est gratuite et soumise à inscription en renseignant ce court formulaire.

Vous êtes invités à suivre la journée dans son intégralité dans la mesure de vos possibilités (ouverture, sessions parallèles, conférence plénière et clôture). A l’issue de la session plénière un point sera fait sur cette journée, serons annoncés les les lauréats des distinctions (meilleure communication en lien avec le focus de la journée, meilleure communication en dehors du focus et meilleure communication jeune chercheur).

Toutes les informations relatives à l’inscription sont disponibles en ligne : https://ripco-online.com/fr/jr/2021/home.asp

Avant de vous inscrire, vous pouvez télécharger la version PDF de la brochure avec l’ensemble des informations.

Seront adressés, à tous les inscrits avant le 15 juin, les liens de connexion Zoom pour se connecter aux ateliers et aux autres sessions de la journée.

L’équipe éditoriale de la RIPCO espère vous voir nombreuses et nombreux lors de cette journée et reste à votre disposition pour toutes questions : contact@ripco-online.com

CDJM : Webinaire « Comment faire progresser la déontologie des médias » le 17 juin

Créé en décembre 2019, le CDJM entend contribuer au dialogue et au retour de la confiance entre le public, les journalistes et les médias. Outre le recours offert au public lorsqu’il s’interroge sur le respect des règles déontologiques, il se veut aussi un lieu d’échange et de réflexion. Dans ce cadre, il organisera régulièrement des webinaires ouverts au public et/ou aux professionnels.

Ce premier rendez-vous sera l’occasion d’échanger avec l’équipe, faire le point sur les seize premiers mois d’activité du CDJM, ses décisions, les attentes du public ou encore les interrogations des professionnels.

Jeudi 17 juin 2021,
de 18 heures à 19 h 30.

Aux chercheurs en ESS et sujets connexes

Aux chercheurs en ESS et sujets connexes : « The Independant Social Research Foundation (ISRF) seeks to fund innovative research which breaks with existing explanatory frameworks so as to address afresh empirical problems with no currently adequate theory or investigative methodology.
Innovation may also come from controversial theoretical approaches motivated by critical challenge of incumbent theories. Interdisciplinarity in the generation of new investigative initiatives may be achieved by combining and transforming empirical methods and theoretical insights from the social sciences. Projects ranging across the breadth of the social scientific disciplines and interdisciplinary research fields are welcome, and relevant applications from scholars working within the humanities and the natural sciences are also encouraged.”

Independant Social Research Foundation ISRF
Independant Social Research Foundation ISRF


Voici les liens pour les différents types de financement :

https://www.isrf.org/funding-opportunities/grant-competitions/early-career-fellowships/

https://www.isrf.org/funding-opportunities/grant-competitions/political-economy-fellowships/

https://www.isrf.org/funding-opportunities/grant-competitions/small-group-projects/

https://www.isrf.org/funding-opportunities/grant-competitions/independent-scholar-fellowships/

https://www.isrf.org/funding-opportunities/essay-competitions/2022-essay-prize-in-economics/  (climate change : RIODD ; critical mangement study; interdisciplinary)

Les post-doctorant.e.s et collègues français.e.s étant très sous-représenté.e.s dans les candidatures, la Fondation souhaiterait remédier à cette situation. 

Prix FAS 2021 de la recherche académique sur l’Actionnariat salarié

Le Conseil scientifique de la FAS (Fédération Française des Associations d’Actionnaires salariés et Anciens salariés) attribuera le 9 novembre 2021 le Prix FAS de la recherche académique sur l’Actionnariat salarié.

Prix FAS 2021 de la recherche académique sur l’Actionnariat salarié.

Le Prix FAS de la recherche académique sur l’Actionnariat salarié

Doté d’un montant de 3000 euros en 2021, ce prix est destiné à récompenser annuellement des travaux de recherche académique approfondie (thèses de doctorat, ouvrages, articles de revues scientifiques, études de cas pédagogiques) sur les aspects juridiques (tous travaux juridiques relatifs à la France devront avoir pris en compte les réformes introduites par la « Loi PACTE » du 22 mai 2019), économiques, sociologiques et de gestion de l’actionnariat salarié dans les entreprises françaises ou étrangères, publiés à partir de 2019.

Cela inclut aussi des études d’impact sur les relations du travail et la gouvernance des entreprises. Seront également recevables des travaux réalisés notamment dans le cadre d’un contrat CIFRE.

Les personnes intéressées sont invitées à faire parvenir une fiche décrivant sur une à deux pages l’objet de leurs travaux à M. Philippe BERNHEIM, Vice-président du Conseil scientifique de la FAS, avant le 11 octobre 2021.

A l’issue d’une présélection, il sera demandé aux candidats retenus de fournir un exemplaire de leur ouvrage sous format pdf. Le Conseil scientifique de la FAS décidera de l’attribution du prix lors de sa réunion du 9 novembre 2021.

Toutes précisions pourront être obtenues auprès de M. Philippe BERNHEIM.
E-mail : contact@fas.asso.fr
Mobile : 06 71 92 84 10

A propos de la Fédération Française des Associations d’Actionnaires Salariés et Anciens Salariés

La FAS (Fédération Française des Associations d’Actionnaires Salariés et Anciens Salariés) s’est fixée comme objectif, depuis plus de 25 ans, la promotion de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié dans les entreprises françaises cotées ou non, de toutes tailles et de tous secteurs. La FAS représente les intérêts communs des 3,5 millions d’actionnaires salariés en France. Elle édite le Guide FAS de l’épargne et de l’actionnaire salarié et réalise le benchmark FAS des meilleures pratiques par les entreprises. Elle récompense chaque année les plus exemplaires à l’occasion du Grand Prix FAS de l’actionnariat salarié.

www.fas.asso.fr

3e conférence internationale sur le Digital, l’Innovation, l’Entrepreneuriat et le Financement

La 3e conférence internationale sur le Digital, l’Innovation, l’Entrepreneuriat et le Financement sera organisée en mode hybride, du 20 au 22 décembre 2021 à Lyon.

La conférence DIF-2021, organisé par l’INSEEC Business School (FR), John Molson School of Business, (Concordia University, CA), University of Jilin (CN) en collaboration avec l’AIMS et l’AEI, sera une excellente occasion pour les universitaires, les doctorants et les praticiens de présenter de nouveaux résultats de recherche, et de discuter des questions actuelles et des enjeux dans leurs disciplines.

Conférencier invité : David B. Audretsch, Université de l’Indiana.

Les contributeurs intéressés doivent soumettre de préférence des articles complets en fichiers PDF (en anglais ou en français), mais des résumés étendus (1 000 à 1 500 mots) peuvent également être pris en considération s’ils sont très prometteurs, au plus tard le 10 octobre 2021 via le site Web de la conférence.

Veuillez consulter notre site web pour des informations détaillées: https://dif2021.sciencesconf.org/

Revues associées pour des numéros spéciaux :

  • International Journal of Information Management (SSCI & Scopus, Fnege cat. 2)
  • Journal of Business Research (SSCI & Scopus, Fnege cat. 2)
  • Management international / International Management / Gestiòn Internacional (Fnege cat. 2)
  • Critical perspectives on Accounting (SSCI & Scopus, Fnege cat. 2)
  • Canadian Journal of Administrative Sciences (SSCI & Scopus, Fnege cat. 3)
  • Gestion 2000 (Scopus, Fnege cat. 4)
  • International Journal of Entrepreneurship and Small Business (Scopus, Fnege cat. 4)
  • Scientific Papers of the University of Pardubice – Series D (Scopus)
  • French Journal For Media Research (ISSN : 2264-4733)

Jérôme Baray met en image les travaux de 8200 enseignants-chercheurs en Sciences de Gestion

Jérôme Baray, Professeur d’université à l’Université de Nouvelle Calédonie et spécialiste en géomarketing, vient de réaliser le tour de force de compiler les travaux de 8200 enseignants-chercheurs en Sciences de Gestion.

JÉRÔME BARAY MET EN IMAGE LES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS EN SCIENCES DE GESTION
Jérôme Baray met en image les enseignants-chercheurs en sciences de gestion

Un site dynamique d’analyse sémantique sur 8200 enseignants-chercheurs en Sciences de Gestion

Jérôme Baray, du fait de sa spécialité en géomarketing, a l’habitude de faire tourner les données. Il aura mis cette fois sa connaissance des Systèmes d’information géographique (SIG), dans le domaine de la représentation spatiale, au service des Sciences de Gestion.

« C’est pour mieux comprendre les domaines de spécialité que j’ai utilisé cette technique, précise-t-il. J’ai réalisé cette analyse à partir d’un scraping des articles sur le site d’archives ouvertes HAL de 2013 à 2019, du repérage des mots-clés et d’un algorithme de détermination automatique de communautés thématiques. C’est comme cela, en utilisant javascript ainsi que des bibliothèques de fonctions (sigma.js, OII, D3) que j’ai découvert qu’il y avait 31 communautés thématiques de recherche différentes, ce que l’on ne pouvait imaginer avant de faire cette étude. »

Ce travail a été fait dans le cadre des activités du groupe de veille scientifique de l’AFM animé également par Mathilde Gollety, Professeur à l’Université Paris 2, et Amina Bécheur, Professeur à l’UPEM et présenté au congrès AFM du Havre le 16 mai 2019.

Jérôme Baray met les Sciences de Gestion en couleur

Grâce à cette représentation sous forme de graphe relationnel coloré, chacun des 8200 enseignants-chercheurs peut à présent se situer par rapport à ses propres thèmes de recherche et tisser de nouveaux liens avec la communauté, à l’image de ce que fait La Revue des Sciences de Gestion depuis sa création pour favoriser l’échange d’idées.

C’est la raison pour laquelle ces données sont rassemblées dans un site web dynamique d’analyse sémantique en libre accès où chacun des enseignants-chercheurs en Sciences de Gestion peut dorénavant retrouver sa communauté sur https://section06.000webhostapp.com/

13e Journées de recherches en sciences sociales (JRSS)

Les 13e Journées de recherches en sciences sociales (JRSS), organisées par SFER-INRA-CIRAD, auront lieu à Bordeaux les 12 et 13 décembre 2019.

Appel à Communication des JRSS

Les 13e journées de recherches en sciences sociales SFER–INRA-CIRAD se dérouleront les jeudi 12 et vendredi 13 décembre 2019 à Bordeaux. Ces journées constituent un important rassemblement de la communauté scientifique francophone en sciences économiques, humaines et sociales, qui travaille dans les domaines de l’agriculture, l’alimentation, l’environnement, les territoires ruraux ou littoraux, la pêche et les forêts.

La société et les acteurs politiques ont des choix cruciaux à faire pour l’avenir dans ces domaines qui touchent à la compétitivité économique, à la sécurité alimentaire, au changement climatique, à la gestion des ressources naturelles, et à l’aménagement du territoire. Notre responsabilité est d’éclairer les décideurs et d’accompagner les acteurs de la société impliqués dans les changements à entreprendre. Pour cela, les débats scientifiques au sein de notre communauté sont nécessaires pour ouvrir des pistes de recherche originales, produire des idées et des solutions innovantes pour demain, aussi bien dans les pays du Nord que dans ceux du Sud.

Toute contribution originale de recherche (économie, gestion, sociologie, science politique, droit, géographie, histoire, anthropologie, etc.) n’ayant fait l’objet d’aucune publication, en français ou en anglais, est bienvenue. Une place particulière sera réservée aux jeunes chercheurs et aux doctorants. 

Modalités de propositions de communication

Seules les propositions de papier intégral, même provisoire, en français ou en anglais déposés sur la plateforme seront examinées.

Date limite de réception des propositions de communication : reportée au 12 septembre 2019 à 18h00

Les soumissions de communication doivent impérativement être déposées sur la plateforme dédiée : https://cmt3.research.microsoft.com/JRSS2019/

La décision du Comité scientifique pour chaque proposition sera notifiée à partir du 18 octobre 2019.

Pour plus de détails sur les journées ou les modalités d’inscription voir le site de la SFER : https://www.sfer.asso.fr/

Principaux thèmes de ces journées

La production agricole, la pêche, l’environnement et la gestion des ressources naturelles

  • Économie de la production, conseil en agriculture, action collective, syndicalisme et organisations des producteurs, évolution des métiers
  • Politiques agricole de la pêche et environnementales, biens publics, services écosystémiques
  • Gestion des ressources naturelles, des risques environnementaux, réchauffement climatique et biodiversité

Les filières agricoles et agroalimentaires et la consommation

  • Économie agro-alimentaire, stratégie des groupes et des coopératives, gouvernance, innovation, compétitivité des filières
  • Organisation des filières, intermédiation, circuits courts et de proximité
  • Évolution des comportements, des pratiques et des consommations alimentaires, labellisation, approvisionnements
  • Sécurité sanitaire et qualités des aliments (sanitaire, nutritionnelle, environnementale, organoleptique, etc.)
  • Systèmes alimentaires mondiaux et politiques alimentaires, nutritionnelles et environnementales

Les espaces ruraux et littoraux et leur développement

  • Action publique territorialisée, performance plurielle et circuits courts et de proximité : performance globale, projets alimentaires de territoires, systèmes alimentaires territoriaux
  • Innovation sociale, économie sociale et solidaire et territoires
  • Démographie rurale, travail agricole, migrations, inégalités et pauvreté en milieu rural
  • Territoires, espaces et proximités : concurrence et conflits d’usages, paysages, multifonctionnalité, gouvernance territoriale, intégration régionale, enjeux fonciers

Les marchés internationaux

  • Évolution des prix mondiaux, sécurité des revenus agricoles, sécurité alimentaire, évolutions des politiques agricoles et alimentaires dans le monde
  • Échanges internationaux, accords commerciaux internationaux
  • Évolution des marchés et internationalisation des entreprises.

Partenariat avec 3 revues

Lors du dépôt de leur contribution, les auteurs pourront indiquer leur souhait de soumettre leur article à l’une des revues partenaire des JRSS :

  • Économie rurale
  • Review of agricultural, food and environmental studies
  • Cahiers agricultures

Leur papier fera alors l’objet, en parallèle du processus de sélection aux JRSS, d’une première relecture anticipée par le comité éditorial de la revue ciblée selon sa procédure habituelle.

Comité scientifique

Président : Damien ROUSSELIERE

Membres : Adeline ALONSO UGAGLIA (BSA), Céline BIGNEBAT (INRA), Christel BOSC (VetAgro Sup), Ivan BRUNEAU (U. Lyon), Nathalie CORADE (BSA), Catherine DEL CONT (U. Nantes), Mathieu DESOLE (ISARA), Sibylle DUCHAINE (ONIRIS), Geoffroy ENJOLRAS (U. Grenoble Alpes), Adélaïde FADHUILE (U. Grenoble Alpes), Carl GAIGNE (INRA), Alexandre GOHIN (INRA), Nathalie HERVE FOURNEREAU (U. Rennes I), Alix LEVAIN (CNRS), Ronan LE VELLY (Montpellier SupAgro), Marianne LEFEBVRE (U. Angers), Pasquale LUBELLO (Montpellier SupAgro), Pascal MARTY (ENS Lyon), Anne MUSSON (ESSCA), Geneviève PIERRE (U. Orléans), Emmanuel RAUFFLET (HEC Montréal), Damien ROUSSELIERE (AGROCAMPUS OUEST), Samira ROUSSELIERE (ONIRIS), Elodie VALETTE (CIRAD).

Comité local d’organisation

Présidente : Nathalie CORADE

Membres : Adeline ALONSO UGAGLIA (BSA), Marie BOUTRY (BSA), Nathalie CORADE (BSA), Bernard DEL’HOMME (BSA), Armelle GOMEZ (BSA), Stéphanie PERES (BSA), Andy SMITH (Sciences Po Bordeaux), Frédéric ZAHM (IRSTEA/INRA)

Nouveau programme de bourses de mobilité doctorale entre l’Université Paris-Saclay et la Commission franco-américaine Fulbright

L’Université Paris-Saclay et la Commission franco-américaine Fulbright ont conclu un accord pour la mise en place d’un nouveau programme de bourses de mobilité à destination des doctorants de l’Université Paris-Saclay et des doctorants américains.

Fulbright France

L’Université Paris-Saclay associée à la Commission franco-américaine Fulbright

L’Université Paris-Saclay s’est associée à la Commission franco-américaine Fulbright pour financer conjointement la mobilité des doctorants français et américains souhaitant effectuer des séjours de recherche aux Etats-Unis ou à l’Université Paris-Saclay. Le programme, intitulé « Fulbright-Université Paris-Saclay », prévoit l’attribution de trois bourses entrantes et trois bourses sortantes par an, d’un montant de $1 500 à 2 000 par mois, pour des séjours allant jusqu’à 12 mois de mobilité. Les candidats issus de tous les domaines de recherche sont éligibles à une bourse et les premières mobilités sont attendues pour la rentrée universitaire 2020-2021.

S’inscrivant dans la stratégie de renforcement de la mobilité doctorale de l’Université Paris-Saclay avec les Etats-Unis, ce nouveau dispositif a pour ambition d’intensifier les coopérations scientifiques et universitaires franco-américaines.

Le programme Fulbright compte plus de 380 000 anciens à travers le monde, parmi lesquels 60 Prix Nobel. La Commission franco-américaine administre ce prestigieux programme entre la France et les Etats-Unis depuis 70 ans et compte plus de 20 000 lauréats des deux pays. L’Université Paris-Saclay est l’une des rares universités françaises à avoir un programme de ce type avec la Commission franco-américaine Fulbright.

Le lancement du programme a eu lieu le lundi 25 novembre 2019 à l’Université Paris-Saclay, en présence de la Présidente de l’Université, Sylvie Retailleau et d’Arnaud Roujou de Boubée, Directeur exécutif de la Commission franco-américaine Fulbright.

Les statistiques des empires, compter, classer, connaître et dominer

Chiffrer pour déchiffrer les empires et dominer le monde : les statistiques coloniales des anciens empires aux XIXe et XXe siècles seront évoquées le 15 juin 2020 à Paris-Bercy, au sein du Ministères économiques et financiers.

Académie royale des Sciences d’Outre-Mer, IGPDE, Société française de statistiques (bureau histoire)

  • Emmanuelle Sibeud, Université Paris 8, IDHE.S UMR CNRS 8533
  • Béatrice Touchelay, Université de Lille, IRHiS UMR CNRS 8529

Les interprétations économétriques des effets de la domination coloniale au XIXe et au XXe siècle fondées sur les statistiques coloniales et les recherches qui interrogent les interactions entre les institutions internationales, les empires coloniaux et les populations colonisées, suscitent un intérêt renouvelé pour la production statistique impériale. Celle-ci reste pourtant mal connue. Le premier objectif de cet atelier est d’approfondir la réflexion et les connaissances sur les liens entre les statistiques produites en situation coloniale et à l’échelle impériale et la domination à partir de questions concrètes et d’études précisément situées. Quelles sont les pratiques statistiques des empires coloniaux du XIXe et du XXe siècle ? Comment ceux-ci forment-ils leurs statisticiens ? Qui participe à la collecte des données et quels sont les objets de prédilection de celle-ci ? De quelle(s) manière(s) cette production statistique construit-elle du lien ou, à l’inverse, marginalise-t-elle et exclue-t-elle certains groupes ? Quel(s) rôle(s) joue-elle dans les territoires colonisés ? Quelle est la contribution de ces pratiques impériales à la généralisation des statistiques à l’échelle du monde depuis deux siècles ?

La discussion s’appuiera sur la présentation de recherches inédites analysant le rôle joué par les statistiques coloniales à différents moments (conquête des territoires, transformations des rapports de domination, mobilisation des populations et des ressources au moment des guerres, des crises, politiques de coopération) et interrogeant de façon critique leur capacité à influencer, sinon à guider les décisions. Les communications pourront être proposées en français ou en anglais. Une publication de cette première journée est envisagée sous forme de dossier dans une revue.

L’atelierest ouvert à toute proposition contribuant à mieux appréhender le rôle des statisSTLS tiques comme outil de connaissance, de gouvernement et de domination et à expliquer comment les statistiques ont été imposées parmi les critères essentiels de la hiérarchie des nations et en quoi elles influencent leur développement.

De façon pragmatique, cette journée voudrait :

  • dresser un premier état des connaissances disponibles sur la fabrication, les usages et les effets des statistiques, sur leur contribution à la formation, puis aux transformations des empires ;
  • examiner quelles sont les sources disponibles et celles qu’il faudrait mobiliser pour développer les recherches sur les pratiques et les usages statistiques dans les empires coloniaux ;
  • suggérer, et autant que possible tester, des approches permettant de croiser le point de vue des dominants, des dominés et des organisations internationales de façon à analyser ce que les statistiques nous apprennent des modes de gouvernements des territoires colonisés.

Les propositions de communication sont à envoyer avant le 1er février 2020 à beatrice.touchelay@univ-lille.fr

Elles doivent contenir : le titre de la communication et un résumé d’une vingtaine de lignes, un bref CV de l’auteur.e (1 page). Les frais de transports et de séjour à Paris seront à la charge des intervenants, une aide pourra cependant être proposée à ceux ou celles qui ne disposent pas d’un soutien institutionnel.

Béatrice Touchelay, professeure d’histoire contemporaine
Univ. Lille, CNRS, UMR 8529-IRHiS-Institut de Recherches Historiques du Septentrion, F-59000 Lille, France

https://pro.univ-lille.fr/beatrice-touchelay/

Journée d’étude des doctorant.e.s de l’AFHMT : Écrire le travail

Cette année, la journée d’études des doctorant.e.s de l’Association française de l’histoire des mondes du travail (AFHMT) portera sur le thème “Écrire le travail”. Elle se déroulera au Campus Condorcet Paris-Aubervilliers, 8 cours des Humanités, 93300 Aubervilliers le mercredi 1er avril 2020 de 9h à 17h.

Appel pour la journée d’étude des doctorant.e.s de l’AFHMT : Écrire le travail.

La journée d’études aura lieu le mercredi 1er avril 2020 au Campus Condorcet, à Aubervilliers (métro Front Populaire)

Chaque intervention sera discutée par des professeur.e.s invité.e.s pour l’occasion (les textes devront être transmis une semaine avant aux organisateurs et organisatrices qui se chargeront de les faire parvenir aux discutant.e.s).

Les propositions de communications (moins de 5000 signes) sont à envoyer avant le 15 février 2020 à Romain Castellesi (romain.castellesi@gmail.com), Amandine Tabutaud (amandine.tabutaud@orange.fr) et Adeline Blaszkiewicz (blaszkiewicz.adeline@gmail.com). 

Pour leur rendez-vous annuel, les doctorant.e.s de l’AFHMT proposent de questionner la question de l’écriture du travail. Cette journée d’étude s’inscrit dans une actualité politique, sociale et historiographique qui donne une acuité particulière à cette question[1]. Le succès d’ouvrages de travailleurs et/ou sur les travailleurs, à l’instar Joseph Ponthus, A la ligne[2], montre la diversification des écritures sur le travail à l’épreuve de ses formes les plus contemporaines, comme le développement de l’intérim. Ces œuvres montrent que la mise en récit des expériences au et/ou de travail, contribue à rendre visible des acteur.rice.s dont la voix est habituellement peu ou pas audible, en raison de leur position subalterne dans la société (appartenance de classe, de genre, de race). Aussi, ces récits constituent des sources singulières pour les chercheurs lorsqu’il s’agit de saisir la parole et les pratiques ouvrières notamment.

Cette journée d’étude accueillera prioritairement mais non exclusivement, et sur toutes les périodes de l’histoire, les communications portant sur les écrits produits par les travailleurs et travailleuses eux-mêmes. Ces écritures peuvent être de nature diverse (carnets, journaux, autobiographies, romans, écrits collectifs…) et revêtir des objectifs eux-mêmes variés, qu’il s’agisse d’écrits à vocation de témoignage, ou d’entreprises de nature philosophique, anthropologique, voire politique, et que leurs auteur.e.s aient cherché à publier ou non. Les communications pourront interroger plusieurs axes de réflexions. 

Les communications pourront s’attacher à étudier la nature de l’écriture du travail qu’elle soit littéraire, sociale ou politique, ou que ces objectifs soient mêlés. 

La question de l’expérience de l’écriture pour celui ou celle qui prend la plume pourra aussi faire l’objet d’une attention particulière. L’écriture ouvrière, d’abord individuelle, peut s’incarner dans l’expérience collective, et être le support de mobilisation de nouvelles identités professionnelles et collectives.

On pourra également s’interroger sur l’expérience de l’écriture elle-même, notamment les contextes de prise de plume ainsi que les pratiques et les modalités de l’écriture du et sur le travail. Pourquoi un.e auteur.e – ou un.e travailleur.euse – se met-il/elle à écrire ? Comment écrit-il ? Dans quelle forme ? A quel rythme ?, etc. L’expérience personnelle, sociale et politique de l’écriture recouvre en effet des actions d’écriture et des temporalités multiples qu’il est pertinent de repérer dans les textes et les paratextes. 

Une attention particulière peut être portée aux discours produits par les textes des travailleurs.euses. À travers les souvenirs, les réflexions, les visions et les appréciations sur le travail, les auteurs apportent des connaissances sur les univers sociaux, professionnels et politiques auxquels ils appartiennent comme ils contribuent à en véhiculer de nouvelles représentations.Les discours construits par les auteurs sont également des manières différenciées de se représenter et de penser une condition de travailleur. La manière dont ces écritures opèrent une transformation du rapport au travail pourra également être étudiée. Elles peuvent entraîner tantôt une distanciation par rapport au travail, être un vecteur d’émancipation ou de mobilisation politique. 

Enfin, les écritures de la fin du travail ou de son absence, produites dans un contexte de chômage ou de désindustrialisation par exemple pourront également être étudiées, comme révélatrices de la centralité du travail dans les interactions sociales des individus. 

Les écrits à propos du travail tels que les enquêtes, les rapports, le regard des chercheurs ou des écrivains auront également leur place dans cette journée d’études, dans la lignée du récent ouvrage collectif dirigé par Eric Geerkens, Nicolas Hatzfeld, Isabelle Lespinet-Moret et Xavier Vigna consacré aux enquêtes sur les mondes ouvriers dans l’Europe contemporaine[3]

Dans l’esprit ayant présidé aux précédentes journées d’études, nous souhaitons donner à voir un ensemble de travaux, dont les spectres chronologiques, thématiques, spatiaux et disciplinaires sont délibérément ouverts. Ils reflèteront ainsi la diversité des écritures du travail, et ouvriront un débat scientifique et méthodologique.


[1] La parution de l’ouvrage collectif dirigé par le sociologue Marc Loriol « Écrire à propos du travail[1] », en plein mouvement des gilets jaunes en 2019 a donné une nouvelle occasion aux chercheurs et chercheuses en sciences humaines de déconstruire les discours produits sur les classes populaires par des acteurs qui lui sont extérieurs, qu’ils soient politiques ou médiatiques. En ce sens, Xavier Vigna a mis en avant deux pôles structurants entre lesquels oscillent les écritures de la classe ouvrière et les écritures sur la classe ouvrière, à savoir l’espoir et l’effroi, selon le titre de son ouvrage éponyme dans son ouvrage L’espoir et l’effroi. Luttes d’écritures et luttes de classes en France au XXe siècle, Paris, La Découverte, coll. « Sciences humaines », 2016.

[2] Joseph Ponthus, A la ligne, La table ronde, 2019.

[3] Eric Geerkens, Nicolas Hatzfeld, Isabelle Lespinet-Moret et Xavier Vigna, Les enquêtes ouvrières dans l’Europe contemporaine, Paris, La Découverte, 2019.

Économie sociale et solidaire et Développement durable : des approches pertinentes pour le vingt-et-unième siècle ?

Le RIUESS Clermont-Ferrand émet un appel à contribution pour un colloque intitulé : “Économie sociale et solidaire et Développement durable : des approches pertinentes pour le vingt-et-unième siècle ?” organisé du 27 mai au 29 mai 2020 à Clermont-Ferrand. Laboratoire organisateur : Laboratoire Communication et Sociétés, Axe « Communication, innovation sociale et économie sociale et solidaire » – EA 7481 – Université Clermont Auvergne

Le but de ce vingtième colloque du RIUESS est d’interroger le concept de développement durable (DD) à l’aune des pratiques et des recherches de l’économie sociale et solidaire (ESS) et, inversement, de questionner les pratiques et les recherches en ESS à l’aune de cette notion plus politique que scientifique. Il s’agit, tout d’abord, dans ce colloque ouvert à toutes les SHS (économie, philosophie, science politique, sociologie, sciences de gestion, sciences de la communication, droit, géographie, anthropologie, etc.), de s’interroger sur le type de société pensé par les acteur·rices et les chercheur·ses de l’ESS et du DD : Œuvre-t-on dans le sens d’une adaptation du capitalisme aux contraintes écologiques ? Participe-t-on à la transformation d’un capitalisme extractif en un capitalisme vert et éthique ou souhaite-t-on la transition vers une société post-capitaliste ? Il s’agit, ensuite, dans un contexte international marqué par la montée des populismes, de s’interroger sur la dimension démocratique des changements à l’œuvre dans une globalisation destructrice de biodiversité et productrice d’inégalités qui ne font que croître. Il s’agit enfin, dans un monde en pleine mutation, où les médias et les réseaux sociaux numériques conditionnent notre accès au monde, de contribuer à une saine clarification du débat en s’efforçant d’expliciter les notions récentes et de caractériser les pratiques émergentes.

Les propositions de communications sont rédigées en français et peuvent prendre différentes formes (modélisation théorique, étude de cas, réflexion critique, témoignage d’acteur·rices, etc.). Elles doivent prioritairement s’inscrire dans un des cinq axes suivants, mais des communications hors axe peuvent être acceptées si elles s’inscrivent dans la thématique générale du colloque (les liens entre ESS et développement durable).

  • Axe I : Clarification et critique conceptuelle.
    Comme le terme « Economie Sociale et Solidaire », le terme de « Développement Durable » réclame une clarification conceptuelle. L’ESS est-elle porteuse de modèles d’organisation et de gestion intégrant les logiques et dispositifs du DD ? Ou doit-on distinguer une ESS adaptée aux représentations du DD d’une ESS politique plus en phase avec les conceptions théoriques décroissantes ? Il s’agirait notamment ici de replacer les débats dans le contexte de l’émergence de ces deux notions et de la manière dont elles ont trouvé à s’articuler, mais aussi de comprendre les glissements sémantiques qui se sont opérés. Plus récemment, les deux approches ont connu de nombreuses variations. En témoigne la multiplication des théories, des projets et des mots qui les désignent. A l’heure où certains parlent d’effondrement, d’anthropocène ou de transition, à l’époque où un capitalisme numérique semble se différencier d’un capitalisme extractif, au moment où de nouvelles formes d’économie (collaborative, circulaire, etc.) et de nouvelles formes de résistance voient le jour (ZAD, décroissance, zone de gratuité, etc.), il semble en effet temps de redéfinir, de manière critique, les différents termes souvent employés comme synonymes dans l’espace médiatique. Il convient, également, de proposer des modélisations permettant de visualiser les ressemblances et les différences entre ces différentes notions. Tel est, en tout cas, l’objectif de cet axe qui s’efforcera également de mettre au centre de sa réflexion la question démocratique : peut-on avoir un développement durable sans une démocratie renouvelée et l’ESS peut-elle représenter ce nouveau projet démocratique ? L’ESS dans des zones non démocratiques est-elle encore de l’ESS ? Comment favoriser une participation démocratique des citoyen·nes aux enjeux actuels du DD et de l’ESS ?
  • Axe II : ESS et DD : Tensions et dissonances entre discours et pratiques
    Il est souvent plus facile d’exprimer ce que n’est pas le développement durable (DD) que de le définir positivement. Son ambition originelle se focalise sur la conciliation problématique entre des intérêts économiques d’un régime plus responsable et vertueux et des impératifs de préservation des ressources. Les dimensions sociétales et démocratiques souffrent d’une insuffisante lisibilité et reconnaissance. Cette faiblesse apparaît d’autant plus préoccupante que le succès du DD doit pouvoir reposer sur une dynamique de solidarité, sur une prise de conscience des interdépendances et sur la participation de toutes et tous.
    Ce défi est aussi celui que partagent les acteur·rices de l’économie sociale et solidaire (ESS) directement interpellés. Comment ces acteur·rices de l’ESS s’emparent du DD dans leur manière d’inventer des réponses concrètes par des projets de développement social et solidaire durable ? Comment les actions en faveur du DD des territoires ouvrent la voie aux initiatives émergentes de l’ESS ? S’agit-il d’expériences sociétales là aux d’autres y voient des opportunités expérimentales au service d’un capitalisme moral ou éthique? Comment l’ESS et le DD s’emparent-ils des questions de genre et d’égalité femme-homme? L’ESS peut-elle contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) ? Les ODD conduisent-ils à une normalisation et une banalisation des actions des organisations de l’ESS ? On l’aura compris, l’accent sera porté sur les convergences entre ESS et DD mais aussi sur les angles morts et leurs divergences dans les objectifs et les stratégies des un·es et des autres. Cet axe offre l’occasion de croiser le regard sur des travaux empiriques centrés sur les enjeux et les défis de la coopération entre les acteur·rices du DD et de l’ESS. La dimension internationale sera mise en valeur, notamment pour discuter de la place de la culture mais aussi de la décolonisation dans la coopération Nord/Sud et de l’émergence d’une citoyenneté.
  • Axe III : Territoires, communs et mondialisation de la solidarité.
    L’ESS s’affirme souvent comme locale, territorialisée ; le développement durable souligne, lui, sa dimension globale. Comment articuler les deux ? Comment organiser des solidarités locales, voulues choisies, à l’heure où le changement climatique nous rappelle notre interdépendance de fait ? Comment, d’un côté, éviter les égoïsmes territoriaux, souvent nationaux d’ailleurs, promus par un populisme d’extrême droite et, de l’autre, construire des solidarités internationales qui ne soient plus basées sur un esprit et une culture de la bienfaisance, hérités d’un passé colonial qu’il convient de dépasser ? Comment rendre les territoires résilients ? Quels sont les espaces publics qui, à l’image des espaces publics de proximité chers à l’ESS, permettent aux habitant·es des différents territoires du globe de décider ensemble de la bonne échelle d’action ? De quel territoire parle-t-on ? Un territoire réceptacle de stratégies allochtones, extraverties et de capture d’activités ou de patrimoine s’affichant comme participant au DD (greenwashing) ou comme un territoire révélant des ressources au travers d’initiatives endogènes reposant sur les principes d’autonomisation territoriale, d’auto-organisation, de gratuité et de réciprocité, un commun ? Les communs, lorsqu’ils sont attachés à l’enjeu de la démocratie tout autant qu’à celui de l’écologie, peuvent-ils constituer un véhicule permettant de relier les dimensions locales et internationales, tout autant que de susciter des convergences entre différents formes et niveaux de solidarité ? Comment, dans ce contexte, s’articulent les traditions différentes, de l’ESS, du DD, de la solidarité internationale et du commerce équitable ? Comment aussi traiter, concrètement, les questions migratoires ? Sur ce dernier point, les études sur les migrations promeuvent aujourd’hui, pour en penser les liens financiers et humains, le concept de « translocal ». Elles substituent ce concept à celui de transnational afin d’indiquer que les solidarités associent des communautés locales ancrées dans des espaces différents. Ce faisant, elles ouvrent la perspective d’un translocalisme des territoires durables et solidaires qu’il convient d’explorer.
  • Axe IV : Pratiques émergentes et DD.
    Les monnaies sociales, la consommation responsable, l’économie collaborative, l’économie circulaire, la finance participative, l’entrepreneuriat social, etc. toutes ces pratiques revendiquent une rupture avec le capitalisme actuel. Cependant, malgré la démultiplication d’initiatives citoyennes émergentes proposant des alternatives à l’économie capitaliste, la prégnance dans les imaginaires et dans les pratiques quotidiennes du sophisme marchand, empêche la valorisation et la viabilité de ces initiatives en les cantonnant dans les marges ou en les invisibilisant. Or, le potentiel transformateur de certaines d’entre elles est important à condition que l’on sache s’en saisir. Les pouvoirs publics peuvent avoir un rôle de facilitation pour permettre l’émergence et le développement de ces alternatives ou, au contraire, ils peuvent les entraver. Par ailleurs, si certaines de ces pratiques émergentes aspirent à proposer des modèles économiques alternatifs au capitalisme, d’autres en détournent les aspirations en créant des nouvelles niches de marché en phase avec les nouvelles demandes des consommateur·rices de plus en plus sensibles aux questions liées au développement durable. Les questions qui peuvent donc être abordées dans cet axe sont multiples : Qu’en est-il dans les faits de ces pratiques émergentes ? Quelles visions du DD portent-elles ? Quel renouvellement des pratiques démocratiques génèrent-elles ? Peut-on encore parler de développement durable, quand 98% de l’économie est une économie spéculative ? Quels rôles ont les pouvoirs publics pour faciliter ou entraver ces initiatives citoyennes ? Quels sont les risques d’une récupération marchande de ces pratiques ?
  • Axe V : Recherches-action en ESS et DD :  enjeux épistémologiques, méthodologiques, éthiques et politiques
    De la recherche-action (RA) définie par Kurt Lewin dans les années 1940 à la recherche-action-formation initiée par Desroche et développée par Draperi, en allant jusqu’aux recherches partenariales québécoises, les pratiques diffèrent grandement d’une discipline à une autre, d’un objet à un autre. Mais au-delà de ces différences, les acteurs et actrices qui s’inscrivent dans cette tradition de recherche poursuivent un double objectif de production de connaissances et de changement de la réalité par l’action ; ils et elles partagent le désir de transformer la société. En France, notre histoire institutionnelle et sociétale ne favorise pas ce type de recherches, alors même qu’elles semblent prometteuses pour accompagner les transitions en cours, qu’elles soient sociales, économiques ou environnementales. Cet axe propose d’approfondir les réflexions épistémologiques sur la ou les RA menées dans l’ESS ; d’interroger les conditions à remplir pour produire une connaissance valide et peser sur les processus de changement social à l’œuvre. Il propose également de questionner la posture des chercheur·ses issu·es de différentes disciplines et leur responsabilité sociale et sociétale : quels points de vigilance doivent avoir ces chercheur·ses en tête ? quels rôles endosser dans la coproduction de connaissances ? Cet axe propose, par ailleurs, de faire mieux connaître et reconnaître les RA dans le champ de l’ESS et du DD : quelles pratiques de collaboration entre chercheur·ses et acteur·rices se développent-elles ?  (ARUC au Québec, PICRI en France) ? Pour quels résultats ?

Calendrier

La date limite de réception des communications est fixée au 15 janvier 2020.

Ces propositions, de 1 200 mots maximum, doivent préciser le sujet, la méthodologie et l’apport, et, être envoyées à riuess2020@tutanota.com en précisant l’axe auquel elles sont destinées. Chaque proposition sera évaluée en double aveugle par le comité scientifique. Les propositions devront posséder deux éléments distincts :

  • Une fiche d’identification précisant le nom du ou des auteur·rices, ses qualités, le titre de l’intervention et un acronyme de cinq lettres.
  • La proposition proprement dite de 1 200 mots maximum identifiée par son seul acronyme précisant l’axe et comprenant une bibliographie indicative d’au moins cinq références.

Le comité scientifique fera parvenir sa réponse, acceptation ou refus, aux auteur·rices avant le 15 mars 2020. Les textes définitifs devront être envoyés au plus tard le 25 avril 2020.

Membres du comité scientifique (pressentis)

Bouchard Marie (Uqam, Québec), Bucolo Elisabetta (Cnam), Combes-Joret Monique (Université de Reims), Dacheux Eric (UCA), Defalvard Hervé (Université Marne la Vallée), Draperi Jean-François (Cnam), Eynaud Philippe (IAE de Paris), Bruno Frère (Université de Liège), Gianfaldoni Patrick (Université d’Avignon), Hiez David (Université du Luxembourg), Laville Jean-Louis (Cnam), Lhuillier Vincent (Université de Lorraine), Manoury Lucile (Université d’Avignon), Richez-Battesti Nadine (Université d’Aix-Marseille), Robin Yannig (Université de Bretagne Occidentale), Stoessel-Ritz Josiane (Université de Mulhouse), Pierre André Tremblay (Université du Québec à Chicoutimi).

Membres du comité d’organisation

Agbessi Eric (communication, UCA), Batisse Cécile (économiste, UCA), Bussière Alain (commerce équitable, UCA), Collet Raymond (Clermont Métropole), Corneloup Jean (culture récréative, UCA), Couturier Pierre (sociologue, UCA), Dacheux Eric (communication, UCA), Diemer Arnaud (centre Erasme, UCA), Duracka Nicolas (Centre innovation sociale), Garadin Laure (CRESS), Garlot Florine (doctorante UCA), Zumbo-Lebrument Cédrine (Gestion, ESC), Mulnet Didier (éducation au Développement durable, UCA), Tichit Ariane (économiste, UCA), Volat Geoffrey (doctorant UCA), Zouari Khaled (communication, UCA).

Pour tout renseignement

Le responsable scientifique : riuess2020@tutanota.com ou la secrétaire du laboratoire : Nathalie Policard : 04 73 40 85 19