Archives de catégorie : Appels à communication

CINQUANTENAIRE de l’INSTITUT CEDIMES

En 2012, nous avions célébré notre quarantième anniversaire durant une semaine entière en divers lieux et avec diverses institutions : CNRS, UNESCO, Université Paris-Sorbonne, Cité des Sciences, FACO. Le thème de notre colloque central portait sur la synthèse des travaux de quatre décennies de notre communauté académique qui avait débouché sur un ouvrage coordonné par le Professeur Agrégé Roger Tsafack-Nanfosso, aujourd’hui Recteur de l’Université de Dschang (Cameroun), présenté sous le titre de « Bilan d’une réflexion de quatre décennies et enjeux pour le futur ». La cérémonie de clôture à l’UNESCO s’était faite avec un orchestre algérien de Tlemcen sur une musique consensuelle arabo-judéo-andalouse et un spectacle de l’Opéra Kosmos célébrant la concorde. Le final s’était clos par l’annonce du prochain Colloque Fédérateur de l’Institut CEDIMES qui devait se tenir en 2013 à Kiev en Ukraine. Le Directeur du CEDIMES-Ukraine, le professeur Pierre Sapoun en annonçait la thématique : La sécurité alimentaire : ses dimensions économique, gestionnaire, géopolitique, environnementale et culturelle. Ce fut une des grandes rencontres du réseau CEDIMES avec ses 34 agences nationales. L’actualité redonne pertinence à l’intérêt porté par la question traitée. L’année suivante, en 2014, notre XXVe colloque fédérateur se tenait à Moscou avec pour thème « Modernisation et développement des systèmes économiques : problèmes, stratégies, changements structurels ».

Cinquantenaire de l’Institut CEDIMES

À l’occasion du cinquantenaire (1972-2022) de l’Institut CEDIMES, notre Réseau Académique International Francophone présente son nouvel appel à communications pour son Colloque anniversaire qui se tiendra fin 2022 à Paris, sous la présidence effective de M. l’ancien Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin.

Changements de paradigmes d’un demi-siècle écoulé et prospectives vers 2050

En 1973, le premier choc pétrolier ébranle le monde et marque la fin des « trente glorieuses » que le plan Marshall des États-Unis avait engagé en 1947. La « dégradation des termes de l’échange », référence majeure d’après-guerre, fait naufrage en ces circonstances. Un entre-deux y succède, marqué par la stagnation et l’inflation. Puis en 1989, débute une période de convergences mondialisées au sein de laquelle le Marché et le Libre-échange apparaissent comme les viatiques consensuels du développement global. Initiés par le triumvirat de Margareth Thatcher, Ronald Reagan et Deng Xiaoping, ils convertissent le monde entier, en même temps que disparaît l’Union soviétique. En 1992, un monde nouveau émerge. La « mondialisation heureuse » combine emplois au Sud et pouvoir d’achat au Nord, en découpant et internationalisant la chaine de valeurs. En 2008, une période plus équivoque s’installe avec la crise des subprimes, issue pourtant d’une généreuse initiative de Bill Clinton. Les effets structurels causés par les délocalisations massives entraîne le chômage des uns et la perte des débouchés des autres, pour une « mondialisation calamiteuse (2007-2021) ». C’est alors que surgissent une pandémie qui met en panne l’économie et la guerre qui laisse la planète en état de sidération. Quelles nouvelles perspectives se dessinent pour les prochaines décennies après ces nouveaux chocs ?

Ces cinquante dernières années ont été traversées de vérités successives. Les générations d’étudiants ont reçu sur les bancs de leurs universités, des enseignements dominants successifs suggérant que les clefs du développement changeaient, mais que la prospérité était à portée dans des élans renouvelés. Tant de postulats ont fait naufrage. 2021 s’annonce comme l’année d’une nouvelle rupture, avec des changements considérables. La césure en est portée par le Covid-19, l’écologie et la guerre. Mais quels nouveaux paradigmes sont en gestation ? Quelle redistribution de la chaîne des valeurs engage-t-elle pour les entreprises ? Quelle résurgence impériale suggère-t-elle pour les territoires ? Quel renversement des croyances pacificatrices des imbrications commerciales porte-t-elle ? Quelle substitution de la fin de l’Histoire du couple « démocratie-marché » propose-t-elle ? Quelles caractéristiques d’une émergence chinoise pour un nouveau leadership en Asie, seraient attachées à cette revanche aux prémices avortées, voici six cents ans ? … Il nous faut esquisser les possibles dans cet horizon pour la charnière du siècle dans lequel nous sommes engagés. 2050, quelles réponses auront nous donné au surarmement, à la surpopulation, à la surexploitation planétaire ? Quelles solutions notre génie inventif proposera-t-il par la science et la technologie ? Un monde hyperconnecté et un homme « augmenté » sont-ils notre futur ?

Cinquante ans nous donnent un surplomb sur une période riche en interprétations économiques, en enjeux sociaux et en perspectives historiques. Les cimetières sont gorgés de paradigmes moribonds. Comment faire l’analyse et le bilan de cette période ? Comment en esquisser de nouvelles perspectives pour les trois prochaines décennies ? Voici un passionnant débat que nous vous proposons d’engager pour esquisser quelques pistes pertinentes. La richesse de notre réseau international qui cherche à croiser nos multiples identités, peut-elle éclairer quelques jalons de notre destin ?

Les préinscriptions sont à effectuer avant le 15 juin 2022 en donnant le titre de la communication et 5 à 10 lignes pour en exposer le contenu. Cela peut intervenir dès à présent en adressant votre projet par courriel à cedimes@outlook.fr. Un bulletin d’inscription précisant la date définitive (placée dans la première quinzaine de décembre 2022) vous parviendra dans les prochaines semaines. Des conditions préférentielles seront proposées aux membres du CEDIMES à jour de leur cotisation. Les communications se feront en présentiel et en forum à distance. Les communications finalisées devront être adressées avant le 15 septembre par courriel à cedimes@outlook.fr. Les articles retenus par le Conseil Scientifique feront l’objet d’un numéro Spécial Anniversaire de nos « Cahiers du CEDIMES, Enjeux Sociaux et Stratégies Économiques » fondés en 2007. Elles devront être présentées sous la forme indiquée dans « Règles de présentation des articles », document disponible sur notre site internet www.cedimes.com à la rubrique « Publications – Cahiers ». Des communications en anglais pourront être acceptées.

2nd International Symposium for Finance, Banking and Insurance, ISFBI’22, France, December 2022

Covid-19 pandemic crisis has becoming a major worldwide economic crisis. Researchers and practitioners are now questioning the new world overwhelming their fields of research and industry practices. With a historical low rates levels in the western economies, an exponential unemployment, a negative price for oil barrel and a growing number of companies defaults in key industries, finance -as a disciplinary field- is pushed at its further burdens. Transformation of the whole banking and insurance industry is getting accelerated by the double effect of this unexpected crisis and the growing competition of FinTechs and BigTechs. Central Banks are also in a crossroad: is there a space to classical monetary policy when even money creation is challenged by cryptocurrencies?

http://www.isfbi.org

2nd ISFBI-International Symposium for Finance, Banking and Insurance is also an opportunity to open doors to new challenging fields insufficiently covered by top financial journals and conferences like technological innovations and smart applications in financial Economics, various alternative business models in finance, Digitalization, and the increasing co-influence between finance, accounting and risk management. The last ambition behind ISFBI is to fill the gap between finance -as a core discipline- and other related expertise especially banking and insurance. These two last fields developed their own ecosystem of competencies and know-how and are not sufficiently integrated in the core finance journals and conferences.

ISFBI 2nd edition, is committed to be a core finance interdisciplinary event, open to academia and practitioners as well, to deal with the unprecedented challenges of our times.

Conference Scope

ISFBI is expecting to host high level contributions from academia and from industry as well on these core subjects:

  • Financial Markets
  • Corporate finance
  • Technological innovations, IT and Smart applications
  • Risk management, especially dedicated techniques for banking and insurance
  • Governance of financial institutions in time of crisis
  • Impact of accounting evolving norms and rules on financial management
  • New modelling and forecasting tools for finance, banking and insurance
  • FinTech and BigTech existing and prospective impacts on financial markets, banking and insurance industry
  • Cryptocurrencies and central banking digital currencies impacts on markets and on monetary policy

A separate PhD Workshop is proposed by Conference Chairs. The first page must mention Special Workshop. The objective is to help students to write scientific papers from their PhD chapters.

Publications Opportunities

Articles will be in special issues:

1. Annals of Operations Research, https://www.editorialmanager.com/anor/

2. La Revue des Sciences de Gestion, see guidelines www.LaRSG.fr

3. Journal of Risk and Financial Management, website is: https://www.mdpi.com/journal/jrfm/special_issues/Risk_Management_and_Pricing_Assets_within_Market_Imperfections

Keynote & Honorary Guest Speakers

  • Pr. Giovanni Barone-Adesi, University of Lugano & Swiss Finance Institute, Switzerland
  • Pr. Oldrich Alfons Vasicek, University of Rochester, the UC Berkeley, USA
  • Pr. Ephraim Clark, Middlesex University, UK
  • Pr. M. Rocha Armada, Former Chairman of EFMA, University of Minho, Portugal
  • Pr. Aman Agarwal, Indian Institute of Finance & Finance India, INDIA
  • Pr. Farid Aitsahlia, University of Florida, USA
  • Dr. Achraf Ayadi, Banking Expert (private sector), FRANCE

Honorary Committee

Pr. Gordon Alexander (University of Minnesota, USA)Pr. Bora Aktan (University of Bahrain, Bahrain)
Pr. Ephraim Clark (Middlesex University, UK)Pr. K.C. Chen (California State University, USA)
Pr. Georges Constantinides (University of Chicago, USA)Pr. Dilip Gosh (Rutgers University, USA)

Conference Chairs

Pr. Mondher Bellalah & Pr. Jean-Luc Prigent (CY Cergy Paris University), Pr. Ilyes Abid (ISC Paris)

Scientific Committee

G. Barone-Adesi ; E. Briys ; Giovanni Barone ; Y. Simon ; S. Tahi ; H. Bouakkez ; B. Jacquillat ; J. L. Prigent ; S. Ben Aïssa ; G. Constantinides ; J. L. Prigent ; F. Quittard-Pinon

  • Submission Guidelines, Reviewing Process & Best Three Papers Awards

Authors are invited to submit in word or pdf files on the conference website (coming soon) and by e-mail to Conference Chair: mondher.bellalah@gmail.com.

All submitted articles will be reviewed. The best three papers will be awarded at the conference. The conference chair and the scientific committee will decide the best three papers presented during the conference. The maximum number of papers accepted by each author as leading author is only one.

Important Dates: Deadline for paper submission: September  30th, 2022 Acceptance / Rejection: October 15, 2022 Definitive camera-ready version & Registration of Authors: December 2, 2022

Mondialisation, développement et vulnérabilités des espaces maritimes et côtiers

Les XXXVIIes Journées du développement de l’Association Tiers-Monde se tiendront à Brest les 23, 24 et 25 et mai 2022, en partenariat avec l’Université de Bretagne Occidentale et l’unité mixte de recherche AMURE (Centre de droit et d’économie de la mer), sur le thème : Mondialisation, développement et vulnérabilités des espaces maritimes et côtiers.

Lieu de brassage, d’ouverture et d’interaction entre la terre et la mer, le littoral fait l’objet d’une forte convoitise et d’une pression sans précédent. Plus de 60 % de la population mondiale (soit 3,8 milliards d’habitants) vit aujourd’hui à moins de 60 Km des côtes, et 80 % à moins de 100 Km. Ce chiffre atteindra 75% (soit 6,4 milliards d’habitants) à l’horizon de 2025 (d’après les estimations de l’UNESCO ; 2012) . Ces zones sont victimes de leurs succès et de leur attractivité. Elles constituent des portes d’ouverture au commerce international, aux flux de marchandises et offrent souvent des attributs économiques et environnementaux non-négligeables. Néanmoins, cette attractivité n’est pas sans conséquences sur ces zones qui sont particulièrement vulnérables. L’urbanisation, le tourisme de masse, l’industrie, l’agriculture, les activités maritimes, la pression sur les ressources, transport, pollution terrestre et maritime, l’artificialisation, la disparition et la surexploitation des espèces est une liste non-exhaustive des conséquences sociales et économiques de la forte convoitise du littoral.

Le milieu marin est tout aussi impacté par la pression des activités anthropiques. Les pays en développement subissent une surexploitation des ressources marines au même titre que les pays développés (ONU, 2017). La part des stocks de poissons considérés comme biologiquement pérennes est passée de 90% en 1974 à 69% en 2013 (FAO). Les pertes économiques occasionnées par la surpêche, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) sont estimées à 80 milliards de dollars par la FAO. Les pressions anthropiques impactent aussi la biodiversité marine par les phénomènes de pollution et de destruction des habitats naturels. Ceci nécessite la mise en œuvre de politiques de conservation du milieu marin qui soient intelligemment articulées avec les politiques de développement.

Ces conséquences mettent en évidence les limites des modèles de développement actuels. Tous les pays connaissent par-ailleurs de graves mutations à cause du changement climatique qui intensifient les phénomènes d’érosion côtière, des tempêtes, des sécheresses, des inondations et des cyclones (Peduzzi, 2019). Ce qui est à l’origine de perte de moyens de subsistance pour les communautés aggravent les phénomènes migratoires (Réfugiés climatiques, …). L’ensemble de ces pressions anthropiques et climatique sur des territoires déjà fragiles menacent leur durabilité. Face à cette situation, des réflexions et des mesures adaptatives, comme préventives, sont nécessaires pour penser des modèles de développement soutenables et en meilleure adéquation avec les ODD. Il est nécessaire d’anticiper ces évolutions (irréversibles parfois) et leurs impacts aussi bien positifs que négatifs sur le bien-être des populations et l’état de l’environnement. Les pays africains ont commencé à mettre en place des politiques pour promouvoir une croissance bleue durable (Conférence ministérielle africaine sur l’environnement, CMAE/17/6 2019. « L’économie bleue en Afrique : Guide pratique »).

L’enjeu de ce colloque est de mener une réflexion sur les modes de développement des zones côtières et maritimes dans les pays en développement. L’intérêt est d’apporter et d’adapter des approches croisées entre les deux entités, terre et mer, qui doivent être vues comme un continuum indissociable et non comme des entités distinctes, en tenant compte des spécificités et des besoins institutionnels et culturels de chaque pays.

  • 1. Sur les 10 plus grandes agglomérations mondiales, 8 se situent sur le littoral (New York, São Paulo, Los Angeles, Le Caire, Tokyo, Djakarta, Bombay et Séoul).
  • 2. Selon l’Agence européenne de l’environnement, cette croissance d’aménagement des zones côtières atteint des proportions parfois inquiétantes. A titre d’exemple, en 5 ans, les villes côtières du Portugal ont connu une croissance de 34% sur l’espace littoral et 18% en Espagne.
  • 3. D’après la loi littoral française de 1986 : « La préservation de l’environnement et du patrimoine, qui font souvent de ces territoires littoraux des territoires d’exception et uniques, et la prise en compte des risques concernant les changements climatiques constituent une priorité. La protection, la gestion et la mise en valeur de ces espaces doivent contribuer à sauvegarder ces atouts, seuls gages d’une attractivité durable sur le long terme de notre littoral, mais aussi de son identité forgée au fil d’une histoire souvent très riche. »

Les propositions de communications et de posters pourront relever de champs disciplinaires variés : aménagement et urbanisme, économie, gestion, droit, sociologie et sciences politiques, démographie, histoire, sciences de l’environnement, santé… Elles préciseront, en 1000 mots maximum, la problématique, la méthodologie et le cadre d’analyse, les résultats attendus, et les principaux éléments bibliographiques. Elles pourront porter sur des aspects théoriques, empiriques, ou méthodologiques, qui traitent de l’impact des activités anthropiques sur les espaces terrestres et marins. Les propositions pourront être rédigées en français ou en anglais. Les propositions devront respecter ces consignes de présentation pour être examinées.

AXE A – ACTIVITÉS MARITIMES ET DÉVELOPPEMENT

  • 1. Les activités maritimes comme facteurs de développement : analyse rétrospective et prospective, état des lieux et indicateurs de performance
  • 2. Attractivité du littoral : développement et perspectives
  • 3. Modes de valorisation des espaces, des ressources et de la biodiversité
  • 4. Conditions d’émergence des pôles d’attractivité et dynamique économique
  • 5. Attractivité des zones côtières et émergence de pôles/mégapoles
  • 6. Secteur formel/informel, économie sociale et solidaire, commerce équitable, économie circulaire
  • 7. Aménagement des zones côtières et choix de développement
  • 8. Littoralisation des espaces, modèles, menaces, droit, géographie, aménagement des territoires «littoraux»

AXE B – ACTIVITÉS MARITIMES, RESSOURCES ET ENVIRONNEMENT

  • 1. Gestion et régulation des pêcheries (quotas, stocks…)
  • 2. Pêches versus aquaculture, défis et perspectives
  • 3. Pêche industrielle/artisanale, état des lieux, emploi, exploitation et conflits
  • 4. Port, transport maritime, pollution (gestion portuaire, aménagement du territoire, innovation et transition énergétique…)
  • 5. Enjeux de la coopération internationale/sous-régionale
  • 6. Pollution des milieux aquatiques (Chimique, plastique, marée noire, microbiologique…)
  • 7. Vulnérabilité et résilience des écosystèmes et de la biodiversité
  • 8. La COVID et les activités maritimes

AXE C – MONDIALISATION

  • 1. Organisation mondiale du commerce, coopération internationale et mutations
  • 2. Droit maritime, géopolitique, régulation internationale et souveraineté
  • 3. Commerce international, activités portuaires et transport maritime
  • 4. Commerce sud-sud et nouvelles routes de la soie
  • 5. Transport de marchandises et tourisme : évolution, mutation, adaptations futures
  • 6. Investissements directs étrangers (IDE) et zones franches
  • 7. Systèmes d’observation du climat, des océans, des usages, des risques…

AXE D – MUTATION DES ACTIVITÉS ET PRESSIONS SUR LES RESSOURCES ET LES ESPACES

  • 1. Pression démographiques et anthropiques, mesures et perspectives
  • 2. Pression sur les ressources naturelles et conflits d’usage
  • 3. Ressources en eaux : demande/offre, gouvernance, gestion quantitative et qualitative, usages et conflits d’usage, tarification, pollution, assainissement, gestion intégrée, bassin versant et coopération régionale/sous-régionale…
  • 4. Gestion des déchets, conséquences sur les mieux terrestres et marins
  • 5. Impacts et enjeux en termes de santé et emploi
  • 6. Besoins en services et investissements publics (santé, transports, communication, numérique…)
  • 7. Pressions et spéculations foncières
  • 8. Tourisme, écotourisme et impact économique, environnemental et spatio-temporel
  • 9. La COVID et pressions sur les ressources

AXE E – CHANGEMENTS CLIMATIQUES

  • 1. Risques liés au changement climatique (événements extrêmes, élévation du niveau de la mer, érosion, sècheresse, inondations…)
  • 2. Changements climatiques, enjeux d’adaptation et d’atténuation
  • 3. Responsabilité des pays et émergence de nouveaux modèles de gestion
  • 4. Vulnérabilité et résiliences face au changement climatique
  • 5. Développement durable, transition écologique et justice climatique
  • 6. Changement climatique, pollution, sécurité alimentaire et défis sanitaires

AXE F – GOUVERNANCE ET GESTION INTÉGRÉE (GI)

  • 1. Conflits, gouvernance, planification des espaces terrestres et marins, rôle des États, des collectivités et des communautés
  • 2. Gestion intégrée des bassins versants, de la mer et du littoral, des zones côtières : expériences, outils et résultats
  • 3. Coopération nationale/internationale, régionale/sous-régionale
  • 4. Enjeux et évolution du droit de la mer (Conventions internationales, ZEE, Haute mer…)
  • 5. Financement publics des politiques de gestion (États, ONG, aide au développement…)
  • 6. Micro-finance, méso-finance et finance bleue
  • 7. Évaluation des dispositifs de gestion intégrée (approches participatives, régulation vs. Incitation économiques…)

AXE G – ÉVALUATION DES SERVICES ÉCO-SYSTÉMIQUES

  • 1. Évaluation/valorisation des services éco-systémiques et du capital naturel (comptabilité verte…)
  • 2. Enjeux institutionnels et politiques dans la gestion des ressources dans les PED, session des droits d’accès aux étrangers, spécificités institutionnelles et juridiques
  • 3. Valorisation des aménités littorales, effets direct/indirects/induits, marchand et non marchand
  • 4. Évaluation de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN)
  • 5. La « croissance bleue » comme vecteur de développement économique
  • 6. Approche éco-systémique de la gestion des pêches et de l’environnement

AXE H – TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

  • 1. Littoral comme source d’énergie : expériences, développement et nouvelles technologies
  • 2. Énergies renouvelables versus non renouvelables : perception, acceptabilité sociale et conflits
  • 3. Impact des énergies renouvelables sur l’attractivité du littoral et des territoires
  • 4. Politiques publiques et énergies renouvelables
  • 5. Coopération internationale, transfert technologique et rôle des ONG
  • 6. Financement de la transition énergétique et dispositifs publics

AXE I – SESSION DOCTORANTS & POSTERS

Cette session permet aux doctorants dont les travaux ne s’inscrivent pas dans les sessions précédentes de présenter une communication orale ou sous format d’un poster.

Date limite d’envoi des propositions de communication : 14 janvier 2022
Date de décision du comité scientifique : 12 février 2022
Date limite d’inscription et d’envoi des communications retenue : 1 avril 2022

Contact :
Jean BROT
6 Les Saules
54230 CHAVIGNY France
Jean-Brot@orange.fr 33 (0)3 83 47 14 04

https://atm2022brest.sciencesconf.org/

« Éthique en sciences de gestion et nouveaux modèles d’affaires »

Appel à communication pour le dossier : « Éthique en sciences de gestion et nouveaux modèles d’affaires ».
Rédacteur en chef invité : Mohamed Karim KEFI – Enseignant – Chercheur EDC PARIS mkefi@edcparis.edu

En partenariat avec :

Cet appel, faisant suite au colloque organisé par l’ISTEC le 5 décembre 2019 sur le thème de « Entrepreneuriat social et solidaire, éthique en sciences de gestion », offre la possibilité aux chercheurs de présenter leurs travaux les plus aboutis sur la relation entre crise sanitaire, éthique et nouveaux modèles d’affaires.

Les décisions politiques liées à la situation sanitaire génèrent de nombreux impacts nécessitant des adaptations de la part des acteurs privés comme publics. Quel que soit le statut des parties prenantes, l’éthique et l’objectif sociétal – qu’il soit porté par des processus plus responsables, coopératifs ou des productions plus locales, durables… – visent à émerger pour porter plus de sens aux financement des projets.

Selon les approches théoriques et traditionnelles, l’entrepreneuriat solidaire et les nouveaux modèles d’affaires se focalisent sur des indicateurs sociaux réinventés, des modèles plus éthiques et de nouvelles formes de financements.

  • Les indicateurs sociaux permettent d’étudier le lien social défini par l’existence de relations interpersonnelles et de proximité entre les agents ayant pour fonction de maintenir et d’entretenir une solidarité entre les membres d’une communauté (Farrugia, 1997). La solidarité en entrepreneuriat, pour sa part, a pour objet de mettre en œuvre des formes de socialisation (Mesquita, 2009 ; Guérin, 2000 ; Vallat, 1999 ; Ould Ahmed, 2010). Elle peut être vectrice de lien social primaire mais, même si ces situations existent, elles restent marginales (Charbonneau, 1998).
  • Plusieurs théories ont étudiés les mécanismes de coordination entre l’éthique en sciences de gestion et les actions d’investissement ou financement solidaires (Mercader, 2020 ; Umberto, 2020 ; Dangayach, 2011 ; Vigneron, 2008 ; Lobez et Vilanova, 2006 ; Eber, 1999 ; Guille, 1994 ; Rivaud Danset & Salais, 1992).
  • L’entrepreneuriat solidaire s’adresse principalement à des agents qui ne trouvent pas de réponses à leurs besoins de financement dans les circuits de marché classiques. Elle met en relation des agents, non bénéficiaires du financement. Elle offre une plus grande liberté dans l’engagement car l’adhésion est volontaire, planifiée par une organisation et le poids des obligations et la charge affective sont plus faibles que les relations sociales primaires (Granovetter, 2000).

Aujourd’hui, il est nécessaire de rapprocher l’éthique à la réalité des entreprises et des consommateurs pour un bien-être collectif. Comment ? Quels sont les nouveaux modèles d’affaires fondés sur des valeurs éthiques partagées et sur la responsabilité des entreprises et des consommateurs ? L’objectif de ce cahier sera de rassembler les processus émergeants en apportant des pistes de réponses aux questions suivantes :

  • Quelle est la place de l’éthique d’aujourd’hui au sein des acteurs économiques ?
  • Comment rapprocher l’éthique à la réalité de marché ?
  • Quelles sont les solutions capables de produire des changements radicaux dans les modèles classiques ?
  • Quelle est la place de l’éthique dans la gestion de projet ?
  • Les nouveaux modèles d’affaires sont-ils tous respectueux de l’éthique et d’une relation solidaire et sociétale entre les acteurs économiques et les consommateurs/clients ?
  • Quel est l’impact de l’entrepreneuriat social et solidaire sur la firme et sur la société dans les nouveaux modèles d’affaires ?

Les dates à retenir

  • Soumission des manuscrits 20 décembre 2021
  • Avis aux auteurs 20 janvier 2022
  • Soumission des manuscrits révisés 20 mars 2022
  • Relectures supplémentaires et acceptation définitive 20 avril 2022
  • Soumission de la version finale du numéro spécial à envoyer à La RSG : juin 2022

Soumission des articles : https://v3.bubblz.net/#/partner/b334af950f-istec-articleslarsg2022-nouvelle-proposition-d-article

Toutes les propositions d’articles qui ne respecteront les normes de la revue (https://www.larsg.fr/, voir la rubrique « Proposer un article ») ne seront pas prises en compte et seront rejetées.

Références

Annette F., Valeau P. et Eynaud P. (2018), L’entrepreneuriat institutionnel : un vecteur du développement de l’économie sociale et solidaire de La Réunion ?, RECMA, 2018/4 (n°350), pages 38 à 54.

Aglietta M. et Rebérioux A. (2004), Dérives du capitalisme financier, Albin Michel.

Aglietta M. et Orléan A. (2002), La monnaie entre violence et confiance, Paris, Odile Jacob.

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Barou N. (1932), Co-operative banking, Westminster P.S. King & Son, Ltd, Orchard House.

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Bilan Y., Mishchuk H. et Pylypchuk R. (2017), Tow ards sustainable economic development via social entrepreneurship, Journal of Security & Sustainability, n° 6(4).

Boot A. (2000), Relationship banking: what do we know?, Journal of Financial

Intermediation, vol. IX, p. 7-25.

Boot A. et Thakor A. (2000), Can relationship banking survive competition?, The Journal of Finance n°55, p. 679-713.

Coase R. (1937), The Nature of the Firm, Economica, 4(16), 386-405.

Fretel A. (2008), L’association comme réponse à la question sociale du XIXe au XXe siècle, Revue de la régulation, n°2, janvier.

De Hoe R. et Janssen F. (2014), L’entrepreneuriat social et l’entrepreneuriat durable sont-ils liés ?, In Entrepreneuriat, développement durable et territoires : approches contextualisées, Hachette, p. 69-94.

Glémain P. (2008), Epargnants solidaires. Une analyse de la finance solidaire en France et en Europe, Presses Universitaires de Rennes, Collection Economie et Société, 152 p.

Guérin I. (2000), La finance solidaire en France : coupler intermédiation financière et intermédiation sociale, Revue des études coopératives, mutualistes et associatives, 277, pp. 79-93.

Guider H. et Roux M. (2009), La banque coopérative en Europe, Revue Banque Edition.

Gözü, C., Falbe, C. M. et Aktan, M. (2009), Implementations of Social

Entrepreneurship: A Comparative Approach in Developing Countries», International Symposium on Sustainable Development, June 9-10 2009, Sarajevo.

Lelart M. (2005), De la finance informelle à la microfinance, éd° Archives Contemporaines et AUF, 140 p.

Montagne, S. (2005), Pouvoir financier contre-pouvoir salarial dans les fonds de pension : contribution du droit à la légitimité financière, Annales HSS, n° 6, pp.1299-1325.

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Ould Ahmed P. (2010), La solidarité vue par l’économie sociale et solidaire, Revue Tiers Monde 2010/4 (n°204).

3e conférence internationale sur le Digital, l’Innovation, l’Entrepreneuriat et le Financement

La 3e conférence internationale sur le Digital, l’Innovation, l’Entrepreneuriat et le Financement sera organisée en mode hybride, du 20 au 22 décembre 2021 à Lyon.

La conférence DIF-2021, organisé par l’INSEEC Business School (FR), John Molson School of Business, (Concordia University, CA), University of Jilin (CN) en collaboration avec l’AIMS et l’AEI, sera une excellente occasion pour les universitaires, les doctorants et les praticiens de présenter de nouveaux résultats de recherche, et de discuter des questions actuelles et des enjeux dans leurs disciplines.

Conférencier invité : David B. Audretsch, Université de l’Indiana.

Les contributeurs intéressés doivent soumettre de préférence des articles complets en fichiers PDF (en anglais ou en français), mais des résumés étendus (1 000 à 1 500 mots) peuvent également être pris en considération s’ils sont très prometteurs, au plus tard le 10 octobre 2021 via le site Web de la conférence.

Veuillez consulter notre site web pour des informations détaillées: https://dif2021.sciencesconf.org/

Revues associées pour des numéros spéciaux :

  • International Journal of Information Management (SSCI & Scopus, Fnege cat. 2)
  • Journal of Business Research (SSCI & Scopus, Fnege cat. 2)
  • Management international / International Management / Gestiòn Internacional (Fnege cat. 2)
  • Critical perspectives on Accounting (SSCI & Scopus, Fnege cat. 2)
  • Canadian Journal of Administrative Sciences (SSCI & Scopus, Fnege cat. 3)
  • Gestion 2000 (Scopus, Fnege cat. 4)
  • International Journal of Entrepreneurship and Small Business (Scopus, Fnege cat. 4)
  • Scientific Papers of the University of Pardubice – Series D (Scopus)
  • French Journal For Media Research (ISSN : 2264-4733)

13e Journées de recherches en sciences sociales (JRSS)

Les 13e Journées de recherches en sciences sociales (JRSS), organisées par SFER-INRA-CIRAD, auront lieu à Bordeaux les 12 et 13 décembre 2019.

Appel à Communication des JRSS

Les 13e journées de recherches en sciences sociales SFER–INRA-CIRAD se dérouleront les jeudi 12 et vendredi 13 décembre 2019 à Bordeaux. Ces journées constituent un important rassemblement de la communauté scientifique francophone en sciences économiques, humaines et sociales, qui travaille dans les domaines de l’agriculture, l’alimentation, l’environnement, les territoires ruraux ou littoraux, la pêche et les forêts.

La société et les acteurs politiques ont des choix cruciaux à faire pour l’avenir dans ces domaines qui touchent à la compétitivité économique, à la sécurité alimentaire, au changement climatique, à la gestion des ressources naturelles, et à l’aménagement du territoire. Notre responsabilité est d’éclairer les décideurs et d’accompagner les acteurs de la société impliqués dans les changements à entreprendre. Pour cela, les débats scientifiques au sein de notre communauté sont nécessaires pour ouvrir des pistes de recherche originales, produire des idées et des solutions innovantes pour demain, aussi bien dans les pays du Nord que dans ceux du Sud.

Toute contribution originale de recherche (économie, gestion, sociologie, science politique, droit, géographie, histoire, anthropologie, etc.) n’ayant fait l’objet d’aucune publication, en français ou en anglais, est bienvenue. Une place particulière sera réservée aux jeunes chercheurs et aux doctorants. 

Modalités de propositions de communication

Seules les propositions de papier intégral, même provisoire, en français ou en anglais déposés sur la plateforme seront examinées.

Date limite de réception des propositions de communication : reportée au 12 septembre 2019 à 18h00

Les soumissions de communication doivent impérativement être déposées sur la plateforme dédiée : https://cmt3.research.microsoft.com/JRSS2019/

La décision du Comité scientifique pour chaque proposition sera notifiée à partir du 18 octobre 2019.

Pour plus de détails sur les journées ou les modalités d’inscription voir le site de la SFER : https://www.sfer.asso.fr/

Principaux thèmes de ces journées

La production agricole, la pêche, l’environnement et la gestion des ressources naturelles

  • Économie de la production, conseil en agriculture, action collective, syndicalisme et organisations des producteurs, évolution des métiers
  • Politiques agricole de la pêche et environnementales, biens publics, services écosystémiques
  • Gestion des ressources naturelles, des risques environnementaux, réchauffement climatique et biodiversité

Les filières agricoles et agroalimentaires et la consommation

  • Économie agro-alimentaire, stratégie des groupes et des coopératives, gouvernance, innovation, compétitivité des filières
  • Organisation des filières, intermédiation, circuits courts et de proximité
  • Évolution des comportements, des pratiques et des consommations alimentaires, labellisation, approvisionnements
  • Sécurité sanitaire et qualités des aliments (sanitaire, nutritionnelle, environnementale, organoleptique, etc.)
  • Systèmes alimentaires mondiaux et politiques alimentaires, nutritionnelles et environnementales

Les espaces ruraux et littoraux et leur développement

  • Action publique territorialisée, performance plurielle et circuits courts et de proximité : performance globale, projets alimentaires de territoires, systèmes alimentaires territoriaux
  • Innovation sociale, économie sociale et solidaire et territoires
  • Démographie rurale, travail agricole, migrations, inégalités et pauvreté en milieu rural
  • Territoires, espaces et proximités : concurrence et conflits d’usages, paysages, multifonctionnalité, gouvernance territoriale, intégration régionale, enjeux fonciers

Les marchés internationaux

  • Évolution des prix mondiaux, sécurité des revenus agricoles, sécurité alimentaire, évolutions des politiques agricoles et alimentaires dans le monde
  • Échanges internationaux, accords commerciaux internationaux
  • Évolution des marchés et internationalisation des entreprises.

Partenariat avec 3 revues

Lors du dépôt de leur contribution, les auteurs pourront indiquer leur souhait de soumettre leur article à l’une des revues partenaire des JRSS :

  • Économie rurale
  • Review of agricultural, food and environmental studies
  • Cahiers agricultures

Leur papier fera alors l’objet, en parallèle du processus de sélection aux JRSS, d’une première relecture anticipée par le comité éditorial de la revue ciblée selon sa procédure habituelle.

Comité scientifique

Président : Damien ROUSSELIERE

Membres : Adeline ALONSO UGAGLIA (BSA), Céline BIGNEBAT (INRA), Christel BOSC (VetAgro Sup), Ivan BRUNEAU (U. Lyon), Nathalie CORADE (BSA), Catherine DEL CONT (U. Nantes), Mathieu DESOLE (ISARA), Sibylle DUCHAINE (ONIRIS), Geoffroy ENJOLRAS (U. Grenoble Alpes), Adélaïde FADHUILE (U. Grenoble Alpes), Carl GAIGNE (INRA), Alexandre GOHIN (INRA), Nathalie HERVE FOURNEREAU (U. Rennes I), Alix LEVAIN (CNRS), Ronan LE VELLY (Montpellier SupAgro), Marianne LEFEBVRE (U. Angers), Pasquale LUBELLO (Montpellier SupAgro), Pascal MARTY (ENS Lyon), Anne MUSSON (ESSCA), Geneviève PIERRE (U. Orléans), Emmanuel RAUFFLET (HEC Montréal), Damien ROUSSELIERE (AGROCAMPUS OUEST), Samira ROUSSELIERE (ONIRIS), Elodie VALETTE (CIRAD).

Comité local d’organisation

Présidente : Nathalie CORADE

Membres : Adeline ALONSO UGAGLIA (BSA), Marie BOUTRY (BSA), Nathalie CORADE (BSA), Bernard DEL’HOMME (BSA), Armelle GOMEZ (BSA), Stéphanie PERES (BSA), Andy SMITH (Sciences Po Bordeaux), Frédéric ZAHM (IRSTEA/INRA)

Les statistiques des empires, compter, classer, connaître et dominer

Chiffrer pour déchiffrer les empires et dominer le monde : les statistiques coloniales des anciens empires aux XIXe et XXe siècles seront évoquées le 15 juin 2020 à Paris-Bercy, au sein du Ministères économiques et financiers.

Académie royale des Sciences d’Outre-Mer, IGPDE, Société française de statistiques (bureau histoire)

  • Emmanuelle Sibeud, Université Paris 8, IDHE.S UMR CNRS 8533
  • Béatrice Touchelay, Université de Lille, IRHiS UMR CNRS 8529

Les interprétations économétriques des effets de la domination coloniale au XIXe et au XXe siècle fondées sur les statistiques coloniales et les recherches qui interrogent les interactions entre les institutions internationales, les empires coloniaux et les populations colonisées, suscitent un intérêt renouvelé pour la production statistique impériale. Celle-ci reste pourtant mal connue. Le premier objectif de cet atelier est d’approfondir la réflexion et les connaissances sur les liens entre les statistiques produites en situation coloniale et à l’échelle impériale et la domination à partir de questions concrètes et d’études précisément situées. Quelles sont les pratiques statistiques des empires coloniaux du XIXe et du XXe siècle ? Comment ceux-ci forment-ils leurs statisticiens ? Qui participe à la collecte des données et quels sont les objets de prédilection de celle-ci ? De quelle(s) manière(s) cette production statistique construit-elle du lien ou, à l’inverse, marginalise-t-elle et exclue-t-elle certains groupes ? Quel(s) rôle(s) joue-elle dans les territoires colonisés ? Quelle est la contribution de ces pratiques impériales à la généralisation des statistiques à l’échelle du monde depuis deux siècles ?

La discussion s’appuiera sur la présentation de recherches inédites analysant le rôle joué par les statistiques coloniales à différents moments (conquête des territoires, transformations des rapports de domination, mobilisation des populations et des ressources au moment des guerres, des crises, politiques de coopération) et interrogeant de façon critique leur capacité à influencer, sinon à guider les décisions. Les communications pourront être proposées en français ou en anglais. Une publication de cette première journée est envisagée sous forme de dossier dans une revue.

L’atelierest ouvert à toute proposition contribuant à mieux appréhender le rôle des statisSTLS tiques comme outil de connaissance, de gouvernement et de domination et à expliquer comment les statistiques ont été imposées parmi les critères essentiels de la hiérarchie des nations et en quoi elles influencent leur développement.

De façon pragmatique, cette journée voudrait :

  • dresser un premier état des connaissances disponibles sur la fabrication, les usages et les effets des statistiques, sur leur contribution à la formation, puis aux transformations des empires ;
  • examiner quelles sont les sources disponibles et celles qu’il faudrait mobiliser pour développer les recherches sur les pratiques et les usages statistiques dans les empires coloniaux ;
  • suggérer, et autant que possible tester, des approches permettant de croiser le point de vue des dominants, des dominés et des organisations internationales de façon à analyser ce que les statistiques nous apprennent des modes de gouvernements des territoires colonisés.

Les propositions de communication sont à envoyer avant le 1er février 2020 à beatrice.touchelay@univ-lille.fr

Elles doivent contenir : le titre de la communication et un résumé d’une vingtaine de lignes, un bref CV de l’auteur.e (1 page). Les frais de transports et de séjour à Paris seront à la charge des intervenants, une aide pourra cependant être proposée à ceux ou celles qui ne disposent pas d’un soutien institutionnel.

Béatrice Touchelay, professeure d’histoire contemporaine
Univ. Lille, CNRS, UMR 8529-IRHiS-Institut de Recherches Historiques du Septentrion, F-59000 Lille, France

https://pro.univ-lille.fr/beatrice-touchelay/

Journée d’étude des doctorant.e.s de l’AFHMT : Écrire le travail

Cette année, la journée d’études des doctorant.e.s de l’Association française de l’histoire des mondes du travail (AFHMT) portera sur le thème “Écrire le travail”. Elle se déroulera au Campus Condorcet Paris-Aubervilliers, 8 cours des Humanités, 93300 Aubervilliers le mercredi 1er avril 2020 de 9h à 17h.

Appel pour la journée d’étude des doctorant.e.s de l’AFHMT : Écrire le travail.

La journée d’études aura lieu le mercredi 1er avril 2020 au Campus Condorcet, à Aubervilliers (métro Front Populaire)

Chaque intervention sera discutée par des professeur.e.s invité.e.s pour l’occasion (les textes devront être transmis une semaine avant aux organisateurs et organisatrices qui se chargeront de les faire parvenir aux discutant.e.s).

Les propositions de communications (moins de 5000 signes) sont à envoyer avant le 15 février 2020 à Romain Castellesi (romain.castellesi@gmail.com), Amandine Tabutaud (amandine.tabutaud@orange.fr) et Adeline Blaszkiewicz (blaszkiewicz.adeline@gmail.com). 

Pour leur rendez-vous annuel, les doctorant.e.s de l’AFHMT proposent de questionner la question de l’écriture du travail. Cette journée d’étude s’inscrit dans une actualité politique, sociale et historiographique qui donne une acuité particulière à cette question[1]. Le succès d’ouvrages de travailleurs et/ou sur les travailleurs, à l’instar Joseph Ponthus, A la ligne[2], montre la diversification des écritures sur le travail à l’épreuve de ses formes les plus contemporaines, comme le développement de l’intérim. Ces œuvres montrent que la mise en récit des expériences au et/ou de travail, contribue à rendre visible des acteur.rice.s dont la voix est habituellement peu ou pas audible, en raison de leur position subalterne dans la société (appartenance de classe, de genre, de race). Aussi, ces récits constituent des sources singulières pour les chercheurs lorsqu’il s’agit de saisir la parole et les pratiques ouvrières notamment.

Cette journée d’étude accueillera prioritairement mais non exclusivement, et sur toutes les périodes de l’histoire, les communications portant sur les écrits produits par les travailleurs et travailleuses eux-mêmes. Ces écritures peuvent être de nature diverse (carnets, journaux, autobiographies, romans, écrits collectifs…) et revêtir des objectifs eux-mêmes variés, qu’il s’agisse d’écrits à vocation de témoignage, ou d’entreprises de nature philosophique, anthropologique, voire politique, et que leurs auteur.e.s aient cherché à publier ou non. Les communications pourront interroger plusieurs axes de réflexions. 

Les communications pourront s’attacher à étudier la nature de l’écriture du travail qu’elle soit littéraire, sociale ou politique, ou que ces objectifs soient mêlés. 

La question de l’expérience de l’écriture pour celui ou celle qui prend la plume pourra aussi faire l’objet d’une attention particulière. L’écriture ouvrière, d’abord individuelle, peut s’incarner dans l’expérience collective, et être le support de mobilisation de nouvelles identités professionnelles et collectives.

On pourra également s’interroger sur l’expérience de l’écriture elle-même, notamment les contextes de prise de plume ainsi que les pratiques et les modalités de l’écriture du et sur le travail. Pourquoi un.e auteur.e – ou un.e travailleur.euse – se met-il/elle à écrire ? Comment écrit-il ? Dans quelle forme ? A quel rythme ?, etc. L’expérience personnelle, sociale et politique de l’écriture recouvre en effet des actions d’écriture et des temporalités multiples qu’il est pertinent de repérer dans les textes et les paratextes. 

Une attention particulière peut être portée aux discours produits par les textes des travailleurs.euses. À travers les souvenirs, les réflexions, les visions et les appréciations sur le travail, les auteurs apportent des connaissances sur les univers sociaux, professionnels et politiques auxquels ils appartiennent comme ils contribuent à en véhiculer de nouvelles représentations.Les discours construits par les auteurs sont également des manières différenciées de se représenter et de penser une condition de travailleur. La manière dont ces écritures opèrent une transformation du rapport au travail pourra également être étudiée. Elles peuvent entraîner tantôt une distanciation par rapport au travail, être un vecteur d’émancipation ou de mobilisation politique. 

Enfin, les écritures de la fin du travail ou de son absence, produites dans un contexte de chômage ou de désindustrialisation par exemple pourront également être étudiées, comme révélatrices de la centralité du travail dans les interactions sociales des individus. 

Les écrits à propos du travail tels que les enquêtes, les rapports, le regard des chercheurs ou des écrivains auront également leur place dans cette journée d’études, dans la lignée du récent ouvrage collectif dirigé par Eric Geerkens, Nicolas Hatzfeld, Isabelle Lespinet-Moret et Xavier Vigna consacré aux enquêtes sur les mondes ouvriers dans l’Europe contemporaine[3]

Dans l’esprit ayant présidé aux précédentes journées d’études, nous souhaitons donner à voir un ensemble de travaux, dont les spectres chronologiques, thématiques, spatiaux et disciplinaires sont délibérément ouverts. Ils reflèteront ainsi la diversité des écritures du travail, et ouvriront un débat scientifique et méthodologique.


[1] La parution de l’ouvrage collectif dirigé par le sociologue Marc Loriol « Écrire à propos du travail[1] », en plein mouvement des gilets jaunes en 2019 a donné une nouvelle occasion aux chercheurs et chercheuses en sciences humaines de déconstruire les discours produits sur les classes populaires par des acteurs qui lui sont extérieurs, qu’ils soient politiques ou médiatiques. En ce sens, Xavier Vigna a mis en avant deux pôles structurants entre lesquels oscillent les écritures de la classe ouvrière et les écritures sur la classe ouvrière, à savoir l’espoir et l’effroi, selon le titre de son ouvrage éponyme dans son ouvrage L’espoir et l’effroi. Luttes d’écritures et luttes de classes en France au XXe siècle, Paris, La Découverte, coll. « Sciences humaines », 2016.

[2] Joseph Ponthus, A la ligne, La table ronde, 2019.

[3] Eric Geerkens, Nicolas Hatzfeld, Isabelle Lespinet-Moret et Xavier Vigna, Les enquêtes ouvrières dans l’Europe contemporaine, Paris, La Découverte, 2019.

sessions “Coopération(s)” organisée par l’AFHE Au colloque Gide

L’AFHE organisera une ou deux sessions au colloque de l’association française Charles Gide qui se tiendra à Lausanne, les 10-11 et 12 septembre prochain. Le principe est simple, ceux qui souhaitent soumettre une communication ou organiser une session doivent envoyer leur proposition avec un résumé d’environ 300 mots pour une communication, de 1000 mots pour une session (en indiquant le nom, l’affiliation des participants et les titres des communications envisagées).

Nous attirons votre attention sur le thème choisi cette année “Coopération(s)” qui recouvrent nombre de sujets de recherche des membres de l’AFHE, mais il est parfaitement possible de soumettre une communication non-thématique. Il est aussi envisageable d’organiser une session sur le thème du colloque. Les propositions de communication de jeunes chercheurs – doctorants et post-doctorants – est fortement encouragée, comme indiqué dans l’appel à communication ci-dessous. L’AFHE pourra le cas échéant contribuer aux dépenses de déplacement et de séjour des jeunes chercheurs sélectionnés qui en feront la demande.

Dernière information, les propositions doivent être soumises avant le 15 mars, si vous avez un contretemps ou si vous rencontrez une autre difficulté pour soumettre une communication, n’hésitez pas à contacter Rebeca Gomez-Bettancourt (rebeca.gomezbetancourt@univ-lyon2), ou Loïc Charles (lcharles02@univ-paris8.fr)

Le thème « Coopération(s) »

Le XVIIIe colloque international de l’Association Charles Gide se tiendra à l’université de Lausanne les 10, 11 et 12 septembre 2020. Cette manifestation organisée par le centre Walras Pareto d’études interdisciplinaires de la pensée économique et  politique (CWP) portera sur le thème « Coopération(s) ».

Coopérer, c’est-à-dire « faire quelque chose conjointement avec quelqu’un » : l’idée a été explorée avant le XIXe siècle pour penser, entre autres, le fonctionnement économique et politique des sociétés. Elle s’est cristallisée dans les années 1820 sur un ensemble de significations convergentes : dans le sillage de Robert Owen, elle a d’abord désigné en particulier une forme d’organisation de l’économie fondée sur des « coopératives » et adossée au projet d’une prise de décision partagée et d’une meilleure redistribution des richesses produites. Au cours de ces deux cents dernières années de nombreux auteurs – par exemple autour de l’avocat du « coopératisme » Charles Gide (Devillers, 1998) et de l’École de Nîmes – l’ont placée au cœur de leurs recherches. Elle a donné lieu à un nombre remarquable de mises en oeuvre – de The Rochdale Society of Equitable Pioneers jusqu’à The Preston Model, pour s’en tenir au cas britannique.

La signification de la coopération, liée par exemple aux questions de réciprocité et d’échange, oscille entre des pôles distincts. Ce « Third sector » (Hilson et al., 2017) cultive ses spécificités vis-à-vis du libéralisme, du capitalisme, du socialisme – sans que les frontières soient clairement établies pour autant (sur les proximités entre capitalisme et coopération, voir en particulier Marx, 1867, I, 11). La coopération, voisine de l’associationnisme et du mutualisme sans se confondre avec eux, féconde les théories des communs (Ostrom 1990) ou encore les réflexions sur l’économie sociale et solidaire. Entre transactions  individuelles et intervention publique, elle est aussi une forme de coordination entre les agents non seulement économiques mais aussi politiques et sociaux.

Le mot et la notion ont évolué et charpentent certaines théories économiques actuelles. Ils peuvent être mobilisés en théorie des jeux pour rendre compte de l’existence de certaines formes d’organisation sociale (depuis Von Neuman et Morgenstern, 1944), par exemple pour éclairer les conditions de stabilité des d’institutions sociales fondées sur la logique des participants.

Il importe d’étudier au croisement des champs disciplinaires ses assises théoriques, ses variations de signification, les débats qu’elle a suscités dans le champ de la pensée économique et ailleurs, ses traductions concrètes dans le temps et dans l’espace (Desroche 1976). Quelques questions peuvent aider à orienter la réflexion.

  • Comment ont été théorisées et instaurées des institutions destinées à mettre en œuvre coopération et coordination en société ?
  • Jusqu’à quel point l’histoire de la pensée éclaire-t-elle sur les raisons pour lesquelles individus et groupes coopèrent ?
  • La coopération est-elle plutôt le fruit d’une volonté politique de transformation de la société ou, plus prosaïquement, une bonne méthode pour conduire au mieux ses affaires (Hilson 2018) ?

Travaux cités : Devillers Patrice, « Le coopératisme de Charles Gide », RECMA, 269, 1998. – Desroche Henri, Le projet coopératif : son utopie et sa pratique : ses appareils et ses réseaux, ses espérances et ses déconvenues, Paris, Éd. ouvrières, 1976. – Hilson Mary, The International Co-operative Alliance and the consumer co-operative movement in northern Europe, c. 1860-1939, Manchester, MUP, 2018. – Hilson Mary, Neunsinger Silke, Patmore Greg (dir.), A Global History of Consumer Co-operation since 1850. Movements and Businesses, Leiden, Brill, 2017. – Marx Karl, Das Kapital, Hamburg, Otto Meissner, 1867. – Neumann John von et Morgenstern Oskar, Game Theory and Economic Behavior, Princeton, PUP, 1944. – Ostrom Elinor, Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action, Cambridge, CUP, 1990.

À noter

  • Comme les années passées, ce colloque Gide accueillera également des communications portant sur l’ensemble des thèmes relevant de l’histoire de la pensée et de la philosophie économique.
  • Les propositions des doctorant.e.s sont encouragées ; des ateliers pratiques de recherche et des sessions utiles à la poursuite de leur carrière seront organisés à leur intention.

Dates à retenir

  • Soumission des propositions: 1e janvier – 15 mars 2020
  • Décision du comité scientifique: 15 avril 2020
  • Inscription au colloque et envoi des textes: 15 avril – 15 août 2020

Contact gide2020@unil.ch

Site internet du colloque

Conférencières invitées : Tine de Moor, université d’Utrecht ; Ophélie Siméon, université Sorbonne- Nouvelle, Paris.

Comité d’organisation : (Centre Walras Pareto, UNIL), François Allisson, Roberto Baranzini, Thomas Bouchet, Raphaël Fèvre, Marius Kuster, Justine Loulergue, Harro Maas, David Sarech.

Comité scientifique : Les membres du Comité local d’organisation ainsi que Michele Bee (Lausanne – Belo Horizonte), Cléo Chassonnery-Zaïgouche (Cambridge), Till Düppe (Montréal), Ludovic Frobert (Lyon), Stéphane Gacon (Dijon), Mary Hilson (Aarhus), Alexandra Hyard (Lille), Sylvie Rivot (Strasbourg), Christophe Salvat (Aix-en-Provence), Sophie Swaton (Lausanne).

« Morale, religion, rapports de gestion et autonomie de l’acteur »

Appel à communication pour les sessions « sociologie de la gestion » du congrès AISLF de Tunis (6-10 juillet 2020). Le GT17 rassemble des sociologues de tous les continents qui travaillent dans des écoles de gestion ou sur les pratiques et les outils de gestion. Il vise à partager leurs expériences tout en se posant la question d’une pratique sociologique pour et sur les gestionnaires. Nous appelons ici gestionnaires, les personnes qui orientent l’activité des organisations sans les posséder, ni n’en être le numéro un. Ces personnes doivent mobiliser leurs subordonnés et leurs collaborateurs, ce qui implique qu’ils assument les décisions qu’ils prennent ou transmettent.

Le constat est que les cadres sociaux de la production moderne ont profondément changé, et que nos analyses du fonctionnement des entreprises ont été pensées pour des formes sociales quasi révolues. Nous préférons les termes de systèmes de production ou de chaines de valeur, car ils prennent en compte l’ensemble des rapports sociaux qui aboutissent à la production d’un bien ou d’un service donné. Les gestionnaires sont bien ceux qui ont à transformer ses rapports sociaux en action productive. La question de la place de la morale ou de la religion dans le travail productif n’est pas récente, elle est même à la source de la discipline sociologique par les débats entre Max Weber, qui voyait sa propre religion comme la plus efficiente dans le cadre capitaliste, et son élève puis collègue, Joseph Schumpeter, qui se posait plutôt la question de morales adaptées aux fonctions patronales.

Ces débats sont certainement à reprendre aujourd’hui où nous voyons des cadres ayant à composer avec des morales ou éthiques d’entreprise, imposées par le sommet, ou plus ou moins négociées avec la base, et des positions religieuses et morales de subordonnés qui peuvent heurter la vision managériale de la manière dont doivent se comporter les membres de leur organisation, voire, et cela a donné lieu à des conflits sans fin, la manière dont ils ou elles doivent être vêtues. L’adhésion de plus en plus d’acteurs au développement durable et à la responsabilité sociétale des entreprises, ou à la gestion des risques, poussent les acteurs productifs à se positionner sur cette question qui touche au cœur même de la morale et de la religion, puisqu’il s’agit de se projeter dans l’au-delà de nos vies.

Même si les discours moralisateurs semblent envahir le champ de la littérature gestionnaire, force est de constater qu’en pratique on n’observe guère d’adoucissement des modes gestionnaires. Nous voyons ressurgir des modes hypertayloriens dans lesquels les technologies modernes s’efforcent à réduire les subordonnés à une exécution robotisée que Taylor lui-même n’aurait pas osé rêver. Des rythmes de travail trop élevés, des expositions à des risques pourtant connus, des pratiques de harcèlement et d’épuisement systématique semble d’autant plus faciles à mettre en place que les statuts protecteurs reculent au profit de situations dans lesquelles une soi-disant liberté est payée par un système de contraintes difficile à imposer à des salariés protégés par les droits du travail, de plus en plus oubliés.

Une organisation, entité non pensante, peut-elle se présenter comme morale ? On voit des entités économiques ou étatiques, ou dites associatives, se présenter comme une morale en action. On voit aussi des modes managériales se présenter comme l’expression d’une morale, alors qu’elles ne sont qu’une forme d’organisation et de domination. Parler de morale au sein d’organisations met en problème le rapport de l’organisation avec l’individu, ses choix et convictions ultimes.

Le GT17 accepte les propositions présentant une réflexion théorique touchant, au moins partiellement, à la problématique de cet appel, et surtout présentant de manière descriptive des cas dans lesquels ou des gestionnaires sont confrontés à des questions de sociologie. Il donne une grande place aux enquêtes faisant avancer la recherche scientifique sur des question touchant la mobilisation de personnes salariées, subordonnées, ou dépendantes en vue d’une production dont il importe de déterminer vers quoi et par qui elle est dirigée.

Propositions : Les propositions doivent être soumises uniquement en ligne, dans votre espace personnel sur le site : https://congres2020.aislf.org/pages/32-aac.php?group=GT17. Si ce n’est déjà fait, vous devez créer votre espace personnel sur https://congres2020.aislf.org/pages/cep02.php

Les propositions soumises sont limitées à 200 signes pour le titre et 1 500 signes pour le résumé (espaces compris). S’il y a lieu, il est possible de mentionner des co-auteurs (leur présence n’est pas requise pour la présentation). Chaque congressiste peut déposer deux propositions au maximum. Les propositions doivent être déposées avant le 15 janvier 2020. Au-delà de cette date, cette partie du site sera fermée et il ne sera plus possible de proposer des communications.

Évaluation : Les propositions sont évaluées par les responsables du GT. En cas d’acceptation par le groupe indiqué en premier choix, l’acceptation est transmise par courriel à l’auteur principal uniquement. En cas de refus, la proposition est présentée au groupe mentionné en second choix, qui peut l’accepter selon les mêmes règles. En cas de second refus, la procédure prévoit un arbitrage de l’AISLF avant réponse définitive.

Délais pour les abstracts : 15 janvier 2020 pour la mise en ligne.

Sessions : Afin de faciliter la discussion entre auteurs, la division en sessions se fera au vu des réponses.

Comité scientifique : Daniel MERCURE, président d’honneur de l’AISLF, professeur titulaire de sociologie à l’Université de Laval à Montréal ; Florence PINOT, enseignante-chercheur à l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (France) ; Francisco PUCCI, enseignant-chercheur de l’Universidad de la Republica (Montevideo, Uruguay) ; Frédéric RICHARD, enseignant-chercher à l’Ecole Supérieure de Commerce de Saint-Etienne (France) ; Xavier RICHET, Professeur de sciences économiques, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 ; Jean RUFFIER, chercheur au CNRS (Lyon, France) ; Marcos SUPERVIELLE, professeur de l’Universidad de la Republica (Montevideo, Uruguay) ; Pierre TRIPIER, sociologue, Paris ; Jorge WALTER, enseignant-chercheur à l’Universidad de San–Andres (Buenos-Aires, Argentine) ; ZHAO Wei, chercheur à l’université SUN Yatsen (Canton, Chine).

Comité d’organisation : Jean RUFFIER

Pour toute information supplémentaire s’adresser à jean.ruffier@univ-lyon3.fr

YouTube : entre formation, information et désinformation

Appel à contributions pour un dossier de COMMUNICATION, Revue du département d’information et de communication de l’Université Laval, volume 38/2 sur le thème : “YOUTUBE : ENTRE FORMATION, INFORMATION ET DÉSINFORMATION”. Numéro thématique coordonné par Philippe VIALLON (Université de Strasbourg), Elizabeth GARDÈRE (Université de Bordeaux) et Cécile DOLBEAU-BANDIN (Université de Caen-Normandie).

Parmi les médias sociaux, YouTube occupe une place prédominante dans l’espace public comme dans la sphère privée numériques (Lange, 2007). Trois raisons peuvent expliquer cette importance. Tout d’abord, la force de l’image a souvent été décriée dans l’histoire, depuis Platon jusqu’à Debray (1994), pourtant elle séduit les individus par sa force de re-présentation (Bougnoux, 1994), par sa capacité à raconter des histoires, par son lien supposé ou réel avec la réalité (Denouël et Granjon, 2010). Le deuxième motif réside dans la démocratisation de la production et de la diffusion de l’image, qu’elle soit fixe ou animée. L’histoire (Didi-Huberman, 1990) relate une utilisation rare et réservée aux élites des différentes formes d’image. Désormais, la très grande majorité du public dispose de logiciels permettant de produire des images et films de qualité, avec le soutien de didacticiels de formation en ligne et de les diffuser à un public mondial. La troisième raison vient de la position de leader incontesté de YouTube au sein des plateformes de vidéos, grâce entre autres à son propriétaire Google, qui, avec son moteur de recherche, ramène régulièrement les internautes vers la plateforme via des recueils de données qui profilent l’internaute.

Si cela peut enfermer dans le « système Google » (Viallon et Trestini, 2019), les chiffres donnés sur le site de YouTube attestent qu’en 2019, 500 heures de vidéo ont été déposées chaque minute sur le site. Ce sont donc plus de 262 millions d’heures de vidéo qui alimentent la plateforme en 2019. Il ne faut pas oublier la production des années précédentes où les chiffres étaient déjà très élevés et la tendance ne semble pas vouloir s’inverser, voire tend à s’accentuer[1].

L’intérêt d’étudier YouTube est que l’émission d’informations outrepasse tous les groupes sociaux : de la multinationale qui véhicule son image de marque et son placement de produits, voire pour faire sa promotion commerciale, en passant par le YouTubeur (terme générique) ou aussi vidéaste qui grâce à la plateforme, acquière une notoriété relative, certaine, mais éphémère permettant de propager des fake news ou infox pour déstabiliser le camp adverse ou d’agir sur l’opinion publique.

Un tel outil au service des médias ne peut que produire des usages qui nécessitent des recherches, des études quantitatives et qualitatives, analyse de discours. On voit l’intérêt de lier les deux concepts d’information et de communication d’un point de vue épistémologique. La question de recherche de ce numéro sera articulée autour de cette masse d’informations polymorphes apportée par YouTube.

  • Ce surplus d’informations ne tue-t-il pas l’information ?
  • Si la liberté d’expression peut bénéficier du média, les risques de désinformation ne sont-ils pas plus forts ?
  • Si l’image animée est agréable et facile pour tous, est-elle le bon outil pour développer la démocratie et lutter contre les nombreuses formes de discriminations ?

La formation et l’accès à l’information sont autant de fossés à combler pour réduire les écarts. Par ailleurs, ce numéro se veut interdisciplinaire, car seule une approche systémique peut rendre compte de la complexité, au sens où l’entend Morin (Atias et Le Moigne, 1984) et des enjeux : la technique, l’économie, le droit, le politique, le social, le pédagogique (Karsanti 2019) et le médiatique sont complètement interdépendants.

Ce numéro s’articule autour de trois approches.

  1. Analyse de la plateforme : son histoire, sa technique, son économie, sa gestion pratique, ses acteurs, les aspects juridiques qu’elle soulève, sa place dans l’environnement Google, son articulation avec l’ensemble des médias sociaux, les questions qu’elle pose au système éducatif, sa psychologie (Covington, Adams, Sargin, 2016), son bilan CO2.
  2. Études des différents utilisateurs et la relation entre médiation et usages (Jeanneret, 2009). D’une part, ce sont les émetteurs dont la variété va d’individus isolés qui ont une pratique de loisir à des structures professionnelles aux moyens conséquents et des enjeux forts (Bento da Silva, 2019) ; d’autre part, les usagers sont tout aussi différents et ont des pratiques qui ont été encore peu étudiées. Les deux approches sont réunies dans une perspective de culture participative (Burgess et Green, 2013), qui associe création et répétition (les mêmes) (Shifman, 2012).
  3. Étude de cas, notamment à l’international : ils apporteront des éclairages sur le rôle de la plateforme quant aux élections, l’enseignement (éducation aux médias et au numérique), au traitement des sujets d’actualité : environnement, inclusion, violences, genre.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

ATIAS, C., Le Moigne C. (1984), Edgar Morin. Science et conscience de la complexité, Librairie de l’Université

BOUGNOUX, Daniel (1994), La crise de la représentation, Paris : La documentation française.

BURGESS, J., GREEN, J. (2009), Youtube. Online video and participatory culture, Polity Press.

COVINGTON, P., ADAMS, J., SARGIN E, (2016). Deep Neural Networks for YouTube Recommendations. In Proceedings of the 10th ACM Conference on Recommender Systems (RecSys ’16). ACM, New York, NY, USA, 191-198. 

DEBRAY, Regis (1994), Vie et mort de l’image, Gallimard.

DENOUËL J., GRANJON F. (2010). Exposition de soi et reconnaissance de singularités subjectives sur les sites de réseaux sociaux. Sociologie 2010(1): 25-43.

JAÉRCIO Bento da Silva, L’empowerment féminin noir sur YouTube en France, Terminal [En ligne], 125-126|2019, mis en ligne le 01 décembre 2019, consulté le 15 décembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/terminal/5453; DOI : 10.4000/terminal.5453

DIDI-HUBERMANN, G (1990), Devant l’image, Editions de minuit.

JEANNERET, Yves (2009), La relation entre médiation et usage dans les recherches en information-communication en France, RECIIS – Elect. J. Commun. Inf. Innov. Health. Rio de Janeiro, v.3, n.3, Sep., 2009, https://pdfs.semanticscholar.org/d982/b2dd75e548886cba6de6f686531b0132d2a3.pdf Page consultée le 15 novembre 2019.

KARSENTI, T. (Ed.). (2019). Le numérique en éducation : Pour développer des compétences. Québec : Presses de l’Université du Québec. Retrieved from www.jstor.org/stable/j.ctvjhzrtg

LANGE, P. G. (2007) Publicly Private and Privately Public: Social Networking on YouTube, Journal of Computer-Mediated Communication, 13(1): 361–380.

LESNES, C., YouTube, 10 ans de vie et de vidéosLe Monde, 15-02-2015, collection Le monde (Paris. 1944), N°21798, p.8 du cahier Eco.

PLATON, (1950), La République, in Platon, Tome 1, Gallimard, La Pléiade 1950,

SHIFMAN, L., (2012). An anatomy of a YouTube meme. New Media & Society, 14(2): 187–203.

TANGUY, Gilles. Youtube : le site qui enterre la télé de papa. Capital, 01-06-2012, collection Capital (Paris.1991), N°249, p.38-42.

VIALLON, Philippe, Trestini, M., (2019), Communication numérique, communication paradoxale ? Paris : L’Harmattan.

WARDLE, C. (2018), Lessons for Reporting in an Age of Disinformation, www.medium.com, Page consultée le 12 novembre 2019.

Soumission d’une proposition d’article

Les propositions d’article doivent compter entre 1 200 à 1 500 mots (bibliographie non comprise). Elles présenteront le titre, la problématique, la méthodologie, incluant la base empirique utilisée, et les principaux résultats.

La proposition doit être anonyme. L’auteur indiquera ses nom, institution d’appartenance et coordonnées directement dans le courriel.

Merci d’envoyer vos propositions par courrier électronique aux trois coordinateurs :

La réception de chaque proposition donnera lieu à un accusé de réception par courriel.

Calendrier

9 mars 2020 Appel aux contributions

8 juin 2020 Date limite d’envoi des propositions d’articles. Les propositions seront évaluées par le comité scientifique en regard de leur pertinence pour le dossier thématique et de leur qualité scientifique.

29 juin 2020 Notification d’acceptation ou de refus

28 septembre 2020 Les auteurs acceptés envoient leurs articles complets directement à la revue Communication : revue.communication@com.ulaval.ca. La longueur de l’article final, si la proposition est retenue, sera de 40 000 à 60 000 signes, espaces non comprises (ceci inclut les notes mais exclut la bibliographie). Prière d’appliquer les consignes rédactionnelles de la revue http://journals.openedition.org/communication/6159

Chaque article sera évalué en double aveugle par un comité de lecture indépendant. Le comité de coordination en consultation avec l’équipe éditoriale de la revue Communication décidera, à la lumière des évaluations, de l’acceptation en l’état, de la demande de modifications ou du rejet.

14 décembre 2020 Retour aux auteurs sur l’article

22 mars 2021 Remise de la nouvelle version de l’article directement à la revue Communication : revue.communication@com.ulaval.ca. Le comité de coordination vérifiera si les modifications apportées répondent aux recommandations du comité de lecture indépendant.

12 avril 2021 Retour aux auteurs sur la nouvelle version

Été 2021 Révision linguistique et retour aux auteurs pour validation et autorisation à publier.

Automne 2021 Publication

Comité scientifique

Mohamed BENDAHAN (Université Mohammed V, Rabat), Evelyne BROUDOUX (Cnam de Paris), Vincent BULLICH (Université de Grenoble-Alpes), Dominique CARDON (Sciences Pô-paris), Emmanuelle CHEVRY-PEBAYLE (Université de Strasbourg), Benoît CORDELIER (Université du Québec à Montréal), Da Silva JAÉRCIO BENTO (Université Paris 2 Panthéon-Assas), Patrice DE LA BROISE (Université de Lille), Jean-Claude DOMENGET (Université Bourgogne Franche-Comté), Adela DRAGAN (Université du Bas-Danube, Roumanie), Thomas HELLER (Université de Lille) Rolf KAILUWEIT (Université de Düsseldorf), Alain KIYINDOU (Université de Bordeaux), Anne LENOBLE-BART (Université de Bordeaux), Marc LITS (Université de Louvain-la-Neuve), Vincent LIQUETTE (Université de Bordeaux), Aissa MERAH (Université de Béjaia, Algérie), Vincent MEYER (Université de Nice), Ibrahim MOUICHE (Université de Yaoundé 2), Laurent MORILLON (Université des Antilles), Nicolas PÉLISSIER (Université de Nice-Sophia-Antipolis), Jérémy PICOT (Université de Strasbourg), Serge PROULX (Université du Québec à Montréal), Catherine ROTH (Université de Haute-Alsace), Yeny SERRANO (Université de Strasbourg), Carsten WILHELM (Université de Haute-Alsace).


[1] Source : BDM, 2019

Colloque : Financement et gouvernance des jeunes entreprises innovantes : Nouveaux outils, nouvelles perspectives

Université Mohammed Premier d’Oujda
Faculté pluridisciplinaire
Nador
L’Equipe de recherche en Gouvernance territoriale, entrepreneuriat et durabilité du laboratoire d’Études et de Recherches Interdisciplinaire en Territoire, Entrepreneuriat et Droit des Affaires (LERITEDA)

organise

en collaboration avec le LARIGO[1], la FNEGE[2], La RSG[3] et l’AAIG[4]

la 1re édition du colloque international « entrepreneuriat et gouvernance des entreprises »

Nador, les 26 et 27 Novembre 2020

Financement et gouvernance des jeunes entreprises innovantes : Nouveaux outils, nouvelles perspectives

ARGUMENTAIRE

Le financement des jeunes entreprises et principalement les startups a connu, ces dernières années, une évolution significative, en séduisent un public d’investisseurs aussi large que divers (particuliers, financeurs privés, financeurs publics…) (Mason, Botelho et Harrison, 2016). Des nouvelles modalités de transaction émergent. Il s’agit d’architectures originales d’offre de financement qui passent par des mécanismes de coordination spécifiques qui intéressent une clientèle d’entrepreneurs. La finance devient participative, partenariale, alternative, utile et connectée. Les métiers du financement se métamorphosent. Des participants hétérodoxes s’ajoutent à la communauté financière, des quasi marchés privés s’installent, des investisseurs d’un genre nouveau, les particuliers, apparaissent, des intermédiaires financiers organisent la désintermédiation. La disruption est dans l’air et elle serait porteuse de solutions originales qui intéressent la finance entrepreneuriale (C. Cadiou et K. Kadiou, 2016).

La prise de conscience de cette évolution oblige le chercheur à intégrer ces considérations dans la formulation des problématiques financières. Les questions méritant la réflexion des chercheurs en finance entrepreneuriale devraient tenir compte de l’hétérogénéité des acteurs de l’économie financière, dans une perspective plus holistique, plus transversale, « dé-segmentée » (Cumming et Vismara, 2017). Elles doivent mettre l’accent tout particulièrement sur l’entrepreneur qui, en raison d’une offre pléthorique de financement, peut développer une véritable stratégie de financement (Bellavitis et al., 2017) et construire une véritable trajectoire de financement (Bessière, Stéphany et Wirtz, 2020). Ces différentes pistes de réflexion qui peuvent demander des efforts importants aux chercheurs sont essentielles pour l’avancement des connaissances à ce sujet et surtout utiles aux jeunes pousses et au tissu économique qu’elles constituent.

En complément de cette dynamique, se pose la question de la gouvernance des jeunes entreprises innovantes qui reste aujourd’hui un thème de recherche encore émergent. En effet, d’une manière générale, la plupart des travaux réalisés jusqu’à présent n’accordent que peu d’importance, d’une part à l’analyse de l’impact des dynamiques économiques, technologiques et institutionnelles contemporaines sur les modes de gouvernance de ces entreprises, et d’autre part aux problèmes de leurs financement, d’organisation et de croissance qui deviennent souvent davantage multilatéraux que strictement bilatéraux, et appellent donc des mécanismes de gouvernance spécifiques. En effet, la diversification des apporteurs de fonds et, parallèlement, la nécessité pour ces entreprises de déployer des relations contractuelles et partenariales de plus en plus denses et diversifiées, élargissent, par la force des choses, l’éventail des parties prenantes à la vie de l’entreprise et, partant, complexifient le contenu de la problématique de leur gouvernance (Cumming et al., 2019). Cela nécessite ainsi de considérer la rentabilité des activités d’innovation comme étant inscrite dans un cadre collectif et dynamique de partage de « gains de coalition » et de gestion de rapports de forces (« vertueux ») entre partenaires-concurrents (Depret et Hamdouch, 2004).

La recherche d’une prise en compte des problèmes spécifiques de financement et de gouvernance auxquels sont pourtant confrontées ces jeunes entreprises innovantes semble ainsi incontournable. D’où le nécessaire élargissement du champ d’application des approches traditionnelles de la corporate governance en prenant véritablement en compte la diversité (cognitive) et l’interdépendance de l’ensemble des stakeholders, à commencer par les partenaires stratégiques de la firme (Depret et Hamdouch, 2004). La gouvernance de ces entreprises doit donc s’inscrire dans un cadre partenarial et dynamique par nature (Burkhardt, 2019) au sein duquel les mécanismes de gouvernance sont progressivement co-produits, à chaque étape de leur processus de développement et de croissance. Cette nouvelle approche effectuale (Cohen, 2017) de la gouvernance ouvre de nouvelles perspectives adaptées aux contextes du capital d’amorçage.

Les travaux attendus des chercheurs et professionnels de finance entrepreneuriale devront porter sur les problématiques actuelles de financement et de gouvernance des startups et les perspectives qui s’ouvrent pour demain. Nous suggérons, mais sans exclusive, à aborder l’un ou l’autre des thèmes encore émergents suivants :

  • Genèse de la gouvernance des jeunes entreprises innovantes aux premiers stades de leur existence ;
  • Financement des trajectoires entrepreneuriales ;
  • Acteurs du financement de l’innovation et gouvernance des startups ;
  • Processus d’innovation et création de la valeur ;
  • Gouvernance entrepreneuriale et co-construction du projet d’entreprise ;
  • Fonctions de management des jeunes startups (GRH, Marketing, etc.) ;
  • La gestion financière des startups en temps de crise.
  • Les startups et la RSE ;
  • Les enjeux du financement des startups marocaines à la lumière des lectures d’expériences étrangères ;
  • L’internationalisation des startups ;
  • La transformation digitale : opportunités et risques pour les startups ;
  • Système d’information et gouvernance des startups ;
  • La fiscalité et la gouvernance des startups ;
  • Les Mesures institutionnelles et réglementaires pour l’Accompagnement des startups au Maroc : bilan et perspectives ;
  • Regards juridiques sur la gouvernance des startups ;
  • Les jeunes entreprises innovantes et la régionalisation avancée ;
  • Approche comparative internationale.

Seront les bienvenus tous les travaux de recherche portant sur la gouvernance des startups à l’heure de la Covid-19, traitant d’autres axes et relevant d’autres disciplines.

PROCÉDURES POUR LA SOUMISSION DES COMMUNICATIONS

Deux types de contributions sont attendus :

  • Des articles de 20 pages au maximum dont les meilleurs seront publiés dans une revue spécialisée ou un ouvrage collectif ;
  • Des résumés de 4 pages pour les communications qui seront présentées oralement uniquement.

Les textes de communication et les travaux de recherche doctorale doivent être envoyés sous format électronique à l’adresse émail suivante :  coll.egentreprise@gmail.com

CALENDRIER A RETENIR

  • 25 septembre 2020 : Date limite de soumission des résumés des communications orales et des articles complets
  • 25 octobre 2020 : Notifications aux auteurs des communications acceptées
  • 5 novembre 2020 : Date limite de réception des communications modifiées
  • 12 novembre 2020 : Envoi du programme aux participants
  • 26 et 27 novembre 2020 : Tenue du colloque

MODALITES DE PARTICIPATION :

  • En présentiel, le 26 novembre 2020 : séance plénière et ateliers ;
  • En présentiel et/ou visioconférence, le 27 novembre 2020.

NORMES DE REDACTION

Les contributions devront être envoyées sous format Word. Elles peuvent être rédigées en langue arabe, française ou anglaise.

Les contributions qui seront présentées oralement uniquement devront se décliner en quatre pages conformément aux recommandations suivantes :
• Première page : titre de la communication + statut et coordonnées de l’auteur ;
• Deuxième, troisième et quatrième pages : Une synthèse de la contribution (plan détaillé, problématique soulevée, construction théorique et outils conceptuels exploités, thèse soutenue, méthodologie retenue, résultats, etc.) ; en 10 références maximum, une bibliographie déclinant les principales références à exploiter par l’auteur.

Pour les articles, le texte complet doit être conforme aux instructions suivantes :

– La première page contiendra les noms, qualités, l’université, le laboratoire d’affiliation, l’adresse, le courriel et le téléphone des auteurs, et le titre de la communication (times new roman, 12).

– La deuxième page ne contiendra que le titre de la communication (times new roman, gras, 16), un résumé dans la langue de l’article et dans une autre langue parmi des langues retenues pour les communications et 3 à 5 mots clés (times new roman, 12, interligne simple, justifié). Le résumé doit reprendre la teneur exacte de la contribution et permettre aux évaluateurs de connaître les points essentiels de son contenu : problématique, méthodologie, résultats et discussion.

– Le texte sera présenté sous format Word, caractères Times new roman 12, Marges de 2,5 cm, Simple interligne, paginé (en bas centré).

– Les parties suivent une numérotation simple : 1., 1.1., 1.1.1., etc. elles doivent être écrites sur une ligne séparée et justifiées à gauche.

– Titre 1. : 14 en gras ;

– Titre 1.1. et autres sous-titres : 12 en gras.

– Les supports méthodologiques de la recherche sont à présenter en annexes dans la limite de 3 pages maximum (grille d’entretien, questionnaire d’enquête, tableaux complets des résultats, etc.).

– Les tableaux et les figures doivent être en nombre limité. Ils sont numérotés et placés dans le corps du texte avec un titre au-dessus et la source au-dessous du tableau ou de la figure.

– Les références bibliographiques sont à signaler dans le texte (Mintzberg, 1982, p. 51), pour la pagination en cas de citation uniquement.

– Les références du texte doivent être rappelées en fin de document dans l’ordre alphabétique du nom du premier auteur, et présentées selon les normes suivantes :

  • Pour un ouvrage : Mintzberg, H. (1982), Structures et dynamique des organisations, Editions d’Organisation, Paris.
  • Pour un article de revue : Martinet A.C. (1990), « La logique paradoxale du management stratégique », Cahiers Lyonnais de recherche en gestion, vol. 5, n°11, pp. 197-209.
  • Pour un chapitre dans un ouvrage collectif : Pasquero J. (2005), « La RSE comme objet de sciences de gestion : le concept et sa portée », In Turcotte M.F. & Salmon A. (dir.), Responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise, Presse de l’Université du Québec.
  • Pour un article présenté lors d’un colloque : Valiorgue & al. (2009), « La RSE, comme enjeux organisationnel et managérial : l’héritage oublié du courant Corporate Social Responsiveness », AIMS, Grenoble, 3-5 Juin.

COMITE SCIENTIFIQUE

Abdalkabir AKRIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Oujda – Maroc
Abdelhamid SKOURIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Fès – Maroc
Abdelkader DERBALFaculté des sciences économiques et de gestion – Oran – Algérie
Abdelkader MAAROUFIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Oujda – Maroc
Abdelouahid ASSAIDIUniversité Laurentienne – Ontario – Canada
Abdelwahed OMRIInstitut Supérieur de Gestion – Université de Tunis -Tunisie
Abderrazak EL HIRIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Fès – Maroc
Ahmed SAFSAFIFaculté pluridisciplinaire – Nador – Maroc
Alain BURLAUDConservatoire national des arts et métiers -Paris – France
Alexandru MINEAEcole d’économie de l’université Clermont Auvergne – Clermont-Ferrand – France
Amina BENRAISSFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Marrakech -Maroc
Aziz BOUZEGGOUFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Aziz HMIOUI Ecole Nationale de Commerce et de Gestion – Fès – Maroc
Abdelhamid ADNANEFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Salé – Maroc
Aurèlie SANNAJUSTUniversité de Saint-Etienne – France
Baghdad CHAIBFaculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestion -Tlemcen – Algérie
Boualem ALIOUATUniversité Côte d’Azur – Nice – France
Chérif LAHLOUFaculté des sciences économiques et de gestion – Oran – Algérie
Christophe SCHMITTMetz School of Management – Metz – France
Claude BEKOLOFaculté des sciences économiques et de gestion – Yaoundé – Cameroun
Didier BENSADONUniversité Paris Dauphine – Paris – France
Driss EL KADIRI BOUTCHICHEcole supérieure de technologie – Oujda – Maroc
Eric BIDETFaculté de droit, économie et gestion – Mans – France
François CASSIEREIAE Clermont Auvergne – Clermont-Ferrand – France
Gérard DUTHILCREAM-Université de Rouen- France
Ghizlane CHOUAYFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Hatem MHENNIEcole Supérieure de Commerce – La Manouba – Tunisie
Hubert DE LA BRUSLERIEUniversité Paris Dauphine – Paris – France
Imen LATROUSUniversité du Québec à Chicoutimi – Québec – Canada
Inès BOULIFA TANBOURAInstitut des Hautes Études Commerciales – Carthage- Tunisie 
Isabelle RICHELLETax Institute, HEC – Management School – Université de Liège – Belgique
Jamal TAHIRIFaculté pluridisciplinaire – Nador – Maroc
Jamil CHAABOUNIFaculté des sciences économiques et de Gestion – Sfax – Tunisie
Jean-Claude CASALEGNOClermont Business School – Clermont-Ferrand – France
Jerome MAATIInstitut d’administration des entreprises – Valenciennes – France
Louise CADIEUXÉcole de Gestion de l’université du Québec – Trois-Rivières – Canada
Malika AMGHARFaculté des sciences économiques, de Gestion et Commerciales – Béjaïa – Algérie
Michel ALBOUYGrenoble École de management – Grenoble – France  
Mohamed AL MAACHEFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Oujda – Maroc
Mohamed AROURIUniversité de Nice Sophia Antipolis – Nice – France
Mohamed BAYADConservatoire national des arts et métiers -Paris – France
Mohammed BENSEDDIKEcole Nationale de Commerce et de Gestion – Oujda – Maroc
Morad ASSERAJFaculté pluridisciplinaire – Nador – Maroc
Nadine RICHEZ-BATTESTIUniversité d’Aix-Marseille – Marseille – France
Nicolas MOUMNIUniversité de Picardie-Jules-Verne – Amiens – France
Patricia DAVIDESDES School of Management – Lyon – France
Philippe LORINOESSEC Business School – Cergy – France
Roger TSAFACK NANFOSSOFaculté des sciences économiques et de gestion – Yaoundé – Cameroun
Said CHAHIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Casablanca -Maroc
Salah KOUBAAFaculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales – Casablanca – Maroc
 Salmata OUEDRAOGOUniversité du Québec à Chicoutimi – Québec – Canada
Sanae SOLHIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Rabat – Maroc
Serigne DIOPDépartement Economie et Gestion de l’université Assane Seck de Ziguinchor – Sénégal
Tahar SAADIFaculté pluridisciplinaire – Nador – Maroc
Yassine HILMIEcole Nationale de Commerce et de Gestion – El Jadida – Maroc
Yvon PESQUEUXConservatoire national des arts et métiers -Paris – France

COMITE D’ORGANISATION

Coordonnateurs :
Aziz BOUZEGGOUFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Zouhir AJAIRFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Membres du comité :
Abdalkabir AKRIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales-Oujda-Maroc
Abdelali ADNANEFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales-Salé-Maroc
Abdelhamid ADNANEFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales-Salé-Maroc
Abdennasser TOURICadre administratif et docteur en sciences de gestion
Ahmed SAFSAFIFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Aicha ALLALIFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Bouzid EL AMINEFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Ghizlane CHOUAYFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Ilyass MEHDATICadre administratif et membre du Réseau Académique International Francophone (CEDIMES)
Imen LATROUSUniversité du Québec à Chicoutimi – Québec – Canada
Jamal TAHIRIFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Mohamed KABOURIFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Morad ASSERAJFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Mounir EL MACHKOURFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Tahar SAADIFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc

CONTACT

Pour tout renseignement concernant ce colloque, veuillez contacter :

  • Le professeur Aziz BOUZEGGOU, Coordonnateur et responsable du colloque, Tél : +212 661  900873, Courriel : a.bouzeggou@ump.ac.ma
  • Le professeur Zouhir AJAIR, coordonnateur du colloque, Tél : +212 662 211 004, Courriel : z.ajair@ump.ac.ma

Adresse : Faculté Pluridisciplinaire de Nador, B.P 300, Selouane, 62700 Nador
Tél : 05 36.35.89.41
Site web : http://fpn.ump.ma/
Email fpnador07@gmail.com


[1] Laboratoire de recherche et d’intervention en gouvernance des organisations, université du Québec à Chicoutimi

[2] Fondation Nationale pour l’Enseignement de la Gestion des Entreprises (www.fnege.org)

[3] La Revue des Sciences de Gestion (www.larsg.fr)

[4] L’association Académique Internationale de Gouvernance (www.aaig.fr)

FEMIB : 3e Conférence internationale sur la finance, l’économie, la gestion et les affaires informatiques

Nous vivons dans un monde en évolution rapide et interconnecté, dans lequel différents domaines d’activité sont liés et dépendants les uns des autres. Quatre domaines d’activité émergents : la finance, l’économie, la gestion et les affaires informatiques (FEMIB) sont essentiels pour chaque pays, organisation, société et individu comme suit. La finance est importante pour la richesse, les bénéfices et l’avenir à long terme des individus, des entreprises et du pays. L’économie peut nous aider à comprendre comment l’état passé et actuel de la performance financière régionale, nationale et mondiale. La gestion permet aux organisations, aux gouvernements, aux décideurs de rendre leurs projets et services plus structurés, efficaces, productifs et compétitifs. L’activité informatique est synonyme de nouvelles tendances de développement, d’opportunités et d’innovation. Nous pensons que ne réussissant que dans ces quatre domaines, cela peut garantir à chaque organisation, décideur, investisseur, gouvernement et pays pour réussir à long terme et collaborer. Notre but et notre objectif sont de rassembler les scientifiques, les praticiens et les décideurs de ces quatre domaines afin de favoriser une communauté forte et bien connectée. Nous accueillons les idées, concepts, services, techniques, résultats de recherche et pratiques commerciales innovants.

FEMIB

Thèmes de la conférence du 25 – 26 avril 2021, en ligne

Dates limites de soumission

  • Prolongation de la soumission d’articles réguliers : 21 décembre 2020
  • Prolongation de la présentation de l’exposé de position : 26 janvier 2021
  • Soumission d’un article au Consortium doctoral : 2 mars 2021

La soumission au plus tard qui était prévue au 30 novembre 2020 a donc été repoussée au 26 janvier 2021.

PRÉSIDENT DE CONFÉRENCE

Victor Chang, Teesside University, Royaume-Uni

COPRÉSIDENTS DU PROGRAMME

Patricia Baudier, EM Normandie Business School, France

Mitra Arami, EM Normandie Business School, France

CHAISE LOCALE

Marek Hudik, University of Economics, Prague, République tchèque

CHAISES PUBLICITAIRES

Chantal Ammi, Institut Mines-Télécom Business School, France
Samuel Fosso Wamba, TBS Business School, France
Alexander Brem, Université de Stuttgart, Allemagne

Les actes seront soumis pour indexation par :

  • SCOPUS
  • Google Scholar
  • La bibliographie informatique DBLP
  • Érudit sémantique
  • Indice d’ingénierie (EI)
  • Index des citations des actes de conférence

Tous les articles présentés sur le lieu de la conférence seront également disponibles à la bibliothèque numérique SCITEPRESS.

En outre, une courte liste d’articles présentés sur le lieu de la conférence sera sélectionnée pour publication de versions étendues et révisées dans un numéro spécial de International Journal of Organizational and Collective Intelligence et Journal of Global Information Management.

Contact

Vitor Pedrosa – femib.secretariat@insticc.org
Secrétariat FEMIB
Av. S. Francisco Xavier Lote 7 Cv. C, Setubal 2900-616, Portugal
+351 265 520 185

http://www.femib.scitevents.org

OCT. 2019. La transformation digitale : enjeux et perspectives

La transformation numérique désigne le processus qui conduit une entreprise à intégrer les technologies digitales dans l’ensemble de ses activités dans le but de renforcer sa performance. Il s’agit d’une démarche centrée sur la donnée qui repose significativement sur l’exploitation d’un ensemble d’algorithmes plus ou moins sophistiqués. La finalité étant de favoriser l’acquisition de nouveaux prospects, de faciliter leur transformation en clients, et de garantir leur fidélité grâce à une exploitation optimale et augmentée des différentes fonctions de l’entreprise (marketing, supply chain, finance, RH, etc.).

Une transformation réussie est en effet censée garantir une organisation cohérente et « intelligente » capable de prévenir l’attrition d’un client, d’anticiper les attentes d’un prospect, d’élaborer une offre dédiée, etc. Les potentiels sont nombreux et ce, qu’elle que soit le maillon de la chaîne de valeur concerné. Amazon n’a-t-il pas déposé en 2013 un brevet lui permettant d’acheminer un colis avant même que son « acheteur » ait passé commande ?

Appel à contributions coordonné par José ALLOUCHEProfesseur (émérite) des Universités, IAE/Sorbonne Graduate Business School – Paris 1 Panthéon Sorbonne
Directeur scientifique de la Chaire RGCI/Responsabilité Globale Capital Immatériel

On retrouve aussi l’emploi de robots conversationnels, véritables majordomes 2.0, dans le but de garantir une disponibilité permanente. L’avantage est double, d’un côté l’utilisateur est informé en temps réel, de l’autre l’entreprise accède à un gisement de commentaires, véritable mine d’or marketing, qui permet de raffiner le fonctionnement et l’offre de l’organisation. Résultat, le rêve d’une offre entièrement personnalisée est désormais envisageable. L’algorithme de recommandation Netflix repose par exemple sur une connaissance approfondie de ses utilisateurs. Même l’illustration de la jaquette du film suggéré est adaptée en fonction du parcours de l’abonné ciblé. La plateforme recense, pour ce faire, pas moins de 80 000 micro-genres et 2000 « communauté de goût ». Netflix exploite par ailleurs les données massives dans le but d’élaborer des offres nouvelles. Les datascientist de l’entreprise californienne ont par exemple pu identifier que les internautes qui apprécieraient un remake d’une série britannique des années 90, aimaient également les films de David Fincher et l’acteur Kevin Spacey : c’est ainsi qu’ « House of Cards » est né. Le succès commercial de cette série iconique étant notamment gagé sur la compilation schématique de ces trois observations. La transformation numérique est sans nul doute un levier inédit d’opportunités stratégiques.

Il importe cependant de noter que si la transformation numérique revêt de nombreux avantages, il s’agit néanmoins d’une démarche complexe. Qui n’a jamais été confronté à un chatbot aux performances désespérantes ? A une publicité supposément personnalisée qui « tombe à l’eau » ? Par ailleurs, la transformation digitale entraine un bouleversement organisationnel majeur (désilotage, collaborations adhoc, etc.) et suscite de nombreux séismes à l’échelle du marché (disparition des barrières spatiales et temporelles, redistribution des modes d’intermédiation, etc.). Les acteurs historiques se voient en conséquence confrontés à de nouveaux entrants « data natives » qui redéfinissent les frontières du marché et les business models traditionnels. Les acteurs en place doivent ainsi faire face à la prolifération de plates-formes numériques qui les contournent en mettant directement en relation prestataires et demandeurs. A ce propos, Brian Chesky, directeur d’Airbnb, tweetait : « Marriott veut proposer 30 000 chambres de plus cette année. Nous les ajouterons en deux semaines ». Airbnb est en effet le premier acteur mondial de l’hôtellerie alors qu’il ne possède pas un seul hôtel. Qui aurait pu imaginer, il y a seulement 10 ans, une telle configuration ? Le risque qu’une entreprise perde pied en raison d’une modification des règles du jeu portée par le digital concerne désormais toutes les organisations. Entre opportunités et menaces, la transformation digitale est un enjeu fondamental qui revêt de nombreuses problématiques complexes, et ce tant au niveau opérationnel que stratégique.

C’est pourquoi le GReMOG/Groupe de Recherche en Management des Organisations Globalisées, laboratoire de recherche de l’Ecole PPA, en partenariat avec La Revue des Sciences de Gestion (La RSG) et Management & Data Science (MDS), organise le 24 Janvier 2020 une journée de recherche et d’études consacrée à la digitalisation de la vie économique et en particulier, à la transformation digitale de l’entreprise. Au cours de la journée, des chercheurs, des experts et des chefs d’entreprises auront l’occasion de s’interroger sur les évolutions et tendances de fond de la digitalisation de l’entreprise, dans ses aspects managériaux, marketing et stratégiques.

Les papiers présentés peuvent prendre la forme de résultats d’études et d’expérimentation, de recherches en cours ou d’états de l’art dans les domaines suivants :

  • Digitalisation et Marketing
    – Big Data et connaissance client
    – Fidélisation/Churn
    – Marketing prédictif
    – Transparence des algorithmes
  • Digitalisation et Communication
    – Communication digitale et medias sociaux
    – Communautés de marque
    – Contenus personnalisés
  • Digitalisation et RH
    – Transformation digitale et enjeux organisationnels
    – Le recrutement prédictif
    – Big data et diversité
  • Digitalisation et Stratégie d’entreprise
    – La digitalisation comme levier concurrentiel
    – L’impact de la digitalisation sur la gouvernance des entreprises
    – Le nouveau monde vs l’ancien monde : évolution des jeux d’acteurs au sein des filières

Procédure d’évaluation des papiers

Les participations soumises à cette journée de recherche devront être adressées par courrier électronique à Monsieur José Allouche (jose.allouche@orange.fr).

Instructions aux auteurs (pour les propositions à destination de Management & Data Science)

  • 15 octobre 2019 : Proposition d’un article, étude de cas ou avis d’expert (consignes aux auteurs)
  • 15 novembre 2019 : Notification aux auteurs
  • 15 décembre 2019 : Proposition de la version finale

Management & Data Science est une revue scientifique de l’AIM, en open access, qui analyse l’impact du big data et de la transformation digitale sur le management (Stratégie, Marketing, Ressources Humaines, etc.).

Instructions aux auteurs (pour les articles à destination de La Revue des Sciences de Gestion)

  • 15 octobre 2019 : Proposition d’un article (consignes aux auteurs)
  • 15 novembre 2019 : Notification aux auteurs
  • 15 décembre 2019 : Proposition de la version finale

Depuis plus de cinquante ans, La Revue des Sciences de Gestion vise à offrir une tribune à des recherches originales et innovantes en gestion. Sans se limiter à une thématique, sans exclusivité disciplinaire, sans parti-pris méthodologique, La RSG, est une revue indépendante, internationale, généraliste et innovante.