Colloque : Financement et gouvernance des jeunes entreprises innovantes : Nouveaux outils, nouvelles perspectives

Modifié le

Université Mohammed Premier d’Oujda
Faculté pluridisciplinaire
Nador
L’Equipe de recherche en Gouvernance territoriale, entrepreneuriat et durabilité du laboratoire d’Études et de Recherches Interdisciplinaire en Territoire, Entrepreneuriat et Droit des Affaires (LERITEDA)

organise

en collaboration avec le LARIGO[1], la FNEGE[2], La RSG[3] et l’AAIG[4]

la 1re édition du colloque international « entrepreneuriat et gouvernance des entreprises »

Nador, les 26 et 27 Novembre 2020

Financement et gouvernance des jeunes entreprises innovantes : Nouveaux outils, nouvelles perspectives

ARGUMENTAIRE

Le financement des jeunes entreprises et principalement les startups a connu, ces dernières années, une évolution significative, en séduisent un public d’investisseurs aussi large que divers (particuliers, financeurs privés, financeurs publics…) (Mason, Botelho et Harrison, 2016). Des nouvelles modalités de transaction émergent. Il s’agit d’architectures originales d’offre de financement qui passent par des mécanismes de coordination spécifiques qui intéressent une clientèle d’entrepreneurs. La finance devient participative, partenariale, alternative, utile et connectée. Les métiers du financement se métamorphosent. Des participants hétérodoxes s’ajoutent à la communauté financière, des quasi marchés privés s’installent, des investisseurs d’un genre nouveau, les particuliers, apparaissent, des intermédiaires financiers organisent la désintermédiation. La disruption est dans l’air et elle serait porteuse de solutions originales qui intéressent la finance entrepreneuriale (C. Cadiou et K. Kadiou, 2016).

La prise de conscience de cette évolution oblige le chercheur à intégrer ces considérations dans la formulation des problématiques financières. Les questions méritant la réflexion des chercheurs en finance entrepreneuriale devraient tenir compte de l’hétérogénéité des acteurs de l’économie financière, dans une perspective plus holistique, plus transversale, « dé-segmentée » (Cumming et Vismara, 2017). Elles doivent mettre l’accent tout particulièrement sur l’entrepreneur qui, en raison d’une offre pléthorique de financement, peut développer une véritable stratégie de financement (Bellavitis et al., 2017) et construire une véritable trajectoire de financement (Bessière, Stéphany et Wirtz, 2020). Ces différentes pistes de réflexion qui peuvent demander des efforts importants aux chercheurs sont essentielles pour l’avancement des connaissances à ce sujet et surtout utiles aux jeunes pousses et au tissu économique qu’elles constituent.

En complément de cette dynamique, se pose la question de la gouvernance des jeunes entreprises innovantes qui reste aujourd’hui un thème de recherche encore émergent. En effet, d’une manière générale, la plupart des travaux réalisés jusqu’à présent n’accordent que peu d’importance, d’une part à l’analyse de l’impact des dynamiques économiques, technologiques et institutionnelles contemporaines sur les modes de gouvernance de ces entreprises, et d’autre part aux problèmes de leurs financement, d’organisation et de croissance qui deviennent souvent davantage multilatéraux que strictement bilatéraux, et appellent donc des mécanismes de gouvernance spécifiques. En effet, la diversification des apporteurs de fonds et, parallèlement, la nécessité pour ces entreprises de déployer des relations contractuelles et partenariales de plus en plus denses et diversifiées, élargissent, par la force des choses, l’éventail des parties prenantes à la vie de l’entreprise et, partant, complexifient le contenu de la problématique de leur gouvernance (Cumming et al., 2019). Cela nécessite ainsi de considérer la rentabilité des activités d’innovation comme étant inscrite dans un cadre collectif et dynamique de partage de « gains de coalition » et de gestion de rapports de forces (« vertueux ») entre partenaires-concurrents (Depret et Hamdouch, 2004).

La recherche d’une prise en compte des problèmes spécifiques de financement et de gouvernance auxquels sont pourtant confrontées ces jeunes entreprises innovantes semble ainsi incontournable. D’où le nécessaire élargissement du champ d’application des approches traditionnelles de la corporate governance en prenant véritablement en compte la diversité (cognitive) et l’interdépendance de l’ensemble des stakeholders, à commencer par les partenaires stratégiques de la firme (Depret et Hamdouch, 2004). La gouvernance de ces entreprises doit donc s’inscrire dans un cadre partenarial et dynamique par nature (Burkhardt, 2019) au sein duquel les mécanismes de gouvernance sont progressivement co-produits, à chaque étape de leur processus de développement et de croissance. Cette nouvelle approche effectuale (Cohen, 2017) de la gouvernance ouvre de nouvelles perspectives adaptées aux contextes du capital d’amorçage.

Les travaux attendus des chercheurs et professionnels de finance entrepreneuriale devront porter sur les problématiques actuelles de financement et de gouvernance des startups et les perspectives qui s’ouvrent pour demain. Nous suggérons, mais sans exclusive, à aborder l’un ou l’autre des thèmes encore émergents suivants :

  • Genèse de la gouvernance des jeunes entreprises innovantes aux premiers stades de leur existence ;
  • Financement des trajectoires entrepreneuriales ;
  • Acteurs du financement de l’innovation et gouvernance des startups ;
  • Processus d’innovation et création de la valeur ;
  • Gouvernance entrepreneuriale et co-construction du projet d’entreprise ;
  • Fonctions de management des jeunes startups (GRH, Marketing, etc.) ;
  • La gestion financière des startups en temps de crise.
  • Les startups et la RSE ;
  • Les enjeux du financement des startups marocaines à la lumière des lectures d’expériences étrangères ;
  • L’internationalisation des startups ;
  • La transformation digitale : opportunités et risques pour les startups ;
  • Système d’information et gouvernance des startups ;
  • La fiscalité et la gouvernance des startups ;
  • Les Mesures institutionnelles et réglementaires pour l’Accompagnement des startups au Maroc : bilan et perspectives ;
  • Regards juridiques sur la gouvernance des startups ;
  • Les jeunes entreprises innovantes et la régionalisation avancée ;
  • Approche comparative internationale.

Seront les bienvenus tous les travaux de recherche portant sur la gouvernance des startups à l’heure de la Covid-19, traitant d’autres axes et relevant d’autres disciplines.

PROCÉDURES POUR LA SOUMISSION DES COMMUNICATIONS

Deux types de contributions sont attendus :

  • Des articles de 20 pages au maximum dont les meilleurs seront publiés dans une revue spécialisée ou un ouvrage collectif ;
  • Des résumés de 4 pages pour les communications qui seront présentées oralement uniquement.

Les textes de communication et les travaux de recherche doctorale doivent être envoyés sous format électronique à l’adresse émail suivante :  coll.egentreprise@gmail.com

CALENDRIER A RETENIR

  • 25 septembre 2020 : Date limite de soumission des résumés des communications orales et des articles complets
  • 25 octobre 2020 : Notifications aux auteurs des communications acceptées
  • 5 novembre 2020 : Date limite de réception des communications modifiées
  • 12 novembre 2020 : Envoi du programme aux participants
  • 26 et 27 novembre 2020 : Tenue du colloque

MODALITES DE PARTICIPATION :

  • En présentiel, le 26 novembre 2020 : séance plénière et ateliers ;
  • En présentiel et/ou visioconférence, le 27 novembre 2020.

NORMES DE REDACTION

Les contributions devront être envoyées sous format Word. Elles peuvent être rédigées en langue arabe, française ou anglaise.

Les contributions qui seront présentées oralement uniquement devront se décliner en quatre pages conformément aux recommandations suivantes :
• Première page : titre de la communication + statut et coordonnées de l’auteur ;
• Deuxième, troisième et quatrième pages : Une synthèse de la contribution (plan détaillé, problématique soulevée, construction théorique et outils conceptuels exploités, thèse soutenue, méthodologie retenue, résultats, etc.) ; en 10 références maximum, une bibliographie déclinant les principales références à exploiter par l’auteur.

Pour les articles, le texte complet doit être conforme aux instructions suivantes :

– La première page contiendra les noms, qualités, l’université, le laboratoire d’affiliation, l’adresse, le courriel et le téléphone des auteurs, et le titre de la communication (times new roman, 12).

– La deuxième page ne contiendra que le titre de la communication (times new roman, gras, 16), un résumé dans la langue de l’article et dans une autre langue parmi des langues retenues pour les communications et 3 à 5 mots clés (times new roman, 12, interligne simple, justifié). Le résumé doit reprendre la teneur exacte de la contribution et permettre aux évaluateurs de connaître les points essentiels de son contenu : problématique, méthodologie, résultats et discussion.

– Le texte sera présenté sous format Word, caractères Times new roman 12, Marges de 2,5 cm, Simple interligne, paginé (en bas centré).

– Les parties suivent une numérotation simple : 1., 1.1., 1.1.1., etc. elles doivent être écrites sur une ligne séparée et justifiées à gauche.

– Titre 1. : 14 en gras ;

– Titre 1.1. et autres sous-titres : 12 en gras.

– Les supports méthodologiques de la recherche sont à présenter en annexes dans la limite de 3 pages maximum (grille d’entretien, questionnaire d’enquête, tableaux complets des résultats, etc.).

– Les tableaux et les figures doivent être en nombre limité. Ils sont numérotés et placés dans le corps du texte avec un titre au-dessus et la source au-dessous du tableau ou de la figure.

– Les références bibliographiques sont à signaler dans le texte (Mintzberg, 1982, p. 51), pour la pagination en cas de citation uniquement.

– Les références du texte doivent être rappelées en fin de document dans l’ordre alphabétique du nom du premier auteur, et présentées selon les normes suivantes :

  • Pour un ouvrage : Mintzberg, H. (1982), Structures et dynamique des organisations, Editions d’Organisation, Paris.
  • Pour un article de revue : Martinet A.C. (1990), « La logique paradoxale du management stratégique », Cahiers Lyonnais de recherche en gestion, vol. 5, n°11, pp. 197-209.
  • Pour un chapitre dans un ouvrage collectif : Pasquero J. (2005), « La RSE comme objet de sciences de gestion : le concept et sa portée », In Turcotte M.F. & Salmon A. (dir.), Responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise, Presse de l’Université du Québec.
  • Pour un article présenté lors d’un colloque : Valiorgue & al. (2009), « La RSE, comme enjeux organisationnel et managérial : l’héritage oublié du courant Corporate Social Responsiveness », AIMS, Grenoble, 3-5 Juin.

COMITE SCIENTIFIQUE

Abdalkabir AKRIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Oujda – Maroc
Abdelhamid SKOURIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Fès – Maroc
Abdelkader DERBALFaculté des sciences économiques et de gestion – Oran – Algérie
Abdelkader MAAROUFIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Oujda – Maroc
Abdelouahid ASSAIDIUniversité Laurentienne – Ontario – Canada
Abdelwahed OMRIInstitut Supérieur de Gestion – Université de Tunis -Tunisie
Abderrazak EL HIRIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Fès – Maroc
Ahmed SAFSAFIFaculté pluridisciplinaire – Nador – Maroc
Alain BURLAUDConservatoire national des arts et métiers -Paris – France
Alexandru MINEAEcole d’économie de l’université Clermont Auvergne – Clermont-Ferrand – France
Amina BENRAISSFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Marrakech -Maroc
Aziz BOUZEGGOUFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Aziz HMIOUI Ecole Nationale de Commerce et de Gestion – Fès – Maroc
Abdelhamid ADNANEFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Salé – Maroc
Aurèlie SANNAJUSTUniversité de Saint-Etienne – France
Baghdad CHAIBFaculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestion -Tlemcen – Algérie
Boualem ALIOUATUniversité Côte d’Azur – Nice – France
Chérif LAHLOUFaculté des sciences économiques et de gestion – Oran – Algérie
Christophe SCHMITTMetz School of Management – Metz – France
Claude BEKOLOFaculté des sciences économiques et de gestion – Yaoundé – Cameroun
Didier BENSADONUniversité Paris Dauphine – Paris – France
Driss EL KADIRI BOUTCHICHEcole supérieure de technologie – Oujda – Maroc
Eric BIDETFaculté de droit, économie et gestion – Mans – France
François CASSIEREIAE Clermont Auvergne – Clermont-Ferrand – France
Gérard DUTHILCREAM-Université de Rouen- France
Ghizlane CHOUAYFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Hatem MHENNIEcole Supérieure de Commerce – La Manouba – Tunisie
Hubert DE LA BRUSLERIEUniversité Paris Dauphine – Paris – France
Imen LATROUSUniversité du Québec à Chicoutimi – Québec – Canada
Inès BOULIFA TANBOURAInstitut des Hautes Études Commerciales – Carthage- Tunisie 
Isabelle RICHELLETax Institute, HEC – Management School – Université de Liège – Belgique
Jamal TAHIRIFaculté pluridisciplinaire – Nador – Maroc
Jamil CHAABOUNIFaculté des sciences économiques et de Gestion – Sfax – Tunisie
Jean-Claude CASALEGNOClermont Business School – Clermont-Ferrand – France
Jerome MAATIInstitut d’administration des entreprises – Valenciennes – France
Louise CADIEUXÉcole de Gestion de l’université du Québec – Trois-Rivières – Canada
Malika AMGHARFaculté des sciences économiques, de Gestion et Commerciales – Béjaïa – Algérie
Michel ALBOUYGrenoble École de management – Grenoble – France  
Mohamed AL MAACHEFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Oujda – Maroc
Mohamed AROURIUniversité de Nice Sophia Antipolis – Nice – France
Mohamed BAYADConservatoire national des arts et métiers -Paris – France
Mohammed BENSEDDIKEcole Nationale de Commerce et de Gestion – Oujda – Maroc
Morad ASSERAJFaculté pluridisciplinaire – Nador – Maroc
Nadine RICHEZ-BATTESTIUniversité d’Aix-Marseille – Marseille – France
Nicolas MOUMNIUniversité de Picardie-Jules-Verne – Amiens – France
Patricia DAVIDESDES School of Management – Lyon – France
Philippe LORINOESSEC Business School – Cergy – France
Roger TSAFACK NANFOSSOFaculté des sciences économiques et de gestion – Yaoundé – Cameroun
Said CHAHIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Casablanca -Maroc
Salah KOUBAAFaculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales – Casablanca – Maroc
 Salmata OUEDRAOGOUniversité du Québec à Chicoutimi – Québec – Canada
Sanae SOLHIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Rabat – Maroc
Serigne DIOPDépartement Economie et Gestion de l’université Assane Seck de Ziguinchor – Sénégal
Tahar SAADIFaculté pluridisciplinaire – Nador – Maroc
Yassine HILMIEcole Nationale de Commerce et de Gestion – El Jadida – Maroc
Yvon PESQUEUXConservatoire national des arts et métiers -Paris – France

COMITE D’ORGANISATION

Coordonnateurs :
Aziz BOUZEGGOUFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Zouhir AJAIRFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Membres du comité :
Abdalkabir AKRIFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales-Oujda-Maroc
Abdelali ADNANEFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales-Salé-Maroc
Abdelhamid ADNANEFaculté des sciences juridiques, économiques et sociales-Salé-Maroc
Abdennasser TOURICadre administratif et docteur en sciences de gestion
Ahmed SAFSAFIFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Aicha ALLALIFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Bouzid EL AMINEFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Ghizlane CHOUAYFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Ilyass MEHDATICadre administratif et membre du Réseau Académique International Francophone (CEDIMES)
Imen LATROUSUniversité du Québec à Chicoutimi – Québec – Canada
Jamal TAHIRIFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Mohamed KABOURIFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Morad ASSERAJFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Mounir EL MACHKOURFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc
Tahar SAADIFaculté pluridisciplinaire -Nador – Maroc

CONTACT

Pour tout renseignement concernant ce colloque, veuillez contacter :

  • Le professeur Aziz BOUZEGGOU, Coordonnateur et responsable du colloque, Tél : +212 661  900873, Courriel : a.bouzeggou@ump.ac.ma
  • Le professeur Zouhir AJAIR, coordonnateur du colloque, Tél : +212 662 211 004, Courriel : z.ajair@ump.ac.ma

Adresse : Faculté Pluridisciplinaire de Nador, B.P 300, Selouane, 62700 Nador
Tél : 05 36.35.89.41
Site web : http://fpn.ump.ma/
Email fpnador07@gmail.com


[1] Laboratoire de recherche et d’intervention en gouvernance des organisations, université du Québec à Chicoutimi

[2] Fondation Nationale pour l’Enseignement de la Gestion des Entreprises (www.fnege.org)

[3] La Revue des Sciences de Gestion (www.larsg.fr)

[4] L’association Académique Internationale de Gouvernance (www.aaig.fr)

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