Archives de catégorie : Innovation

Prix d’histoire économique

Le prix d’histoire économique « AFHE BNP Paribas » récompense deux docteurs de haut niveau ayant soutenu une thèse en sciences humaines et sociales dans le champ de l’histoire économique, rédigée en langue française et sur des objets pouvant relever des périodes antique, médiévale, moderne ou contemporaine.
Modalités d’attribution : le prix récompense deux thèses de doctorat soutenues entre le 1er juillet 2011 et le 31 décembre 2012 pour l’édition 2013. Le montant du prix est de 4 000 euros par thèse récompensée. Les candidats doivent être membres de l’AFHE et à jour de cotisation le jour du dépôt de leur candidature.
Pour les candidats non encore membres de l’AFHE, la procédure d’adhésion est disponible en ligne à l’adresse suivante : http://afhe.hypotheses.org/42. La réception par le secrétaire général de la fiche d’adhésion et de son paiement à réception du dossier de candidature est acceptée.

Constitution du dossier
Pour s’inscrire, le docteur doit faire acte de candidature entre le 11 avril et le 10 mai 2013, en envoyant au secrétaire général de l’AFHE un dossier qui comprendra les éléments suivants :
– le formulaire de candidature dûment rempli (en version papier ou électronique téléchargeable sur le site de l’AFHE) ;
– un résumé de la thèse entre 10 000 et 20 000 signes (en version papier ou électronique) ;
– le rapport de soutenance ou une pièce équivalente ou à défaut justificative pour les thèses soutenues hors de France (en version papier ou électronique),
par exemple une copie du diplôme ;
– un curriculum vitae (en version électronique) ;
– un exemplaire de la thèse sous format PDF sur un CD, un DVD, une clé USB ou une adresse Web dédiée. L’AFHE s’engage à ne pas diffuser la version électronique.

Adresse d’envoi des pièces
nicomar[at] univ-perp [point] fr

Adresse postale : Nicolas Marty, Secrétaire général AFHE, Faculté Lettres et sciences Humaines, 52 avenue Paul Alduy, 66 860 Perpignan cedex.

Quel(s) avenir(s) pour le métier d’enseignant-chercheur ?

L’Université de Reims Champagne Ardenne et l’Institut de recherche de la FSU organisent en hommage au Professeur Pierre Duharcourt le colloque « Quel(s) avenir(s) pour le métier d’enseignant-chercheur ? »  qui aura lieu le 5 décembre 2013 à Reims. . .
Vous pouvez accéder, sur le site internet de l’Université de Reims Champagne Ardenne, à une page web dédiée à ce colloque dans laquelle vous trouverez le programme de la journée du 5 décembre et différentes informations concernant le colloque : http://www.univ-reims.fr/colloque_duharcourt

Cette page web permet de s’inscrire directement au colloque.
L’inscription au colloque est gratuite mais obligatoire.
Pour faciliter le travail d’organisation matérielle du colloque il est demandé aux personnes qui souhaitent y participer et s’associer ainsi à l’hommage rendu à Pierre Duharcourt de s’inscrire le plus rapidement possible.
Le secrétariat du colloque est assuré par Madame Françoise de Paiva-Nunes-Grandao,: francoise.de-paiva-nunes-grandao@univ-reims.fr
Tel : 03 26 91 38 01

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Les mardis de l’innovation

Formation ouverte et gratuite à l’excellence en innovation

Les Mardis de l’innovation reprennent le 16 octobre. La séance est consacrée au rôle du scientifique dans la dynamique d’innovation et le progrès, avec comme invité Cédric Villani, directeur de l’Institut Henri Poincaré, médaille Fields de Mathématiques.

Pour cette 12e année, les Mardis de l’Innovation se déroulent au grand amphithéâtre de l’ENSAM, Art & Métiers ParisTech, 155 boulevard de l’Hôpital, Paris 13e.

Les Mardis de l’Innovation sont un cours gratuit inter établissements ouvert aux élèves en fin de formation de toutes les universités, grandes écoles et écoles professionnelles, ainsi qu’à tous les professionnels de l’innovation : responsables de l’innovation, de la R&D, du marketing, de marques, directeurs et chefs de projets, chercheurs, designers, créateurs, réalisateurs, entrepreneurs …

Le but des Mardis de l’innovation est de diffuser une culture partagée de l’innovation et le retour d’expérience des entreprises et organisations les plus innovantes.

Les Mardis de l’Innovation sont structurés en 2 modules :

« Culture de l’innovation » (au premier semestre)

« Stratégies de mise en œuvre de l’innovation » (au second semestre)

Le format ouvert inter-établissements, inter-entreprises, inter-organisations inter générationnel et international vise à faciliter le maillage des multiples talents nécessaires à l’innovation.

Au cours des onze dernières années, les Mardis de l’Innovation ont réalisé près de 350 conférences, accueilli 280 témoignages d’entreprises et organisations parmi les plus innovantes au monde. Ils ont été suivis par plus de 12 000 auditeurs et ont permis la formation de plus de 800 professionnels.

Les séances sont également disponibles en ligne sur la chaîne vidéo des mardis de l’Innovation.

Pour la rentrée 2012 -2013, avec toujours le principe de la gratuité des cours, de nombreuses améliorations sont
introduites, notamment :

– amphi plus grand : 800 places permettant d’accueillir plus d’élèves (notamment promotions complètes de filières d’écoles et universités) et d’auditeurs professionnels.

– accès plus facile avec délivrance d’une carte d’auditeur facilitant l’inscription

– structuration des cours en modules pour en faciliter le suivi et l’intégration des contenus dans les parcours de formation des établissements d’enseignement

Dates des cours : les mardis soir, d’octobre à février, de 18h15 à 20h45

Lieu : Grand amphithéâtre de l’ENSAM, Arts & Métiers ParisTech 155, boulevard de l’Hôpital (Métros : Place d’Italie et Campo Formio)

Professeur responsable : Marc Giget

Séminaire doctoral “Disciplines sources et Sciences de Gestion”

Le séminaire doctoral “Disciplines sources et sciences de gestion”, organisé par la FNEGE, aura lieu du 17 au 20 juin 2013 et s’adresse
principalement à des doctorants réalisant leur thèse dans une organisation.
Ce séminaire sera coordonné par Bertrand URIEN, Professeur à l’IAE de Brest, Université de Brest.

Vous êtes doctorant en sciences de gestion ?
Inscrivez-vous vite, il ne reste plus que quelques places !
Vous connaissez des doctorants en sciences de gestion ?
Merci de leur recommander ce séminaire !

OBJECTIFS
Ce séminaire a pour objectif principal d’aider les doctorants de gestion dans leur travail de thèse, en ouvrant la réflexion sur l’apport des disciplines sources – ou connexes – aux Sciences de Gestion.Après un cadrage général, réalisé en introduction du séminaire, sur l’utilité et les précautions à prendre lors du transfert de connaissances de ces disciplines vers les Sciences de Gestion, plusieurs intervenants – experts dans leur domaine – présenteront le rôle de la Philosophie, du Droit, de l’Anthropologie, de la Sociologie ou encore des Neurosciences dans ce contexte.

PROGRAMME

Lundi 17 juin matin :
– Accueil des participants
Disciplines sources et Sciences de Gestion, par Bertrand URIEN, Professeur à l’IAE de Brest, Université de Brest.

Lundi 17 juin après-midi :
Neurosciences et Marketing, par Olivier DROULERS, Professeur à l’IGR, Université de Rennes 1

Mardi 18 juin :
Droit / Philosophie et Contrôle de Gestion, par Eric PEZET, Professeur, Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Mercredi 19 juin :
Anthropologie et Marketing, par Olivier BADOT, Professeur à
ESCP Europe

Jeudi 20 juin :
Sociologie et Finance, par Hélène RAINELLI-WEISS,
Professeur à l’IAE de Paris, Université de Paris 1

INFORMATIONS PRATIQUES
Date : Ce séminaire se déroulera du lundi 17 juin 2013 (à
partir de 9h00) au jeudi 20 juin (vers 17h)
Lieu : Locaux de la FNEGE (Escalier C – 3 ème étage) – 2 avenue Hoche – Paris 8e – Métro Courcelles
(ligne 2)

Coordinateur : Bertrand URIEN, Professeur à l’IAE de Brest, Université de Brest.
Frais d’inscription : 500 euros TTC
Ce tarif comprend la participation à l’ensemble du séminaire (4 jours à la FNEGE ainsi que les déjeuners). Les frais de voyage et d’hébergement restent à la charge du participant.

Le bulletin d’inscription devra être accompagné d’un CV et d’une présentation du projet de thèse de 4 à 5 pages avec bibliographie.

Université d’été de GS1

GS1 fête ses 40 ans en 2013. Le 3 avril 1973, industriels et distributeurs choisissaient le code à barres comme système d’identification mondial des produits. La prochaine édition de l’Université d’été de GS1 France se
projette dans l’avenir et nous invite à imaginer notre futur « Une journée en 2053 ». Politique, consommation, commerce, nutrition, nouvelles technologies… comment vivrons-nous en 2053 ? Quels
seront les grands défis de l’industrie et du commerce ? Une journée prospective pour imaginer et tenter d’esquisser quelle sera notre société. A découvrir le vendredi 30 août prochain au Collège
des Bernardins à Paris.

Lorsque le code-à-barres est apparu dans nos vies il y a 40 ans, comment imaginions-nous le quotidien des individus au début du 21e siècle ? Tout, à peu près, avait été envisagé sauf l’émergence
d’internet et le boom du numérique qui ont largement bouleversé nos codes et habitudes de consommation. Tenter aujourd’hui de se projeter en 2053 n’est pas un exercice facile et certains
facteurs, encore inconnus, viendront très certainement modifier notre vision. Mais osons tout de même apporter un coup de projecteur sur ce futur à la fois proche et lointain : comment
vivrons-nous en 2053 ? Que mangerons-nous ? Comment ferons-nous nos courses ? Quels seront les grands défis de l’industrie et du commerce ? Quelles places les technologies tiendront-elles dans
notre vie de tous les jours ? Quelles relations entretiendrons-nous avec les robots ? Irons-nous vers toujours plus de mondialisation ?

L’Université d’été GS1 est ouverte aux entreprises adhérentes et non adhérentes et uniquement aux offreurs de solutions abonnés à GS1 Partenaires ou sur invitation.

Programme :

L’Université d’été est animée par Olivier Bitoun, journaliste.

9h00-9h15 Introduction : Pierre Georget, CEO, GS1 France

9h15-9h40 : On se trompe toujours en imaginant le futur. Et pourant. Olivier Disle,Dirigeant d’un cabinet de conseil en communication et
stratégie de marqueet Jean-Claude Boulay, sémiologue, spécialiste des marques.

Toutes les entreprises destinées à imaginer le futur, surtout sur le temps long, semblent vouées à l’échec. Car nous ne pouvons en effet extrapoler qu’à partir de ce qui existe déjà. Ce n’est pas
le Concorde qui a changé la société moderne mais la pilule contraceptive et le numérique.
Cependant, en s’appuyant justement sur des représentations anciennes du futur, que pouvons-nous apprendre sur ce type d’entreprise ? Quels sont les pièges à éviter ? A quoi correspond l’idée de progrès fondamentalement ? Quels repères pouvons-nous poser pour interpréter tous les travaux que nous allons découvrir ?

9h40-10h05 : Un paysage politico-institutionnel européen et mondial possible. Marie-Hélène Caillol, Présidente du LEAP/E2020.

A partir d’une image de l’Europe et du monde en 2053 réalisée sur la base des travaux du LEAP depuis 10 ans, Marie-Hélène Caillol abordera les thèmes suivants : quelle forme de gouvernance et
quelles structures institutionnelles pour l’Europe et le monde ? Quelle démocratie ? Comment ces mutations s’opéreront-elles ? Cela se fera-t-il de façon conflictuelle ou pacifique ? Enfin quels
débats agiteront ces futures sociétés ?

10h05-10h30 : Demain, quels scenarii pour les territoires ? Francis Aubert, Géographe, chercheur à l’INRA.

Quelle sera l’organisation du territoire dans le futur ? Quatre scenarii sont envisageables : les « communautés incertaines », les « laboratoires verts », les « spécialités en concurrence » et «
les « satellites interconnectés ». Seront-ils exclusifs l’un de l’autre ou se complèteront-ils ? Des interrogations fondamentales pour les métiers de la logistique…

10h30-11h00 PAUSE

11h00-11h25 : L’internet physique est-il l’avenir de la logistique ? Eric Ballot, Professeur à l’Ecole des Mines de Paris.

Un regard dans le passé montre les progrès fulgurants de la logistique. Pour autant il reste de nombreux progrès et des défis conséquents en matière environnementale. L’Internet Physique est une
réponse. Imaginons un instant de retourner la métaphore de l’autoroute de l’information, les marchandises remplaçant ici les données. Elles parcourent la planète à l’intérieur de réseaux
hétérogènes (moyens de transport et de stockage) mais interconnectés. Quels gains en perspective ? Economies de coûts, grâce à des transports et des stockages optimisés et bénéfices écologiques
par la suppression de trajets inutiles. C’est à cette réflexion et à la découverte de travaux récents sur le sujet que nous vous invitons ici.

11h25-11h50 : Les robots marchent vers l’autonomie : libérez les robotsYvan Méasson, roboticien, chargé d’affaires en robotique et réalité
virtuelle, CEA LIST

En 2013, les robots sont pour l’essentiel des machines qui exécutent seules des gestes programmés dans un périmètre de travail circonscrit. Trois voies de progrès s’ouvrent pour les prochaines
décennies. Les robots devront en premier lieu apprendre à exécuter une tâche en commun avec l’homme. Il s’agira pour eux de nous assister dans nos gestes (puissance, endurance, précision,
vitesse…) tout en se reposant sur notre capacité de décision. Se posera aussi la question de leur mobilité. Demain les robots se déplaceront pour exécuter des tâches multiples. Viendra enfin le
temps de l’autonomie de décision. C’est-à-dire la capacité qu’aura une machine à imaginer et à planifier seule une série d’actions pour parvenir à un résultat. Ce qui demande une capacité de
perception pour comparer en temps réel le rendu avec l’idée de départ, et de jugement pour corriger si nécssaire.

12h00-13h30 : PAUSE DEJEUNER

13h30-14h00 INTERMEDE ARTISTIQUE. Représentation théâtrale du 3 avril 1973, date à laquelle a été choisi le code à barres comme symbole d’identification des produits

14h00- 14h25 : L’alimentation humaine en 2053 : quelle réponse au crash des protéines ? Olivier Siegler, Directeur Associé, CapGemini.

Produire des protéines animales coûte cher en eau, en terres agricoles ou encore en bilan carbone. Si aujourd’hui le monde arrive à peu près à se nourrir, avec des amplitudes de plus en plus
fortes des cours des matières premières, la projection des besoins de la population en 2053 est limpide : nous allons droit vers un crash des protéines. Quelles évolutions anticiper dans les
grands besoins de l’alimentation humaine en 2053 ? En quoi les insectes peuvent-ils être une réponse à ces enjeux majeurs demain ? Cette réponse n’est-elle pas déjà une réalité aujourd’hui ?

14h25-14h50 : Le corps, centre commercial du futur. Olivier Badot, docteur en économie industrielle et docteur en anthropologie, doyen de la
recherche à l’ESCP Europe.

Demain deux types de commerce co-existeront. Ce sera à la fois un commerce de destination (vers des lieux cultes, d’exception, d’exaltation) et un commerce de viscosité multicanal qui épousera
des flux physiques et mentaux (via une articulation entre le commerce physique, le commerce virtuel, les réseaux sociaux entre autres). Dans la continuité de cette logique de viscosité, en 2053,
les détecteurs d’émotion, les lunettes, les lentilles … auront remplacé les outils actuels (téléphone portable, écrans divers …): le commerce de demain se fera directement sur l’enveloppe corporelle.
Etayée par une approche philosophique et anthropologique cette vision du commerce du futur permettra de comprendre le point de départ et l’horizon de ces transformations.

14h50-15h15 : Une consultation chez l’astrologue. Emmanuel Grimaud, Anthropologue, Chercheur au CNRS.

Ondes électromagnétiques, champ magnétique terrestre… nous sommes environnés de forces invisibles … connues et identifiées … et de toutes celles que nous ne soupçonnons pas. Les connaîtrons-nous mieux en 2053 ? En Inde, astrologue et astronome ne font souvent qu’un. Ils sont les intermédiaires traditionnels entre les hommes, l’univers et le monde de l’invisible… Et si nous allions
consulter un astrologue pour connaitre notre futur environnement ?

15h15-15h45 : PAUSE

15h45-16h10 : 2053, en route vers des modes de vie colloaboratifs. Aurélien Fouillet, Directeur de Projet, Eranos.

Les Hommes se sont toujours racontés des histoires pour cimenter les sociétés et fabriquer du lien social. Mais les discours anciens qu’ils soient politiques (grandes idéologies), religieux ou
mythologiques se sont effrités avec le temps. Pour réassembler les individus, nos sociétés contemporaines ont ainsi créé de nouvelles « socialités » (« enromancement », Zombiwalk, Flashmob…).
Leur particularité ? Elles rassemblent les individus en micro communautés et annoncent surtout une révolution dans nos rapports avec tous les détenteurs de l’autorité (pouvoirs publics,
institutions, marques, parents…).

16h10-16h35 : Clôture : Et si la mondialisation n’était pas l’horizon de la modernité ? Philippe Lemoine, Président d’Action Forum
Modernité et Co-président de GS1 France.

Sponsors de l’événement : AGENA 3000 et AXWAY

Prix Cilac/Jeune chercheur en patrimoine industriel

Afin d’encourager la recherche et la valorisation du patrimoine industriel et les initiatives innovantes des étudiants dans ce domaine, le Cilac a décerné, vendredi 23 septembre 2011, le premier Prix Cilac/Jeune chercheur au projet « Usine des mémoires » de l’université d’Artois, consacré au site et aux anciens salariés de l’usine Penarroya-Metaleurop de Noyelles-Godault (Pas-de-Calais).

Le Prix Cilac/Jeune chercheur a vocation à rendre compte de la vitalité de l’enseignement et de la recherche, théorique et appliquée, dans le vaste champ du patrimoine industriel, scientifique et technique. Tout étudiant dans les domaines des sciences humaines et sociales, des sciences de l’ingénieur, de l’architecture, de l’urbanisme et des arts plastiques, de niveau master 1 et 2 et thèse, peut y candidater.

A l’issue du 16e colloque international, réuni du 21 au 24 septembre 2011 à Belfort, au cours duquel les candidats sélectionnés ont présenté leur travail, le Cilac a récompensé le projet de l’équipe Anachronique Symposium Committee intitulé « Usine des mémoires ».

Présenté par trois étudiants du Master 1 Mise en valeur du Patrimoine (université d’Artois) – Arthur Mettetal, Charlotte Delannée et Pauline Brunelot – ce projet a pour objet le site et les anciens salariés de l’usine Penarroya-Metaleurop de Noyelles-Godault (Pas-de-Calais).

« Usine des mémoires » a su séduire le jury par la solidité de sa démarche méthodologique, une approche pluridisciplinaire très originale et une collaboration étroite avec une association d’anciens salariés, Aced-Metallia. A partir d’une campagne d’archives orales menée par les étudiants auprès des anciens salariés de l’usine Penarroya-Metaleurop, deux photographes plasticiens ont réalisé une enquête balisée par les traces visibles et invisibles d’une histoire plus que centenaire, et à la
conclusion douloureuse. La démarche historique, documentaire et artistique, mêle images fixes et vidéo, d’hier et d’aujourd’hui, et les témoignages enregistrés et transcrits. Le projet donnera
lieu à une exposition présentant une lecture globale, documentée et documentaire, et artistique de l’histoire de la fonderie Penarroya-Metaleurop.

Le 16e colloque international du Cilac, intitulé Patrimoine industriel : nouvelles politiques urbaines et sens de la reconversion, était organisé en partenariat avec le laboratoire Récits de l’université technologique de Belfort Montbéliard et la direction générales des patrimoines
du ministère de la Culture et de la Communication.

Contact : Bernard André, secrétaire général du Cilac

Tél. & fax : +33 (0)2 97 40 10 23 – cilac@wanadoo.frwww.cilac.com

 

Global information technology report (GITR) 2013

Le rapport mondial sur les TIC de l’INSEAD souligne la fracture numérique actuelle et les implications
économiques


L’étude annuelle sur les technologies de l’information réalisée en collaboration avec le WEF (le World Economic Forum) se penche sur le Networked Readiness Index (NRI-l’état de préparation aux
réseaux) de 144 économies ; elle révèle que la plupart des nations en développement peinent à combler le retard de compétitivité en matière de TIC.
 

L’INSEAD, l’école de management international de grande renommée, a publié aujourd’hui le 12e rapport annuel
intitulé Global Information Technology Report (GITR) 2013. Le thème de cette nouvelle étude est « Croissance et emploi dans un monde hyper connecté ». Le GITR 2013 a été réalisée par l’INSEAD en
association avec le WEF et le soutien de Booz & Company et CISCO.

Le rapport évalue les écosystèmes numériques de 144 pays développés et en développement — représentant plus de 98
pour cent du PIB mondial. En classant chaque pays à l’aide de l’indice de préparation aux réseaux (Networked Readiness Index, NRI), l’étude examine les moyens utilisés par ces marchés pour
exploiter les progrès des technologies de l’information et de la communication (TIC) et ainsi augmenter la productivité économique et le développement social.

Le GITR analyse différents facteurs, dont l’infrastructure des réseaux, l’accessibilité économique et les
compétences liées en matière de « connaissances », pour déterminer les nations qui avancent, qui stagnent ou retardent au regard des outils numériques essentiels à la compétitivité. Il tient
compte de nombreux facteurs, tels que le cadre commercial et réglementaire dont dispose un pays pour soutenir le recours aux TIC.

Les chercheurs ont remarqué que les politiques de certaines économies en développement peinent à capitaliser sur
les investissements dans les TIC, pendant que l’Europe est également confrontée à des défis en matière de TIC qui menacent sa compétitivité, son innovation et ses capacités de création
d’emplois.

« Notre étude 2013 révèle des disparités et une persistance significatives de la “fracture numérique” qui sépare
les meilleurs élèves de ceux qui s’efforcent de combler les écarts en matière de TIC et de compétences, a déclaré Bruno Lanvin, corédacteur du GITR et Directeur exécutif de l’Initiative de
compétitivité européenne de l’INSEAD (IECI-INSEAD European Competitiveness Initiative). Notre analyse montre combien il est important d’investir parallèlement dans les TIC et dans les compétences
et l’innovation pour aider les économies à franchir un seuil au-delà duquel la rentabilité des investissements augmente de manière significative. »

 

Les observations principales du rapport sont :

·Pour rétablir sa compétitivité, l’Union européenne doit investir dans une modernisation majeure de son réseau de
télécommunications fixes et mobiles, un coût estimé entre 250 et 320 milliards d’Euros. Si elle ne le fait pas, elle risque de perdre le leadership des télécommunications en faveur des États-Unis
et de l’Asie, où les abonnements aux mobiles 4G dépassent déjà de loin ceux d’Europe ;

· Les économies du BRIC doivent combler leurs
lacunes dans leurs écosystèmes numériques pour garantir des gains de productivité et une croissance future durables ;

· La fracture numérique est plus apparente dans
l’Afrique subsaharienne, où l’utilisation des TIC demeure très faible, alors même que les pays continuent à construire des infrastructures pour ces technologies ;

· Le Big Data est une nouvelle classe d’actifs
qui présente le potentiel de redynamiser l’économie mondiale et de renforcer la cohésion sociale. Ce n’est que par le haut débit (notamment le haut débit pour les mobiles), que ce potentiel peut
être libéré.


Deux groupes dominent
le NRI cette année : les économies d’Europe du Nord et les économies dites des Tigres en Asie. Les dix meilleurs pays sont, dans l’ordre : La Finlande, Singapour, la Suède, les Pays-Bas, la
Norvège, la Suisse, le Royaume-Uni, le Danemark, les Etats-Unis, Taïwan et la République de Chine. Les chercheurs ont trouvé d’importants écarts parmi les pays d’Europe, notamment des disparités
entre les nations mieux préparées au nord et leurs homologues moins bien préparés au sud.

Pour obtenir la liste complète des pays et le rapport, veuillez-vous rendre sur http://www3.weforum.org/docs/WEF_GITR_Report_2013.pdf>

En outre, le rapport donne plusieurs sous-indices qui classent des facteurs tels que les environnements politiques,
réglementaires et d’affaires, l’infrastructure et l’accessibilité économique au contenu numérique, les compétences numériques et l’utilisation des TIC.

Depuis la première édition du GITR en 2002, l’INSEAD est un partenaire stratégique qui apporte des points de vue et des analyses permettant de comprendre l’environnement mondial des affaires, en
constante évolution. Pour Bruno Lanvin, cette recherche apporte de précieux points de vue aux responsables politiques et à leurs partenaires en affaires ainsi qu’aux académiques.

« Ces données nous aident à comprendre les changements vitaux des TIC dans les économies à l’échelle mondiale, puis à voir le rapport entre ces évolutions et la compétitivité », a déclaré Bruno
Lanvin, indiquant que le paysage mondial s’est transformé au cours des 12 dernières années, depuis que l’INSEAD et le WEF (Forum économique mondial) ont publié le premier Global Information
Technology Report. Les économies émergentes et développées se concentrent sur l’innovation et rivalisent à l’échelle mondiale sur le plan du talent et de la part de marché. Les TIC se situent au
cœur de cette nouvelle réalité. »

Bruno Lanvin a signalé que sur la dernière décennie, les business models ont été redéfinis, les espaces de travail revus et des pans entiers de la société — de l’éducation à la santé — sont
repensés en conséquence des évolutions technologiques. Le rapport cherche à mesurer et évaluer des éléments importants qui motivent ces changements. Son indice NRI donne aux décideurs un cadre
conceptuel utile pour évaluer l’impact des TIC au niveau mondial et pour comparer l’état de préparation aux TIC et l’utilisation qu’en font les pays.

Cette année, le rapport s’est intéressé particulièrement à l’état de préparation aux réseaux face à la croissance sociale et économique, en tenant également compte de la transformation par les
TIC des services mobiles, des informations de santé et des télécommunications. Le GITR 2013 comporte aussi des études de cas indiquant comment la Colombie et le Rwanda s’adaptent pour exploiter
les TIC afin d’obtenir un avantage durable. En Colombie, les responsables politiques cherchent à surmonter quatre obstacles principaux à une large utilisation d’Internet — dont l’infrastructure,
les services et les applications. Les dirigeants essaient de donner un plus large accès à des services à prix réduits tout en développant des outils informatiques et plus de contenu numérique.
Dans le même temps, encouragé par ses ressources naturelles limitées, le Rwanda continue à progresser dans la transformation de son économie à travers des outils de TIC, avec un plan appelé
Vision 2020, élaboré pour la première fois en 2000.


Le Global Information Technology Report 2013 est le résultat d’un partenariat de longue date entre le WEF et l’INSEAD.
Le NRI repose sur une combinaison de données de sources accessibles au public, ainsi que sur les résultats de l’Executive Opinion Survey, une enquête annuelle exhaustive menée par le Forum en
collaboration avec des instituts partenaires, un réseau de 167 instituts de recherche et des organisations économiques de premier plan. Cette enquête qui porte sur plus de 15 000 dirigeants apporte
des informations sur des domaines essentiels pour la préparation aux réseaux.

 

Pour une nouvelle section d’économie « Économie et Société » au CNU

AFEPC (ASSOCIATION FRANÇAISE D’ECONOMIE POLITIQUE)

Contact : Bernard Chavance chavance@ehess.fr

“Nous, économistes de l’AFEP, mais aussi sociologues, historiens, juristes, spécialistes des sciences de gestion, et des sciences politiques réclamons la création d’une nouvelle section
d’économie.

Où va notre système économique ? Où vont nos sociétés qui subissent si violemment les soubresauts de la crise ? Comment en est-t-on arrivé là ? Comment réagir ?

Les signataires de ce texte considèrent que la situation actuelle ne révèle pas seulement une crise de l’économie, mais également une crise intellectuelle profonde, celle de la pensée
économique. Les causes de cette crise sont nombreuses, et les solutions à y apporter se situent entre autres dans l’inventivité théorique et pratique. Mais nous souhaitons pointer ici une cause
institutionnelle qui bloque cette inventivité, et à laquelle une réponse politique, simple et rapide, pourrait être apportée. Une solution qui redonnerait immédiatement du souffle à la
réflexion sur les affaires économiques et sociales de notre temps.

La production de la science n’est en effet pas qu’affaire de pensées individuelles éthérées. Elle s’inscrit toujours dans un cadre institutionnel. En science économique, ce cadre a
failli : il faut le changer. C’est ce que s’emploie à faire depuis maintenant plus de deux ans l’Association française d’économie politique (AFEP) qui plaide pour le pluralisme des idées,
des méthodes et des objets au sein de sciences économiques qu’elle souhaiterait voir replacées dans le cadre général des sciences sociales.

Le constat de l’AFEP, regroupant aujourd’hui plus de 500 adhérents, est simple : la pensée économique s’est progressivement nécrosée au fur et à mesure qu’elle s’écartait de sa posture
originale de « science sociale » pour se calquer artificiellement sur les pratiques, les modalités d’organisation et de formalisation, et sur les critères de scientificité supposés
être ceux des « sciences normales » fondées sur l’existence de régularités naturelles. Cette dérive, profonde, est allée trop loin pour espérer que la simple bonne volonté de
quelques-uns (il n’en manque sans doute pas) suffise pour parcourir le chemin inverse.

La réalité du paysage scientifique des économistes aujourd’hui, en France, mais aussi au niveau international, est celle d’un rétrécissement considérable des méthodes et des concepts tolérés
par la communauté scientifique comme « véritablement scientifiques ». Les cadres du milieu universitaire (les « professeurs des universités »), qui encadrent des thèses,
président des jurys, dirigent des masters ou des laboratoires, appartiennent presque tous aujourd’hui à un mainstream fondé sur un mixte constitué de méthodes mathématiques (assorties
fréquemment d’une validation économétrique) et de la conceptualisation abstraite d’un homo œconomicus maximisateur ayant vocation, a priori, à expliquer toutes les interactions sociales.

Faute d’une réforme institutionnelle, à horizon d’une dizaine d’années, la profession des économistes en France ne produira plus aucun économiste s’inspirant de la solide et longue tradition de
l’économie politique (classique, marxiste, keynésienne, institutionnaliste, hayékienne, walrassienne, etc.). Déjà aujourd’hui, la voix de l’économie politique peine à se faire entendre dans un
débat public saturé de références au seul mainstream. L’appauvrissement actuel des programmes de lycée consacrés à l’étude des sciences économiques et sociales apparaît ainsi comme une
véritable répétition de cet assèchement en marche de la réflexion sur nos économies.

Or, jamais plus qu’aujourd’hui nous n’avons eu besoin de débattre du fonctionnement concret de nos économies et de leur possible réforme. Pour que la démocratie respire à nouveau, le débat
économique et social en son sein doit être nourri d’une pluralité d’analyses entre lesquelles il convient aux citoyens, et aux politiques qu’ils élisent, d’arbitrer. Pour que la pensée
économique marche à nouveau sur ses deux pieds, l’approche formelle, qui a sa pertinence, et l’approche institutionnaliste, qui renvoie à l’idée d’une construction sociale des faits, y compris
des faits économiques, doivent pouvoir cohabiter. Il en va de la formation d’économistes conscients de l’imbrication étroite des phénomènes économiques et sociaux. Il en va aussi de la remise
en marche, par la recherche, de la boîte à idées que les économistes peuvent et doivent fournir au débat public.

Ce constat, longuement étayé depuis deux ans par plusieurs rapports et articles accessibles en ligne (voir cette page), nous conduit à demander la création, au sein de l’institution qui
organise la formation supérieure et la recherche en France, le Conseil national des universités (CNU), d’une nouvelle section intitulée « Économie et Société ». La création d’une
soixante dix-huitième section du CNU, qui relève d’une décision ministérielle, ne ferait pas sans doute pas grand bruit, et ne constituerait certes pas, en soi, une révolution. Mais elle
redonnerait immédiatement de l’oxygène à une pensée sur l’économie qui en a cruellement besoin. Elle fournirait les conditions institutionnelles pour qu’un vrai pluralisme existe dans la vie
des idées, dans la pensée économique et sociale, et in fine, dans les pratiques de l’économie dans la société.

Nous, économistes, philosophes, sociologues, historiens, juristes, spécialistes des sciences de gestion ou des sciences politiques, qui signons cet appel, réclamons cette nouvelle section. Pour
celles et ceux d’entre nous qui se définissent d’abord comme économistes, nous y demanderions immédiatement notre rattachement et nous y assurerions un renouvellement en profondeur de la pensée
et de la formation en économie. Tous, nous pensons que c’est là un enjeu décisif pour les sciences sociales et, beaucoup plus généralement, un enjeu de société.

Nous sommes prêts à expliquer au Président nouvellement élu pourquoi la création d’une section « Economie et société » aiderait à sortir de la crise intellectuelle qui affecte nos
sociétés, menacées, comme le souligne Jürgen Habermas, de devenir « post-démocratiques ».”

Premiers signataires :

- Membres du CA de l’AFEP

André ORLÉAN (président de l’AFEP, Directeur de recherches CNRS), Alain CAILLÉ (Professeur de sociologie, université Paris-Ouest), Bernard CHAVANCE (Professeur d’économie, université
Paris-Diderot), Olivier FAVEREAU (Professeur d’économie, université Paris-Ouest), Florence JANY-CATRICE (Professeure d’économie, université Lille 1), Agnès LABROUSSE (Maîtresse de conférences
en économie, Université de Picardie – Jules Verne), Thomas LAMARCHE (Maître de conférences, université Paris-Diderot), Edwin LE HERON (Maître de conférences en économie, Sciences Po Bordeaux),
Dany LANG (Maître de conférences en économie, université Paris 13), Philippe LÉGÉ (Maître de conférences en économie, Université de Picardie – Jules Verne), Claire PIGNOL (Maîtresse de
conférences en économie, Université Paris1), Nicolas POSTEL (Maître de Conférences en économie, Université Lille 1), Gilles RAVEAUD (Maître de conférences en économie, université Paris 8
Saint-Denis), Michel ROCCA (Maître de conférences en économie, université Pierre Mendès France, Grenoble), Richard SOBEL (Maître de conférences en économie, université Lille 1), Bruno TINEL
(Maître de Conférences en économie, université Paris 1), Bernard VALLAGEAS (Maître de Conférences en économie, université Paris Sud).

- Universitaires, enseignants et chercheurs français en sciences sociales :

Michel AGLIETTA (Professeur d’économie, université Paris-Ouest), Olivier BEAUD (Professeur de droit public, université Panthéon-Assas), Stéphane BEAUD (Professeur de sociologie, Ecole Normale
Supérieure), Luc BOLTANSKI (Sociologue, directeur d’études à l’EHESS), Robert BOYER (Economiste, directeur de recherches au CNRS, directeur d’études à l’EHESS), Barbara CASSIN (Philosophe,
directrice de recherches au CNRS, présidente de la section 35 « Philosophie » du CNRS), Pascal COMBEMALE (Professeur de sciences économiques et sociales au Lycée Henri-IV), Alain
DESROSIERES (Statisticien, Centre Koyré d’histoire des sciences), Claude DIDRY (Sociologue, directeur de recherches au CNRS), Jean-Pierre DUPUY (Philosophe, université Stanford) , Julien FRETEL
(Professeur de science politique, université d’Amiens, président de l’AECSP, Association des enseignants et chercheurs de science politique), Marjorie GALY (Professeure de science économiques
et sociales, Lycée Fustel de Coulanges, Strasbourg, présidente de l’APSES, Association des Professeurs de Sciences économiques et sociales), Michel LALLEMENT (Professeur de Sociologie, CNAM),
Romain LAUFER (Professeur de marketing, HEC), Jean-Louis LAVILLE ((Professeur de Sociologie, CNAM), Christian LAZZERI (Professeur de philosophie, université Paris-Ouest), Danilo MARTUCCELLI
(Professeur de sociologie, Université Paris-Descartes), Philippe MINARD (Professeur d’histoire moderne, université Paris-8, directeur d’études à l’EHESS), Roland PEREZ (Professeur émérite en
gestion, université de Montpellier-1), Philippe ROLLET (Professeur d’économie, président de l’université Lille-1), Robert SALAIS (Directeur de recherches au CNRS), Philippe STEINER (Professeur
de sociologie, université Paris-Sorbonne), Alain SUPIOT (Professeur de droit, directeur de l’Institut d’Etudes Avancées de Nantes, membre de l’Institut Universitaire de France), Laurent
THEVENOT (Sociologue, directeur d’études à l’EHESS, administrateur de l’INSEE).

- Universitaires et chercheurs étrangers. Premiers signataires provenant de 10 pays : Allemagne, Australie,
Belgique, Brésil, Canada, Danemark, Etats-Unis, Irlande, Italie, Royaume-Uni

Ricardo ARAUAJO, université de Brazilia (Brésil) ; Christian ARNSPERGER, université catholique de Louvain (Belgique) ; Isabelle CASSIERS, université catholique de Louvain
(Belgique) ; Paul DAVIDSON, université du Tennessee (États-Unis) ; Amitava Krishna DUTT, université de Notre Dame (États-Unis) ; Gerald EPSTEIN, université du Massachusetts
(États-Unis) ; Ben FINE, université de Londres (Royaume-Uni) ; Peter FLASCHEL, université de Bielefeld (Allemagne) ; Nancy FOLBRE, université du Massachusetts (États-Unis),
Duncan FOLEY, New School for Social Research (États-Unis) ; Giuseppe FONTANA, université de Leeds (Royaume-Uni) ; Nancy FRASER, New school for Social Research, New York
(États-Unis) ; Edward FULLBROOK, éditeur de la Real-World Economics Review (Royaume-Uni) ; James GALBRAITH, université du Texas (États-Unis) ; Geoffrey HODGSON, université
d’Hertfordshire (Royaume-Uni) ; Jesper JESPERSEN, université de Roskilde (Danemark) ; John KING, université de La Trobe (Australie) ; Marc LAVOIE, université d’Ottawa
(Canada) ; Tony LAWSON, université de Cambridge (Royaume-Uni) ; Fred LEE, université du Missouri (États-Unis) ; Stephen MARGLIN, université Harvard (États-Unis) ; Terrence
Mc DOUNOUGH, université de Galway (Irlande) ; Richard R. NELSON, université Columbia (États-Unis) ; José Antonio OCAMPO, université Columbia (États-Unis) ; Luigi PASINETTI,
université catholique de Milan (Italie) ; Michael PIORE, MIT (États-Unis) ; Theodore M. PORTER, université de Californie (États-Unis) ; Malcolm SAWYER, université de Leeds
(Royaume-Uni) ; Bertram SCHEFOLD, université Goethe (Allemagne) ; Juliet SCHOR, Boston College (États-Unis) ; Tom STANLEY, Hendrix College (États-Unis) ; Diane TREMBLAY,
université du Québec (Canada) ; Till Van TREECK, IMK (Allemagne).

http://www.assoeconomiepolitique.org

Pour plusieurs organisations syndicales, l’austérité étrangle les universités et les organismes de recherche

Communiqué intersyndical de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Selon une information que nous avons reçu à la rédaction : « Le désengagement de l’Etat se traduit par de nombreux gels et suppressions de postes dans les universités et les organismes.
Toutes les catégories de personnels sont concernées, enseignants-chercheurs, chercheurs, bibliothécaires, ingénieurs, techniciens, administratifs. De nombreux contrats de CDD ne sont pas
renouvelés, malgré les besoins. Le gouvernement sacrifie l’avenir des jeunes qui ne pourront plus postuler aux postes supprimés ou gelés. Les témoignages sur les difficultés budgétaires qui
remontent de toutes les universités mettent notamment en question le passage aux Responsabilités et Compétences Elargies et les Partenariats Public/Privé. Certains établissements n’échappent
qu’in extremis à une situation de cessation de paiement. Partout, au motif de sauver les formations, les seuils d’encadrement des étudiants sont relevés, on fait pression sur les collègues pour
effectuer gratuitement des heures complémentaires ou transformer les heures de cours en heures de TD, on recherche les économies d’échelle dans tous les secteurs. Les étudiants en sont les
premières victimes.

Dans les organismes, avec un budget recherche pour 2014 annoncé encore une fois en baisse, on ne renouvelle au
mieux qu’une partie des départs. Certains comme l’IRSTEA annoncent une année 2014 sans aucun recrutement, l’IRD prévoit seulement 8 postes au concours chercheurs et aucun en ITA, et le CEA un
plan de réduction du nombre de personnels. Tous évoquent des années 2015 et 2016 catastrophiques.
Dans ce contexte de pénurie, les cas de souffrance au travail se multiplient. La mise en place de la loi Fioraso et des communautés d’universités et d’établissements, souvent accompagnée de
fusions d’universités, menées au pas de charge, conduiront à des réorganisations et des regroupements de services qui risquent d’aggraver encore les conditions de travail et réduire l’emploi
C’est dans ce contexte aussi que se préparent des modifications statutaires qui maintiennent la possibilité de modulation des services pour les enseignants-chercheurs. Dans ces conditions, le
Service public d’Enseignement supérieur et de Recherche n’a plus les moyens d’assurer la qualité de ses missions, au service du plus grand nombre.
En outre, avec le gel du point d’indice depuis 3 ans et le nombre de promotions en baisse, le pouvoir d’achat des personnels titulaires et précaires régresse et nombre d’entre eux, notamment les
catégories C et B, sont en voie de paupérisation. La précarité n’est nullement résorbée et peut atteindre 30 à 40 % de l’effectif de certains laboratoires et services.
Il est urgent que la gestion des personnels et de la masse salariale de l’enseignement supérieur revienne au niveau ministériel et que de véritables augmentations des budgets récurrents soient
consenties Cela implique notamment de revenir en profondeur sur la logique du Crédit d’Impôt Recherche, véritable niche fiscale, qui sert aujourd’hui surtout à financer des intérêts privés par
des stratégies de contournement fiscal, avant que de servir l’intérêt général. Une telle mesure permettrait de dégager des recettes budgétaires à même de financer le service public et son
développement.
Il est temps de réagir !
Les organisations soussignées s’adressent solennellement au gouvernement pour qu’il donne immédiatement aux établissements les moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions.
Les organisations soussignées s’opposent aux mesures d’austérité mises en ½uvre dans les établissements et appellent les personnels des universités et des organismes de recherche à intervenir
collectivement pour s’opposer à toutes les mesures d’austérité budgétaire qui seront présentées dans les conseils d’administration qui vont se tenir ces prochains jours. Assemblées Générales,
rassemblements, pétitions, motions, refus de vote ou vote contre les budgets, journées « fac morte ou université en lutte », information à la presse et au public … . Les formes d’action sont
multiples et doivent être décidées localement.
Au-delà des initiatives locales indispensables, les organisations appellent à une journée nationale d’action et de grève dans les établissements, laboratoires, formations et services
:
contre
l’austérité : pas de suppression d’emplois et arrêt des gels de postes, pour un abondement de la masse salariale permettant de couvrir toutes les dépenses de personnel et des crédits récurrents
permettant le fonctionnement des universités et des organismes de recherche,
retour à une gestion nationale et ministérielle des personnels et de la masse salariale des établissements d’enseignement
supérieur,
pour
l’amélioration du pouvoir d’achat de tous et le développement de l’emploi. Il faut notamment la création d’un nombre de postes suffisants pour qu’une réelle possibilité d’intégration soit offerte
aux personnels précaires,
pour revenir sur les réformes de l’ESR mises en ½uvre depuis 2005 ( loi Pacte pour la Recherche, loi sur les Libertés et les
Responsabilités des Universités, loi du 22 juillet 2013 relative à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche….) ,

Le jeudi 12 décembre 2013 : Manifestation à Paris en direction du MESR et en régions en direction des
préfectures ou des rectorats et des délégations d’organismes »


Les organisations signataires
:
CGT (SNTRS, INRA, FERC-Sup), FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP), UNSA (SNPTES, SUP-recherche),
Solidaires (SUD-Recherche-EPST, SUD-Education), FO (SNPREES)

Réconcilier doctorat et entreprises

La CDEFI lance un parcours de formation qui permet aux doctorants d’acquérir les
compétences nécessaires à leur intégration en entreprise

Le monde de l’enseignement supérieur fait depuis longtemps le constat que le doctorat manque de reconnaissance et
de valeur dans le monde professionnel français. C’est pour répondre à ce problème que la CDEFI a conçu, avec l’accord du MESR, un parcours de formation pour les doctorants, appelé «
compétences pour l’entreprise »
. Ce parcours, destiné à favoriser l’insertion professionnelle des doctorants, vise donc à leur transmettre un certain nombre de compétences attendues par
les entreprises, et validées par un certificat de réussite.

Cette formation sera suivie dans les écoles d’ingénieurs, qui par leur gouvernance, leurs formateurs, leurs
contacts étroits avec les entreprises, paraissent dans le monde de l’enseignement supérieur les mieux placées pour délivrer un savoir-faire entrepreneurial. Tout en constituant une formation
solide, « compétences pour l’entreprise » est un parcours souple qui demeure sans incidence sur l’organisation académique du doctorat. Pour le mettre en œuvre, les écoles d’ingénieurs doivent se
mettre en relation avec les écoles doctorales dans un processus qui doit se faire en bonne intelligence avec le directeur de thèse de l’étudiant concerné.

La participation au parcours « Compétences pour l’entreprise » repose sur le volontariat et s’adresse de
préférence aux doctorants en deuxième année de thèse.
La CDEFI tient à souligner que le sens de ce
dispositif est de s’ouvrir à d’autres disciplines que celles qui sont directement en rapport avec l’ingénierie.

Ce parcours, entièrement gratuit, a été conçu sur la base de deux années d’expérimentation dans neuf écoles
d’ingénieurs. Les retours d’expérience de terrain fournis par les écoles ont permis d’élaborer un référentiel, qui s’est enrichi des recommandations du comité de suivi paritaire – industriels et
enseignants – mis en place par la CDEFI pour évaluer l’expérimentation.

 

La CDEFI est aujourd’hui très heureuse de présenter un projet abouti permettant aux écoles d’ingénieurs de
partager leur expérience dans la formation entrepreneuriale au niveau du doctorat, en valorisant un grade qui le mérite et en créant de nouvelles collaborations dans l’enseignement
supérieur.


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Le Global MBA de KEDGE Business School monte sur le podium des meilleurs Executive MBA en France

En effet, selon le classement du Financial Times paru le 21 octobre
2013, le Global MBA de KEDGE Business School devient le 3e Executive MBA français derrière HEC, et ESCP et devant ESSEC et EM Lyon.

Avec 5 places de mieux que l’année dernière, le Global MBA se classe 43e parmi les 100
meilleurs Executive MBA au monde.
« Cette progression confirme la dynamique née de la fusion entre
BEM et EUROMED Management, souligne Bernard BELLETANTE, Directeur Général de KEDGE BS. Cela correspond parfaitement à notre objectif de positionner KEDGE BS parmi les 15 meilleures écoles en
Europe en misant sur l’internationalisation, l’innovation et la qualité. Les spécialisations enseignées dans notre Global MBA constituent une réelle valeur ajoutée pour l’ensemble des programmes
du groupe ».
Le classement du Financial Times confirme la reconnaissance internationale du Global MBA qui bénéficie également de
la triple accréditation AMBA, EQUIS et AACSB attestant de sa qualité académique.

Après Marseille et Shanghai, le Global MBA ouvre sur Bordeaux et Paris
Dispensé sur les campus de Marseille et de Shanghai, depuis plus de 10 ans, en partenariat avec l’une des meilleures universités chinoises (Jiaotong
University / Antai College of Economics & Management) qui permet au Global MBA d’être le seul MBA français reconnu par le gouvernement chinois, le programme ouvrira sur les campus de Bordeaux
et Paris à partir de mars 2014.


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Audition sur la gestion des programmes d’investissements d’avenir relevant de la mission Recherche et enseignement supérieur

Mission
d’évaluation et de contrôle (MEC)

La mission d’évaluation et de contrôle (MEC) de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire,
présidée par M. Alain Claeys
(SRC, Vienne) et M. OlivierCarré (UMP, Loiret), poursuit ses auditions ouvertes à la presse sur le thème de la gestion des programmes d’investissements d’avenir relevant de la mission Recherche et enseignement supérieur.
Les rapporteurs sur ce sujet sont M. Alain CLAEYS (SRC, Vienne) et M. Patrick HETZEL (UMP, Bas-Rhin).

La mission entendra mardi
22 avril 2014 :

A 15 heures : M. Bernard BIGOT,
administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique (CEA)

A 16 heures : M. Jean-Charles HOURCADE,
directeur général de France Brevets


fromantin assemblee nationale

L’innovation, un moteur essentiel pour l’avenir pour l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques

Selon un communiqué de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques que nous reprenons intégralement : “Bruno
Sido
, sénateur, (UMP, Haute-Marne) président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques
(OPECST), et Jean-Yves Le Déaut, député, (SRC, Meurthe-et-Moselle), premier vice-président, saluent la qualité du rapport de la Commission « Innovation 2030 » présidée par Anne Lauvergeon. Cette
réflexion a parfaitement cerné les domaines dans lesquels la France possède un véritable potentiel pour réussir des innovations majeures. Cela est vital pour notre pays, car nous avons manqué le
train des grands tournants technologiques des 20 dernières années : numérique et communication, biotechnologies, énergies renouvelables et écotechnologies. Ce sont les Allemands ou les Danois qui
fabriquent des éoliennes, les Américains ou les Coréens des tablettes numériques ou des robots chirurgicaux, les Chinois ou les Japonais des panneaux photovoltaïques…

Les conclusions de la Commission font écho à celles du rapport de l’OPECST d’octobre 2009 dressant un premier
bilan du principe de précaution, ou encore à celles du rapport de l’OPECST de janvier 2012 soulignant combien l’innovation est primordiale : « C’est un moteur essentiel du progrès, de la
compétitivité, de la croissance. Elle doit placer le citoyen au centre de cette dynamique pour être acceptée par la société toute entière… Car innover, c’est changer et changer, c’est
risquer.
» [1]

Anne Lauvergeon indique clairement le besoin d’un effort particulier sur les technologies de rupture et notamment
sur le stockage de l’énergie. Elle rejoint ainsi l’analyse du rapport de l’OPECST sur « La transition énergétique » publié par Bruno Sido et Jean-Yves Le Déaut en septembre 2013, où ceux-ci
montrent que nous n’atteindrons pas les objectifs que nous nous sommes assignés pour 2025 sans progrès sur le stockage de l’énergie. Ses autres propositions, notamment sur la mutation verte de la
chimie, sur le rôle de l’innovation dans la médecine de demain, sur l’utilisation des ressources naturelles et leur recyclage, sur la valorisation des données informatiques et l’amélioration de
nos capacités en cyberdéfense, constituent des défis majeurs.

L’innovation nécessite « d’anticiper sur le marché, de soutenir les technologies émergentes pour être les
premiers à commercialiser un produit ou procédé susceptible d’être développé
»1. Anne Lauvergeon propose d’en inscrire le principe dans le préambule
de la Constitution, en contrepoint du principe de précaution, et de confier à l’OPECST l’évaluation de sa prise en compte dans les politiques publiques.

Le rapport de Fleur Pellerin, attendu en novembre, devra notamment indiquer comment soutenir les secteurs
stratégiques en favorisant des écosystèmes propices à l’innovation, en adaptant la réglementation et la fiscalité, en mobilisant les financements, et en développant la commande publique.

Au-delà des propositions de la Commission « Innovation 2030 », l’OPECST se félicite aussi du fait qu’Anne
Lauvergeon prévoit d’organiser un concours d’innovation pour soutenir la R&D dans les technologies de rupture.

__________________________

 

[1] Rapport au nom de l’OPECST sur «
L’innovation à l’épreuve des peurs et des risques » par Jean-Yves Le Déaut et Claude Birraux (janvier 2012).