FNCD : Le « moral » des dirigeants salariés reste largement positif

Modifié le 5 mars 2016.

La Fédération Nationale des Cadres Dirigeants, que préside M. Jean-Louis CHAMBON, par ailleurs président du Cercle Turgot, vient d’adresser à M. Xavier BERTRAND, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, le rapport 2011 de son Conseil d’Orientation de la Déontologie des Dirigeants Salariés : Le C.O.D.

Le C.O.D, remplit une double mission de veille, dans l’application des règles définies par leur « Charte de déontologie » élaborée en 2009, saluée par le Ministère et de mesurer, à travers un « baromètre social » l’état du « moral des dirigeants salariés ».

A cette fin, Le Conseil a adressé, l’été dernier, un questionnaire auprès d’un large échantillon des 47 réseaux des cadres dirigeants adhérents de la FNCD (représentants un dirigeant salarié sur deux dans le secteur privé des entreprises de plus de 250 salariés) donnant ainsi l’évolution de leur moral, par rapport aux enquêtes précédentes (2010) et comparativement à celui des autres corps sociaux.

« S’agissant du moral des dirigeants salariés, tel que mesuré par le baromètre social 2011, il est frappant de constater qu’en dépit d’une grande lucidité sur les perspectives économiques et sociales sensiblement aggravées, il reste largement positif (43 % à court terme, 39 % pour demain) et meilleur qu’en 2010 (où seuls 30 % se déclaraient optimistes) » indique le rapport du Conseil d’Orientation.

Cependant, deux préoccupations apparaissent.

La santé au travail

Tout d’abord, « la santé au travail, dans l’ensemble de ses  omposantes, physiques, psychologiques et morales, est perçue comme un axe central de la complexité du management dans l’avenir, tant pour leurs collaborateurs que pour eux-mêmes. Les dirigeants salariés sont convaincus qu’une large part de maîtrise de ce paramètre passe par la capacité de relais des managers de proximité permettant un repérage des risques individuels, de façon précoce, et une mise en œuvre rapide de mesures de soutien. Ils
déplorent toutefois une forme d’incompréhension assez généralisée de la gestion de cette tendance lourde ».

Les conflits d’intérêts

Viennent ensuite « les conflits d’intérêts, potentiels ou apparus, auxquels ils sont exposés par leur rôle central
d’intermédiation entre les parties prenantes de l’Entreprise et en tant que pilote, marquent une tendance nette à la progression ».

Le rapport note que se pose la question « du soutien durable de leurs fonctions dans l’entreprise
et d’une protection renforcée contre les séquestrations illégales et illégitimes et autres incivilités qui prospèrent en situation de conflit, et pour lesquelles ils attendent
une attention renforcée des pouvoirs publics »

Apportant leur soutien à la politique de redressement et de retour vers la compétitivité du pays, la Fédération nationale
des cadres dirigeants FNCD s’interroge cependant “sur l’anomalie de l’absence de représentativité légale et de la spécificité du corps des
dirigeants salariés qui reste la charnière incontournable dans le dialogue social entre le monde des Employeurs et des Salariés, alors que
leur légitimité ne peut être contestée” d’autant qu’elle et effective, notamment dans les pays du nord de l’Europe qui servent de référence de dialogue social, comme au DANEMARK.

Les dirigeants salariés apparaissent donc très déterminés à garder « le cap du renouveau de l’éthique et
de l’action », avec courage et dans l’humilité que requièrent ces temps de « brumes et de tempêtes ».

C’est dans ce contexte que Guy SALZIGER, past président de l’Association des Dirigeants de France
Télécom Orange, vient d’être nommé vice-président de la Fédération nationale des cadres dirigeants-FNCD. En charge notamment des relations avec les dirigeants des très grandes
entreprises

 

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