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« Philosophie(s) du management » du 16 au 18 mai 2019 à l’ESCP EUROPE

La Société de Philosophie de Sciences de Gestion (SPSG) organisera la 7e édition de son congrès « Philosophie(s) du management » entre le 16 et le 18 mai 2019, à Paris, et sera accueillie dans les locaux de l’ESCP Europe.

Philosophie(s) du management

Comme chaque année, le congrès de la SPSG offrira un espace de dialogue à toutes celles et ceux qui portent un intérêt philosophique aux idées comme aux phénomènes gestionnaires. Toutes les contributions sont les bienvenues, quel que soit le domaine de recherche (finance, comptabilité, marketing, stratégie, système d’information, gestion des ressources humaines, etc.), le thème envisagé (diversité, responsabilité sociale, société de contrôle, gouvernance, managérialisme, etc.), l’orientation, la branche ou le courant philosophique adopté (phénoménologie, philosophie analytique, pragmatisme, métaphysique, épistémologie, philosophie politique, post-modernisme, etc.). Mais comme chaque année également, et sans exclusive aucune, un thème est proposé à l’inspiration de chacun, fil rouge que celles ou ceux qui le souhaitent peuvent saisir pour tisser les liens qui nous rassemblent :

« Management de la vérité et vérité du management »

Fake news, post-vérité, bullshit… La vérité – sous ses diverses pathologies – est un sujet d’actualité. On s’inquiète d’une époque qui s’enfoncerait dans le brouillard des mensonges, des rumeurs, des manipulations, des propagandes, et qui n’aurait plus même pour guide l’idée qu’il y aurait encore là, quelque part, l’espoir d’une vérité qui pourrait l’éclairer.

A ce sujet, on entend bien sûr beaucoup les spécialistes des médias et les politistes, qui craignent pour la sincérité des informations qui viennent instruire les opinions publiques, et donc pour la démocratie. Mais ces affaires ne concernent pas que le fonctionnement des institutions démocratiques, elles concernent également le fonctionnement des organisations, et là-dessus les sciences de gestion ont également leur mot à dire. Récemment, André Spicer a publié fort à propos un petit livre provocateur sur le « bullshitt » imprégnant la parole managériale. Le « bullshitt », que le philosophe américain Harry Frankfurt a facétieusement transmué en concept philosophique, n’est pas seulement le jargon ou le mensonge. C’est le dédain complet pour la vérité, et Spicer en donne plusieurs exemples tristement cocasses.

Mais il est pourtant rarement question de la vérité en sciences de gestion. Lorsque cette idée est convoquée pour elle-même, il n’est pas rare qu’on l’encadre de guillemets prudents, comme pour ne pas se compromettre. C’est que parler sans précaution de vérité a quelque chose d’un peu suspect dans ces disciplines, après que Foucault soit passé par là, mais aussi les sociologues constructivistes, la psychanalyse et les penseurs du soupçon, les philosophes de la déconstruction, et ceux revendiquant l’héritage de Paul Feyerabend ou de David Bloor. Tous enseignent que l’idée de vérité serait l’instrument du pouvoir, et qu’il ne faudrait pas s’en laisser compter. La vérité devrait être relativisée et pluralisée, manière de la désarmer.

Cette édition 2019 du congrès de la SPSG sera l’occasion de questionner cette tension qui traverse les sciences de gestion, entre inquiétude de voir se répandre les billevesées, et méfiance envers une idée qui peut sembler propice aux menées tyranniques. Comment peut-on parler de vérité en sciences de gestion, sans ni verser dans le nihilisme sceptique, ni servir l’autoritarisme obtus ? Ce genre de questions occupe les philosophes depuis le début de la philosophie. Elle est encore neuve pour les philosophes des sciences de gestion, et mérite d’être posée en considérant les particularités de ces disciplines, à la lumière des réponses déjà apportées par les philosophes d’autres domaines de la connaissance.

Dans ce contexte, cette question ouvre deux grandes voies de réflexion qui justifient les deux expressions en miroir constituant le thème de ce congrès : « management de la vérité et vérité du management ».

Management de la vérité

L’idée de « management la vérité » est une invitation à la réflexion philosophique sur le rapport à la vérité qu’entretiennent les organisations, et notamment les organisations productives. Alors qu’il existe une abondante littérature sur le « management de la connaissance », cette question reste encore dans l’ombre, le lien entre connaissance et vérité étant le plus souvent ignoré, comme le relevait John Mingers en 2008 (« almost none of the literature considers the relation of knowledge to truth »).

Une première manière de se saisir de cette question peut être inspirée par la proximité que semble entretenir l’idée de management de la vérité avec le cauchemar orwellien du « ministère de la vérité » : les organisations comme autant de mini MiniVer ? Une telle idée n’est pas toujours absente de la pensée gestionnaire, par exemple lorsqu’Ikujiro Nonaka fait des intentions de l’organisation ou de la volonté des managers un critère de vérité. Cela invite à reconsidérer, toujours avec Orwell, la question de la vérité comme absolu. Sous cette perspective, pouvoir parler de vérité ce n’est plus faire le jeu du plus fort, c’est opposer au tyran quelque chose qui échappe à son pouvoir.

Parler de management de la vérité, cela peut également être parler de la responsabilité du dirigeant qui doit décider non de ce qui est vrai ou faux, mais de la part de vérité qu’il doit ou non dévoiler. De ce point de vue, le manager n’est plus le démiurge mais l’administrateur d’une vérité qu’il doit habilement distribuer. Jean-Philippe Bouilloud, Ghislain Deslandes et Guillaume Mercier, dans un article récent du Journal of Business Ethics, discutent ainsi de la responsabilité éthique qui accompagne ce management de la vérité, et de la combinaison d’une forme de courage intellectuel et d’une certaine sagesse pratique qui y pourvoit.

Cette question de la dimension éthique du dire-vrai peut s’élargir à celle, plus vaste, des vertus et des vices intellectuels qui forment le goût de chacun, au sein de l’organisation, de donner à la vérité la place qui lui revient dans ses pratiques épistémiques. Le management de la vérité, qui devient ici une sorte de « management épistémique », est alors la manière de cultiver ces vertus et de contenir ces vices. Il y a sur ces questions une littérature bourgeonnante en sciences de gestion, souvent inspirée de l’épistémologie des vertus.

Au-delà des individus, ce sont les organisations elles-mêmes qui peuvent plus ou moins soutenir la formation d’opinions sinon vraies, du moins pas trop fausses. Cette préoccupation commence également à apparaître dans la littérature de sciences de gestion, par exemple avec les travaux récents de Chun Wei Choo sur les « inquiring organizations ». Sous cette perspective, le management épistémique voisine une certaine épistémologie sociale consacrée, selon Alvin Goldman, à déterminer la forme des pratiques épistémiques favorisant l’émergence de la vérité.

Chacune de ces approches du management de la vérité conduit à interroger la vérité des pratiques managériales, qui parfois se dégradent en ce « business bulshitt » épinglé par André Spicer. De la question du management de la vérité, on passe alors à celle de la vérité du management.

Vérité du management

Les inquiétudes de Spicer ne sont pas philosophiques, mais elles reposent sur une notion philosophique, celle forgée par Harry Frankfurt pour nommer cette façon particulière de se désintéresser de la vérité. Harry Frankfurt n’était pas spécialement préoccupé par les organisations, ce qui invite à questionner, toujours sur le plan philosophique, les possibles particularités du bullshit organisationnel. En quoi se distingue-t-il de celui que l’on peut entendre, à l’occasion, dans les milieux politiques, scientifiques ou journalistiques ? C’est là une première déclinaison possible de cette question de la vérité du management.

Une autre question, plus fondamentale, concerne la possibilité même de parler de vérité à propos du management. Si le management est un savoir-faire ou un art, comme Peter Drucker le pensait, n’est-il pas simplement hors de propos de vouloir lui donner une valeur de vérité? Et si cela a un sens, de quel sens s’agit-il ? Doit-on parler de la vérité du management comme on parle de la vérité de la peinture ou de la sculpture ? De quelle manière la vérité du management se rapproche-t-elle ou se distingue-t-elle de la vérité d’autres praxis, comme la médecine, qui semblent, à la différence des beaux-arts, plus concernées par le vrai et le faux ?

Avec la question de la vérité du management et des pratiques manageriales se pose également celle de la vérité des travaux académiques qui les inspirent en partie.

On aborde, avec cette question, un rivage périlleux, plein de pièges et de sables mouvant où gisent encore des querelles enlisées. Dans les années 1990, la « guerre des sciences » éclatât entre les champions de la vérité scientifique objective et les professeurs de relativisme. Rien de vraiment bon n’en sortit, surtout de l’amertume. Les sciences de gestion furent plutôt épargnées, mais pas complètement en reste. En 1985, W. Graham Astley se fit l’apologue du constructivisme social en sciences de gestion, dans un article très remarqué. Près de 20 ans plus tard, alors que s´épuisaient les derniers combattants de la guerre des sciences, Mark Mekler et James Baillie excitèrent des passions analogues, sans doute bien malgré eux, en s’en prenant aux thèses d’Astley. S’ensuivirent, étalés sur une dizaine d’année, des échanges aigres-doux entre ces deux auteurs, Reinoud Bosch, Dennis A. Gioia, Shelby D. Hunt, Michel Lounsbury et Phil Ryan.

Là encore, l’escarmouche fit long feu sans rien donner de bien neuf. Il ne serait sans doute pas utile de reproduire ce genre de vaines querelles. Et s’il fallait y retourner, ce devrait être en gardant à l’esprit que l’on peut parler de vérité (même absolue) sans rien ignorer des apports de la philosophie et des sciences humaines et sociales de ces trois derniers siècles, et que l’on peut avoir des sympathies pour les vues relativistes sans regretter l’obscurantisme. Bref, avec un minimum d’esprit de charité. Surtout, un éventuel retour à ces débats ne devrait être possible qu’en étant correctement informée de l’état des débats philosophiques, en sorte d’éviter les ponts aux ânes (il n’est par exemple pas certain qu’il soit très utile de continuer à gloser sur la tension entre les idées d’objectivité des observations scientifiques et la charge théorique de ces mêmes observations).

Il serait sans doute plus intéressant, et plus productif, de comprendre pourquoi ces débats ont échoués. Quels malentendus concernant la notion de vérité (et les notions qui lui sont liées : celles d´objectivité, de fait, de connaissance…) viennent empêcher une discussion constructive de ces notions en sciences de gestion ? En apportant des réponses à cette question, on avancerait déjà grandement sur le terrain de ces débats avortés, et peut-être même parviendrait-on à franchir sans encombre le rivage périlleux.

Il y a une manière moins aventureuse d’aborder cette question de la vérité des sciences de gestion. Différentes communautés scientifiques s’inquiètent aujourd’hui d’une « crise de reproductibilité » de la science : trop de résultats empiriques publiés et présentés comme « statistiquement significatifs » échoueraient à être reproductibles. Ce à quoi l’on semble assister, c’est à un divorce inquiétant entre résultats statistiques et vérités scientifiques. Cette inquiétude a gagné les sciences de gestion, et il serait sans doute opportun de questionner philosophiquement ce phénomène. Au-delà même de cette question de la reproductibilité, qui ne concerne que les travaux reposant sur un appareillage statistique, c’est la qualité épistémique des sciences de gestion qui pourrait être discutée à l’occasion de ce congrès.

Naturellement, ce ne sont que quelques pistes de réflexion, qui ne prétendent ni couvrir l’ensemble des questions envisageables, ni restreindre la curiosité des contributeurs qui souhaiteraient s’écarter de ces sentiers. Comme à chaque édition du congrès de la SPSG, toutes les propositions de communication sont les bienvenues, dès lors qu’elles viennent nourrir le débat philosophique en sciences de gestion.
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Cet appel est complété d’une bibliographie sur le site de la SPSG, à cette adresse : http://spsg.fr/management-de-la-verite-et-verite-du-management

Forum juridique international “Les problèmes actuels du droit et de l’économie de l’Europe et de l’Asie”

Forum juridique international “Les problèmes actuels du droit et de l’économie de l’Europe et de l’Asie”

16-20 septembre 2018

France-Cannes
Le Grand Hôtel, boulevard de la Croisette

Le forum juridique « Les problèmes actuels du droit et de l’économie en l’Europe et en l’Asie » sera organisé pour la première fois en 2018. Ce forum, à caractère juridique, réunira des spécialistes du droit et de l’économie de plus de 10 pays.

À l’issue du forum sur les principaux domaines de travail du groupe de discussion sera préparé des recommandations méthodologiques et pratiques, des propositions pour l’amélioration de la législation mondiale.

Cette année, les organisateurs du forum sont le Centre Suisse du Droit international humanitaire (Zurich, Suisse) et l’Université Heinrich Pestalozzi (Californie, États-Unis).

Le partenaire général du forum est la Société d’Avocats “Duflot & Partners” (Lyon, France).

Les événements du forum Pro avec le soutien de la revue scientifique et pratique internationale “le Droit et l’économie numérique”, de la branche de Moscou de l’Association des juristes de Russie.

Modérateurs :

  • Professeur honoraire, Stephan U. Breu, Professeur honoraire, docteur en gestion des affaires (DBA), secrétaire général de la Suisse au centre international humanitaire (Zurich, Suisse).
  • Professeur honoraire, Maria A. Egorova, docteur en sciences juridiques, Membre du Comité exécutif de la branche de Moscou de l’organisation publique l’Association des juristes de la Russie, Rédactrice en chef du Journal “Droit et économie numérique” de Kutafin de l’Université de droit d’Etat de Moscou (MSAL), membre du comité International de l’Economie Numérique, professeur émérite à l’Université Johann Heinrich Pestalozzi (Miami, États-Unis), professeur émérite à l’Université UniLogos (Miami, États-Unis).

Le forum est prévu pour la participation des experts de premier plan de la France, l’Allemagne, la Russie, l’Italie, la Suisse, la Pologne et l’Inde.

Le programme du forum comprend : l’ouverture solennelle et la clôture de l’événement, la séance plénière, 2 tables rondes, 1 séminaire scientifique et pratique dans le format du Club de jeu et la remise des Certificats aux participants.

Principales questions des discussions de groupe :

  • problèmes actuels du droit international et de l’économie
  • problèmes actuels du droit international humanitaire
  • problèmes modernes perspectives de développement de l’économie numérique
  • problèmes actuels de droit de la concurrence
  • problèmes de convergence du droit et de l’économie,
  • problèmes de droit et d’affaires modernes
  • problèmes actuels de droit de l’énergie

Parmi les principaux intervenants :

  1. Prof. Dr Kishore Singh, ancien rapporteur Spécial des Nations Unies sur le Droit à l’Éducation (2010-2016), Ph.D. en droit international.
  2. Salvatore Mancuso, Ph.D en Droit comparé de l’Université de Trieste, Vice-Président (Événements), membre de l’association de l’Académie Internationale de Droit comparé (AIDC-AIDC), la Société Africaine de Droit International et comparé, l’Association italienne de Droit comparé (SIRD), fondateur de l’Macao Association de Droit comparé ( L’Italie).
  3. Marco Montanarini, Vice-président de l’association Russe-Asiatique des juristes, avocat ( L’Italie).
  4. Natalina Litvinova, Président du Comité International de l’économie numérique, Président du fonds mondial des ressources pour le développement “la Naissance de la paix”, Fondateur de l’Assemblée internationale de maintien de la paix, un expert de l’Assemblée Internationale des capitales et des grandes villes, New Development Bank, membre du Consortium d’information et d’analyse d’Eurasie.
  5. Christophe Samuel Hutchinson, docteur ès sciences juridiques, professeur, Directeur pour la Russie du programme de coopération de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/EHESE.
  6. Menno Aden – docteur ès sciences juridiques, président ret. de Luthérienne. church, ancien professeur à l’université des sciences appliquées (Fachhochschule) à Essen ; ancien chargé de cours en droit international à l’université de Dortmund (Essen, Allemagne).
  7. Alain Duflot, expert juriduque international avocat de la société d’avocats « Duflot & Partenaires », enseignant à l’Université de Jean Moulin Lyon III (Lyon, France).

L’un des événements les plus importants du forum sera la présentation du magazine international scientifique et pratique “Droit et économie numérique”, ainsi que la présentation de la monographie scientifique “les défis du droit et de l’économie modernes de l’Europe et de l’Asie”, préparé par les principaux participants et les orateurs du forum.

Langues de travail : français, anglais.

Sur le Forum, les participants seront en mesure :

  • de créer des contacts d’affaires avec des représentants des universités européennes et des cabinets d’avocats internationaux.
  • voir des présentations et connaître les opinions des experts sur le thème du développement de plates-formes numériques, les problèmes de développement du droit de la concurrence, le droit international humanitaire, les problèmes de développement de l’éducation juridique.
  • et de poser des questions aux experts et aux conférenciers du forum.
  • de participer à la soirée solennelle organisée pour les participants du forum dans le restaurant gastronomique du grand Hôtel Cannes.

Heure et lieu : Cannes France, le Grand hôtel, boulevard de la Croisette

Participation au forum : Frais d’organisation de 980 euros (le montant comprend l’hébergement à l’hôtel).
Le Comité d’organisation n’effectue pas les frais de voyage des participants.Le programme du forum sera envoyé aux participants après avoir passé la procédure d’enregistrement et de confirmation de leur participation

L’inscription sur le forum a lieu jusqu’au 20 juillet 2018.

La confirmation de la participation dans le formulaire est de une semaine après l’inscription.
L’enregistrement peut être effectué par l’envoi d’une demande par e-mail : lawforumcannes@gmail.com

Compte Facebook de l’événement

Forum juridique international

Forum International pour le Bien Vivre

Le premier Forum International pour le Bien Vivre aura lieu du 6 au 8 juin 2018 à Grenoble. Pour la première fois en Europe, élus, agents des collectivités, scientifiques, acteurs associatifs et citoyens engagés se réunissent pour discuter de la question des indicateurs de richesse(s) et agir ensemble face à la nécessité d’un changement de modèle.
Cet événement est organisé par Grenoble Alpes Métropole, le CCFD-Terre Solidaire, la Ville de Grenoble, la ComUE, l’Université Grenoble Alpes et le Forum pour d’Autres Indicateurs (FAIR).

Un Forum International pour le Bien Vivre pour de nouveaux indicateurs

Lors de ce forum, les participants questionneront les indicateurs de développement actuels qui, comme le Produit Intérieur Brut (PIB), font de la croissance économique le seul objectif de nos sociétés.

Pourtant, d’autres paramètres, écologiques ou sociaux, existent aujourd’hui pour mesurer la richesse d’un territoire en prenant en compte le bien-être, le développement humain et social, la qualité de vie, le vivre-ensemble, etc.

Le forum de Grenoble sera l’opportunité de franchir un pas de plus, de l’observation à l’action. Comment ces indicateurs peuvent-ils promouvoir des pratiques s’inscrivant dans une vision de société juste et soutenable ?
Le Forum accueille également un colloque scientifique international et pluridisciplinaire, organisé par l’Université Grenoble Alpes et le laboratoire de sciences sociales Pacte, qui s’adresse à tous les chercheurs portant un intérêt d’ordre théorique, méthodologique ou empirique à la question du développement humain et de ses indicateurs, au-delà des sciences de l’homme et de la société : biologie, sciences médicales, sciences de l’ingénierie, sciences de la terre, écologie, etc.

Le forum s’adresse à tou-te-s : chercheurs, élus et techniciens de collectivités, association, citoyens, entreprises…

Plus d’informations sur l’événement à venir sur le site Internet : https://bienvivre2018.org

Convention : Modes managériales et modes managériaux

Modes managériales et modes managériaux

Les nouveautés managériales depuis 15-20 ans ne manquent pas :

  • courants de pensée : développement durable, gouvernance, éthique, santé au  travail, diversité, entreprise libérée, holacratie, plaisir et qualité de vie au travail…
  • thématiques : confiance, communication managériale, entreprise apprenante,  management relationnel, intelligence émotionnelle,  knowledge management, équilibre vie privée – vie professionnelle, résilience,  risques psychosociaux, employabilité, engagement,  génération Y et seniors, bienveillance, bonheur au  travail…
  • pratiques : e-learning, coaching, 360º, innovation participative, assertivité, méditation, communauté de pratiques, MOOC, mentorat inversé, télétravail, serious games, réseaux sociaux internes, applis de  rencontres…

Quels sont leurs véritables  apports ? Comment faire la différence entre une  réelle innovation et une ancienne méthode joliment marketée par des consultants imaginatifs ? Quoi de nouveau vraiment sous le soleil du  management ?

Programme de la convention

8h45 – Accueil

9h15 – Introduction par Philippe Détrie

1. Etat des lieux, panorama des modes managériales

Objectif : définir la nature des modes managériales, leur importance, leur actualité : apportent-elle de la valeur pour leurs utilisateurs ou pour leurs promoteurs ? Comment faire d’une théorie inefficace un phénomène de mode en entreprise ?

2. Deux études de cas : l’entreprise libérée, la méditation animées par Frédéric Henrion, directeur du développement des compétences du Groupe SUEZ

Objectif : faire témoigner pour chaque étude de cas 2 intervenants : 1 pour (5’), 1 contre (5’) puis faire débattre et voter la salle (15’). C’est une joute verbale : seront goûtés le plaisir de l’argumentation, l’humour et la mauvaise foi éventuelle comme savent le faire parfois si bien les avocats !

– L’entreprise libérée
pour : Pierre Sinodinos, président-fondateur d’Aneo
contre : Loïc Le Morlec, conseil en management, membre de l’AfraME

– La méditation en entreprise
pour : Christine Barois, psychiatre, fondatrice du 1er Bar à méditation, auteure de Pas besoin d’être tibétain pour méditer
contre : Martin Richer, fondateur du blog Management & RSE

Débats avec la salle et votes

11h – Pause

3. Qu’en pensez-vous ? Atelier animé par Frédéric Henrion

Objectif : distinguer les meilleures et les moins bonnes innovations managériales de ces 20 dernières années en fonction de 4 critères :

1. Originalité du nouveau mode de management, caractère novateur
2. Apports en termes de performance pour l’entreprise
3. Apports en termes d’engagement des salariés
4. Faisabilité : simplicité de mise en œuvre et ressources allouées, reproductibilité, universalité

Débat en grappes puis avec les intervenant.e.s

4. Perspectives sur les tendances du management de demain

Objectif : revisiter l’histoire des fausses bonnes idées du management des organisations et des personnes et donner les évolutions à attendre

– Romain Zerbib, rédacteur en chef adjoint de la Revue des Sciences et Gestion, chercheur associé à la chaire ESSEC de l’Innovation Managériale et l’Excellence Opérationnelle

Débat en grappes puis avec les intervenant.e.s

12h45 – Buffet convivial

Participation gratuite pour les adhérent.e.s de la Maison du Management, de 400€ HT pour les non-adhérent.e.s
Pour vous inscrire cliquez ICI

Les modes en management : du conformisme à l’innovation

Appel à contributions de La Revue des Sciences de Gestion (La RSG) coordonné par David Autissier (maître de conférences HDR à l’IAE Gustave Eiffel de l’UPEC) et Romain Zerbib (enseignant chercheur HDR a l’ICD BS) en partenariat avec la Chaire ESSEC de l’Innovation Managériale et de l’Excellence Opérationnelle (IMEO) et RH info

Les modes en management

La théorie des modes managériales est née au milieu des années 1980 avec les travaux de Midler (1986) et d’Abrahamson (1986). Il s’agit d’une théorie qui estime que le mimétisme, le conformisme et la quête de légitimité tendent à expliquer la diffusion d’un mode de management au sein des organisations (bonheur au travail, entreprise libérée, etc.). La théorie des modes managériales est née d’une série d’observations pour le moins étonnantes. Depuis environ 40 ans, les pratiques de gestion suivent un cycle de vie de plus en plus court, marqué par des pics de popularité de plus en plus élevés. Le cas du « management par la qualité totale », illustre parfaitement ce phénomène. En 1985, Lawler et Mohrman observent que la quasi-totalité des 500 plus grandes firmes mondiales a entrepris un projet de « management par la qualité totale ». Or, trois années plus tard, Castorine et Wood (1988) soulignent que 80% d’entre elles ont abandonné ce projet au profit d’un dispositif jugé plus performant. L’exemple du « management par la qualité totale », bien qu’il demeure particulièrement bien documenté, n’est qu’une référence parmi d’autres.

Les théoriciens des modes managériales analysent ces phénomènes de diffusion à l’aune de la sociologie des modes, c’est-à-dire, qu’ils appréhendent les phénomènes d’adoption comme une marque de subordination aux normes sociales. Ils estiment plus exactement que la diffusion d’un mode de management répond à un cycle de vie générique quel que soit l’outil en question (invention, découverte, explosion, déclin) (Midler, 1986).

Les dirigeants les plus réputés auraient en effet tendance, notamment pour se distinguer, à adhérer très tôt aux nouvelles pratiques de gestion, et le désir d’être associé à cette « élite » inciterait les managers à imiter ce comportement. Les premiers adoptants perdraient alors le prestige associé à l’exclusivité de ladite pratique et se tourneraient de façon ponctuelle vers une nouvelle approche, moins répandue, pour réaffirmer leur individualité… d’où la succession sans fin des modes managériales. Autrement dit, lorsque des organisations peu connues, ou réputées pour être peu innovantes, adoptent une nouvelle pratique de gestion, les entreprises leaders et progressistes s’apprêtent à l’abandonner.

La théorie des modes managériales semble à cet égard tempérer l’explication selon laquelle les managers adopteraient des outils en fonction de critères strictement « technico-économiques ». Leurs motivations semblent en effet plus exactement osciller entre considérations « technico-économiques » et « socio-psychologiques ».

Mais qu’en est-il au juste de l’impact de ces phénomènes sur le fonctionnement de l’organisation ? Quel regard doit-on porter sur ces manifestations complexes ? Quels risques et quels potentiels pour l’entreprise et le manager ?

Voici quelques pistes de réflexions (non exhaustives) sur les modes en management :

  • Pourquoi et comment un modèle de management devient-il une tendance sur le marché ?
  • Le bonheur au travail, l’entreprise libérée, (etc.) sont-elles des modes éphémères sans aucun fondement ? Ou bien de véritables leviers de performance ? Comment distinguer le bon grain de l’ivraie ?
  • Les modes managériales constituent-elles un danger pour l’entreprise ? Peuvent-elles altérer son identité ? Contrarier sa culture ? Limitent-elles les efforts de différenciation sur le marché ?
  • Les managers doivent-ils rompre avec la mode ? Quels avantages et quels préjudices en termes de carrière individuelle, d’efficacité organisationnelle ?
  • Les modes managériales sont-elles essentielles au fonctionnement des organisations ? Favorisent-elles une culture et un langage communs nécessaires à la formulation et à l’exécution de la stratégie ? Ou menacent-elles la trajectoire souhaitable de l’entreprise ?
  • Comment inventer de nouveaux modèles de management ? Quelle organisation et quel leadership permettent de stimuler l’innovation managériale ?
  • Pourquoi et comment faire de son modèle de management une tendance sur le marché ? Quels bénéfices pour l’entreprise et la marque employeur (attraction, réputation, statut, etc.) ?
  • Comment meurt les tendances managériales ? Quels impacts pour les promoteurs et les suiveurs ?

Instructions aux auteurs

  • Date limite de soumission : 1er septembre 2018
  • Mise en forme de l’article scientifique  (pour une publication dans La RSG) : http://www.larsg.fr/mise-en-page-des-articles/
  • Mise en forme de la chronique d’expert (pour une publication dans RH info) : entre 4000 et 7000 caractères (espaces compris), avec une photo HD et une courte biographie.

Créée en 1999, RH info est la première communauté RH francophone sur le web avec ses presque 30000 lecteurs : un lieu d’opinion, excluant toute démarche publicitaire ou mercatique. Elle se compose d’un site servant de bibliothèque, avec près de 2000 articles en base, et de lieux d’échanges très actifs sur les Réseaux Sociaux (49991 abonnés au groupe RH info sur LinkedIn ; 26387 Followers sur Twitter ; 5155 fans Facebook). Les articles publiés sur RH info sont lus en moyenne 1782 fois.

Comité scientifique

Michel Albouy, Professeur senior à Grenoble Ecole de Management et professeur émérite à l’Université Grenoble Alpes – José Allouche, Professeur des Universités, IAE de Paris – David Autissier, Maitre de conférences, HDR, Université Paris-Est Créteil,  Directeur de la Chaire ESSEC du changement et de la Chaire ESSEC IMEO – Michel Barabel, Maitre de conférences, Université Paris-Est Créteil et Professeur Affilié à Sciences Po Executive Education – Isabelle Barth, Professeur des Universités, Université de Strasbourg – Patrick Bouvard, Rédacteur en chef de RH info – Jacques Igalens, Professeur des Universités, IAE de Toulouse, fondateur de l’AGRH – Olivier Meier, Professeur des Universités, UPEC – Christophe Midler, Professeur des Universités, Directeur de recherche du CRG de l’Ecole Polytechnique – Philippe Naszalyi, Professeur des Universités associé à l’Université d’Evry-Val d’Essonne – Gilles Paché, Professeur des Universités, Aix-Marseille Université – Jean Marie Perreti, Professeur des Universités, Université de Corse – Yvon Pesqueux, Professeur, Titulaire de la chaire « Développement des Systèmes d’Organisation » du Conservatoire National des Arts et Métiers » – Jean Michel Plane, Professeur des Universités, Université de Montpellier, Directeur du laboratoire CORHIS (EA 7400) – Romain Zerbib, Enseignant-chercheur HDR, ICD BS / chercheur associé à la chaire ESSEC IMEO.

Prix de Thèse de l’ANDESE 2016 et 2017

L’ANDESE, Association Nationale des Docteurs ès Sciences Économiques et en Gestion, poursuit ses encouragements à la recherche en Gestion et en Economie en récompensant d’un prix de 2 000 €, d’une publication et d’un abonnement d’un an à la revue « Vie & Sciences de l’Entreprise », la meilleure thèse soutenue. Le prix sera décerné au lauréat en avril / mai 2018.

Ce prix s’inscrit dans l’objectif associatif de l’ANDESE de promouvoir le Doctorat et de valoriser les progrès de la connaissance universitaire dans ces disciplines. Le prix concerne tous les doctorants ayant soutenu leur thèse entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017, qu’ils soient membres de l’ANDESE ou non.

Le Comité Scientifique de « VSE : Vie & Sciences de l’Entreprise », est chargé d’effectuer une première sélection des dossiers présentés par les étudiants.
Un jury composé d’universitaires et de professionnels évalue les travaux présélectionnés et attribue le prix en fonction de l’excellence de la thèse, de l’intérêt du sujet et de son application pratique dans les domaines de l’Economie et de la Gestion.

Pour faire acte de candidature, il convient d’adresser au plus tard le 20 février 2018, un dossier complet au format PDF à l’adresse contact@andese.org comportant :

– Un C.V. du candidat
– Une copie du rapport de soutenance
– Une copie de la bibliographie
– Une copie du plan de la thèse
– Une copie des conclusions générales de la thèse

Par ailleurs une enveloppe affranchie au nom et adresse du candidat doit être adressée au siège de l’ANDESE, 111 avenue Victor Hugo – 75784, Paris Cedex 16, au plus tard le 20 février 2018.

Les candidats présélectionnés seront, ensuite, invités à adresser, au jury, un exemplaire de leur thèse.

Association Nationale des Docteurs ès Sciences Économiques et en Sciences de Gestion.
111 avenue Victor Hugo – 75784 Paris Cedex 16.

L’économie sociale en quête de ressources

Depuis les années 2000, les politiques sociales et l’économie sociale et solidaire ont connu des mutations accélérées. Les premières sont rationalisées sous l’empire du new public management et font l’objet d’exigences accrues du point de vue financier. Leur externalisation pourrait consolider l’ESS, si toutefois celle-ci n’était pas en même temps soumise à des contraintes financières importantes et au développement de la concurrence par l’extension des marchés publics au détriment du subventionnement. L’ESS a par ailleurs connu en France une reconnaissance institutionnelle déterminante, à un moment où elle fait face à l’émergence d’une représentation en terme d’entrepreneuriat social qui introduit des problématiques nouvelles d’évaluation d’impact. Enfin, la révolution numérique a fait apparaître des possibilités nouvelles d’obtention de ressources (notamment par la finance participative) et un cadre intellectuel renouvelé autour des communs conduit à repenser un certain nombre d’activités dans un cadre non marchand.

C’est donc sur les ressources des politiques sociales et de l’ESS, sur leur nature et leurs conséquences, que ce colloque entend mettre l’accent. Il s’agit d’un élargissement de la problématique du financement de l’économie sociale, qui n’a pas été le sujet principal des Journées de l’AÉS depuis 1991.

Il faut cependant reconnaître que les modalités d’action, les ressources et plus spécifiquement les modes de financements sont différents selon les champs d’action de l’économie sociale et selon la taille des structures : il est sans doute vain de chercher une grille de lecture unique pour l’ensemble du champ de l’économie sociale.

Les propositions pourront se décliner selon les axes suivants :

1 – Du retrait des politiques publiques au développement de l’ESS ?

2 – Quels outils et quels critères pour allouer les ressources et évaluer les activités ?

3 – Quelle coordination des ressources au service d’une dynamique territoriale ?

4 – Quel renouvellement des ressources au service de nouvelles formes de solidarité ?

5 – Quel cheminement historique pour les dispositifs de financement et la collecte des ressources, depuis le XIXe siècle ?

Les propositions peuvent être soumises sur ce site d’ici au 27 novembre.

L’appel est ouvert à différentes disciplines (économie, sociologie, sciences politiques, histoire, sciences de gestion) et à leur croisement. Des propositions non spécifiques au thème central, relevant des champs habituels de l’économie sociale, sont également attendues.

Date de remise des propositions sur ce site : 27 novembre.

Le texte complet de l’appel et les conditions de dépôt des propositions se trouve ici.

Gérer et militer : la recherche-action de François Rousseau

La conférence « Gérer et militer : la recherche-action de François Rousseau » se déroulera le mardi 21 novembre 2017, 18h- 20h (accueil à partir de 17h30) au Crédit Coopératif (amphithéâtre), 12 boulevard Pesaro 92 024 Nanterre (RER A Nanterre Préfecture).

Elle est organisée à l’occasion de la publication du livre « Construire collectivement du sens : les apports de François Rousseau », coordonné par Christèle Lafaye.

Cleeress et le Crédit Coopératif vous invitent à échanger sur le thème de la gestion du sens dans les organisations.

Acteurs et chercheurs partageront leurs pratiques et leurs réflexions pour concilier gestion et militantisme, management et sens.

Ce livre regroupe les contributions de 16 acteurs qui s’appuient sur la thèse « gérer et militer » et la grille de lecture applicable à tout type d’organisation de François Rousseau (1956-2011), dirigeant d’entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS), à l’origine de l’atlas de l’ESS.

L’interaction entre les outils de gestion et la construction du sens de l’action/du projet seront au cœur de cette conférence. Managers, chief happiness officer, responsables RH, entrepreneurs, chercheurs, fans du bien-être au travail et de l’intelligence collective, acteurs qui réinventent des nouvelles façons de travailler, curieux souhaitant porter une attention renouvelée au monde, cette conférence est pour vous !

Inscription gratuite mais obligatoire : https://goo.gl/9n6qyc

Repenser le tourisme à l’ère des réseaux sociaux numériques

Colloque international sur la Recherche en Tourisme – CIRT – qui se tiendra à l’Ecole Supérieure de Technologie d’Essaouira, les 25 et 26 avril  2018, sous le thème : Repenser le tourisme à l’ère des réseaux sociaux numériques : Co-création, empowerment  et intelligence collective.

Repenser le tourisme à l’ère des réseaux sociaux numériques

APPEL A COMMUNICATIONS

Le développement des technologies numériques et des réseaux sociaux bouleverse les paradigmes économiques et sociétaux ainsi que l’ordre touristique mondial. Raccourcissement des distances, dématérialisation et plateformisation des canaux de distribution des prestations touristiques, redistribution du pouvoir entre les parties prenantes, conversion de la chaîne de valeur linéaire et cloisonnée en un réseau d’acteurs interconnectés… tels sont quelques éléments symptomatiques des mutations sectorielles et technologiques les plus visibles.

Les chercheurs et praticiens admettent que nous nous trouvons face à un vaste phénomène, qui redéfinit en permanence le rôle des acteurs ( Hudson et Thal, 2013, Noone, et al., 2011).  Ces derniers, à maturité inégale certes, convertis à la mise en scène de l’expérience et à la co-création de la valeur dans un environnement de plus en plus interconnecté, reconnaissent l’importance des réseaux sociaux dans les mutations que connait le tourisme. Néanmoins, plusieurs zones d’ombres ou  « trous structuraux » selon l’expression de Burt (1992) caractérisent la structure des réseaux sociaux et restent à explorer.

Sur le plan théorique, deux écoles se sont constituées pour repenser et théoriser les mutations sociales, économiques et organisationnelles, qui se font jour à l’ère des réseaux sociaux. Il s’agit de l’école de Harvard et l’école de Manchester. L’école de Harvard est marquée par une approche explicative, fondée sur la modélisation mathématique. Elle a développé « Social Network Analysis » (SNA) ou théorie des réseaux sociaux qui conçoit les relations sociales en termes de nœuds –  les acteurs sociaux dans le réseau – et de liens – les interactions entre ces nœuds-. La théorie des réseaux sociaux permet d’analyser simultanément l’action et son contexte relationnel, et peut à ce titre être érigée en véritable théorie de l’action. Cette perspective présente alors un intérêt pour la recherche en management du tourisme par la mobilisation des réseaux. L’école de Manchester quant à elle privilégie l’approche compréhensive par l’exploration des réseaux « personnels » en mettant l’accent notamment sur la signification et le sens des relations interpersonnelles. Cette seconde perspective présente alors l’intérêt d’approfondir la compréhension de la mutation des réseaux personnels vers des réseaux de communautés en ligne dans le secteur du tourisme.

En dépit de ce foisonnement théorique, il convient de souligner que la production de travaux sur la dimension numérique des réseaux sociaux ainsi que sur la complexité des interactions et des pratiques est relativement récente. Ce qui donne l’opportunité de vastes champs de recherche et de questionnement en management du tourisme.  Quel bilan peut-on tirer à la veille de la seconde décennie de recherche consacrée aux réseaux sociaux numériques ? Comment aborder la place, le rôle et l’impact des réseaux sociaux sur la demande touristique ? Quelle prospective pour les stratégies digitales de l’offre touristique ? Comment replacer cette évolution dans une perspective historique et prospective ?

Sur le plan empirique, les réseaux sociaux numériques ont modifié les frontières traditionnelles de l’entreprise en créant de nouveaux écosystèmes numériques hyperconnectés et surtout de nouveaux « business models », basés sur la recherche d’audience, de l’e-réputation et la construction de la marque. Cependant, les entreprises touristiques n’exploitent que peu le patrimoine informationnel et relationnel que leur offrent les réseaux sociaux et peinent à concevoir des stratégies efficaces et – surtout – spécifiques.  Un défi d’efficacité et d’efficience se pose alors à toutes les entreprises qui sont confrontées au déploiement de ressources et de capacités numériques dédiées et à la formation d’équipes capables de faire face aux changements perpétuels dans le marché, notamment en présence des géants de la distribution touristique (TripAdvisor, Booking, Hotels…).  Dans ce contexte, les réseaux sociaux renforcent clairement l’empowerment des consommateurs vis-à-vis des producteurs et des distributeurs de prestations touristiques au travers des compétences croissantes des usagers en termes de navigation et d’expérience sur les plateformes jusqu’à la maîtrise du processus de décision.

À partir de regards croisés mobilisant différentes approches théoriques, conceptuelles, épistémologiques et méthodologiques, ce colloque vise à renforcer la compréhension des problématiques managériales actuelles et futures du secteur touristique dans un contexte de profondes mutations.

Les propositions de communications  pourront s’inscrire dans l’une ou l’autre des thématiques suivantes (liste non limitative) :

  • Communauté en ligne, création et co-création de l’expérience touristique
  • Communauté en ligne, création et co-création de la valeur
  • Communauté de marque
  • Crowdcultures et stratégie d’organisation touristique
  • Stratégie de crowdsoursing dans le tourisme
  • Veille stratégique et réseaux sociaux
  • Veille informationnelle et réseaux sociaux
  • Réseaux sociaux et marketing territorial
  • Stratégie marketing et réseaux sociaux
  • Communication de crise et réseaux sociaux
  • Réseaux sociaux et nouveaux Business Models
  • Réseaux sociaux et marchés : BtoB, ou BtoC
  • Réseaux sociaux et performance organisationnelle
  • Réseaux sociaux et M-tourisme
  • Réseaux sociaux et Branding Co- Branding de destination
  • Réseaux sociaux et management évènementiel
  • E-Reputation
  • Engagement et satisfaction des consommateurs
  • Smart tourism, mobile tourism
  • Web sémantique

Actes du colloque et publication

Le comité scientifique du colloque procèdera à une double sélection parmi les communications présentées, pour publication dans le cadre de numéros spéciaux de deux revues :

  • Une des sélections sera orientée recherche en tourisme et proposée à la revue Téoros,
  • L’autre sélection sera orientée Management du tourisme et sera proposée à la Revue Management et Avenir (RMA).

Coordonnateur du colloque 

  • SAFAA Larbi – EST – Essaouira

Direction scientifique 

Comité scientifique

  • BEDARD François – UQAM – Montréal
  • BENAVENT Christophe Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • BENMOUSSA Mohamed – ENCG – Marrakech
  • BIDAN Marc – Polytech, Université de Nantes
  • BIOT-PAQUEROT Guillaume – ESC Dijon
  • JAZI Salima – ENCG Settat
  • LANQUAR Robert – ESC La Rochelle
  • MEVEL Olivier – Université de Bretagne Occidentale
  • MOISSERON Jean-Yves – IRD France
  • MOUTIA Anas – EST – Essaouira
  • OULD AHMED PEPITA, – IRD France
  • PEYPOCH Nicolas – Université de Perpignan Via Domitia-UPVD
  • SAIR Aziz – ENCG Agadir
  • TEBAA Ouidade – Université Cadi Ayyad – Marrakech
  • ZAHIR Mustapha – EST – Essaouira

Comité d’organisation 

  • HADACH Mohamed – EST – Essaouira
  • EL HOUSNI Khalid – EST – Essaouira

Calendrier

  • Date limite de réception des textes : 1 février 2018
  • Réponse aux auteurs : 20 mars 2018
  • Dates du colloque : 25 – 26 avril 2018.

Informations aux auteurs

Les textes doivent comporter un maximum de 45.000 signes, bibliographie, figures et illustrations incluses. Times New Roman 12, interligne simple :

  • Sur la première page figurent les noms et qualité du ou des auteurs, l’adresse électronique, le titre de la communication, et 4 à 5 mots clés.
  • Les propositions sont à adresser (sous format Word) à : colloque.este@gmail.co
  • Chaque proposition sera examinée par deux évaluateurs.

Frais d’inscription et de participation

  • Chercheurs et professionnels : 90 Euros
  • Doctorants: 50 Euros

Ces frais comprendront la documentation et la restauration.

Lieu Du Colloque 

École Supérieure de Technologie (EST) d’Essaouira – Université Cadi Ayyad

Hébergement 

Les participants au colloque bénéficieront d’un hébergement à tarif négocié. Une liste d’hôtels conventionnés sera communiquée ultérieurement.

Références 

  • BANERJEE, S., & CHUA, A. Y. (2016). In search of patterns among travellers’ hotel ratings in TripAdvisor. Tourism Management, 53, pp. 125–131.
  • DEGENNE A. et M. FORSE (1994), Les réseaux sociaux. Une approche structurale en sociologie, Paris, Armand Colin, coll. “U”, 1994.
  • BURT R. S. (1992) « Structural holes : the social structure of competition » Cambridge, Harvard University Press.
  • DEKHILI, Sihem, et HALLEM Yousra (2016) « Un touriste co-créateur est-il un touriste heureux ? Étude de l’impact de la co-création sur le bien-être du consommateur »,
  • Management & Avenir, vol. 85, no. 3, pp. 15-34.
  • FROW P. and PAYNE, A. (2011) ‘A stakeholder perspective of the value proposition concept’, European Journal of Marketing, 45, 1/2, pp. 223-240.
  • GRETZEL, U. (2012). Introduction to the section on Web 2.0 and travellers’ behaviour. In M. SIGALA, E. CHRISTOU, & U. Gretzel (Eds.), Social media in travel, tourism and hospitality: Theory, practice and cases (pp. 167–169). Surrey: Ashgate
  • HOLT, Douglas B. 2004), How Brands Become Icons: The Principles of Cultural Branding. Boston: Harvard Business School Press.
  • HUDSON, S., & THAL, K. (2013). The impact of social media on the consumer decision process: Implications for tourism marketing. Journal of Travel & Tourism Marketing, 30(1–2), 156–160.
  • LAMSFUS, C., XIANG, Z., ALZUA-SORZABAL, A., & MARTI´N, D. (2013). Conceptualizing context in an intelligent mobile environment in travel and tourism (pp. 1–11). Berlin: Springer.
  • LAZEGA E. (1998), Réseaux sociaux et structures relationnelles, Paris ; Que sais-je ? N° 3399, PUF.
  • MERCKLE P. (2004), Sociologie des réseaux sociaux, Repères, La Découverte, Paris.
  • NOONE, B. M., McGUIRE, K. A., & NIEMEIER, H.-M. (2011). Social media meets hotel revenue management: Opportunities, issues and unanswered questions. Journal of Revenue and Pricing Management, 10(4), 293–305.
  • XIANG, Z., & GRETZEL, U. (2010). Role of social media in online travel information search. Tourism Management, 31(2), 179–188.