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Montevideo 30-31 oct 2017 colloque salaires en Amérique latine depuis les années 1950

La Faculté de Sciences Sociales de l’Université de la République d’Uruguay et le Projet WAGE (Wage Analysis in a Globalising Environment) avec le concours du Bureau International du Travail et la MESHS Lille-Hauts de France organisent un colloque international sur le thème « Evolution et problématiques des salaires en Amérique latine depuis les années 1950/60 » les 30 et 31 octobre 2017, à l’Université de la République d’Uruguay, à Montevideo

Le colloque vise à un état des lieux scientifique général sur la question (par échantillonnage des thèmes). Les axes de travail prévus sont :

  • 1. Evolution des salaires moyens et de leurs modalités de dispersion depuis les années 1950/60.
  • 2. Relations entre qualification et salaires (premium skill) notamment pour les jeunes et les femmes.
  • 3. Rôle du différentiel salarial dans les processus migratoires (internes/externes).

Les pays d’Amérique latine présentent un certain nombre de caractéristiques spécifiques en matière de salaire : une certaine hétérogénéité et une différenciation inégale des données disponibles, une progression moyenne annuelle depuis les années 2000 supérieure à celle des pays avancés, mais inférieure à celle des pays émergents d’Asie, des écarts hommes femmes qui restent significatifs, un coefficient de Gini élevé, un certain poids des questions migratoires dans les marchés nationaux du travail, la question tendue de l’employabilité et du salaire des jeunes, des éléments de complexité dans les relations professionnelles

Les chercheurs, collègues et doctorants intéressés devront se signaler auprès des organisateurs/organisatrices avant le 10 septembre 2017, et envoyer une proposition de communication (court résumé de moins d’une page) avec un CV.

Calendrier

Soumission des propositions de papier avant le 10 septembre 2017
Rendu définitif des propositions retenues : 20 septembre 201Envoi d’un résumé et présentation PowerPoint par les communicants aux organisateurs : 15 octobre 2017

Colloque : 30-31 octobre 2017

Les soumissions doivent être envoyées conjointement aux contacts suivants :

Pr. Michel-Pierre Chélini, Université d’Artois : mpchelini@gmail.com/

Pr. Maria-Magdalena Camou, Universidad de la Republica : maria.camou@cienciassociales.edu.uy/

Pr. Silvana Maubrigades, Universidad de la Republica : silvana.maubrigades@cienciassociales.edu.uy/

Lieu :  Programa de Historia Económica, Facultad de Ciencias Sociales/ Universidad de la República Constituyente 1502 – Piso 4, 11200 Montevideo, Uruguay

Prise en charge : les communicants prennent en charge leur déplacement, possibilités d’hébergement.

Comité d’organisation : Leonid Borodkin, University Lomonossov Moscow, Russia, Maria-Magdalena Camou, Universidad de la Republica, Montevideo, Ur, Michel-Pierre Chélini, Université d’Artois, Arras, Fr, Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morroco, Silvana Maubrigades, Universidad de la Republica, Montevideo, Ur, Humberto Morales, Benemérita Universidad Autónoma de Puebla, Puebla, Mexico

Appel à projets de recherche franco-irlandais « Ulysses »

« Ulysses » est le programme de coopération scientifique franco-irlandais. Il permet d’initier un partenariat sur la base d’un projet de recherche commun entre les deux pays en finançant les frais de déplacement des chercheurs. Il est mis en œuvre en Irlande par l’Irish Research Council, et en France par l’Ambassade de France à Dublin avec le concours de l’opérateur Campus France.

Ulysses 2017

L’appel à projet, qui est lancé annuellement, concerne les laboratoires de recherche rattachés à des établissements d’enseignement supérieur, à des organismes de recherche ou des entreprises qui sont désireux de développer des coopérations avec des partenaires irlandais.

Tous les domaines scientifiques sont éligibles à ce programme à l’exception de la médecine clinique.

Les dossiers sont à déposer avant le 15 septembre 2017, auprès de CAMPUS FRANCE pour l’équipe française et auprès de l’Irish Research Council pour l’équipe irlandaise.

Présentation du programme : http://www.campusfrance.org/fr/ulysses

Contact : science@ambafrance-ie.org

CAMPUS FRANCE Ulysses

Appel à proposition d’articles pour un dossier pour la revue Communication

La revue Communication, la revue du département d’information et de communication de l’Université Laval, lance un appel à proposition d’articles pour un dossier.

Des nouvelles dynamiques médiatiques dans les zones périphériques

Numéro thématique coordonné par Vindicien V. KAJABIKA (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle), Alain KIYINDOU (Université Bordeaux-Montaigne) et Catherine GHOSN (Université Toulouse 1 Capitole/Université Paul Sabatier Toulouse 3

Voilà une décennie ou presque que les sociétés contemporaines pratiquent intensivement des activités communicationnelles intégrant technologie, interaction sociale entre individus ou groupes d’individus et création de contenu numérique généralisé, obtenu de façon simplifiée et banalisée sans nécessairement requérir des compétences particulières. Le recours aux TIC s’étant, depuis lors, généralisé, des nébuleuses humaines — des proches ou d’inconnus — se mettent en place, à travers ce qu’il convient désormais de qualifier de réseau social numérique (Cardon, 2011).

Thomas Stenger et Alexandre Coutant (2009 ; 2010) notent que l’audience et la popularité des réseaux sociaux numériques, tels que Facebook, Hi5 ou Myspace, soulèvent de multiples questionnements, dont celui de leurs usages et de leurs configurations sociotechniques sur le web. L’émergence de ces réseaux pose des défis à tous les secteurs d’activités de la société, y compris les secteurs de la production de l’information et des œuvres de fiction.

Serge Proulx (2002) a relevé les multiples trajectoires d’usages des technologies de l’information et de la communication comme des formes d’appropriation d’une culture numérique devenue un enjeu de la société du savoir. Cette culture numérique ne serait qu’une illusion idéologique masquant le jeu de logiques sociales opérant dans la société sur l’entraide, le don, la coopération et le support social. Plusieurs enjeux découlent de cette généralisation et appropriation des TIC : on citera notamment la question de la représentation de soi et de la représentation numérique (Georges, 2009), de la surveillance et du bien-être (Alloing, 2012), de l’humanisme numérique (Doueihi, 2011). Le recours massif et enthousiasmant aux TIC et par extension aux réseaux sociaux numériques a notamment entraîné la banalisation de l’accès et de la conception de l’information et des œuvres de fiction.

Cet appel à contributions est essentiellement focalisé sur les nouvelles dynamiques médiatiques nées du développement des technologies de l’information et de la communication en phase avec l’usage sociétal très prononcé de l’internet par rapport à certaines pratiques des médias classiques, tout particulièrement dans les zones « périphériques » (les Amériques, l’Afrique, les pays arabes).

Il y a lieu de noter que dans plusieurs pays, aussi bien développés qu’en voie de développement, ces médias classiques jouent encore un rôle non négligeable dans les médiations sociales. Ils sont, dans certaines situations, toujours considérés comme outil privilégié d’informations, de création artistique, de publicisation, de médiation, de débat politique et de mobilisation citoyenne (Livingstone et Lunt, 1994 ; Lochard, 1994). Cependant, il faut reconnaître que, de nos jours, le fonctionnement de ces médias classiques rencontre beaucoup de concurrences de plus en plus récurrentes. Aux nombreux obstacles et contraintes aussi bien politiques, institutionnels, sociaux, culturels, économiques que techniques, s’ajoutent dorénavant ceux que représentent le développement et les usages des réseaux sociaux numériques dans nos sociétés contemporaines.

En effet, l’essor de l’internet et des médias et réseaux sociaux numériques a bouleversé et/ou transformé profondément les pratiques de production médiatiques. En l’occurrence, internet facilite les mobilisations citoyennes en introduisant dans l’espace public des questions sociales oubliées par les médias classiques (Bennet et Segerberg, 2012) et l’inclusion de nouveaux membres habituellement écartés de la participation (Wojcik, 2011). Internet, en outre, modifie ostensiblement les relations sociales, les rapports de pouvoir, l’action et les médiations rendant possible un nouvel ordre social, politique et démocratique (Cardon, 2010).

Il s’agit d’examiner comment et en quoi les réseaux numériques impactent les pratiques des médias « classiques » par rapport au journalisme d’information tout particulièrement dans les zones « périphériques ». Ces nouveaux rapports entre les médias numériques et les médias classiques seront-ils marqués par la concurrence à outrance, la complémentarité, la transformation, l’adaptation ? Et ces nouveaux rapports sauront-ils s’imposer de façon uniforme ou s’ajusteront-ils aux différents contextes locaux, régionaux ou nationaux ?

Ce dossier voudrait privilégier l’analyse de l’information et ses pratiques journalistiques dans les zones « périphériques » (les Amériques, l’Afrique, les pays arabes), par rapport aux pays développés. En quoi la présence du journalisme open source, par exemple, et du darkweb et le dark journalisme en phase d’expansion ou les nouvelles formes de participation et d’engagements politiques en ligne, tout comme hors ligne (Théviot et Mabi, 2014), vont-ils modifier les pratiques des journalistes ?

Soumission d’une proposition pour ce numéro de la revue Communication

Les propositions d’article doivent compter entre 1 200 à 1 500 mots (bibliographie non comprise).

Elles présenteront le titre, la problématique, la méthodologie et la base empirique utilisés, ainsi que les principaux résultats qui seront développés.

La proposition doit être anonyme. L’auteur indiquera ses noms, institution d’appartenance et coordonnées directement dans le courriel.

La longueur de l’article final, si la proposition est retenue, sera de 40 à 60 000 signes, espaces non compris (ceci inclut les notes mais exclut la bibliographie).

Merci d’envoyer vos propositions par courrier électronique aux trois coordinateurs avant le 21 août 2017.

vuninga@yahoo.fr

alain.kiyindou@msha.fr

catherine.ghosn@gmail.com

La réception de chaque proposition donnera lieu à un accusé de réception par courriel.

Calendrier

21 août 2017 : Date limite d’envoi des propositions d’articles. Les propositions seront évaluées par le comité scientifique en regard de leur pertinence pour le dossier thématique et de leur qualité scientifique.

18 septembre 2017 : Notification d’acceptation ou de refus

11 décembre 2017 : Envoi des articles complets directement à la revue Communication revue.communication@com.ulaval.ca. Les consignes rédactionnelles sont disponibles à l’adresse http://communication.revues.org/6159. Chaque article sera évalué en double aveugle par un comité de lecture indépendant.

12 mars 2018 : Retour aux auteurs sur l’article. Le comité de coordination en consultation avec l’équipe éditoriale de la revue Communication décidera, à la lumière des évaluations, de l’acceptation en l’état, de la demande de modifications ou du rejet.

21 mai 2018 : Remise de la nouvelle version de l’article directement à la revue Communication revue.communication@com.ulaval.ca. Le comité de coordination vérifiera si les modifications apportées répondent aux recommandations du comité de lecture indépendant.

11 juin 2018 : Retour aux auteurs sur la nouvelle version.

Juin-septembre 2018 : Révision linguistique et retour aux auteurs

Automne 2018 : Publication électronique.

Comité scientifique

Noble AKAM, Abdel BENCHENNA, Charles BOYOMO, Stefan  BRATOSIN, Etienne DAMOME, Djamil Jean-Marc DHAKLIA, Jean Chrétien EKAMBO, Boyomo Essala ESSTIC, Marie-Soleil FRERE, Marc KAISER, Aimé KAYEMBE, Annie LE NOBLE BART, Edgar Charles MBANZA, Arnaud MERCIER, Pierre MOEGLIN, Isaac NAHON-SERFATY, Ouahmi OULD-BRAHAM, Nicolas PELISSIER, Sandrine RODRIGUEZ, Mihaela Alexandra TUDOR, Jacques WALTER.

Références bibliographiques

  • ALLOING, Camille et Julien PIERRE (2012), « Construire un cadre d’analyse avec les SIC pour comprendre les pratiques et les enjeux de la réputation en ligne (des individus et des organisations) », Actes du colloque de la SFSIC 2012, Rennes.
  • BENNET, Lance et Alexandre SEGERBERG (2012), « The Logic of Connective Action », Information, Communication and Society, 15(15) : 739-768.
  • BOURDIEU, Pierre (1979), La distinction : critique sociale du jugement, Paris, Éditions de minuit.
  • BUDDENBAUM, Judith M. (dir.) (2001), Religion and the Popular Culture: Studies on the Interaction of Worldviews, Ames, Iowa State University Press, p. 49-60.
  • CARDON, Dominique (2010), La démocratie Internet : promesses et limites, Paris, Seuil.
  • CAREY, James W. (2002), « Preface to the inaugural issue », The Journal of Media and Religion, 1 : 1-3.
  • DOUEIHI, Milad (2011), Pour un humanisme numérique, Paris, Seuil, 2011.
  • GEORGES, Fanny (2009), « Représentation de soi et identité numérique. Une approche sémiotique et quantitative de l’emprise culturelle du web 2.0 », Réseaux, 2(154) : 165-193.
  • HOOVER, Stewart M. (2001), « Religion, media and the cultural center of gravity », dans Daniel A. Stout et Judith M. BUDDEMBAUM (dir.), Religion and the Popular Culture: Studies on the Interaction of Worldviews, Ames, Iowa State University Press, p. 49-60.
  • LIVINGSTONE, Sonia et Peter LUNT (1994), « The mass media, democracy and the public sphere », dans Talk on Television: Audience Participation and Public Debate, London, Routledge, p. 9-35.
  • LOCHARD, Guy (1994), « Les imaginaires de la parole télévisuelle. Permanences, glissements et conflits », Réseaux, 63(12) : 13-38.
  • MABI, Clément et Anaïs THÉVIOT (2011), « S’engager sur Internet. Mobilisations et pratiques politiques », Politiques de communication, 3(2) : 5-24.
  • MATTELART, Armand (2009), Histoire de la Société de l’Information, Paris, La Découverte.
  • STENGER, Thomas et Alexandre COUTANT (2009), « La prescription ordinaire sur les réseaux socionumériques : Un moteur pour l’activité en ligne », Médias 09, entre communautés et mobilité, Aix-en-Provence, France, p. 1-24.
  • STENGER, Thomas et Alexandre COUTANT (2010), « Les réseaux socionumériques : des discours de promotion à la définition d’un objet et d’une méthodologie de recherche », Hermès, 440.
  • THOËR, Christine et Joseph Josy LÉVY (2012), « Quand mon personnage préféré consomme : usages et représentations des médicaments et des drogues dans la websérie Skins », Drogues, santé et société, 11 : 48-69.
  • TUDOR, Miheala Alexandra (2015), « Multidimension et événement religieux : le cas de la campagne d’évangélisation “L’horizon de l’espérance” de Hope Channel Romania (Speranta TV) », Tic & société, 9(1-2) : 2-35.
  • WOJCIK, Stéphanie (2011), « Participer… et après ? L’expérience des Consultations européennes des citoyens 2009 », Politique européenne, 34(2) : 135-166.
  • WOJCIK, Stéphanie (2011), « Prendre la démocratie électronique au sérieux. De quelques enjeux et controverses sur la participation politique. De quelques enjeux et controverses sur la participation politique en ligne », dans Elsa FOREY et Christophe GESLOT (dir.), Internet, machines à voter, démocratie ?, Paris, L’Harmattan, Coll. « Questions contemporaines », p. 111-141.

revue Communication

24e colloque du Centre d’éthique économique

Le 24e colloque du Centre d’éthique économique se déroulera à Aix-en-Provence les 15 & 16 juin 2017 dans la Salle des Actes de la Faculté de Droit et de Science Politique (3, Avenue Robert Schuman – 13628 Aix-en-Provence Cedex 1).

Programme du 24e colloque du Centre d’éthique économique

Jeudi 15 juin 2017

Séance d’ouverture

  •  9 h 30         Accueil café
  • 10 h 00        Accueil des participants et ouverture du colloque, par le Professeur Philippe BONFILS, Doyen de la Faculté de Droit et de Science Politique d’Aix-Marseille
  • 10 h15         Présentation du colloque, par Gil CHARBONNIER, Maître de conférences à la Faculté de Droit et de Science Politique, Directeur du Centre d’Éthique Économique, codirecteur du Magistère JCO (Journalisme et Communication des Organisations), Membre du CIELAM, AMU
  • 10 h 45        L’analyse économique de la famille : réductionnisme appauvrissant ou percée féconde ?, par Serge SCHWEITZER, Économiste, Faculté de Droit et de Science Politique, AMU,CDS EA 901 ;  ICES
  • 11 h 45        Discussion
  • 12 h 15        Pause déjeuner
    Le regard des juristes
    Président de séance :  Hervé ISAR
    Professeur à la Faculté de Droit et de Science Politique d’Aix-Marseille
    Vice-Président d’Aix-Marseille Université
    Directeur du LID2MS (Laboratoire Interdisciplinaire de Droit des Médias et des Mutations Sociales)
  • 14 h 30        Le droit de la famille : une perspective historique, par Jean-Philippe AGRESTI, Professeur à la Faculté de Droit et de Science Politique d’Aix-Marseille, Vice-Président d’Aix-Marseille Université
  • 15 h 00        Éthique et droit actuel de la famille, par Vincent EGEA, Professeur à la Faculté de Droit et de Science Politique d’Aix-Marseille, Aix-Marseille Université
  • 15 h 30        Famille et liberté éducative, par Éric DE LABARRE, Maître de conférences de droit public à l’Université de Bordeaux, Président de l’ICES (Institut Catholique d’Études Supérieures de la Roche-sur-Yon)
  • 16 h 00       Discussion
  • 16 h 30       Pause-café
    Table-ronde : Religion et famille
    Animée par Jean-Yves NAUDET
    Professeur émérite de la Faculté de Droit et de Science Politique
    ancien directeur du Centre d’Éthique Économique et des Affaires, Aix-Marseille Université
  • 17 H 00        Participants : Mgr Christophe DUFOUR, Archevêque d’Aix et d’Arles, Jean-Marc CHOURAQUI, Professeur Aix-Marseille Université, Directeur de l’Institut Interuniversitaire d’Études et de Culture Juives (IECJ), Denis GRIL, Professeur émérite, Aix-Marseille Université, IREMAM (Institut de Recherches et d’Études sur le Monde Arabe et Musulman)
    La table ronde sera suivie d’une discussion
  • 19 h 00        Cocktail, offert à tous les participants, dans le Patio de l’Université

Vendredi 16 juin 2017

  •  9 h 30          Accueil Café
    Le regard des économistes
    Président de séance : Dominique AUGEY
    Professeur à la Faculté de Droit et de Science politique d’Aix-Marseille
    Directrice du Master JCO, codirectrice du Magistère JCO (Journalisme et Communication des Organisations), Aix-Marseille Université
    Adjoint au Maire d’Aix-en-Provence, Conseiller régional Provence Alpes Côte d’Azur 
  • 10 h 00        Famille et protection sociale, par Jacques BICHOT, Professeur émérite à l’Université Lyon III
  • 10 h 30        Dette publique et générations futures, par Pierre GARELLO, Économiste, Professeur à la Faculté de Droit et de Science Politique, AMU
  • 11 h 00        Famille et fiscalité, par Maître Jean-Philippe DELSOL, Avocat fiscaliste, Président de l’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales)
  • 11 h 30        Discussion
  • 12 h 15        Pause déjeuner
    Le regard des littéraires,
    Président de séance :  Michel VAN DER YEUGHT – Professeur à la Faculté des Arts, Lettres, Langues, Sciences Humaines (ALLSH), Aix-Marseille Université, Directeur de la MIRREL (Maison interdisciplinaire des ressources et recherches en langues)
  • 14 h 30         Malaise dans la famille chez Pierre DRIEU LA ROCHELLE, par Gil CHARBONNIER, Maître de conférences à la Faculté de Droit et de Science Politique, Directeur du Centre d’Éthique Économique, Membre du CIELAM, AMU
  • 15 h 00         Marcel ARLAND : en haine de la famille, par Yvon HOUSSAIS, Professeur à l’Université de Besançon
  • 15 h 30        S’endetter est-il moral ? Familles endettées dans les romans de Charles DICKENS, par Nathalie VANFASSE, Professeur à la Faculté des Arts, Lettres, Langues, Sciences Humaines d’Aix-Marseille, Aix-Marseille Université, Membre du LERMA
  • 16 h 00        Discussion
  • 16 h 30        Pause-café
    Séance de conclusion
    Président de séance : Gil CHARBONNIER,
    Directeur du Centre d’Éthique économique et des affaires,
    Codirecteur du Magistère JCO (Journalisme et Communication des Organisations)
    Aix-Marseille Université
  • 17 h 00         La famille, creuset de la formation éthique de la personne, par Jean-Yves NAUDET, Professeur émérite de la Faculté de Droit et de Science Politique, ancien Directeur du Centre d’Éthique Économique et des affaires, AMU
  • 17 h 45        Discussion
  • 18  h 00       Clôture du colloque

ORGANISATION DU COLLOQUE

Responsables scientifiques : Gil CHARBONNIER & Jean-Yves NAUDET

Renseignements et Inscriptions : Françoise BENSAKKOUN – Centre d’Éthique économique et des affaires

Faculté de Droit et de Science Politique – AMU
3 avenue Robert-Schuman
13628 AIX-EN-PROVENCE cedex 1
Bureau 310 (3e étage bât Pouillon)
Tél : 04 42 17 28 73
mail : francoise.bensakkoun@univ-amu.fr ou fdsp-centre-ethique@univ-amu.fr

Tarifs
Personnes privées : 20 €
Étudiants : gratuité
Représentants des entreprises et institutionnels :  100 Є
Les tarifs indiqués comprennent l’inscription au colloque, les diverses pauses café et le cocktail du jeudi soir
Chèques à l’ordre de MME l’Agent Comptable d’Aix-Marseille Université

Centre d'éthique économique

9e Symposium International « Regards croisés sur les transformations de la gestion… »

Conçu et déployé dans le but de stimuler les échanges entre chercheurs, praticiens et consultants des affaires publiques de pays d’expression française, le 9e Symposium International « Regards croisés sur les transformations de la gestion et des organisations publiques » sera consacré à « La gestion de la participation citoyenne à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions dans les administrations et les organisations de l’État ».

Programme du Symposium International

A cette occasion, l’Atelier doctoral international de recherche en Management et Stratégie des organisations publiques (ADIMAP) sera aussi tenu afin d’encourager et d’orienter des approches innovantes en gestion des administrations publiques et organisations de l’État.

Ces deux événements scientifiques auront lieu à Tunis, les 1er et 2 mars 2018.

L’ESSECT et le laboratoire LARIME – Université de Tunis
En collaboration avec l’Association ARDES – ESSECT
L’IHEC Carthage et le laboratoire ECSTRA – Université de Carthage

Les textes issus des meilleures communications au Symposium et à l’ADIMAP 2018 seront proposés à des revues savantes d’expression française opérant à l’échelle internationale, pour une publication éventuelle dans des Dossiers thématiques.

THÈME ET AXES DE RÉFLEXION

Pour cette 9e édition du Symposium, nous vous invitons à explorer la « Gestion de la participation citoyenne à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions dans les administrations et les organisations de l’État ».

La participation citoyenne à la gestion des affaires publiques est un vieil idéal auquel aspirent depuis toujours les démocraties du monde entier. Mais ce n’est qu’en 1969 qu’un cadre conceptuel  a été tenté par Sherry Arnstein, représenté sous forme d’une échelle à huit barreaux, chacun des barreaux symbolisant un niveau de participation, ou de non-participation, des citoyens. Ces niveaux allant de la manipulation politique au contrôle citoyen. Les mouvements de revendication sociale dans les pays occidentaux, depuis la fin des années 1960, ont également favorisé l’expansion des expériences et des dispositifs en matière de participation citoyenne.

Depuis une vingtaine d’années, la participation citoyenne a ainsi fini par s’imposer aux  organisations publiques comme un vecteur d’une démocratie participative (Rowe et Frewer, 2004 ; Schlossberg et Shuford, 2005 ; Donzelot et Epstein, 2006 ; Talpin, 2008 ; Blatrix, 2009 ; Blondiaux et Fourniau, 2011 ; Bacqué et Sintomer, 2013) qui se place en complément des mécanismes de prise de décision plus traditionnels de la démocratie représentative (Patten, 2001 ; Laforest et Phillips, 2007). Dans ce cadre, la participation citoyenne permet de relever trois défis : associer les compétences et les connaissances des citoyens aux décisions, dispositifs et démarches publics afin de les moderniser et les rendre plus efficaces, renforcer les liens entre les citoyens en les amenant à participer à la construction de leur environnement proche et développer leur sens civique afin de légitimer les actions et les décisions publiques (Bacqué, Rey et Sintomer, 2005).

La participation citoyenne s’insère, en conséquence, au cœur des processus de décision publique. Elle prend la forme de dispositifs participatifs très variés : jurys citoyens, sondages délibératifs, rencontres publiques, questionnaires en ligne, controverse, forum hybride, prospective stratégique… En fait, l’éventail des formes de participation s’est fortement élargi au cours des dernières années.  Stewart (2007) a recensé pas moins de 26 formes distinctes possibles de participation citoyenne. A cette diversité, il faut également souligner l’arrivée du numérique qui n’est pas sans transformer les rapports entre pouvoirs publics et citoyens notamment en matière de transparence et d’éthique des affaires publiques, questionnant par là-même tant les valeurs qui caractérisent les organisations et l’action publique (Emery, Giauque, 2005) que les structures d’offres en services publics (Bartoli et al. 2011) et les réalités quotidiennes des acteurs (De Vaujany et al., 2016).  Cette hétérogénéité des pratiques fait par ailleurs écho à la pluralité des concepts mobilisés dans ce champ (participation / consultation / concertation / négociation) et au débat visant à en stabiliser le sens (Barbier et Larrue, 2011).

Toutefois, malgré l’enthousiasme qu’elles soulèvent, les investigations empiriques à propos des formes de participation citoyenne se heurtent à plusieurs écueils. En effet, le risque que certains groupes de citoyens soient surreprésentés ou sous-représentés remet en cause la finalité démocratique de la démarche. De même, en raison de la complexité et de la fragmentation de l’univers des politiques publiques, les citoyens organisés et mobilisés ont davantage de chance de se constituer et d’être reconnus en tant qu’acteurs légitimes des politiques publiques (Bherer, 2011). Le citoyen ordinaire se retrouverait, quant à lui, cantonné le plus souvent à un « savoir d’usage » qui ne lui octroie, en réalité, qu’un faible impact sur les politiques publiques.

En réalité, cette nouvelle forme de gouvernance partagée, qui laisse s’exprimer les demandes sociales dans le cadre d’une co-production des politiques publiques entre élus, administrateurs publics et citoyens, nécessite la mise en place de nouveaux mécanismes de coordination. Ces mécanismes devraient permettre de réconcilier les différents « intérêts collectifs » issus des différents groupes de citoyens engagés dans les processus de participation citoyenne mis en place (Lévesque, 2004).

Par ailleurs, après des décennies de recherche, l’effet des différents dispositifs de participation citoyenne sur les organisations publiques demeure incertain. Ainsi, qu’en est-il de l’imputabilité lorsqu’à l’implication des élus et des administrateurs publics s’ajoutent celle des citoyens ? (Lévesque, 2007). En outre, si la participation citoyenne améliore l’acceptation sociale des politiques publiques, garantit-elle leur efficacité ? Et qu’en est-il de la performance des organisations publiques où ces politiques ont cours ? Dans ce cadre, certains chercheurs ont démontré que les dispositifs de participation citoyenne contribuent davantage à l’apprentissage des acteurs déjà en place et à redéfinir leurs relations (Bherer, 2011) alors que d’autres (Barbier et Larrue, 2011) expliquent l’impact relativement faible des protocoles participatifs du fait de l’encastrement de ces dispositifs dans des systèmes plus complexes et des temporalités plus longues.

Le thème de la participation citoyenne mérite donc davantage d’investigations quant à l’impact de ses différents dispositifs sur les organisations publiques, leur gestion et leurs résultats. Auraient également besoin d’être davantage interrogés les conditions de mise en place des pratiques relatives à la participation citoyenne ainsi que les rôles octroyés à chacune des parties prenantes engagées.

Les organisateurs de l’édition 2018 du Symposium et de l’ADIMAP entendent réunir des chercheurs en sciences de gestion ayant développé des approches à la fois réalistes et constructives consacrées aux concepts, méthodes ou dispositifs de la participation citoyenne à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions au sein des administrations publiques et des organisations de l’État. Cette nouvelle édition du Symposium privilégiera donc des approches conceptuelles renouvelées, des méthodologies innovantes et des résultats de recherches récentes qui permettent d’identifier, de comprendre et de penser la participation citoyenne à la prise de décision dans les administrations et les organisations de la sphère étatique.

Dans cette perspective, les communications proposées pourront contribuer à éclairer les questions suivantes qui ne sont toutefois ni exhaustives ni limitatives :

  • Axe 1 : Les approches de la PC
    La participation citoyenne regroupe des réalités très diverses qui vont d’approches minimalistes basées sur des dispositifs de consultation restreinte à des approches complexes d’auto-gestion citoyenne. La détermination de ces approches dépend des participants (citoyens volontaires, tirage au sort, recrutement ciblé, etc.), des enjeux de la participation pour les participants eux-mêmes (intérêt direct ou indirect), de la manière dont ils participent (spectateur, expression spontanée des préférences, délibération et discussion raisonnée, etc.), de la portée de la participation (sujet large ou ciblé), de la fréquence de la participation, etc. (Fung, 2003, 2006).
    Certaines approches seraient-elles plus efficaces que d’autres ? Le choix changerait-il  en fonction du contexte administratif (bureaucratique, NMP) , du domaine d’activité (urbanisme, social, environnemental, santé, éducation, etc.), des enjeux (locaux, régionaux, nationaux), …
  • Axe 2 : Les processus de la PC
    La participation citoyenne combine la dimension décisionnelle incarnée par les élus à la dimension technique assurée par les administrateurs publics et à la dimension d’usage des citoyens. Mais comment agencer ces différentes logiques afin de dépasser les risques de l’enlisement des processus de décision publique dans les plaintes et les doléances citoyennes ? Comment favoriser des processus de participation citoyenne constructifs, qui gardent cependant une dose de conflictualité nécessaire à la production d’un savoir utile et sans qui l’on tomberait dans un lissage stérile des discours ?
    Le point de départ de ces processus est également à explorer. En effet, quand faut-il plutôt privilégier une circulation de l’information du gouvernement vers la population (communication publique) et quand opter pour une information qui circule de la population vers le gouvernement (consultation publique) (Gauvin et al.  (2006) et Rowe et Frewer (2005) et qu’en-est-il des autres processus qui se situent entre ces deux extrêmes ?
  • Axe 3 : Les pratiques de la PC
    La participation des citoyens à la construction des politiques publiques est devenue un véritable impératif pour les gouvernants, et ce, quelle que soit l’échelle, nationale, régionale ou locale. Le concept en lui-même est cependant très flou. Le type de participation varie sensiblement selon le type de dispositif mis en œuvre : du sondage d’opinion, à la concertation, au référendum ou au débat public, le périmètre diffère, tout comme souvent l’intention initiale des décideurs. Pour autant, ces formes participatives restent purement acclamatives (Habermas, 1988). Elles s’inscrivent dans un paradigme de la décision publique où l’expression de quelques-uns est présentée comme l’expression de la volonté de tous (Ricoeur, 1966). Ces dispositifs ont ainsi souvent montré leur incapacité à satisfaire aux nouvelles exigences démocratiques et certains auteurs affirment même qu’ils constituent des dispositifs rudimentaires d’interaction avec la société et servent plus la décision politique que la décision publique (Durance, 2010).
    Le monde nouveau qui s’ouvre à nous pose donc un enjeu majeur : faire basculer la décision politique vers la décision publique, c’est-à-dire passer d’un monde dans lequel prime le souci de construire une décision rationnelle, basée principalement sur la science et l’expertise et qui s’impose à tous par le haut, à un monde dans lequel la bonne décision n’est pas obligatoirement la plus rationnelle, mais une décision appropriée, parce que co-construite avec les acteurs concernés dans une relation d’équivalence.
    Opérer ce basculement nécessite d’abord de revoir le modèle dans lequel s’inscrivent les relations entre puissance publique et changement social (Durance, 2015). Ensuite, ce basculement peut être favorisé par des dispositifs spécifiques, différents de ceux précédemment cités, qui recherchent spécifiquement la co-construction des décisions publiques. Quelques dispositifs types semblent émerger dans les pratiques publiques : la controverse, le forum hybride (Callon et al., 2001), la prospective stratégique (Durance, 2014), etc.
    Cet axe de réflexion vise principalement à identifier et à évaluer ce type de dispositifs. Quels sont-ils ? Quels types de citoyens visent-ils ? Comment les citoyens sont-ils associés à la décision publique ? Comment ces dispositifs sont-ils mis en œuvre ? Dans quels contextes ? Avec quels objectifs ? Quels résultats ont-ils produits ?
  • Axe 4 : Les acteurs et les parties prenantes à la PC
    De par l’introduction d’une gouvernance partagée, la participation citoyenne favorise la multiplication des parties prenantes dans la gestion des affaires publiques, ce qui permet un partage des savoirs, une réduction des clivages entre les experts et le public (Ouimet, 1989) et une influence et un pouvoir plus grands octroyés aux acteurs de la société civile.
    Cependant, certains chercheurs comme Nez (2012) ont observé que les citoyens sont cantonnés à un savoir d’usage, tiré de leur proximité avec les problèmes traités, alors qu’ils pourraient agir plus profondément avec une véritable expertise associative. Ce qui passerait, d’une part, par une formation des citoyens et un travail sur le développement d’un engagement civique plus fort et, d’autre part, sur de nouvelles fonctions et compétences professionnelles en matière de facilitation, de négociation, de médiation et de travail en réseau pour les fonctionnaires engagés dans des dispositifs de participation citoyenne (Bacqué et Gauthier, 2011).
    Dans ce cadre, il serait intéressant d’étudier comment les agents publics s’adaptent à l’irruption des citoyens ordinaires dans la conduite courante des politiques dont ils ont la charge (Bherer, 2011), certains chercheurs ayant mis en évidence la résistance des agents publics face aux approches participatives de par la complexité, la longueur et la transparence que cela demande (Birck, 2011).
    La question de la sur-représentation des classes sociales dominantes mérite également d’être approfondie ainsi que d’une manière plus générale le type et la nature des groupements citoyens engagés dans les processus de participation (citoyens ordinaires, experts, associations, syndicats, etc.) et leur effet sur les processus mis en place.
  • Axe 5 : La PC à l’épreuve de l’approche par les performances
    S’il est généralement admis que les mécanismes de participation citoyenne favorisent une plus grande acceptabilité sociale des politiques publiques, il est plus difficile de démontrer leur effet sur la performance des organisations publiques qu’elles investissent. En effet, si certains chercheurs (Ouimet, 1989) montrent que certaines pratiques de participation citoyenne peuvent être une source de perfectionnement des outils d’analyse et des processus de planification, que les programmes basés sur l’information donnée par les citoyens sont plus efficaces (Bherer, 2011), d’autres reconnaissent que l’introduction de l’expertise citoyenne déstabilise les schémas de prise de décision classiques (Birck, 2011) et que les procédures participatives se caractérisent par une faible effectivité (Blondiaux et Fourniau, 2011).
    En outre, les dispositifs d’imputabilité mis en place dans les organisations publiques à la faveur d’un management par les performances, et qui ont pour objectif de garantir la transparence et la légitimité de ces organisations (Power, 1994, 1997), sont souvent maniés par des experts mais parlent peu au citoyen. Ce dernier est parfois non initié aux logiques comptables ou d’évaluation.
    Dès lors la question de la pertinence de la mise en œuvre de ces dispositifs et de leur communication auprès des citoyens peut se poser. Ces informations contribuent elles à éclairer les citoyens sur la performance de l’organisation publique ? Comment cela se manifeste-t-il ?
    La confiance des citoyens envers les organisations publiques est-elle renforcée par la mise en œuvre de certifications en particulier et de l’imputabilité plus largement ? Les citoyens mobilisent-ils ces informations lorsqu’ils participent à la gestion des organisations d’Etat ? Existe-t-il d’autres supports utilisés par le citoyen qui contribuent à renforcer sa confiance envers l’administration publique et les autres organisations de l’État ?
  • Axe 6 : La participation citoyenne à l’épreuve de la transition numérique
    A une époque de doute et de remise en question quant à la légitimité de la démocratie représentative, de nouvelles initiatives populaires fleurissent notamment sur les réseaux sociaux pour encourager l’essor d’une démocratie directe, en accordant un espace de parole et de débat aux citoyens en dehors des périodes électorales, sans le filtre des corps intermédiaires et des institutions. Comme en témoignent les pétitions en ligne contre des textes de loi, l’agora citoyenne sur Internet pour susciter un débat à l’assemblée nationale, ou le principe de ratification de lois ou des décrets d’application par référendum populaire, les Technologies de l’Information et de la Communication (numérique) contribuent à impliquer en temps réel le citoyen dans la conception et l’évaluation des politiques publiques. Ces constats permettent de soulever néanmoins des questions sur l’évolution de l’action publique à l’ère du tout numérique : Est-il possible de préserver l’intérêt général au cœur des politiques publiques, sur le long terme, en soumettant à la démocratie d’opinion, fortement soutenue par les technologies de l’information et des communications, la moindre décision des élus ? Est-ce qu’il n’y a pas un risque d’instrumentaliser les politiques publiques par des jeux d’influence et de lobbying en provenance des réseaux sociaux ? Est-ce que la démocratie directe qui s’exerce dans des réseaux avec les citoyens les plus actifs, est plus représentative des enjeux publics que la démocratie représentative soumise au suffrage universel ?  Est-il possible d’imaginer des processus transversaux de concertation et de décision entre citoyens, sans changer la dimension verticale de l’exercice du pouvoir ? (Assens et Phanuel, 2000, Assens, 2016).
  • Axe 7 : La PC à l’épreuve des évolutions de la gestion et de la dynamique des valeurs publiques
    La participation citoyenne introduit de nouvelles valeurs dans le champ de l’administration publique. En effet, aux valeurs normatives des experts de la fonction publique se rajoutent celles, plus réalistes, des citoyens (Wagle, 2000), remettant ainsi en cause la rationalité instrumentale qui caractérise la vision de l’expertise dans le modèle traditionnel d’administration publique (Bherer, 2011). On parle à cet effet de co-design, de co-production et plus généralement de gouvernance élargie de l’action publique. Toutes ces approches visent, d’une certaine manière, à mieux intégrer le point de vue des parties prenantes externes à l’administration, et de bénéficier ainsi, d’une légitimité accrue, de feedbacks et de suggestions destinés à améliorer les prestations publiques existantes et d’en susciter de nouvelles.
    Seulement, comment les organisations publiques peuvent développer leurs capacités afin d’assurer la production de cette nouvelle valeur publique  (Atkinson, Fulton, & Kim, 2014; Bryson, Crosby, & Bloomberg, 2014; Giauque & Emery 2016; Osborne & Brown, 2011) ? Comment développer leur agilité organisationnelle afin de répondre de manière efficace aux besoins très évolutifs de leurs publics-cibles et de parvenir à intégrer, sous différentes formes, leurs parties prenantes à toutes les phases de l’action publique, depuis la conception jusqu’à l’amélioration.
    Les enjeux révélés par les débats sur la PC interpellent et mobilisent tous les spécialistes de la gestion et de l’analyse de l’action publique.

Nous sollicitons donc vos contributions pour ce 9e Symposium consacré à la PC.

REFERENCES SELECTIVES

Arnstein S. (1969), A ladder of citizen participation, Journal of the American Planning association, 35 (4), pp. 216-224.

Assens C. & Phanuel D. (2000), La gestion des réseaux de citoyenneté locale, Les cahiers du numérique, Hermès Science Publications, 1(1), pp. 191-202

Assens C. (2016), Réseaux sociaux : tous ego ? libre ou otage du regard des autres, Editions De Boeck.

Atkinson M.M., Fulton M. & Kim B. (2014), Why do governments use pay for performance? Contrasting theories and interview evidence. Canadian Public Administration, 57(3), 436-458.

Bacqué M.-H. & Sintomer Y. (2013), « Gestion de proximité et démocratie participative : les nouveaux paradigmes de l’action publique ? », in Bajolet E., Rennes J-M. & Mattéi M-F. (ed), Quatre ans de recherche urbaine 2001-2004. Volume I : Action concertée incitative Ville. Ministère de la Recherche, Tours, Presses universitaires François-Rabelais (Perspectives Villes et Territoires), pp. 221‑225.

Bacqué M.-H., Rey H. & Sintomer Y. (dir.) (2005), Gestion de proximité et démocratie participative : une perspective comparative, Paris, La Découverte (Collection Recherches).

Bherer, L. (2011), Les relations ambiguës entre participation et politiques publiques, Participations, 1 (1), p. 105-133.

Blatrix C. (2009), La démocratie participative en représentation, Sociétés contemporaines, 74(2), pp. 97‑119.

Blondiaux L. & Fourniau J.-M. (2011), Un bilan des recherches sur la participation du public en démocratie : beaucoup de bruit pour rien ?, Participations, 1(1), pp. 8‑35.

Bryson J. M., Crosby B. C. & Bloomberg L. (2014), Public Value Governance: Moving beyond Traditional Public Administration and the New Public Management, Public Administration Review, 74(4), 445-456.

Callon M., Lascoumes P. & Barthe Y. (2001), Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil.

Donzelot J. & Epstein R. (2006), Démocratie et participation : l’exemple de la rénovation urbaine, Esprit, Juillet, (7), pp. 5-34.

Durance P. (2010), De la décision politique à la décision publique : participation des citoyens et innovation sociale, in Créativité et innovation dans les territoires, rapport du Conseil d’analyse économique (CAE) au Premier ministre, La Documentation française, (92), pp. 225-237.

Durance P. (dir.), (2014), La prospective stratégique en action, Odile Jacob.

Durance P., (2015), Politiques publiques et modèles d’innovation, note pour la commission « Société et technologies » de l’Académie des technologies, 11 p.

Emery Y. & Giauque D. (2005), Paradoxes de la gestion publique. Paris, L’Harmattan.

Emery Y., Rousseau A., Kouadio A.-B., Meunier B., Johannsen L., & Nielsen S.-M. (2016), Towards innovative public services: A framework for the development of the innovation capability of European Public Administrations: EUPAN, MFPRA, EIPA, IDHEAP.

Fung A. (2003), Recipes for Public Spheres: Eight Institutional Design Choices and Their Consequences, The Journal of Political Philosophy, 11 (3), p. 338-367.

Fung A. (2006), Varieties of Participation in Complex Governance, Public Administration Review, 66 (supplément 1), p. 66-75.

Fung A. (2015), Putting the public back into governance: the challenges of citizen participation and its future, Public Administration Review, 75(4), p. 513-522.

Habermas, J. (1988), L’espace public, Payot.

Osborne S. P. & Brown L. (2011), Introduction: innovation in public services. In S. P. Osborne & L. Brown (Eds.), Handbook of Innovation in Public Services (pp. 1-11). Northampton MA: Edward Edgar Publishing.

Ouimet L. (1989), L’audience publique comme processus d’apprentissage, Trames, 2(2), p. 17-23.

Power M. & Laughlin R. (1992), Critical Theory and Accountingin Alveson, N.and Wilmott, H. (Eds.), Critical Management Studies, pp. 113-135, Sage, London.

Power M. (1994), The audit explosion. Demos.

Power M. (1997), The audit society: Rituals of verification. Oxford, UK: Oxford University Press.

Rowe G. & Frewer L. (2005), A Typology of Public Engagement Mechanisms, Science, Technology, & Human Values, 30 (2), p. 251-290.

Rowe G. & Frewer L.J. (2004), Evaluating Public-Participation Exercises: A Research Agenda, Science, Technology & Human Values, 29(4), pp. 512‑556.

Schlossberg M. & Shuford E. (2005), Delineating “public” and “participation” in PPGIS, URISA Journal, 16(2), pp. 15‑26.

Talpin J. (2008), Pour une approche processuelle de l’engagement participatif : Les mécanismes de construction de la compétence civique au sein d’institutions de démocratie participative, Politique et Sociétés, 27(3), pp. 133-164.

Wagle U. (2000), The policy Science of Democracy: The Issues of Methodology and Citizen Participation, Policy Sciences, 33 (2), p. 207-223.

Auditoire visé

La promotion d’une culture d’échange et de débats entre universitaires, praticiens et consultants des affaires publiques ainsi que le transfert des connaissances élaborées de manière scientifique vers les organisations du bien commun, de l’intérêt général et du service public sont particulièrement visés par les organisateurs du Symposium.

Par conséquent, les conférenciers et panélistes qui seront retenus pour la 9e Édition du Symposium s’adresseront à des dirigeants publics, des hauts fonctionnaires et des professionnels de l’administration publique, des doctorants et des chercheurs‐enseignants intéressés ou œuvrant à l’élaboration des politiques et/ou au management des affaires publiques à l’échelle des pays d’expression française.

Format des projets de communication et dates importantes

Langue officielle du Symposium : Français

Projet de communication : Les auteurs sont invités à décrire de manière la plus claire possible la problématique, le cadre théorique ou conceptuel, les résultats de recherche ou l’étude de cas à étayer ultérieurement et les références sélectives en appui à leur projet de communication (1 500 mots).

Date limite de réception des projets de communication (1 500 mots) 18 septembre 2017

Réponse du Comité d’organisation aux auteurs 16 octobre 2017

Confirmation des auteurs (engagement de participation) 20 novembre 2017

Remise des présentations aux organisateurs en format Powerpoint 11 décembre 2017

Date du 9e Symposium et de l’ADIMAP 1er et 2 mars 2018

Lieu de la tenue du Symposium et de l’ADIMAP : Tunis (adresse à préciser ultérieurement).

Les projets doctoraux destinés à l’ADIMAP : dates importantes

Date limite de réception des projets de communication20 novembre 2017
Réponse du Comité d’organisation aux doctorants18 décembre 2017
Confirmation des doctorants et remise des présentations PPT aux organisateurs15 janvier 2018
Date de l’ADIMAP2 mars 2018

Formats des textes destinés à la revue associée au Symposium

Les articles doivent être déposés pour le 21 mai 2018 sur le site internet de la revue Management International en mentionnant dans la lettre d’accompagnement le titre du dossier thématique. Ils devront respecter les consignes éditoriales de la revue. Tous les manuscrits feront l’objet d’une évaluation selon les principes, règles et pratiques du « double aveugle».

Inscriptions au 9e Symposium et à l’ADIMAP 2018 : Disponible en ligne à partir du 28 novembre 2017

Correspondance

A : Anissa BEN HASSINE

ESSECT – Université de Tunis

Présidente 9ème Symposium

Tel. : 00216 28 24 12 97

benhassineanissa@gmail.com

Cc : Bachir MAZOUZ

ENAP – Université du Québec

Président-Fondateur/Symposium-ADIMAP

Tel : + 1 514 849 39 89

bachir.mazouz@enap.ca

Cc. Olfa ZERIBI

IHEC Carthage – Université de Carthage

Ministère de l’Enseignement

Supérieur et de la Recherche Scientifique

zeribi.olfa@gmail.com

Comité scientifique restreint du 9e symposium

  • Christophe Assens, Institut Supérieur de Management, Université de Versailles, France.
  • Bernard AUGE, Université de Montpellier, France.
  • Pierre-Jean BARLATIER, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg.
  • Zeineb BEN AMMAR MAMLOUK, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Anissa Ben Hassine, Présidente du 9ème symposium, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Karim Ben Kahla, ESC Tunis, Tunisie.
  • Owen BOUKAMEL, IDHEAP, Université de Lausanne, Suisse.
    Alain BOUVIER, Université de Sherbrooke, Québec, Canada.
  • David CARASSUS, Université de Pau, France.
  • Camille Chamard, IAE Pau-Bayonne, Université de Pau et des Pays de l’Adour, France.
  • Yves CHAPPOZ, Université Jean Moulin, Lyon 3, France.
  • Véronique CHANUT, CIFFOP, Paris 2, France
  • Philippe DURANCE, CNAM, France.
  • Yves Emery, IDHEAP Lausanne, Suisse.
  • Youssef ERRAMI, Université de Pau, France.
  • Rémi FABBRI, La Croix-Rouge Luxembourgeoise, Luxembourg.
  • Robert Fouchet, Université Aix-Marseille 3, France.
  • Marie GALLAIS, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg.
  • Irène GEORGESCU, Université de Montpellier, France.
  • Marcel GUENOUN, IGPDE et Université Aix-Marseille, France.
  • David HURON, Université Nice Sophia Antipolis, France.
  • Norbert LEBRUMENT, Université d’Auvergne, France.
  • Robert Le DUFF, Université de Caen, France.
  • Bachir Mazouz, ENAP – Réseau de l’université du Québec, Canada.
  • Bertrand MEUNIER, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg.
  • Claude Rochet, IMPGT-Université Paul Cézanne, France.
  • Anne Rousseau, UCL, Belgique.
  • Chiraz SAIDANI, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Philippe VALOGGIA, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg.
  • Olfa ZERIBI, IHEC Carthage, Université de Carthage, Tunisie.
  • Riadh ZGHAL, Université de Sfax, Tunisie.

Comité d’organisation

  • Rafla HEFAIEDH, Présidente du Comité d’organisation
  • ESSECT, Université de Tunis, Tunisie – rafla.hefaiedh@gmail.com
  • Sihem LAARIF, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Selima KRIAA, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Amira DAHMANI, ISCC Bizerte, Université de Carthage, Tunisie.
  • Bochra ZAIER, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Chehla LAID, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Souhir GHRIBI, Faculté des Sciences, Université de Gafsa, Tunisie.
  • Menel BEN MLOUKA, ISLAI Béjà, Université de Jendouba, Tunisie.
  • Khouloud Senda BENNANI, LARIME, Université de Tunis, Tunisie.
  • Safa FESSI, LARIME, Université de Tunis, Tunisie.
  • Mohamed Marouène FASSATOUI, LARIME, Université de Tunis, Tunisie.
  • Safa FARAH, LARIME, Université de Tunis, Tunisie.
  • Wafa GAIG, LARIME, Université de Tunis, Tunisie.
  • Chaima SIELA, Université de Tunis El Manar, Tunisie.

Comité scientifique permanent du Symposium et de l’ADIMAP

  • Bernard AUGE, ISEM-Université Montpellier, France
  • Boualem ALIOUAT, Université Nice Sophia Antipolis, France
  • Habib BENBAYER, Université d’Oran 1, Algérie
  • Christophe Assens, Institut Supérieur de Management, Université de Versailles, France
  • Olivier Babeau, Paris-Dauphine, France
  • Pierre-Jean BARLATIER, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg
  • Corinne Baujard, Université D’Evry, France
  • Anissa Ben Hassine, Université de Tunis, Tunisie
  • Karim Ben Kahla, ESC Tunis, Tunisie
  • Geert Bouckaert, Instituut voor de Overheid, Public Management Institute, Belgique
  • Jacques Bourgault, ENAP et UQAM, Université du Québec, Canada
  • Yves Boisvert, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada
  • Michel Boyer, IAE Université de La Réunion, La Réunion, France
  • David Carassus, IAE-Université de Pau et des Pays de l’Adour, France
  • Camille Chamard, IAE Pau-Bayonne, Université de Pau et des Pays de l’Adour, France
  • Véronique Chanut, Université Paris 2, France
  • Hervé Chomienne, Institut Supérieur de Management, Université de Versailles, France
  • Pascal Corbel, Université Paris-Sud, France
  • Jean-Louis Denis, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada
  • Céline Desmarais, HEIG du canton de Vaud, Suisse
  • Philippe Durance, CNAM et Institut des Futurs souhaitables, École Management & Société, France
  • Alain Eraly, Université Libre de Bruxelles, Belgique
  • Yves Emery, IDHEAP Lausanne, Suisse
  • Rémi Fabbri, Croix Rouge Luxembourgeoise et Membre associé au Cerefige, Luxembourg
  • Muriel de Fabrègues, CIFFOP, Université Panthéon-Assas Paris 2
  • Christophe Favoreu, ESC-Toulouse, France
  • Isabelle Fortier, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada
  • Robert Fouchet, Université Aix-Marseille 3, France
  • Marie GALLAIS, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg.
  • Irène GEORGESCU, ISEM-Université de Montpellier, France
  • David Giauque, Institut d’études politiques et internationales, Université de Lausanne, Suisse
  • Martin Goyette, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada
  • Marcel GUENOUN, IGPDE, France
  • Stéphane Guerard, Université Lille2, France
  • Taïeb Hafsi, HEC Montréal, Canada
  • Mohamed HARAKAT, GLOBAL GOVERNANCE CENTER et REMA, Maroc
  • David Huron, IAE-Université Nice-Sophia Antipolis, France
  • Frédéric Kletz, École des Mines Paris-Tech, France
  • Daniel Labaronne, Université Montesquieu Bordeaux IV, France
  • Romain Lauffer, HEC Paris, France
  • Norbert LEBRUMENT, Université d’Auvergne, France
  • Robert Le DUFF, Université de Caen, France
  • Lilly Lemay, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada.
  • Alain-Charles Martinet, Université Lyon 3, France
  • Christophe Maurel, Université Le Mans, France
  • Ababacar MBENGUE, Université de Reims Champagne-Ardenne et SAM, France
  • Frédéric MARTY, CNRS, Université de Nice, France
  • Bachir Mazouz, ENAP-Université du Québec, Président-Fondateur du Symposium et de l’ADIMAP, Canada
  • Bertrand MEUNIER, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg
  • Pierre-Xavier MESCHI, IAE Aix Graduate School of Management – Aix Marseille Université, France
  • Gérald Naro, Université de Montpellier, France
  • Hadj NEKKA, université d’Angers, France
  • Gérald Orange, IAE-Université de Rouen, France
  • Philippe Pailot, IAE-Université de Lille 1 et Skema, France
  • Thierry Pauchant, HEC Montréal, Canada
  • François Pichault, HEC Liège, Belgique
  • Jean-Luc Pissaloux, Université de Bourgogne, France
  • Christelle Perrin, Université de Versailles à St-Quentin, France
  • Marie-Claude Prémont, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada
  • Claude Rochet, IMPGT-Université Paul Cézanne, France
  • Jacques Rojot, Université Panthéon-Assas Paris 2
  • Anne Rousseau, UCL, Belgique
  • Christian Rouillard, Université d’Ottawa, Canada
  • Guy Solle, IAE de Metz, France
  • Frederic Teulon, Pôle universitaire de Léonard de Vinci, France
  • Philippe VALOGGIA, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg
  • Alexandre VERNHET, ISEM-Université de Montpellier, France
  • Philippe Very, EDHEC, France
  • Olfa Zeribi, IHEC Carthage, Tunisie

La Fondation de Wendel lance une aide pour des étudiants de master 2 ou doctorat

La Fondation de Wendel propose des aides à la recherche pour des étudiants de Master 2 ou pour des doctorants dans l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales. Les aides portent sur les projets concernant les techniques, les entreprises et plus généralement les sociétés industrielles à l’époque contemporaine. Ces aides sont mises en œuvre par l’Académie François Bourdon.

Le montant du soutien de la Fondation de Wendel

  • Pour les étudiants de Master 2, l’aide est fixée à 1 500 euros, limitée à une année.
  • Pour les étudiants en Doctorat, l’aide est fixée à 5 000 euros par an, au maximum pendant trois années pour une candidature de première année. Les candidats peuvent se présenter pour la seconde ou la troisième année.

Comment procéder ?

  • Les dossiers de candidature en Master 2 comportent une présentation du sujet de recherche, ses problématiques, les sources envisagées et la bibliographie provisoire ; un curriculum vitae et un avis du directeur de recherche.
  • Les dossiers de candidature en Doctorat comportent une présentation du projet de thèse avec ses problématiques et les sources à consulter ; un calendrier de réalisation ; un curriculum vitae et un avis du directeur de recherche.

Les dossiers de candidature peuvent être envoyés jusqu’au 30 septembre 2017 à l’Académie François Bourdon, avec copie à la Fondation de Wendel exclusivement sous format électronique aux adresses suivantes : afbourdon@wanadoo.fr et contacts@fondationwendel.eu

Pour tous renseignements, contacter l’Académie François Bourdon

Fondation reconnue d’utilité publique par décret du 28 février 2005
Siège social : 89, rue Taitbout -75009 Paris
Tél. 01 45 26 79 29
Fax 01 45 96 00 07
contacts@fondationwendel.eu

Fondation de Wendel

Les ingénieurs qui lisent les bilans appel pour Les Cahiers d’histoire du Cnam

« Les ingénieurs qui lisent les bilans » : Savoirs techniques et gestionnaires au prisme de la comptabilité industrielle (1850-1950) pour Les Cahiers d’histoire du Cnam

Marco Bertilorenzi (DISSGEA, Université de Padoue) et Ferruccio Ricciardi (CNRS, Lise-Cnam)

Date de soumission de vos propositions : 15 juin 2017

Argumentaire

Depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, dans une économie industrielle en pleine évolution, les missions des ingénieurs (notamment dans des secteurs comme la sidérurgie ou l’industrie minière) s’orientent de plus en plus vers la rationalisation du processus productif au niveau des approvisionnements, dans l’écoulement des produits et dans la mobilisation du capital humain. Ce n’est pas un hasard si, au tournant du XXe siècle, ce sont deux ingénieurs, Frederick Winslow Taylor et Henri Fayol, qui forgent le cœur conceptuel de la nouvelle « science de l’organisation » : la gestion des hommes s’inscrit en parallèle à la gestion des ressources, en alliant la capacité d’administrer les affaires courantes à la capacité de faire des prévisions et d’agir par anticipation. Ces nouveaux savoirs gestionnaires – encore flous et peu formalisés –, sont équipés de techniques et d’outils : courbes de Gantt, fiches de description des postes de travail, organigrammes, etc. Parmi ces outils, la comptabilité industrielle tient une place fondamentale du fait de sa capacité à servir à la fois le pilotage de l’entreprise et la gestion du personnel. Les besoins organisationnels de la grande entreprise vont main dans la main avec la nécessité de connaître et maîtriser les coûts, en sachant les anticiper, et contribuer, de cette façon, à la programmation de la production et des investissements. Les ingénieurs, en France comme à l’étranger, deviennent ainsi des figures centrales accompagnant la transformation gestionnaire des entreprises. Ce numéro des Cahiers d’Histoire du Cnam vise à recueillir des contributions portant sur les liens entre ingénieurs et comptabilité industrielle dans la phase de développement de la grande entreprise industrielle (années 1850-1950).

Plusieurs études ont désormais montré dans quelle mesure était pessimiste, voire erroné, le constat de l’historien Sidney Pollard selon lequel les prodromes de la « comptabilité de gestion » (management accounting) se situeraient au début du XXe siècle, lorsque commencent à se diffuser les principes de l’organisation scientifique du travail. En effet, les premières formes de comptabilité des coûts apparaissent avant le milieu du XIXe siècle au Royaume-Uni, en France et dans d’autres pays industrialisés. En témoignent l’analyse des pratiques comptables développées dans certains ateliers de production (notamment dans les secteurs de la métallurgie et des mines), alors même qu’on retrouve des éléments systématisés de réflexion – dans des manuels et traités spécialisés – au cours des décennies suivantes. Des auteurs comme les français Adolphe Guibault et Eugène Léauthey ou les britanniques Emile Garke et Jan M. Fells, par exemple, deviennent rapidement des « classiques » en la matière. Leurs ouvrages (et parfois même les traductions respectives) circulent dans les milieux des techniciens de la production. Ces derniers s’emparent des techniques d’analyse des coûts car ils recouvrent des enjeux à la fois organisationnels et professionnels.

Mesurer « combien ça coûte » revient en effet à évaluer comment chaque unité productive (ce qu’on appelle aujourd’hui « centres de coût ») contribue à la formation du coût de production et permet aussi d’exercer un contrôle majeur sur les hommes qui en sont responsables. Dans la nouvelle corporate economy qui s’affirme entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, où on assiste au développement du modèle de la grande entreprise, à son intégration verticale et horizontale et à la diffusion capillaire des méthodes d’innovation technologique, les ingénieurs commencent progressivement à dépasser leur simple tâche technique. Ils intègrent les bureaux de méthodes, spécialisés dans le calcul des coûts, et portent leur attention sur la dimension économique des coûts, en soulignant par exemple l’importance d’une proportion correcte entre frais de maintenance et valeur des machines ou la nécessité d’une répartition adéquate des frais généraux.

Apparaissent alors des éléments d’un conflit potentiel entre comptables et ingénieurs, le monopole du contrôle des coûts étant au cœur d’une « bataille juridictionnelle » au sein non seulement des entreprises, mais aussi du champ professionnel de la gestion qui est alors en train de se constituer. La maîtrise des détails techniques entre dans les enjeux liés à la création de la valeur et au contrôle des coûts en même temps que des nouvelles opportunités techniques sont ouvertes par l’organisation de l’innovation dans la grande entreprise. De cette appropriation du prix de revient par les ingénieurs découle l’inscription de la comptabilité industrielle parmi les outils privilégiés d’une gestion rationnelle des entreprises ainsi que la reconfiguration des fonctions mêmes de l’ingénieur au sein de celles-ci (et plus largement dans l’espace du conseil à l’entreprise). Ce phénomène apparemment marginal soulève plusieurs questions auxquelles l’histoire des techniques et des entreprises n’a su répondre que partiellement, et que ce dossier envisage d’approfondir à travers aussi bien des études empiriques originales que des études critiques sur la littérature managériale disponible.

Nous souhaitons mettre en avant des contributions qui viseraient à répondre à ces questions (liste non exhaustive) pour la période concernée, à savoir entre les années 1850 et 1950 :

  • Comment la rationalité technique des ingénieurs alimente-t-elle et façonne-t-elle la rationalité gestionnaire des administrateurs ?
  • Quelle est la place de la comptabilité industrielle dans la formation des ingénieurs et techniciens voués à la gestion des affaires d’entreprise ? A partir de quand et dans quels types de formations (écoles généralistes, formations complémentaires, etc.) la comptabilité industrielle est-elle enseignée ?
  • Est-ce que le Cnam a joué un rôle particulier dans la genèse et la légitimation des savoirs comptables de l’ingénieur ?
  • Comment les traditions comptables « nationales » influent-elles sur l’appréhension et le développement des techniques d’analyse des coûts ? Peut-on à cet égard esquisser des éléments de comparaison internationale ?
  • Quels sont les effets de circulation et d’hybridation de savoirs et techniques entre domaines, branches et aussi territoires ?
  • Comment le processus d’innovation technique a-t-il influé sur le processus d’approbation de la rationalité gestionnaire ? Avec quel processus de légitimation ?
  • Comment les techniques de contrôle des coûts participent-elles à la reconfiguration des enjeux professionnels et organisationnels au sein des entreprises ? Comment l’ingénieur-technicien s’est-il mué en organisateur-dirigeant en s’appuyant sur la maîtrise des coûts ?
  • Comment, en bref, les ingénieurs parviennent-ils à modifier le champ professionnel pour développer de véritables compétences gestionnaires qui deviendront par la suite des éléments constitutifs d’un socle cognitif commun, celui des managers ?

Calendrier

Envoyer aux coordinateurs du numéro (marco.bertilorenzi@unipd.it; ferruccio.ricciardi@cnam.fr), une proposition d’article d’une page pour le 15 juin 2017. Les auteurs sont informés des propositions retenues courant Juillet 2017. Les articles complets sont à renvoyer pour le 15 décembre 2017 (article de synthèse – 25 000 à 45000 signes, ou article long – 45 000 à 75 000 signes). La publication du dossier est prévue pour 2018.

Bibliographie de référence

Abbott A. (1988), The System of Profession. An Essay on the Division of Expert Labor, Chicago, University of Chicago Press.

Bensadon D., Praquin N., Touchelay B. (dir.) (2016), Dictionnaire historique de comptabilité des entreprises, Lilles, Presses universitaires de Septentrion.

Bertilorenzi M., Passaqui J.-P., Garçon A.-F. (dir.) (2016), Entre technique et gestion. Une histoire des « Ingénieurs civils des mines » (XIXe-XXe siècles), Paris, Presses des Mines.

Burlaud A., Simon C.J. (2013), Le contrôle de gestion, Paris, La Découverte.

Fleishman R.K., Tyson T.N. (1993), « Cost accounting during the industrial revolution: the present state of historical knowledge », Economic history review, vol. XLVI, n° 3, pp. 503-517.

Kaplan R.S., Johnson H.T. (1987), Relevance Lost. The Rise and Fall of Management Accounting, Boston, Harvard Business School Press.

Hopper T., Amstrong P. (1991), « Cost accounting, controlling labour and the rise of conglomerates », Accounting, Organization & Society, vol. 16, n° 5/6, pp. 405-438.

Lefebvre P. (2003), L’invention de la grande entreprise. Travail, hiérarchie, marché. France, fin XVIIIe-début XXe siècle, Paris, PUF.

Loft A. (1986), « Towards a critical understanding of accounting: the case of cost accounting in the UK, 1914-1925 », Accounting, Organization & Society, vol. 11, n° 2, pp. 137-169.

McKenna C.D. (2006), The World’s Newest Profession. Management Consulting in the Twentieth Century, Cambridge, Cambridge University Press.

Miller P., Hopper T., Lauglin R. (1991), « The new accounting history: an introduction », Accounting, Organization & Society, vol. 16, n° 5/6, pp. 395-493.

Pezet A. (2009), « The history of the French Tableau de bord (1885-1975): evidence from the archives », Accounting, Business & Financial History, vol. 19, n° 2, pp. 103-125.

Pollard S. (1965), The Genesis of Modern Management. A Study of Industrial Revolution in Great Britain, Cambridge, Harvard University Press.

Zimnovitch H. (1996), « L’émergence des coûts standard aux États-Unis : 1830-1930. Pourquoi ? Quel enseignement pour la France ? », Entreprise et Histoire, n° 13, pp. 27-52.

 

Journée de recherche 23 mai 2017 : « Entrepreneuriat créatif et culturel : réalités et enjeux »

Journée de recherche 23 mai 2017. Dans le cadre du numéro spécial de la Revue de l’Entrepreneuriat « Entrepreneuriat créatif et culturel : réalités et enjeux »

Entrepreneuriat créatif

La journée de recherche organisée dans le cadre du 3e Forum Entreprendre dans la Culture a pour objectif de réunir la communauté de chercheurs travaillant sur le thème de l’entrepreneuriat créatif et culturel en Europe. Elle s’appuie sur l’appel à contributions lancé par la Revue de l’Entrepreneuriat autour d’un numéro spécial dédié à « L’entrepreneuriat créatif et culturel : réalités et enjeux ».

L’inscription à cette journée est gratuite. Inscription obligatoire

Ouverture des inscriptions à partir du 6 avril 2017 sur le site : http://jdrfedlc2017.sciencesconf.org/

Pour toute information, contact avec les rédactrices invitées du numéro spécial de la Revue de l’Entrepreneuriat :

Entrepreneuriat créatif Revue de l’Entrepreneuriat

Appel de la Revue de l’Entrepreneuriat : La parentalité en entrepreneuriat

Appel à contributions la Revue de l’Entrepreneuriat : « La parentalité en entrepreneuriat : une dimension oubliée ? »

Numéro spécial « Entrepreneuriat et parentalité » de la Revue de l’Entrepreneuriat

Rédactrices invitées :

  • Aude d’ANDRIA, Université d’Évry Val d’Essonne
  • Marine BOURGAIN, ESC Management School Clermont-Ferrand
  • Inès GABARRET, EDC Paris Business School Luca GNAN, Université de Rome “Tor Vergata”
  • Séverine LE LOARNE – LEMAIRE, Grenoble École de Management

Cet appel à contributions a trait à la parentalité en entrepreneuriat, et souhaite aborder cette thématique dans une perspective la plus large possible et sous tous ses aspects.

Issu de la sphère médico-psycho-sociale, le concept de la parentalité désigne la fonction d’être parent dans ses aspects juridiques, politiques, socio-économiques, culturels et institutionnels (Doumot et Renard, 2004). Il interroge alors, non seulement la fonction, la place et le rôle du ou des parents (biologiques ou non) vis-à-vis de l’enfant, mais également, la conception que les parents s’en font eux-mêmes dans l’exercice de leur responsabilité parentale (Martin, 2003).

Ce questionnement se retrouve d’ailleurs dans les termes anglo-saxons de « parenthood » et de «  parenting » puisqu’ils désignent respectivement la condition de parent et les pratiques parentales.

Dès lors, le concept de parentalité interpelle individuellement et collectivement, directement ou indirectement, l’ensemble des acteurs de la société et des initiatives émergent comme par exemple l’Observatoire de l’Équilibre des Temps et de la Parentalité en Entreprise (OPE). Crée en 2008, cet observatoire français a pour objectif d’inciter les acteurs économiques à une meilleure prise en compte de la parentalité et plus largement à une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle en proposant aux salariés-parents un environnement mieux adapté à leurs responsabilités familiales[1].

Une première approche de la parentalité en entrepreneuriat correspond à la recherche d’un équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale en général. De nombreux travaux

montrent notamment que parmi les motivations qui poussent les femmes à entreprendre, celle de la recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle (de nature familiale) est très souvent avancée (Duchéneaut et Orhan, 2000 ; Cornet et Constantinidis, 2004; Jamali, 2009 ; Léger-Jarniou et al., 2015). En parallèle, les femmes investissent lentement mais surement les activités historiquement masculines et les hommes peuvent affirmer leur désir d’une présence plus active dans la paternité. Dès lors, les rôles de genre sont aujourd’hui remis en question (Drew et Humbert, 2012 ; Powell et Eddleston, 2013) venant alors brouiller les mythes et les stéréotypes. Ainsi, les hommes, comme les femmes, peuvent-ils aussi se tourner vers la création d’entreprise comme un moyen de conciliation de leur activité professionnelle et leur rôle parental . L’entrepreneuriat se positionne clairement comme une alternative de travail cohérente avec une vie de famille[2], indépendamment du genre.

Mais le sujet de la parentalité en entrepreneuriat est plus vaste et ne peut pas se limiter à une recherche de conciliation. C’est ainsi que, depuis déjà quelques années, des travaux tels que ceux développés par Aldrich et Cliff (2003) prônent l’existence d’un enchâssement de l’entrepreneuriat dans la vie sociale et principalement dans la famille. En effet, les auteurs considèrent que la reconnaissance d’opportunités, le financement, le lancement des entreprises, entre autres aspects, sont conditionnés par la situation de la cellule familiale. Dès lors, dépendant du cycle de vie de la famille, différentes opportunités seront perçues ou découvertes, différents financements seront disponibles et différents processus seront développés. En outre, certains travaux mentionnent que la performance de l’entrepreneur dans son entreprise pourrait être directement inspirée par le fait que cet individu ait des parents entrepreneurs (Bouchiki, 1993). Par conséquent, le système familial affecte la création d’entreprise et vice versa (Aldrich et Cliff, 2003). En tenant en compte ces aspects, il est donc primordial de considérer la relation entre entrepreneuriat et parentalité au-delà de la conciliation travail-famille, et l’étudier comme un facteur déterminant dans le type d’opportunité, de financement, d’entreprise et de processus à adopter lors de la création d’entreprise.

Un troisième point à aborder concernant la relation entre création d’entreprise et parentalité correspond à l’entreprise familiale. Comme le souligne Chabaud (2013), la famille et les entreprises familiales sont au cœur des dynamiques entrepreneuriales. Ce qui explique sans aucun doute que l’entrepreneuriat et les entreprises familiales partagent des proximités de recherches de longue date (Chrisman et al., 2010), voire des recouvrements significatifs (Debicki et al., 2009), et qu’il est envisagé un domaine de recherche en entrepreneuriat familial (Fayolle et Begin, 2009 ; Hoy et Sharma, 2010 ; Randerson et al. 2016). Dès lors, il nous semble qu’il y ait sens à ouvrir également la réflexion de l’entrepreneuriat et de la parentalité autour de la problématique de la transmission. En effet, la pérennité d’une entreprise familiale sur plusieurs générations ne se décrète pas, elle se fabrique, parce que « si on naît héritier, on devient entrepreneur familial » (Robic et al., 2014 : 26). L’intention de transmettre l’affaire familiale à la prochaine génération, menée avec la transformation d’héritier à entrepreneur est souvent l’aboutissement d’un processus de socialisation complexe mené au sein de la famille (Robic et al., 2014) .

En partant de ces trois approches, mais sans nous limiter à celles-ci, l’objectif de ce numéro est rassembler les contributions basées sur un travail conceptuel ou empirique, reposant sur l’exploitation de données quantitatives ou qualitatives venant éclairer la parentalité en entrepreneuriat.

Sans aucun caractère exhaustif, un intérêt tout particulier sera porté aux travaux en lien avec les thématiques suivantes :

  • Les lignées entrepreneuriales,
  • L’entrepreneuriat familial,
  • L’éducation et l’apprentissage à l’entrepreneuriat par la famille,
  • La famille vs. école comme lieu d’apprentissage à l’entrepreneuriat
  • Ressources familiales et entrepreneuriat
  • Multiplicité des rôles de l’entrepreneur
  • Être parent et entrepreneur,
  • Role models et entrepreneuriat,
  • Femme, maternité et entrepreneuriat,
  • Conciliation vie privée – vie professionnelle, Transmission d’entreprises,
  • Cycle de vie / étape de vie familiale
  • Relation entrepreneuriat / famille
  • Conflits vs. Enrichissement de la parentalité en entrepreneuriat
  • Contrats psychologiques et soutien des parents aux démarches entrepreneuriales
  • Héritage et Entrepreneuriat
  • Contrat de mariage, contrat matrimonial et entrepreneuriat

Calendrier prévisionnel de la Revue de l’Entrepreneuriat

  • Envoi des propositions (textes complets) par les auteurs : 1er juillet 2017
  • Réponse des évaluateurs : octobre 2017
  • Envoi des versions révisées par les auteurs : janvier 2018
  • Réponse des évaluateurs : avril 2018
  • Envoi des versions définitives par les auteurs : juillet 2018
  • Publication du numéro spécial : fin 2018/ début 2019

Revue de l'Entrepreneuriat

[1] A ce jour, plus de 500 entreprises ou associations, petites et grandes, ont déjà signé la charte de la parentalité (http://www.observatoire-equilibre.com/charte-de-la-parentalite/presentation/)

[2] Comme en témoignent les nombreux articles apparus dans la presse ces dernières années sous le nom de « dadpreneurs »