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Fraudes, Frontières et Territoires

« Fraudes, Frontières et Territoires », un appel pour un colloque international qui prendre place au sein du Ministère de l’Économie et des Finances les 23-24 novembre 2017.

Appel Fraudes, Frontières et Territoires

Consubstantielle de nos économies contemporaines, la fraude sous toutes ses formes  (fraude fiscale, contrefaçon, contrebande, etc.) conduit à douter des capacités de contrôle des États et de l’utilité des frontières qui les séparent. Elle sape les fondements du consentement à l’impôt et provoque la défiance à l’égard des autorités politiques. Sa banalisation prive les États de leurs capacités d’intervention, étend les zones de non droit et accroît les inégalités.

Les déclarations d’intention pour lutter contre ces fléaux ne manquent pas ; les projets d’harmonisation fiscale et de renforcement des instances du contrôle et de lutte contre les paradis fiscaux ou contre la contrefaçon se succèdent, entraînant parfois des résultats très positifs. Mais les changements techniques les plus récents, qu’il s’agisse de la financiarisation, de la dématérialisation des communications, de la systématisation des containers ou bien encore de l’ouverture de nouvelles zones de commerce, participent au développement des pratiques illicites.

Le montant actuel des détournements de richesses liés aux trafics frauduleux est d’une importance inégalée, mais la fraude est un fait social aussi ancien que les prélèvements fiscaux. Dès l’Ancien Régime, elle peut aussi résulter de la méconnaissance de dispositifs réglementaires souvent complexes. Depuis une trentaine d‘années, plusieurs recherches, ouvrages et colloques ont éclairé les temporalités de la fraude fiscale et douanière, spécifié les délits selon la conjoncture politique et économique, cerné le moment de l’infraction, souligné le caractère contestataire de la fraude et pointé les caractéristiques et les pratiques des contrevenant et des agents du contrôle et de la répression.

Il reste à mieux intégrer l’étude de ces comportements illicites dans les dynamiques de l’économie, pour cerner davantage les motivations des acteurs et en faire une variable explicative de la structuration du marché et des échanges. L’enjeu n’est plus seulement d’étudier la fraude pour elle-même, mais d’en tirer des informations sur le système qui la produit. Dans cette optique, la question de l’espace dans lequel se développent ces comportements illicites (l’Europe, par exemple), celle de leurs logiques de territorialisation, de leurs échelles (internationales, nationales, régionales, etc.) et l’analyse plus fine de certains de leurs lieux de prédilection, qu’ils soient géographiques (ports, zones frontalières) ou professionnels (finance de marché), ou de leurs conjonctures de prédilection (crises de toutes natures, guerres, occupations, etc.) sera centrale.

Nous souhaitons aborder la fraude comme un processus qui rétroagit sur son environnement, ce qui suppose de l’examiner dans des configurations historiques, culturelles et géographiques diversifiées. Il faudra croiser les échelles d’analyse des praticiens de la lutte contre la fraude, des chercheurs confirmés ou non, provenant de différents champs disciplinaires, mais aussi des archivistes et des responsables de musées des douanes, dont les ressources sont indispensables. Les économistes, les sociologues et les psychologues cherchent à évaluer (au sens de la mesure et au sens de l’analyse des comportements et des motivations) le phénomène et son impact, les juristes définissent le périmètre de la légalité et ses transformations, les spécialistes des sciences de gestion s’intéressent aux organisations publiques et privées, les médecins analysent l’effet des trafics de médicaments sur la santé publique, les chimistes permettent de prendre en compte les évolutions des moyens des douaniers, les informaticiens, les politistes apportent d’autres éclairages. Chacun est conscient de la nécessité de s’enrichir des points de vue des autres disciplines pour saisir la complexité du phénomène et de ses implications.

Situer le processus de la fraude dans les dynamiques de l’économie suppose de saisir les motivations des acteurs de l’illicite et de s’intéresser aux limites entre le licite et l’illicite, à ceux qui les définissent et qui les légitiment et à ceux qui les transgressent. Il s’agit aussi de faire intervenir des « praticiens » de la lutte contre la fraude afin de croiser plusieurs échelles : celle, micro, du terrain, celle, macro, de la décision politique, et celle, méso, des syndicats de douaniers, des corps du contrôle fiscal.

Pour réunir tous ces intervenants autour d’une thématique aussi large, il paraît important d’adopter un thème fédérateur qui pourrait être celui des frontières et de leur rôle dans les dynamiques de l’économie. Il s’agit d’aborder la fraude à travers son inscription dans les territoires, privilégiant l’étude des limites, des bornes géographiques ou professionnelles inscrites dans les paysages, mais aussi des barrières psychologiques qui aboutissent ou non au contournement de la norme. Ce colloque a vocation à construire une  synergie entre les approches disciplinaires et à mettre en évidence des liens entre les échelles d’analyse proposées dans les communications.

Plusieurs niveaux d’analyse suscitent différentes questions dont la liste n’est pas exhaustive. À l’échelle macro-économique tout d’abord : existe-t-il des territoires plus propices que d’autres à la fraude ? Dans quelle mesure la présence d’une frontière politique incite-t-elle à la fraude ? Quels sont les effets du déplacement de cette frontière ou des changements des réglementations fiscales et douanières ? Existe-t-il des configurations économiques plus favorables à la fraude ? Dans quelle mesure ces conditions contribuent elles à la formation ou au contraire à l’effritement du marché national, à l’accélération des échanges ?

D’autres questions se posent à l’échelle micro et méso du phénomène et renvoient à sa dimension socioéconomique : comment la fraude s’inscrit elle dans les trajectoires biographiques de ceux qui franchissent la limite de la légalité ? S’agit-il d’une stratégie de survie du groupe ou de l’individu ? Pourquoi certains résistent ils à la tentation de frauder ? Dans quelle mesure ces comportements sont-ils induits par une pression macro-économique ou sociale ? 

Les interventions de collègues étrangers seront bienvenues pour débattre plus largement de la question.

Les propositions de communication sont à envoyer avec un titre et un résumé d’une page maximum accompagnés des nom et prénom, statut et institution de leurs auteurs ainsi que d’une brève biographie de 10 lignes maximum contenant une ou deux publication éventuellement. La date limite de réception des propositions est fixée au 30 juin 2017. Les auteurs des communications retenues seront avisés avant la mi-août  2017 et leur texte sera attendu pour le début de novembre 2017.

Ces propositions sont à adresser à beatrice.touchelay@free.fr avec Fraude en objet, toute question peut être posée à cette adresse mail

Contact :
Béatrice Touchelay, professeure d’histoire contemporaine
Univ. Lille, CNRS, UMR 8529-IRHiS-Institut de Recherches Historiques du Septentrion, F-59000 Lille, France
http://irhis.recherche.univ-lille3.fr/0EC-Touchelay.html

Composition du comité scientifique

  • Aprile Sylvie, histoire, université de Lille
  • Bazar Cécile, économie, université de Montpellier
  • Blancheton Bertrand, économiste, université de Bordeaux
  • Blary-Clément Édith, juriste, université de Lille
  • Blayac Thierry, économiste, université de Montpellier.
  • Bonein Aurélie, économiste, université Rennes 1
  • Cardoni Fabien, histoire, IGPDE-IDHES
  • Campion Jonas, histoire, IRHiS-Lille, UCL Louvain-la-Neuve
  • Chambost Isabelle, sciences de gestion, CNAM Paris
  • Chatriot Alain, histoire, IEP Paris
  • Conchon Anne, histoire, université Paris1
  • Danjean Claude, histoire, université de Perpignan
  • Denys Catherine, histoire, université de Lille
  • Galeano Diego, histoire, Pontificia Universitade Catolica of Rio de Janeiro Brazil
  • Huret Romain, histoire, EHESS Paris
  • Laffort  Emmanuel, sciences de gestion
  • Lambert Jerman, sciences de gestion, HEC Montréal
  • Lebrun Nicolas, géographe université d’Artois
  • Leroy Marc, sociologue, vice-président de la Société française de finances publiques, université de Reims
  • Ligier-Belair Philippe, sociologie, IEP Lille
  • Margairaz Michel, histoire, université Paris1
  • Marty Nicolas, histoire, université de Perpignan
  • Michaël Girardin, histoire ancienne
  • Montenach Anne, histoire, université Aix-Marseille
  • Muller Yvonne, juriste, université Paris X-Nanterre
  • Pellier Karine, économiste  IE CNRS, LAMETA.
  • Pons Jean-Baptiste, sociologie, Centre de sociologie de l’innovation Ecole des Mines, Paris
  • Schiller Sophie, juriste, université Paris Dauphine
  • Spire Alexis, sociologie, CNRS Paris
  • Touchelay Béatrice, histoire, université de Lille

Économie et lien social

L’Association des Économistes Catholiques (AEC) et Amitié Politique organisent le samedi 25 mars après-midi à Paris un colloque sur le thème « Économie et lien social ».
Le programme, les intervenants, les horaires, le lieu et enfin un lien vous permettant de vous inscrire en ligne. Je précise que l’inscription préalable est obligatoire, mais, bien entendu, totalement gratuite.

Samedi 25 mars 2017
14H15 – 18h30

ASIEM, 6 rue Albert de Lapparent, 75007 Paris

Conférence d’ouverture :

Mgr Eric de Moulins-Beaufort
Évêque auxiliaire de Paris

Table ronde #1 : Lien social et entreprise 

L’entreprise est essentielle au lien social. Elle est le cadre habituel du travail, qui est, avec la famille, le lieu le plus important où s’épanouit d’une façon pratique le lien social entre les hommes; et c’est principalement à partir des liens tissés entre les hommes dans le travail, et de la façon dont l’entreprise les organise, que dérivent à la fois la production de celle-ci (dans sa quantité, sa qualité et son utilité), son profit (dans sa quantité et sa répartition), et la santé économique (ou pas) de son écosystème (fournisseurs, clients, prestataires, etc…). Cependant le développement de l’économie moderne, la mondialisation, et aussi une certaine conception matérialiste du travail, influent aujourd’hui considérablement sur les rapports intra-entrepreneuriaux, sur le type de produits créés par l’entreprise, sur la répartition de ses profits et sur son écosystème. Trois questions se posent alors :

  • Le fonctionnement de l’entreprise d’aujourd’hui est-il « bon » ? Favorise-t-il le développement harmonieux du lien social ?
  • Si ce n’est pas le cas, quelles sont les causes de ce dysfonctionnement ?
  • Quelles sont les solutions possibles pour y remédier ?

Intervenants :

Joseph Thouvenel
Vice-président de la CFTC

Vanessa Mendez
Consultante, ex- Secrétaire Générale du Positive Economy Forum

Michel Hervé
Président-fondateur du Groupe Hervé

François Martin
Consultant & membre fondateur d’Amitié Politique

Table ronde #2 : Lien social et subsidiarité

Créer des liens, les entretenir, les activer, requiert une certaine proximité. Les grands systèmes créent entre acteurs des liens impersonnels : je ne connais pas la personne qui me facture mon électricité ! Les liens se personnalisent dans des cadres plus restreints : la famille, l’entreprise ou telle subdivision de l’entreprise, le cercle d’amis, l’association, etc.  Le principe de subsidiarité consiste à privilégier ce qui est à taille humaine lorsque le recours direct à de très grandes organisations ne s’impose pas. Il découle largement de l’importance reconnue au lien interpersonnel, et celui-ci se porterait beaucoup mieux si ce point important de la « doctrine sociale » de l’Église inspirait davantage tout un chacun, à chaque niveau de responsabilité.

Intervenants :

Jacques Bichot
Economiste et membre fondateur d’Amitié Politique

Jean-Yves Naud
Économiste et président de l’Association des Économistes Catholiques (AEC)

Pierre de Lauzun
Délégué général de l’Association Française des Marchés Financiers (AMAFI) et ancien Directeur général délégué de la Fédération Bancaire Française (FBF)

Jean-Baptiste de Foucauld
Ancien commissaire au plan et coordinateur du «Pacte Civique

Conférence de clôture

François de Lacoste Lareymondie
Président fondateur d’Amitié Politique

Inscription & réservation :

Adresse : ASIEM, 6 rue Albert de Lapparent, 75007 Paris
Entrée gratuite – libre participation sur place
Inscription en ligne : Cliquez ici
Informations par mail à : amitiepolitique@gmail.com

lien social association des économistes catholiques

JHMO 2017 – 22e Journées d’Histoire du Management et des Organisations

Organisée les 22, 23 et 24 mars 2017 au  Paris les 22e Journées d’Histoire du Management et des Organisations – JHMO 2017 – traitent cette année d’une double thématique : « Biographies et histoire du management ».

JHMO

Organisé par :

  • l’AHMO (Association pour l’histoire du management et des organisations)
  • le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers)
  • le LIRSA (Laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l’action, EA 4603)
  • le laboratoire HT2S (Histoire des technosciences en société,
  • EA 3716)

Programme
Cnam – 2, rue Conté, 75003 Paris

Première journée du jeudi 23 mars 2017
MATINEE
8h30Accueil des participants                                                
9h00 – 10h15

 

OUVERTURE DU COLLOQUE Olivier FARON, administrateur général du Cnam

Jean LAINE, directeur du Lirsa, Cnam &
Jean-Claude RUANO-BORBALAN, directeur du laboratoire HT2S, Cnam

Éric PEZET, président de l’AHMO

CONFERENCES INAUGURALESMarc NIKITIN, Université d’Orléans,
Taylor, Fayol, Herbert Simon et les principes du management.
 Claudine FONTANON & André GRELON, EHESS, Les professeurs du Cnam à l’époque des Trente Glorieuses : une approche biographique.
10h30 – 12h00Séances en ateliers
Atelier 1 : Cahiers d’histoire du Cnam.
Les professeurs du Cnam et la comptabilité : des économistes aux gestionnaires (1819-1993)

Présidé par : Alain BURLAUD, Cnam            

Régis BOULAT, Université de Haute-Alsace, FranceJean Fourastié, « un professeur pur ? ».
Béatrice TOUCHELAY, Université de Lille, FranceAndré Brunet (1906-1996), une carrière d’inspecteur des finances consacrée à la comptabilité privée.
Jean-Guy DEGOS, Université de Bordeaux, Yves LEVANT, Université de Lille & Laurence MORGANA, Cnam, FranceClaude Pérochon : l’enseignement modulaire appliqué à la dynamique de la comptabilité. 
Atelier 2 : Médias, mentalités et management

Présidé par : Jean-Michel SAUSSOIS, ESCP Europe

Anne PEZET, HEC Montréal, QuébecLa constitution du management au Québec à travers le journal Les Affaires de 1928 à 1933 : influences, résistances, substance.
Catherine VUILLERMOT, Université de Bourgogne Franche-Comté, FranceLa biographie à partir des nécrologies d’hommes d’affaires : Un révélateur des valeurs et des mentalités d’une époque (L’exemple des 4 générations de Schneider : 1845-1960).
Yves SOULABAIL, IDRAC Business School, FranceRerum Novarum comme source d’un nouveau paradigme du management : le cas des Centres Distributeurs E. Leclerc.

 

Première journée du jeudi 23 mars 2017
APRES-MIDI
13h30 – 15h30Séances en ateliers (suite)
Atelier 3 : Figures d’entrepreneurs

Présidé par André GRELON, EHESS     

Adrien Jean-Guy PASSANT, Université Paris I Panthéon Sorbonne, FranceReforger l’identité organisationnelle par le récit biographique : la vie d’Adolphe Blanqui, directeur d’école de commerce.
Valérie BAROTEAUX, EHESS, FranceRobert Owen (1771-1858) : Itinéraires d’un industriel biographié.
Bruno EVANS, Université de Toulouse, FranceJustin Acher (1714-1792), du marchand de jais de Sainte-Colombe au « Secrétaire du roi du Grand collège ». Quelles furent les modalités de l’ascension socio-économique de cet entrepreneur né au pied des Pyrénées.
Marc-Daniel SEIFFERT, Université de Reims, FranceLes trajectoires opposées de deux dirigeants de l’industrie aéronautique française : Marcel Dassault versus Henri Ziegler. Les deux faces du « Colbertisme aéronautique ».
Atelier 4 : Des personnages hauts en couleur

Présidé par Claudine FONTANON, EHESS

Héléna KARJALAINEN, Ecole de Management de Normandie, FranceBronislaw Malinowski, ethnographe et homme de terrain engagé. Anthropologue britannique d’origine polonaise (1884-1942).
Denis MALHERBE, FranceRobert Michels (1876-1936) : Retours sur le parcours équivoque d’un théoricien de l’oligarchie organisationnelle.
Béatrice TOUCHELAY, Université de Lille, FranceDe Francis-Louis Closon à Edmond Malinvaud : le directeur général de l’INSEE, Résistant et Savant face au politique (1946-1983).
Christine DATTIN, Ecole de Management de Normandie, FranceLucien Bailly (1871 – x) : chevalier blanc des actionnaires minoritaires ou simple spéculateur ? Une petite histoire de l’activisme des actionnaires minoritaires au début du XXème.
deuxième journée du vendredi 24 mars 2017
MATINEE
8h30Accueil des participants                                        
9h00 – 10h30Séances en ateliers
Atelier 5 : Itinéraires familiaux et entrepreneuriaux

Présidé par Patrick FRIDENSON, EHESS                                       

Sophie MIGNON, Université de Mont pellier, France, Elisabeth WALLISER, Université de Nice, France & Roland PEREZ, Université de Montpellier, France,Itinéraires familiaux et évolution des entreprises – l’exemple des familles Carasso, Riboud et du groupe Danone.
Éric GODELIER, Ecole Polytechnique, FranceRevisiter le modèle de l’entreprise managériale de A. Chandler. Deux trajectoires de familles indiennes : les Tata vs les Mittal.
François BOBRIE, Université de Poitiers, FranceL’invention de « l’hypermarché », une histoire de familles : les dimensions biographiques de la naissance de Carrefour de 1945 à 1963.
Atelier 6 : La biographie en Sciences de gestion, méthodes et apports

Présidé par Muriel LE ROUX, IHMC, ENS

Nicolas PRAQUIN, Université Paris Sud, FranceHistoriographie, épistémologie et méthodologie du genre βίος. Ses apports possibles aux sciences de gestion.
Nicolas GUILHOT, IFROSS – Université Jean Moulin Lyon 3, FrancePour une approche collaborative d’une prosopographie des Sciences de gestion en France.
Eve LAMENDOUR, Université de La Rochelle, FranceL’histoire qui affecte. Les autobiographies familiales.
11h00 – 12h30Séances en ateliers
Atelier 7 : Les principes comptables dans l’histoire et leur interprétation

Présidé par : Bernard COLASSE, Paris Dauphine                           

Michel GLADU, Cnam, FranceL’établissement des comptes au XVIIIe siècle : une comparaison avec les règles et pratiques actuelles françaises.
Pierre LABARDIN, Paris Dauphine, France & Lambert JERMAN, HEC Montréal, QuébecDu pouvoir visuel des nombres comptables : les apports de la phénoménologie d’Husserl.
Benjamin DI GENNARO, Véronique BLUM, Université Grenoble-Alpes, FranceLe règlement ANC 2014-05 : une innovation comptable historique. 
Atelier 8 : Biographie et vérité

Présidé par Yannick LEMARCHAND, Université de Nantes

Cédric POIVRET, Université Paris-Est, FranceLes gestionnaires français connaissent-ils leur histoire ? Quelques réflexions sur l’histoire de la pensée managériale française, et son faible développement chez les chercheurs en science de gestion.
Sylvain AUDUREAU, ESDES, Ecole de commerce de l’Université Catholique de Lyon, FranceL’entrepreneur dévoilé par son récit.
David ALEXANDER, Department of Accounting, Business School, University of Birmingham UKThe accountant as a nobody (le comptable et ses fausses illusions).
deuxième journée du vendredi 24 mars 2017
APRES-MIDI
14h30 – 16h00Séances en ateliers (suite)
Atelier 9 : Evolution de méthodes de gestion

Présidé par Alain MICHEL, Université Paris Sud                            

Isabelle CHAMBOST, Cnam & Nicolas PRAQUIN, Université Paris Sud, FranceLes voies d’institutionnalisation d’un outil de gestion interne. Retour sur les impensés du tableau de financement.
Marion DEMONTEIL, Paris Dauphine, FranceLes inspecteurs font-ils une inspection ? Etude de l’inspection générale des affaires culturelles (1959-2016) à partir de la prosopographie des inspecteurs généraux.
Irina PALADI, Pierre FENIES, Eric PEZET, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, FranceThe evolution of management control in a transition contexte. A moldovan case study. 
Rémi BOURGUIGNON, Université Paris Panthéon Sorbonne, France & Mathieu FLOQUET, Université de Lorraine, FranceWhen a union strategy meets a business strategy: the union voucher and the financing of French unionism.
Atelier 10 : Biographies de grands auteurs comptables

Présidé par LUC MARCO, Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité

David ALEXANDER, Department of Accounting, Business School, University of Birmingham UK, Roberta FASIELLO, Department of Economics, Management, Mathematics and Statistics, University of Salento, Italy & Francesco GIACCARI, Department of Economics, Management, Mathematics and Statistics, University of Salento, ItalyGino Zappa, 1879-1960; An academic Biography.
Eddy FELIX, Expert-comptable, BelgiqueHector Blairon : L’unification des méthodes de comptabilité et de calcul des prix de revient (1944).
Didier BENSADON, Paris Dauphine, FranceAndré Cibert (1912-2001) : Pionnier de l’enseignement et de la recherche en contrôle de gestion en France.
  
      

 

20e Colloque International Etienne Thil

Le thème majeur du 20e colloque est celui du « commerce en profonde mutation ». Nous invitons toutes les communications – quelle que soit la discipline – à présenter des réflexions sur le commerce et la consommation qui permettront de nourrir mais aussi de renouveler notre analyse des processus stratégiques, décisionnels et opérationnels dans les organisations du commerce de gros et de détail. Anthropologues, économistes, géographes, juristes, historiens,  sémioticiens, sociologues, spécialistes de finance, logistique,  marketing, ressources humaines, comment appréhendons-nous les enjeux du  commerce suivants ? Quelles évolutions en matière d’expériences de  shopping, de concepts et formats, de stratégie des enseignes et des  réseaux, de gestion des canaux de distribution, de politique  d’assortiment, de prix, de merchandising ou de communication ? Quelles  évolutions de la gestion des réseaux de points de vente (forme  organisationnelle, marque, système d’information, ressources  humaines) ? Quelle est la place du commerce dans la société, le  territoire, la ville, le quartier, ou encore la famille ? Quid des liens  entre identité et commerce, plaisir et commerce, éthique et commerce ? En quoi, et comment, les 20 dernières années nous invitent-elle à  (re)penser le commerce, la distribution et la relation marchande ?

Dates-clés prévisionnelles

  • 21 Février 2017 : date d’ouverture des soumissions en ligne
  • 21 avril 2017 : date limite des soumissions en ligne
  • 9 juin 2017 : date de notification des décisions aux auteurs
  • 9 juillet 2017 : date limite de soumission des communications modifiées

Formats des soumissions

  • Communication courte, en français ou anglais, de 7 pages maximum présentant une recherche aboutie ou une recherche en cours
  • Candidature au prix de thèse multidisciplinaire en distribution, sur la base d’un résumé de la thèse en 5 pages, d’un CV et du rapport de soutenance.
  • Soumission électronique via https://thil2017.sciencesconf.org/

Principales nouveautés 2017

  • La remise de prix « Thil d’or, d’argent et de bronze » Les trois meilleures thèses et les trois meilleures communications seront présentées en séance plénière, et récompensées par un Thil d’or, Thil d’argent et Thil de bronze. Les Thil d’or recevront un prix de 1000€. • L’accueil de personnalités du commerce de premier plan Parmi elles, nous aurons notamment le plaisir d’accueillir Sébastien Badault, Directeur Général d’Alibaba France.
  • Des moments festifs pour les 20 ans
    Nous célébrerons toutes celles et ceux qui ont contribué depuis 20 ans au succès du colloque.

Présidence du Comité Scientifique

Karine Picot-Coupey, IGR-IAE Rennes, Université de Rennes 1, CREM UMR CNRS 6211

Lieu du Colloque

Institut du Marketing et du Management de la Distribution (IMMD)
651 avenue des Nations Unies, Roubaix.

Institut Europlace de Finance : appel à candidatures du prix du meilleur article de finance

Voici le règlement de cet Institut Europlace de Finance qui vise à promouvoir par un prix, le meilleur article de finance.

Prix proposé par cet Institut Europlace de Finance

Article I – Il est institué des prix du meilleur article de l’Institut Europlace de Finance (EIF). Ces prix sont destinés à récompenser les publications en finance des chercheurs et des enseignants-chercheurs exerçant en France parues dans l’une des revues suivantes :

  • Econometrica
  • Finance and Stochastics
  • Journal of Economic Theory Journal of Finance
  • Journal of Financial Economics
  • Journal of Financial and Quantitative Analysis
  • Mathematical Finance
  • Mathematics and Financial Economics Review of Economic Studies
  • Review of Finance Review of Financial Studies
  • SIAM Journal on Financial Mathematics

Le jury est constitué des membres du Conseil scientifique de l’EIF.

Article II – Les prix du meilleur article de l’Institut Europlace de Finance sont au nombre de deux :   Prix du meilleur article en finance,   Prix du meilleur article sur un sujet d’actualité.

Article III – Les prix sont attribués tous les ans. Pour la session 2017, sont éligibles tous les articles écrits ou co-écrits par des chercheurs et enseignants-chercheurs exerçant en France et publiés en 2016 (date de la sortie papier) dans l’une des revues de la liste ci-dessus. La publicité de ce prix est faite par l’intermédiaire de l’EIF.

Article IV th – Chacun des Prix 2017 est doté d’un montant de 5 000 Euros et sera remis au cours du 10  Financial Risk International Forum qui se tiendra les 27 et 28 mars 2017. Si aucun des travaux soumis ne correspond à ses attentes, le jury peut renoncer à attribuer le prix.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 février 2017 auprès de Karol Alhaire (karol.alhaire@europlace-finance.com). Les candidats devront transmettre par mail à cette adresse, un exemplaire de la publication concernée, ainsi qu’un résumé (en français) d’une page maximum présentant et discutant les principaux résultats du travail soumis. Ce résumé devra bien mettre en perspective l’intérêt du travail pour l’industrie financière au sens large. Le mail comportera, en objet, la mention « Prix EIF 2017 ».

Institut Europlace de Finance

Réseaux et séquences en études de parenté

S’inspirant souvent de la notion sociologique de carrière, de nombreuses recherches en sciences sociales montrent l’utilité d’analyser comparativement, à l’aide de statistiques, des corpus biographiques ou des parcours de vie. En particulier, depuis la fin des années 1980, l’analyse de séquences (ou trajectoires) a été souvent invoquée, afin d’étudier l’interdépendance des choix individuels, ainsi que leur enchaînement dans le temps. Les objets que ces études ont balisés sont déjà nombreux ; à titre d’exemple, on peut mentionner les parcours professionnels, les âges de la vie, la déviance, mais également la formation des couples, la fertilité, les migrations, les formes de résidence, etc.

Dans ce vaste horizon, certains travaux ont dû associer, à la prise en compte de parcours de vie, l’analyse des réseaux sociaux et, entre autres, des réseaux de parenté. Cette alliance permet en effet d’appréhender des « choix individuels » compte tenu des cadres normatifs et relationnels dans lesquels ces choix sont pensés et se déploient. Par exemple, l’occurrence dans une famille d’un événement comme une naissance, un décès, un mariage ou un départ en migration peut non seulement avoir un impact important sur les probabilités qu’un autre événement du même type ait lieu dans la même famille, mais également sur la forme des unités résidentielles qui la composent. Ce changement morphologique peut encourager à son tour l’occurrence d’un certain type d’événements. Il paraît alors pertinent de se pencher sur le déploiement conjoint des techniques d’analyse relevant, d’une part, de l’étude des séquences et, d’autre part, de l’étude morphologique des réseaux de parenté.

L’analyse de ce type de logiques peut atteindre, très rapidement, de très hauts degrés de complexité. Cependant, les techniques et les concepts issus de l’étude la parenté permettant d’analyser l’espace social dans sa dynamique diachronique restent largement à développer. C’est ici que l’interaction entre disciplines (anthropologie, démographie, histoire, sociologie) et méthodes de recherche (études morphologiques, analyse de séquences, analyse des parcours de vie) s’imposent. Cette journée d’étude visera donc à explorer à partir d’exemples concrets cette zone de frontière, à la fois méthodologique et théorique, entre la morphologie de la parenté et l’étude des biographies, séquences ou encore stratégies.

Il ne s’agira pas uniquement de revenir sur des questions classiques qui remontent en surface, qu’elles portent par exemple sur le rapport entre structures et intentionnalité ou sur les choix d’échelle et de périodisation ; cette journée servira également à interroger les outils disponibles (Puck, Cubix, TraMineR…) afin de mener ce type d’analyses, tout en déterminant leurs apports et, éventuellement, leurs limites. C’est pourquoi les échanges prendront la forme d’un atelier, dans lequel les intervenants pourront partager aussi bien leurs travaux en cours que des recherches abouties. Chaque communication pourra partir d’un cas empirique ou de la présentation d’un outil d’analyse spécifique, et visera à soulever des questionnements en s’ancrant aux choix et/ou problèmes, à la fois méthodologiques et analytiques, rencontrés au cours de l’enquête.

Vendredi 3 mars 2017
INED, 133, boulevard Davout – 75020 Paris, Salle Sauvy
Journée d’étude organisée études de parenté par

Pietro Fornasetti (IMAF – EHESS), Aurélien Dasré Université Paris-Nanterre/GTM­CRESPPA/Ined), Pascal Cristofoli (LaDéHiS – EHESS), Michaël Gasperoni (CNRS – CRM).

Programme études de parenté

9:00 : Petit-déjeuner offert par l’INED

9:30 : Introduction 

9:40 : Première session

  • Eva Lelièvre (Directrice de recherche, INED)
    Séquences de lignées versus entourage pendant l’enfance. Approches plurielles
  • Matthias Studer (Chargé de cours, IDESO, Université de Genève)
    Une introduction à l’analyse de séquence et à la librairie R TraMineR

10:30 : Pause (10 minutes)

  • Arnaud Bringé (Ingénieur de recherche, INED)
    Constitution et analyse de fichiers de trajectoires : Données, méthodes, limites
  • Pascal Cristofoli (Ingénieur de recherche, LaDéHiS – EHESS)
    Le modèle de « nœud relationnel » proposé par Puck : un instrument pour saisir des séries d’événements relationnels

11:30 : Discussion générale

14:20 : Deuxième session

  • Aurélien Dasré (Maître de conférences, Université Paris Nanterre/GTM-CRESPPA/Ined)
    Analyse de séquences et dynamique des structures familiales : Essai à partir d’une enquête longitudinale au Mali
  • Klaus Hamberger (Maître de conférences, LAS – EHESS)
    Analyser des données relationnelles longitudinales avec Puck : Parenté, résidence, mobilité

15:20 : Pause (10 min)

  • Sébastien Plutniak (Doctorant, Lisst-Cers – EHESS / École française de Rome)
    Le groupe d’archéologues préhistoriens de la « typologie analytique » (1962–1989) : saisir la dynamique d’un collectif scientifique entre réseau socio-cognitif et agrégation d’itinéraires individuels
  • Pietro Fornasetti (Doctorant, IMAF – EHESS)
    Parcours migratoires et relations de germanité : Exploration d’un corpus généalogique ouest-africain par le regroupement de séquences

16:30 : Discussion générale

Institut national d'études démographiques ined études de parenté

« Stratégie, marketing, data » une journée d’étude organisée par l’ANVIE

Voici un colloque organisé par l’ANVIE sur le thème Stratégie, marketing, data, de la veille à l’innovation, comment rendre les données « smart » ?

Data, un thème très à la pointe

Groupe de travail – 28 mars, 27 avril, 18 mai 2017 – Paris

L’explosion de la quantité de données produites par les objets connectés ou sur les réseaux sociaux et leur circulation rapide confrontent les décideurs au règne de l’instantanéité. La veille s’effectue en quasi temps réel et le rythme de la prise de décision connaît une accélération sans précédent. De nouveaux concurrents peuvent faire irruption à tout moment sur le marché et faire vaciller des leaders solidement établis. Leur maturité digitale leur permet d’adopter un positionnement original et une approche agile, à l’écoute des nouveaux besoins des clients.
Les entreprises ont plus que jamais besoin d’appréhender de manière efficiente les données pour en tirer pleinement parti et innover. Tout l’enjeu pour les décideurs consiste désormais à repérer les opportunités et les menaces de leur écosystème avec un maximum d’anticipation et de réactivité pour agir en conséquence.
Quelles sont les clés pour sélectionner l’information utile parmi la masse de données et la conjuguer avec une vision stratégique seule à même de lui donner du sens? Jusqu’où une approche data-driven peut-elle permettre d’améliorer la connaissance client ? Quelles opportunités de création de valeur et d’innovation offrent le big data et l’open data ?

Objectifs : Identifier les leviers d’action pour mettre les data au service de la stratégie et du marketing. Développer des dispositifs de veille, d’écoute client et d’innovation au service de la compétitivité

Cibles: Ouvert à tous les cadres d’entreprise, ce groupe de travail s’adresse notamment aux praticiens des fonctions marketing stratégique, marketing clients et data, veille, études, stratégie, prospective, organisation, innovation et open data.

Animateur scientifique : Romain ZERBIB Enseignant-chercheur en stratégie au Lara/ICD Business School et chercheur associé au CEREGE

Dans quelle mesure intégrer le big data à la surveillance et l’analyse du marché ? le 28 mars 2017 14h-17h30

En théorie, le big data démultiplie la capacité à collecter et exploiter des volumes sans précédent d’informations issues de sources variées. En pratique, une modélisation par des algorithmes nécessite de déterminer comment interconnecter des données qualifiées et structurées, en prenant garde aux biais consistant à reproduire des scénarios issus du passé en occultant les signaux faibles. Comment dès lors envisager la collecte et l’analyse des mégadonnées ? En quoi le big data est-il susceptible d’avoir un impact sur les dispositifs de veille, de gestion des risques et de prise de décision stratégique ?

  • Olivier MAMAVI, Enseignant-chercheur ICD Business School
  • Jean-Michel OUDJANI, Directeur des Etudes et de l’Intelligence Economique CNP Assurance
  • Boris SCHEFFLER, Project Manager Business Intelligence Solutions & Strategic Analysis Thales

Comment mettre le big data au service du marketing et de la satisfaction client ? le 27 avril 2017 14h-17h30

À partir de gisements informationnels diversifiés (objets connectés, réseaux sociaux) désormais interconnectés avec des outils de tracking (utilisation de capteurs, GPS, puces, cartes de fidélité…), il est désormais possible d’observer plus finement les comportements des clients. En plus de d’accroître la personnalisation des produits et services, l’analyse des usages et des besoins peut s’effectuer en temps réel (real-time marketing). Comment organiser l’exploitation des données et l’analyse prédictive pour adapter les produits et services existants, tout en imaginant les nouvelles offres de demain ? Comment faire du big data un levier de différentiation pour l’expérience client ?

  • Yann GOURVENNEC, Responsable de Mastère spécialisé Stratégie Digitale Grenoble Ecole de Management
  • Jean-Christophe BRUN, Directeur Centre de solutions et services Big Data Carrefour
  • Alain MONZAT, Data Intelligence Director Groupe Rocher (à confirmer)

Comment innover et imaginer de nouvelles activités à partir des nouveaux gisements de données ? le 18 mai 2017 14h-17h30

API, Datalab, Digital Factory, lacs de données… pour innover à partir des mégadonnées, les entreprises se lancent dans des démarches de partenariats voire d’innovation ouverte à travers l’open data. Si les données ont une valeur, leur interconnexion et la conception de modèles prédictifs pourrait offrir de nouvelles opportunités, mais supposent la mise en œuvre de nouvelles compétences, à l’interface de la data science, de l’innovation et du marketing. Quelles stratégies mettre en œuvre au sein des organisations et plus largement des écosystèmes d’innovation qui se forment autour des mégadonnées ?

  • Louis-David BENYAYER, Chercheur associé ESCP Europe
  • Françoise MOUMEN, Responsable Marketing stratégique Orange, Direction Innovation Marketing et Technologie
  • Siham HARROUSSI, Open Innovation and Prospective Director Humanis

À propos de L’Anvie

Créée en 1991 à l’initiative des pouvoirs publics et de grandes entreprises françaises, l’Anvie est un lieu sans équivalent de rencontre et de réflexion entre les chercheurs en sciences humaines et sociales et les décideurs du monde économique, qui souhaitent mieux comprendre les évolutions de la société ayant un impact sur l’activité des entreprises. Elle se démarque de toute autre instance par son approche des questions d’entreprise analysées à la lumière d’un ensemble de phénomènes peu quantifiables (représentations, émotions, opinion…) mais dont l’influence sur la performance est réelle. Sur la base de son travail de veille et d’analyse prospective, l’Anvie conçoit et propose des actions (rencontres, groupes de travail, clubs, petits-déjeuners) qui permettent :

  • D’éclairer les questions des professionnels par les dernières avancées de la recherche dans des domaines variés : sociologie, sciences de gestion, psychologie, management de l’innovation, marketing…
  • De confronter l’apport de la recherche à des expériences d’entreprises, pour concevoir des pistes d’action innovantes.

Informations et inscriptions

Contactez Antoine de Vaulx

anvie data

Le crédit inter-entreprises en Europe (1880-2010) 9 et 10 mars 2017 – Bercy

Les inscriptions en ligne pour le colloque international Le crédit inter-entreprises en Europe (1880-2010) sous la direction scientifique de Michel Lescure  (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense, IDHES-Nanterre, UMR 8533).des  9 et 10 mars prochains au ministère de l’Économie et des Finances (75012 Paris) sont ouvertes.

Programme détaillé et inscription en ligne du colloque international sur le crédit inter-entreprises

www.economie.gouv.fr/igpde-seminaires-conferences/credit-inter-entreprises-en-europe-1880-2010-colloque-international-9

La participation est gratuite sous réserve d’inscription.

Le crédit inter-entreprises (CIE) est à l’origine de transferts massifs de capitaux entre secteurs et entre firmes. Il est une source importante de financement pour les entreprises non financières. Cette manifestation se propose de mieux comprendre au plan scientifique les raisons du crédit inter-entreprises et d’en apprécier les conséquences tant sur le plan économique et financier que sur celui des politiques publiques.

L’étude porte sur une longue période (fin XIXe – début XXIe siècles) et fait appel à des études de cas portant soit sur des pays européens soit sur des secteurs particuliers.

Le comité scientifique de ces travaux est composé de Michel Lescure (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense, IDHES-Nanterre, UMR 8533), Christian de Boissieu (Université de Paris 1), Jean-François Eck (Université de Lille 3) et Patrick Fridenson (EHESS).

Problématique

Malgré le rapide développement du secteur financier depuis près de trente ans, le crédit inter-entreprises (CIE) reste l’une des principales sources de financement des entreprises non financières. Le CIE s’entend ici à la fois du crédit commercial et du crédit non commercial. Le premier est occasionné par l’échange d’une marchandise entre deux firmes, que la transaction soit passée (comme c’est le cas du crédit reçu du fournisseur et des  délais de paiement accordés aux clients), ou qu’elle soit à venir (avances sur commande passée à un fournisseur et avances reçues des clients). Le second correspond aux crédits que s’accordent les firmes indépendamment de leurs transactions commerciales, que ce soit directement ou par l’intermédiaire des personnes et familles qui les contrôlent.

Le CIE est à l’origine de transferts massifs de capitaux entre secteurs et entre firmes : en France, par exemple, ces flux nets profitent essentiellement aux entreprises commerciales et aux industries d’équipement au détriment des autres firmes industrielles et aux GE au détriment des PME .

Les conséquences négatives de ce phénomène sont connues depuis longtemps : le CIE est source d’inflation en même temps qu’il limite l’efficacité des politiques monétaires (notamment en période d’encadrement du crédit), il supporte un risque important de mauvaise allocation des capitaux, il est générateur de faillites en chaînes pour les firmes qui y recourent.)

Les facteurs qui sont à l’origine de ce phénomène sont mal connus. En dépit de ses enjeux économiques et de l’intérêt politique qu’il a tôt suscité, le CIE n’a fait l’objet de recherches scientifiques que tardivement, dans un champ strictement économique et les résultats restent partiels et débattus.

Ce sujet s’inscrit dans l’actualité. Lors du vote de la  loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, un amendement voté par les parlementaires a autorisé les entreprises à pratiquer des opérations de crédit avec d’autres entreprises partenaires, y compris lorsqu’il n’y a pas de lien de capital entre ces entreprises. Amendement qui supprime donc toute entrave au crédit inter-entreprises (jusque-là celui-ci était réservé aux délais de paiement pour fournitures, aux avances sur commandes et aux crédits entre filiales de groupes).

Programme

9 mars

9 h 00  – café d’accueil

Matinée – 9 h 30-13 h 00

Ouverture par Anne-Héléne Roignan, directrice générale de l’IGPDE

Présidence : Sabine Effosse (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense)

Introduction : Les crédits inter-entreprises en Europe occidentale : approche comparative (1980-2010), Michel Lescure (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense, IDHES-Nanterre)

Crédit inter-entreprises et firmes multinationales : le cas de Saint-Gobain en Allemagne de 1945 à 1970, Jean-François Eck (Université de Lille 3)

10 h 45-11 h 00 – Pause

  • Organiser le crédit : Modes de financement inter-firmes dans l’industrie allemande de l’entre-deux-guerres (années 1920 et 1930), Boris Gehlen (Université de Bonn) et Christian Marx (Université de Trier)
  • Le crédit inter-entreprises à l’épreuve de la crise : le cas du monde automobile en France au XXe siècle, Jean-François Grevet (Université d’Artois)

12 h 30-13 h 00 – Discussion générale

Après-midi – 14 h 30-18 h 30

Présidence : Patrick Fridenson (EHESS)

  • Le crédit inter-firmes dans l’Europe méditerranéenne. Les entreprises grecques de commerce et de navigation du local au global (fin XIXe siècle-fin XXe siècle), Gelina Harlaftis (Université de Corfou)
  • La structure financière des grandes firmes italiennes : banques, marchés et financements inter-entreprises (1950-1980), Fabio Lavista (Université Bocconi) et Giandomenico Piluso (Université de Sienne)

16 h 00-16 h 15 – Pause

  • Relations inter-entreprises et financement des industries françaises de matériel hydraulique (XIXe-XXe siècle), Anne Dalmasso (Université de Grenoble)
  • Le crédit inter-entreprises en France pendant les Trente Glorieuses, Michel Lescure (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense, IDHES-Nanterre)

17 h 45-18 h 30 – Discussion générale

10 mars

Matinée – 9 h 30-13 h 00

Présidence : Jean-François Eck (Université de Lille 3)

  • Le capital liquide : le crédit inter-entreprises entre les brasseries et les restaurants en Suède, Anders Ögren (Université de Lund)
  • Un art oublié, les effets financiers : comment les chantiers navals britanniques ont-ils été financés ? Michael Moss (Université de Glasgow)

11 h 00-11 h 15 – Pause

  • S’équiper sans s’endetter : les pionniers du leasing en France (années 1950-1970), Sabine Effosse (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense)

12 h 00-12 h 30 – Discussion générale

Conclusions : Patrick Verley (Université de Genève).

Organisé par l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE) et le Comité pour l’histoire économique et financière de la France en partenariat avec l’IDHES- Nanterre (Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société, UMR 8533) et l’École doctorale « économie, organisations, société » avec le soutien du Crédit agricole et de la Société générale.

Lieu et modalités pratiques

Ministère de l’Économie et des Finances
Salle Bloch-Lainé
139, rue de Bercy 75012 Paris
M° Bercy ou Gare de Lyon.

Participation gratuite sous réserve d’inscription en ligne

Renseignements : recherche.igpde[@]finances.gouv.fr

Bourse de mobilité : co-encadrement de thèses en Irlande

L’Ambassade de France en Irlande souhaite développer et encourager les co-encadrements de thèses (ou cotutelles) entre laboratoires français et irlandais.

Elle propose des bourses de mobilité pour les doctorants dans tous les domaines afin de soutenir les initiatives.

La bourse est de 1000 € pour un séjour d’un mois minium. Elle peut être augmentée en cas de séjour plus long.

Les co-encadrements qui ne sont pas des cotutelles doivent être formalisés par la signature d’un accord ou d’une attestation mentionnant les deux encadrants (un français, un irlandais).

Contact unique :

Stéphane Aymard, PhD
stephane.aymard@diplomatie.gouv.fr
Attaché de Coopération Scientifique et Universitaire

Irlande