Archives de catégorie : Actualité de la gestion

Lutte contre les retards de paiement interentreprises

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La lutte contre les retards de paiement interentreprises change de braquet avec les premières amendes de plus de 500 000 € en application de la loi du 9 décembre 2016.

dgccrf

Les retards de paiement dans le viseur

Dans le cadre de ses contrôles du respect des délais de paiement interentreprises, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) a sanctionné au cours des derniers jours trois entreprises à des amendes d’un montant supérieur à 500 000 € :

  • 670 000 € pour CIMENTS CALCIA
  • 501 000 € pour FRANCE MANCHE
  • 500 000 € pour MMA IARD

Ces sanctions sont ainsi les premières à dépasser le seuil des 375 000 € qui constituait auparavant le plafond applicable en la matière.

La loi « Transparence » du 9 décembre 2016 a en effet relevé de 375 000 € à 2 millions d’euros le plafond de l’amende en cas de retards de paiement. Cependant, ce nouveau cadre n’est applicable que lorsque toutes les factures analysées par la DGCCRF ont été émises après cette date de promulgation de la loi.

Les contrôles devant porter sur un échantillon important de factures (par exemple, plus de 20 000 factures reçues sur une durée de 6 mois dans le cas de l’entreprise CIMENTS CALCIA), et étant donné le temps nécessaire pour analyser ces factures et permettre un échange contradictoire avec les entreprises concernées, le relèvement de ce plafond s’applique pour la première fois pour ces sanctions.

Garante de l’ordre public économique, la DGCCRF s’assure du respect des délais de paiement interentreprises par des contrôles réguliers. Ainsi, en 2018, 263 décisions de sanction ont été notifiées par la DGCCRF aux entreprises contrôlées, représentant un montant total d’amendes de 17,2 millions d’euros. Ces contrôles constituent une priorité d’action pour la DGCCRF, les retards de paiement étant susceptibles de provoquer des défaillances d’entreprises en fragilisant leur trésorerie, en particulier pour les PME.

« La lutte contre les retards de paiement interentreprises constitue un enjeu majeur pour le bon fonctionnement de l’économie. Les retards de paiement sont en effet à l’origine des difficultés de trésorerie d’une PME sur quatre et les privent de 19 milliards d’euros de trésorerie, selon l’Observatoire des délais de paiement. C’est inacceptable ! C’est pour ces raisons que j’ai demandé à la DGCCRF de poursuivre de manière déterminée ses contrôles des délais de paiement. Les premières sanctions de plus de 500 000 € viennent ainsi d’être prononcées. C’est un signal fort adressé aux mauvais payeurs : les sanctions prononcées seront dorénavant à la hauteur des dommages qu’ils induisent sur l’économie. »

Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances

COMALL, la plateforme qui met en contact des étudiants freelance avec des entreprises

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Proposer aux entreprises des prestations de qualité à un coût moins onéreux en les mettant en relation avec des étudiants freelance désireux de se professionnaliser, telle est l’idée de départ de Gilles et Anaïs Bellaloum, fondateurs de Comall. Lancée il y a moins d’un an, la plateforme recense des profils qu’elle met à disposition d’entreprises qui souhaitent gagner en notoriété et avoir recours à des compétences précises le temps d’un projet.

Comall, une startup française spécialisée

Face à une jeune génération autonome qui refuse le carcan imposé par l’entreprise traditionnelle, les recruteurs peinent à embaucher de nouveaux talents. En permettant à des étudiants d’enrichir leur expérience professionnelle et de réaliser des missions variées, Comall fournit un vivier de talents à l’entreprise en lui évitant un process de recrutement parfois rigide et long.

Ces étudiants freelance souhaitent de leur côté fidéliser leurs clients en effectuant un travail de qualité. Liés au domaine de la communication, du marketing, du webdesign, de la mode, de la photographie ou encore du graphisme, ils bénéficient du statut d’auto entrepreneur. Cette variété de profils représente un avantage certain pour les clients qui peuvent à la fois cibler un étudiant pour booster la productivité de leur entreprise dans le cadre d’une mission spécifique mais également recourir à plusieurs talents pour une mission plus globale. Ainsi, l’entreprise pourra avoir recours dans le cadre d’une même prestation à un photographe, un modèle, un community manager…

Le coût de la prestation représente également un avantage pour le client qui définit lui-même le montant de la rémunération et a donc l’opportunité de respecter ses budgets.

Comall atteindra déjà d’ici peu 5 000 talents et compte une quarantaine de clients, parmi lesquels des grands comptes, des PME et des TPE issus principalement des secteurs de la distribution, de la mode et de la communication. Afin de leur proposer un service irréprochable et de qualité, les 180 demandes d’inscription hebdomadaires que reçoit Comall sont scrupuleusement étudiées. Les étudiants sont présélectionnés en ligne puis au travers d’entretiens téléphoniques. Comall intervient en prenant en charge la relation entre les deux parties, à travers la facturation et le paiement en ligne et prélève une commission de 10% à 15%. Comall peut intervenir également, selon le type d’abonnement choisi par le client sur la plateforme, dans la recherche et la sélection de profils.

Comall, les ambitions d’une communauté de freelances ‘nouvelle génération’

En permettant aux entreprises d’avoir recours à des étudiants, contrairement à d’autres plate-forme avec des profils plus guéris, Comall propose une approche du monde du travail différenciante. La startup valorise le travail de ses talents en les accompagnant dans les premières étapes de la vie active et en leur proposant d’intégrer une communauté de freelances nouvelle génération.

 « La valorisation du travail des étudiants est au cœur de la stratégie de Comall. Grâce à la communauté Comall, ils peuvent se professionnaliser et revaloriser leurs compétences dans la suite de leur expérience, ce qui constitue un avantage concurrentiel lors de leur entrée dans la vie active. D’ici fin 2019, nous souhaitons d’ailleurs élargir notre offre aux professionnels afin de répondre toujours au plus près des besoins des entreprises » déclare Gilles Bellaloum, fondateur de Comall et de plusieurs autres entreprises.

Une présence sur l’ensemble du territoire national – Bien implantée à Paris, la startup souhaite également se développer en région, en nouant notamment des partenariats avec des écoles à Lyon, Marseille, Lille et Toulouse. Pour ce faire, un responsable de communauté sera recruté très prochainement afin de devenir, dès le mois de juillet l’ambassadeur de Comall en régions auprès des entrepreneurs et des écoles.

A propos de Comall

Comall est la plateforme de mise en relation entre freelances nouvelle génération et entreprises pour leurs besoins en image, communication et marketing. Fondée par Gilles et Anaïs Bellaloum, elle propose une solution économique agile et créative, qui répond à la fois aux enjeux des étudiants et à ceux des entreprises. Comall collabore avec de nombreuses marques dans les univers de la mode, la food, l’hôtellerie, la communication et les médias, dont Pierre Hermé. Izipizi, Smallable, Hôtel National des arts et métiers, Jennifer, 3 Suisses et Agence WinWin…Par ailleurs, Comall est partenaire d’Axa Assurance dans le cadre de la protection sociale des étudiants et de leur assurance.

Plus d’infos sur : comall.work

Double diplôme Guanghua School of Management et ESSEC Business School

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L’ESSEC Business School et Guanghua School of Management à Pékin lancent un double diplôme qui sera proposé à compter de la rentrée de septembre 2020 aux étudiants du programme Global BBA de l’ESSEC. L’initiative fait partie du programme « Future Leaders » initié par l’Université de Pékin.

Guanghua School of Management

Deux années à la Guanghua School of Management

Chaque année, cinq étudiants ayant achevé leur 2e année du Global BBA de l’ESSEC à Cergy seront sélectionnés afin de poursuivre deux années d’études sur le campus de Guanghua. Enfin, ils reviendront à l’ESSEC pour un dernier semestre consacré au stage de fin d’études.

Ce partenariat permet à l’école de management française d’intégrer le programme « Future Leaders », conçu pour doter les dirigeants de demain des compétences nécessaires pour évoluer en toute confiance dans le monde des affaires en Chine. Les candidats seront sélectionnés sur dossier. Les étudiants retenus devront satisfaire des exigences académiques et avoir passé leurs deux premières années d’études sur le campus de Cergy. Ils bénéficieront d’un programme qui met l’accent sur les dynamiques économiques, politiques et de gestion en Europe et en Asie, et qui offre aux étudiants une riche combinaison de cours et d’apprentissage par l’expérience.

À l’issue de ce parcours unique, ils obtiendront le diplôme Bachelor of Business Administration de l’ESSEC Business School ainsi que le diplôme Bachelor of Arts degree in Management de Guanghua.

« Ce partenariat est une occasion unique pour nos étudiants d’interagir avec des camarades venus du monde entier, et de développer une compréhension fine des enjeux mondiaux auxquels est actuellement confrontée la Chine. Cette immersion augmente les possibilités d’apprentissage par l’expérience et permet d’obtenir les diplômes de deux institutions académiques prestigieuses ».

Propos de Hugues Levecq, directeur académique du programme Global BBA de l’ESSEC Business School

« L’initiative Belt and Road a donné une nouvelle signification à la mondialisation et l’Université de Pékin souhaite donner aux jeunes du monde entier la possibilité de poursuivre leurs rêves. En parallèle, nous voulons contribuer à enrichir l’enseignement supérieur ».

Propos de Hao Ping, président de l’Université de Pékin

Focus sur “L’effet Janus du contrôle interne”

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L’objectif de cette recherche sur le contrôle interne, réalisée par Tawhid Chtioui et Stéphanie Thiéry Dubuisson, est de montrer, à travers une revue exhaustive de la littérature sur le sujet, que maîtriser une organisation ne peut se limiter aux aspects formels du contrôle (hard controls) et que les aspects informels (soft controls) sont à la fois délicats à définir et complémentaires pour couvrir au mieux les risques.


Tawhid Chtioui

La structure de la recherche sur le contrôle interne

La première partie de cet article est consacrée à la définition et à la mise en place, parfois inflationniste, de strates de contrôles formels, ainsi qu’aux problèmes liés à l’ajout successif de ces réglementations. La seconde partie tente de définir ou, du moins, d’approcher, les aspects des contrôles informels, afin d’aboutir, dans une dernière partie, à la question de la nature de l’interaction entre les deux aspects du contrôle interne.

Tawhid Chtioui présente la recherche

* Étude par YouGov pour LinkedIn auprès de 1022 adultes en France du 12 au 14 février 2019 et a été réalisée en ligne. Les chiffres ont été pondérés et sont représentatifs de tous les adultes français (âgés de 18 ans et plus).