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Note d’orientation générale de P. Tapie, nouveau président de la CGE

Texte intégral, repris de la conférence de presse du 23 juin 2009, intitulé Début de présidence de la CGE

 

« Au moment où débute ma présidence de la CGE, je partirai de quatre grandes remarques et de cinq
convictions.

 

Remarques :

 

1 – Les enjeux de
l’enseignement supérieur, du développement des compétences et des qualifications, de la recherche et de l’innovation, n’ont sans doute jamais été reconnus comme aussi stratégiques qu’aujourd’hui
en France. Notre pays est entré dans le temps de l’économie de la connaissance : ceci est reconnu par tous. Dans ce cadre, la désaffection des élèves pour les études scientifiques, en
contradiction avec la demande de main d’oeuvre scientifique et technique qualifiée qui ne cesse d’augmenter, représente un défi national.

 

2 – La loi LRU apporte un
certain nombre d’avancées dans la responsabilisation des établissements d’enseignements supérieurs en donnant une plus grande marge d’autonomie aux établissements concernés, dont un assez grand
nombre de grandes écoles. Celles ci souhaitent s’engager résolument dans l’appropriation des nouveaux outils mis en place par la loi et souhaitent bénéficier des transferts de compétences
proposés. Les écoles concernées souhaitent un accompagnement positif et constructif de la tutelle dans la phase transitoire. Certaines résistances apparues récemment à l’application de la LRU ont
été surmontées, ce dont nous nous réjouissons pour tous les établissements de l’enseignement supérieur. IL faudra sans doute continuer à progresser sur le chemin de l’autonomie.

 

3 – De nombreuses
contre-vérités continuent à circuler au sujet des grandes écoles :

Les grandes Ecoles ne se limitent pas à quelques écoles historiques parisiennes mais sont réparties sur l’ensemble
du territoire

Il existe une recherche d’excellence dans les établissements de la Conférence des Grandes Ecoles.

Ces établissements représentent un flux de 25 % du total des docteurs diplômés chaque année en France, et plus de
50% de ceux diplômés dans leurs secteurs. Les laboratoires des écoles mobilisent des milliers de chercheurs et un certain nombre de ceux-ci font partie des fleurons internationaux de leurs
disciplines.

L’ouverture sociale est un souci constant des grandes écoles et leurs résultats, dans ce domaine, sont tout à fait
méconnus : Lorsque l’on observe les éléments comparables, à savoir les flux de diplômés à bac +5, les biais de sélection sociale sont identiques dans les écoles et dans les autres formations
diplômantes de ce niveau. C’est donc dans la capacité même des personnes et dans les orientations scolaires dont elles ont fait l’objet, qu’il faut rechercher les discriminants sociaux dont la
France est malheureusement dépositaire, mais non dans l’opposition stérile de systèmes de formation à l’enseignement supérieur.

Les grandes écoles correspondraient à un petit dispositif de formation, trop petit au regard des exigences
internationales. Il faut rappeler à cet endroit que les écoles délivrent un tiers de tous les diplômes de niveau master délivrés en France chaque année. Les Grandes Ecoles ont très rapidement mis
en place les différentes dispositions et organisations propres à l’espace européen d’enseignement supérieur souvent dénommé « processus de Bologne ». A ce jour elles ont réorganisé leurs cursus,
développé grandement la mobilité étudiante et enseignante, proposent un supplément au diplôme, intègrent l’international dans leurs projets stratégiques…

Si les acteurs individuels sont de tailles variables, la variété de ces tailles peut correspondre à la variété des
destinations professionnelles auxquelles préparent ces écoles. Des tailles moyennes permettent souvent une personnalisation des études et une relation aux PME plus difficile dans des institutions
de grande taille. L’enjeu d’aménagement du territoire est conséquent, et les écoles représentent souvent un élément catalytique de leur espace. L’ensemble des dispositifs des grandes écoles est
tout sauf petit en tant qu’acteur de l’enseignement supérieur en France, même si la question de la taille unitaire souhaitable pour les acteurs, selon les fonctions universitaires à accomplir,
est légitime.

Il est faux de dire qu’à l’étranger, seul un dispositif de grandes universités pluridisciplinaires serait la règle.
Il existe des universités scientifiques et technologiques de grande qualité regroupant seulement 2000 étudiants. De nombreuses business schools dans le monde sont petites et autonomes,
non inscrites à l’intérieur d’une grande institution universitaire ; elles peuvent regrouper quelques centaines d’étudiants et être mondialement célèbres. Nous ne sommes pas les seuls dans ce
type d’écoles qui, lorsqu’elles existent à l’étranger, correspondent souvent à des institutions d’élite. L’élite se caractérise davantage par l’intensité critique que par la masse
critique.

 

4 – La France ne sait pas
toujours reconnaître les atouts internationaux dont elle dispose.

L’intégration entre la formation universitaire et la formation professionnelle telle qu’elle est déployée dans les
grandes écoles, est enviée à l’étranger.

La France a su garder une haute sélectivité dans ses formations d’ingénieurs, ce qui n’est plus toujours le cas dans
les pays avancés ; en fait, seules l’Allemagne et la France continuent à être dans ce cas. Dans la plupart des pays, cette sélectivité s’applique à l’entrée dans l’enseignement supérieur (au
moins dans les Universités d’élite qui sont très souvent citées). Pratiquée par nos grandes écoles en France, elle conduit à un parcours de la réussite (en opposition à la sélection par l’échec
pratiqué dans les formations non sélectives, drame social des jeunes qui sortent du système scolaire sans aucun diplôme ni aucune qualification professionnelle).

Pour des formations au management, aux sciences et aux disciplines techniques, le dispositif classes préparatoires +
grande école manifeste une très grande pluridisciplinarité au regard de leurs équivalents internationaux. Pluridisciplinarité

entre de multiples sciences pour les écoles d’ingénieurs, enrichies de disciplines de sciences humaines et sociales.
Pluridisciplinarité entre histoire, philosophie, mathématiques et langues vivantes, comme socle des études des écoles de management grâce aux classes préparatoires.

Les grandes écoles françaises sont à la pointe mondiale du niveau d’exigence d’internationalisation imposé à chacun
de leurs étudiants.

Les grandes écoles vivent comme constitutive, dans une grande diversité de modèles, l’autonomie institutionnelle
inscrite au coeur de leur identité.

L’intégration entre les entreprises et les écoles, le lien avec l’emploi préparé par un enseignement renouvelé et
pertinent, est organisée dans les grandes écoles françaises d’une manière exemplaire au regard d’autres lieux internationaux. Si dans des modèles internationaux, les systèmes de financement par
des chaires du mécénat, sont mieux avancés qu’en France, en revanche, l’intégration des besoins des entreprises et des organisations publiques vers les projets pédagogiques eux-mêmes, est
exceptionnellement avancée dans les dispositifs des grandes écoles françaises. De même la recherche contractuelle et le transfert de technologie se sont considérablement développés dans ces
écoles ; on sait que ce point est névralgique dans notre pays.

 

Convictions :

 

1 – Les grandes écoles doivent
promouvoir ce qu’elles sont. Nous faisons de la recherche et il faut que ceci soit mieux connu des chercheurs les plus exigeants, y compris de l’Académie des Sciences. Il nous faut promouvoir à
l’étranger ce modèle de formation de mastère spécialisé qui représente un “post master degree” et qui, dans le contexte des évolutions de Bologne, constitue une opportunité remarquable,
en particulier en Europe. Les qualités de nos formations sont déjà perçues de l’étranger puisque nos grandes écoles accueillent des élèves en provenance du monde entier, qui ont fait le choix
positif de les rejoindre dans un marché très concurrentiel au niveau mondial. Leur choix conforte nos points de vue quant au positionnement stratégique et aux performances de ce modèle
d’organisation d’enseignement supérieur et de recherche.

Il nous faut mieux promouvoir à l’étranger le modèle de formation intégrée entre l’entreprise et l’institution
universitaire, le concept de stage correspondant à une originalité de nos formations, le mot français de « stage » représentant une richesse et une exigence pédagogique intégrée très supérieure à
la version anglaise « d’internship ».

Vis-à-vis des journalistes, nous devons mieux expliquer la diversité de nos écoles et de leurs projets, la richesse
de leur couverture du territoire et des milieux professionnels extraordinairement variés qu’elles servent, tant en termes de secteur que de taille d’entreprises.

Enfin, nous représentons souvent une étape importante de la chaine de valorisation du savoir dans le lieu de la
recherche technologique ou managériale. Cet espace est souvent mal organisé en France, voire inexistant. Il s’agit de faire reconnaître notre action.

Une information à jour et pertinente entre les écoles membres de la Conférence et la Conférence est indispensable
afin de disposer de données consolidées.

A partir de nos réalisations et de nos expériences, la CGE souhaite amplifier son action propre de benchmarking, de
think tank, de propositions pour notre pays, pour toutes les questions qui traitent de ses métiers tels que définis par les missions universitaires. Il nous faut mieux exprimer combien nous
préparons à des métiers variés, où tous les goûts et talents peuvent trouver leur place. Manifester notre connaissance des métiers, et l’ouverture de nos formations vers une diversité des
horizons professionnels que nous servons, représente sans doute une voie de progrès pour que chacun puisse se dire « vu mes goûts, pourquoi pas moi dans telle école ? »

Par ailleurs, toujours en ce qui concerne l’emploi, nous avons à banaliser l’entreprenariat. Pour la France, la
préparation d’un nombre croissant de jeunes à une culture de l’innovation, l’entreprenariat, la valorisation, la création d’entreprises, ce que nos écoles savent particulièrement réaliser,
représente un enjeu immense. D’autres pays savent mieux que nous créer de nouvelles entreprises qui en 30 ans rassembleront plus de 100 000 salariés : pourquoi cela serait-il impossible en France
? L’émergence de pays à main d’oeuvre qualifiée peu onéreuse, et la crise mondiale, nous obligent à inventer.

 

3 – Nous devons exiger pour
nous le respect des principes de la République. La discrimination du droit à agir en tant qu’acteurs universitaires, au regard du statut administratif des établissements, doit cesser.

L’ostracisme parfois subi dans certains PRES doit être dépassé.

Enfin, nous devons redresser, chaque fois que cela est nécessaire, les informations inexactes diffusées par erreur
ou omission.

 

4 – L’enjeu du mérite
républicain et de la qualification des personnes constitue notre enjeu collectif d’universitaires. L’enjeu plus large de la qualification des jeunes, et tout particulièrement des 150 000 jeunes
exclus aujourd’hui d’une qualification à l’issue de leurs études, ne peut nous être étranger. L’imagination pédagogique collective est mise au défi par ce drame de notre pays. Pourrions-nous
avoir l’ambition de nous y pencher ?

 

5 – Nos deux privilèges
fondamentaux que sont droit à choisir les étudiants et autonomie de la gouvernance, ne seront légitimes à long terme en France que dans un paysage apaisé de l’enseignement supérieur. Les
difficultés de tel type d’établissement constituent aussi une vraie difficulté pour les autres, dans les destins sont interconnectés. Il n’y pas d’opposition grande école/université, et
aujourd’hui, au regard des critères internationaux, de nombreuses « grandes écoles » sont devenues des « universités » quand un certain nombre « d’universités » sont devenues des « grandes écoles
».

Nous devons aider la France à dire la vérité sur son enseignement supérieur parce que ces prérogatives particulières
créent, pour nous, une obligation citoyenne. »

 

L’IAE Aix-Marseille fait la part belle aux femmes

Alors que la Journée de la Femme – de toutes les femmes – aura lieu le mercredi 8 mars 2017, l’IAE Aix-Marseille rappelle être un pionnier particulièrement actif de la parité homme-femme dans l’univers de l’enseignement supérieur du management. Depuis 3 ans, l’Établissement a pris plusieurs initiatives pour féminiser ses 3 instances de gouvernance : Conseil d’administration, Comité de Direction, Comité Exécutif.

Les femmes responsables

Pour Virginie de BARNIER, Directrice de l’IAE Aix-Marseille : « Quand j’ai pris la direction de l’Établissement, en septembre 2013, notre Conseil d’Administration comptait seulement 8 femmes sur ses 26 membres. Aujourd’hui nous avons atteint la parité puisque notre CA est composé de 13 hommes et de 13 femmes. Je rappelle que l’IAE Aix-Marseille est porteur d’une vision éthique et sociale du management. Peut être plus que les hommes, les femmes partagent cette démarche responsable ».

L’IAE Aix-Marseille a aussi féminisé sa gouvernance opérationnelle : le Comité de Direction et le Comité Exécutif sont composés à 80% de femmes.

Et Virginie de BARNIER d’ajouter : « La plupart des Business Schools françaises privées ont peu de femmes dans leurs instances de gouvernance. Elles se privent de compétences, de savoir-faire, de créativité et de différentiation. Pour paraphraser Aragon, je le dit très clairement : la femme est l’avenir de l’enseignement supérieur en management ! ».

Et les étudiantes ?

Parmi les étudiants présents à l’IAE, les jeunes femmes (58% de l’effectif total) choisissent principalement les formations en Communication, en RH, en International Business et en marketing des services.

Proportion de femmes à l’IAE aix-Marseille
Personnel administratif 87% de femmes
Codir (Comité de direction) 80% de femmes
Comex (Comité exécutif) 80% de femmes
CA (Conseil d’Administration) 46% de femmes
Cergam research advisory board 33% de femmes
Strategic advisory board 20% de femmes
Professeurs permanents 43% de femmes
Effectif étudiants 58% de femmes

Diplômés 2014 : différences Hommes / Femmes

FemmesHommes
Inscrits0,5545%
Salaire30K€32K€
Salaire avec bénéfices32K€40K€
taux d’emploi93%95%
Durée de recherche100 % 6 mois100 % 6 mois
CDI72%81%
vivent à l’étranger22%19%
Paris31%29%
PACA31%44%
continuing studies3%2%
Secteur :
Audit7%6%
Banking8%12%
Commerce13%6%
Communication11%8%
consulting5%8%
Engineering16%22%
Master :
Audit48%52%
Communication83%17%
MG (Général)27%63%
MGIM (Management de projets innovants)61%39%
IMMIT51%49%
RH96%4%
GSI (science de l’informatique)11%89%
IB (International Business)67%23%
MFI (Finance)47%53%
MBM (Marketing)48%52%
MAS (Marketing des services)62%38%
CDG (Finance)48%52%

femmes

Jérôme Rive, élu Président du Réseau des IAE

Jérôme Rive, Directeur de l’IAE Lyon, devient le 12ème Président du
Réseau des IAE suite à son élection, ce mercredi 13 Juin 2012, lors du Congrès des IAE à Poitiers.

Un nouveau Président pour le Réseau des IAE
Maître de conférences en Sciences de Gestion, Jérôme Rive, 39 ans, est titulaire d’un doctorat et d’un DEA en Sciences de Gestion de l’IAE Lyon (Université
Jean Moulin – Lyon 3). Responsable pédagogique du programme «Management et Affaires Européennes» entre 2001 et 2008, il entre au Conseil d’Administration de l’IAE Lyon en 2002, année où il
devient également adjoint au directeur en charge des activités internationales. En 2008, il entre au CA de l’Université Jean Moulin et devient également responsable de la zone pacifique du
service des relations internationales de Lyon 3.
Il est élu Directeur de l’IAE Lyon en Juin 2008 et rejoint le bureau du Réseau des
IAE en Juin 2009 en tant que Vice-président Communication et Développements internationaux et correspondant du Réseau des IAE dans le groupe EQUAL (European Quality Link).
Jérôme Rive succède à Pierre Louart, qui a présidé le Réseau durant deux mandats, de 2006 à 2012.
« Je crois profondément au modèle des IAE, dans une période marquée par de profondes mutations structurelles, je souhaite le
défendre et y consacrer de l’énergie »
a précisé Jérôme Rive aux Directeurs des IAE à l’issue de l’élection ce mercredi 13 Juin à
Poitiers.

Les IAE, unis dans la promotion de leur modèle reconnu de « Business Schools » au sein des universités
françaises
C’est avec un profond attachement aux valeurs portées par les IAE que Jérôme Rive s’attachera durant les 3
prochaines années à faire partager sa vision du Réseau des IAE. «
Tout en constituant un espace d’innovation pédagogique et de réflexion
sur les pratiques de management et de gestion, le Réseau des IAE doit être un interlocuteur proactif et d’influence des instances nationales et européennes de régulation de l’enseignement
supérieur et de promotion du management
» précise Jérôme Rive.
La vision
défendue participe également d’une volonté de soutien et d’accompagnement des directions des IAE dans leurs missions et leurs diversités, sur la base d’un socle commun de valeurs partagées.
Enfin, le Réseau renforcera son rôle de représentation internationale et de promotion des activités des IAE.
Dans une période marquée
par de profondes mutations structurelles, tant du paysage universitaire français, que du secteur de la formation et de la recherche en management, les IAE s’affirment comme des acteurs centraux
de l’enseignement supérieur français. En créant de nombreux liens entre formation, recherche et mise en pratique de gestion, ils répondent à la multiplicité des demandes sociales et des besoins
des entreprises, tout en interrogeant et créant du sens.
Unis dans la démarche de certification qualité Qualicert à l’échelle
nationale, et pour certains dans des projets aboutis ou en cours d’accréditations internationales, les IAE sont un exemple et un gage de l’excellence d’un enseignement supérieur assurant ses
missions de service public.

Une nouvelle équipe pour porter collectivement ce projet et affirmer les IAE comme la marque des sciences
de gestion dans l’Enseignement Supérieur public français

Afin de mettre en oeuvre la stratégie visée, un nouveau bureau a été élu :

– Arnaud Thauvron – Vice-président « Développement, Stratégie et Formation
»
Maître de conférences, Arnaud Thauvron est Directeur de l’IAE Gustave-Eiffel (Université Paris-Est Créteil) depuis 2006 et
est responsable des Masters Gestion de Patrimoine et Gestion de Portefeuille. Il y enseigne la finance. Ses travaux portent sur l’asymétrie d’information et la performance à long terme des
opérations financières ainsi que sur l’évaluation d’entreprise. Il était Vice-président Accession aux IAE du Réseau des IAE depuis Juin 2009.

– Laurent Bironneau – Vice-président « Qualité et Accréditations » et
Trésorier
Maître de conférences, Laurent Bironneau est Directeur
de l’IGR-IAE de Rennes
(Université de Rennes I) depuis novembre 2008. Il est co-responsable du Master 1 Comptabilité, contrôle, audit
en apprentissage. Chercheur au Centre de Recherche en Economie et Gestion (CREM), UMR CNRS, ses recherches portent sur la gestion des systèmes de production et l’optimisation de la chaîne
logistique globale (pilotage des flux) et l’intégration des systèmes d’information. Il était Vice-président Formation et Trésorier du Réseau des IAE depuis Juin 2009.

– Grégory Wegmann – Vice-président « Activités Internationales »
Maître de conférences – HDR, Grégory Wegmann est Directeur de l’IAE de Dijon
(Université de Bourgogne) depuis Janvier 2012. Ses enseignements et travaux de recherche portent sur le contrôle de gestion. Il est depuis mai
2012 Vice-président du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire de l’Université de Bourgogne. Il est rattaché au LEG, Laboratoire d’Economie et de Gestion, UMR CNRS 5118. Il a durant
plusieurs années exercé la fonction de responsable des relations internationales pour l’IAE de Dijon et a été Attaché de coopération universitaire près le Consulat Général de France à Shanghai de
2009 à 2011.

– Isabelle Barth – Déléguée à la Recherche
Professeur des Universités, Isabelle Barth est Directrice Générale de l’EM Strasbourg
(Université de Strasbourg). Après 10 années passées en entreprise à des postes de développement commercial, Isabelle Barth a rejoint
l’Université en 1994. Sa carrière s’est déroulée au sein de 4 universités où elle a toujours assuré des responsabilités et mené des projets de développement. Avant d’être nommé Directrice
Générale de l’EM Strasbourg, elle y était directrice de la recherche depuis septembre 2008. Ses travaux de recherche actuels s’organisent autour de trois thématiques principales : le management
commercial, le management de la diversité et les comportements émergents de consommation.

– Fabrice Le Vigoureux – Chargé de mission « Enseignement à distance »
Maître de conférences HDR, Fabrice Le Vigoureux est Directeur de l’IAE de Caen
(Université de Caen) depuis 2003, au sein duquel il a développé une offre importante de programmes de Management en e-learning. Au sein du
laboratoire NIMEC, ses travaux de recherche portent sur la propriété et les stratégies des entreprises de taille moyenne, notamment familiales. De 1999 à 2012, Il a été successivement membre du
conseil d’administration et du conseil des études et de la vie universitaire de son Université.

– Sarah Lempereur – Directrice Exécutive
Après 5 années passées en entreprise dans des missions de Communication et de Ressources Humaines au sein d’un groupe leader de l’agro-alimentaire, Sarah
Lempereur a rejoint le monde universitaire en 2009 au sein du Réseau IAE où elle occupait jusqu’à présent le poste de Responsable Relations Publiques et Partenariats.

Le MBA Tournament fête ses 20 ans, sur le campus HEC, du 13 au 16 mai

La 20e édition du MBA Tournament, organisé par le MBA d’HEC, avec le soutien de Nike,
Lacoste, L’Oréal, Vivendi et Sportalise, aura lieu sur le campus du 13 au 16 mai. A l’occasion de cet anniversaire, HEC Paris accueillera, le 15 mai, 10 doyens des prestigieuses business schools
européennes participantes* lors de la cérémonie de remise des prix.

Compétition sportive de haut niveau fondée en 1990, le MBAT réunira cette année environ 1500
participants de 70 nationalités venant des plus prestigieux MBA européens, qui s’affronteront lors de 21 épreuves collectives et individuelles. Entièrement organisé et géré par les participants
du MBA d’HEC, le MBAT fait partie intégrante de la formation au leadership et au travail en équipe proposée par le programme.

Valérie Gauthier, Directeur Délégué du MBA, se félicite de cette 20e édition. « La conception et
l’organisation de cet événement sur 3 jours permettent de transposer à échelle réelle les notions de leadership enseignées lors de notre programme ‘Visions of Leadership’. Ce 20ème
anniversaire du MBAT promet d’être un moment inoubliable de rencontres sportives, d’amitié et de dépassement de soi dans un esprit que nous appelons ‘coopetition’
».

Anne-Reine Lapeyre et Dan Harrison, étudiants coordinateurs de cette édition, mettent en
avant les valeurs de fair play, de coopération et de réussite afin que le MBAT continue à être l’événement phare du calendrier des business schools internationales. Selon Anne-Reine Lapeyre,
« Le MBAT est la seule opportunité pour les étudiants des meilleures institutions mondiales de se retrouver dans un contexte autre que les études.
Nous encourageons l’esprit d’équipe et la mise en relation des futures générations de leaders pour qu’ils fassent travailler leurs muscles et partagent leurs idées
».

Cette 20ème édition du MBAT sera un événement ‘zéro carbone’. Pour l’ensemble de
l’événement, les participants émettront environ 200 tonnes de dioxyde de carbone. Toutes les émissions dues aux déplacements (par avion, train ou voiture) des étudiants pour le MBAT ainsi que
pendant l’événement seront compensées par l’achat de ‘crédits carbone’.

 

* Ecoles participantes :

Cambridge Judge Business School, Cass Business School, Cranfield School of Management, ESADE, HEC Paris, IE Instituto do
Empresa
,  IESE, IMD, Lancaster University of Management School, London Business School, Manchester Business School, Oxford Said Business
School, RSM Erasmus University, SDA Bocconi.

 

Plus d’informations sur le MBAT 2010 :

http://www.mbat.org

 

Pour visionner la vidéo officielle du MBAT 2010 :

http://www.youtube.com/hecmbat

Motion sur le projet de loi sur “l’organisation de la nouvelle université”

Les 30 directeurs d’IAE adoptent une motion par rapport au projet de loi sur « l’organisation de la nouvelle université »

« Le réseau des IAE considère favorablement le projet de loi sur l’organisation des universités. Ce projet contient des propositions
qui permettront aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche d’accomplir leurs missions dans un contexte international très compétitif. Mais la réforme de la gouvernance doit s’accompagner de dispositifs d’incitation favorisant les initiatives, les compétences et les responsabilités.
Parallèlement, il importe que les universités s’orientent vers une organisation interne à partir de « centres de résultats ». Leurs
écoles ou instituts doivent pouvoir exprimer librement leur spécificité, au service de l’ensemble, en lien étroit avec les impulsions et la coordination stratégique des équipes dirigeantes. Les
logiques internes de contrôle ou de bureaucratie doivent s’adapter à la nouvelle gouvernance, en laissant aux composantes qui ont fait leurs preuves le pilotage de leur relation avec les environnements qu’elles sont les seules à maîtriser. Partout dans le monde, les universités qui fonctionnent le mieux travaillent en réseau, jamais selon des modèles centralisateurs d’organisation. Leurs sous-ensembles se comportent comme des pôles stratégiques en relation ouverte avec la politique générale.
Pour répondre à leur spécificité, les IAE doivent avoir une forte autonomie, au même titre que les Instituts d’Etudes Politiques, auquel le pionnier en prospective qu’était Gaston Berger les avait comparés. Dans le cadre du projet de loi, cela implique de garantir et de clarifier leurs marges de manœuvre en matière d’effectifs, de
choix pédagogiques et de recherche, d’administration et de gestion budgétaire.
Cette autonomie est nécessaire pour diverses raisons. Tout d’abord, les IAE sont confrontés à une concurrence internationale très forte. De plus en plus, ils doivent interagir avec des écoles de commerce ou des business schools universitaires aux marges de manoeuvre élevées. Pour se confronter à elles, pour coopérer avec elles sur un pied d’égalité, ils ont besoin d’être reconnus comme des personnalités morales ayant un pouvoir de convention ou de contractualisation. Leurs directeurs ont d’ailleurs l’habitude des responsabilités.
Depuis l’origine, ils sont élus et évalués dans leurs actions par des CA similaires à ceux que propose le projet de loi pour les universités.
Historiquement, cette autonomie a permis aux IAE de prendre beaucoup d’initiatives heureuses et d’être des pionniers de la professionnalisation universitaire : à travers la double compétence, l’adaptation aux métiers, les formations continue ou l’apprentissage. Grâce à cette autonomie, ils ont pu construire des parcours
élaborés de façon étroite avec les milieux professionnels. Aujourd’hui encore, cela leur vaut d’être considérés comme des modèles d’insertion pour les étudiants. En lien avec leurs universités,
les IAE ont aussi déployé de nombreuses relations et formations à l’international. Ils ont contribué massivement à la création et au développement des sciences de gestion. Sources majeures de
publications de recherche en management, ils y forment le plus grand nombre des jeunes chercheurs.
En matière de professionnalisation, les IAE peuvent aider et conseiller leurs universités. Porteurs de la recherche universitaire en sciences de gestion, ils doivent être les garants des labels « gestion » et « management », en rassemblant avec eux ceux qui s’intéressent aux liens entre le management et les autres sciences. Pour un développement coordonné de leur discipline, il convient qu’ils participent à la coordination des enseignements qui relèvent des sciences de gestion dans tous les masters des universités.
L’autonomie des IAE les a conduits à des rapports étroits et proactifs avec les milieux économiques les plus divers. Proches des entreprises de grande taille, les IAE ont aussi orienté leurs qualités de service public vers des besoins managériaux en émergence. Leur spécificité institutionnelle, leur notoriété, leur potentiel à contractualiser sont des atouts essentiels, par exemple, pour le développement des PME ou la création d’entreprise, l’intervention dans les pôles de compétitivité, le soutien des organisations publiques et territoriales, la gestion du social, de la culture, de la communication, de l’éducation, du sport ou de la santé.
Forts de leur expérience, formateurs chaque année de 40 000 étudiants, les IAE doivent apporter leur compétence, leur énergie et leurs initiatives au déploiement de l’université française. Ils le feront d’autant mieux qu’ils auront les ressources institutionnelles de leurs ambitions. »
Les membres du réseau des IAE :
Alain GED (AIX), Bernard CHRISTOPHE (AMIENS), Serge EVRAERT (BORDEAUX), Christian CADIOU (BREST), Fabrice LE VIGOUREUX (CAEN), Jean-Pierre VEDRINE (CLERMONT FERRAND), Jean-Marie PERETTI (CORTE), Arnaud THAUVRON (CRETEIL), Samuel MERCIER (DIJON), Edwige LAFORET (GRENOBLE), Michel BOYER (LA REUNION), Gilles GUYOT (LYON), Etienne BAUMGARTNER (METZ), Eric STEPHANY (MONTPELLIER), Mohamed BAYAD (NANCY), Fabrice CLERFEUILLE (NANTES), Jacques SPINDLER (NICE), Sandra RIMBERT (ORLEANS), Jérôme CABY (PARIS), Jean-Jacques RIGAL (PAU), Cyrille MANDOU (PERPIGNAN), Evelyne LANDE (POITIERS), David ALIS (RENNES), Gérald ORANGE (ROUEN), Alain SCHATT (STRASBOURG), Robert PATUREL (TOULON), Hervé PENAN (TOULOUSE), Franck BRILLET (TOURS), Anne Fabienne DUBROEUQ (VALENCIENNES). Pierre LOUART (LILLE), Président du réseau.

n°305 – Lyssenko est de retour !

Lyssenko est de retour !

par Philippe Naszályi – Directeur de La RSG

consulter sommaire
Philippe Naszalyi LaRSG Stratégies et innovations

Il n’est pas certain que ce retour-là, contrairement au retour de Michaël, tant attendu dans la chanson de la regrettée Rika Zaraï, nous incite à chanter « alléluia[1] » ! Ceux qui lisent nos éditoriaux depuis quelques années, savent que nous ne manquons jamais de mettre en parallèle, la logique qui inspirait les régimes de derrière le « rideau de fer » et celle qui porte le néolibéralisme, plus ou moins monétariste, qui prend son inspiration en Ayn Rand (1905-1982). Le même matérialisme fondateur, tient pour rien l’Homme et ses aspirations spirituelles !

Ces derniers temps, le scientisme dont nous évoquions le retour[2] a tendance à profiter de la crise pandémique pour s’épanouir dans la caste « Mba-isée » que fustigeait H. Mintzberg et qui tient les rênes des différents états. Il faut ne rien connaître à rien pour s’étonner ou s’émerveiller qu’ils appliquent, sauf très rares exceptions, les mêmes politiques autoritaires, inspirées par la peur et la certitude d’appartenir aux « élus » puisqu’ils sont formés sur ce même modèle désincarné ! Ils se sont adjoint, depuis la pandémie, une coterie de Diafoirus, plus ou moins galonnés, parfois au passé prestigieux, mais « la vieillesse est un naufrage[3] », disait déjà le Général ! Quelques carriéristes, et ce mot est aussi bien féminin que masculin, quelques chevaux de retour, quelques « utilités » du moins pour elles-mêmes, et l’on vous bâtit un « conseil scientifique » qui va à peu près, tout dire et son contraire, depuis mars 2020, avec la docte suffisance que garantit la méconnaissance des choses et des gens !

Lyssenko est bien de retour !

Car rappelons-le, le biologiste soviétique qui inspira les théories les plus absurdes ne détruisit pas seulement la génétique soviétique et celle des malheureux pays satellites, mais il fut considéré comme un maître par nombre de sommités scientifiques en Europe de l’Ouest et tout particulièrement en France[4] ! Notre malheureux pays est donc doté d’une prédisposition naturelle à considérer que l’idéologie est plus importante que les faits ! Imposer la science prolétarienne à la science bourgeoise, c’était une belle victoire y compris au CNRS dans les années 1950. La biologie « progressiste et matérialiste », pouvait enfin triompher de la « réactionnaire », idéaliste et mystique ! Car évidemment, s’il y a victoire, il y a donc vainqueurs et vaincus ! Depuis mars 2020, nous avons tous assisté à ces débats, ces combats, ces invectives, ces condamnations définitives voire ces mises-à-mort de celui qui ne pense pas comme la meute, de ceux que l’ « on » a appelés les « experts » ! Les populations ébahies, ont ainsi découvert que le monde de la science n’est pas un long fleuve tranquille, que les « médecins » dont ils pensaient que leur premier but était de les guérir ou du moins de les soigner, ne connaissant pas ce nouveau mal, prenaient des positions très personnelles, et pour le moins, dominantes et autoritaires voire pire sur les contemporains qui les écoutaient avec stupéfaction, étonnement ou effroi. Parfois, si l’on croit les vaticinations de ces nouvelles Pythies que sont ces instituts de sondage, c’est même la soumission qui a répondu : « Punissez-moi plus, et surtout punissez plus mon voisin indocile que je vous dénonce, pour que nous soyons sauvés de ce mal » ! Encore que l’on ne soit même pas sûr que c’est « nous », mais bien plutôt « je » sois sauvé, qu’il faudrait écrire tant « la vertu d’égoïsme[5] » ou « l’égoïsme rationnel » contre « l’altruisme », qui fonde la thèse néolibérale, a façonné les modes de comportements individualisés à l’extrême par la segmentation marketing qui nous a même valu le vainqueur de la dernière élection présidentielle française. Imposer à l’autre le silence est bien ce qui prévaut et a, prévalu depuis quelques mois. La nouveauté est que cela se passe c oram populo et non plus seulement dans le silence des « labos » et le secret des salles de conseil plus ou moins feutrées des universités et institutions de recherche, où le poignard dans le dos et l’ostracisme sont depuis longtemps un jeu quotidien entre « chers collègues » ! Pour corser le tout, et pour bien ressusciter les pratiques de Lyssenko, le pouvoir politique s’est bien engagé dans cette opération où le traditionnel « caviardage » de la presse, habituel en temps de guerre, est remplacé par un matraquage gouvernemental destiné à décrédibiliser toute voix discordante ! Qui n’a pas entendu, la Porte-parole du Gouvernement ou le ministre de la Santé, user de l’argument de l’autorité sanitaire pour fustiger les porteurs de masque, qui n’a pas entendu le Directeur Général de la santé déclarer devant le Sénat que le masque en extérieur ne sert à rien, n’a pas compris combien a été instrumentalisée la connaissance scientifique pour justifier des politiques insanes. Bien plus, à l’injure verbale contre tous ceux qui estimaient qu’il existe une autre voie, s’est doublée, non pas de la conduite au Goulag, mais de l’interdiction de prescrire voire d’exercer sa responsabilité hospitalière car les laquais administratifs sont souvent plus cruels que les maîtres. Jamais, on n’avait vu un ministre s’emparer d’un article qu’il n’avait certainement pas lu, pour ordonner au Haut Conseil en Santé publique de proposer « sous 48 heures une révision des règles dérogatoires de prescription » de divers traitements comme l’hydroxychloroquine quelqu’opinion qu’on puisse avoir sur l’efficacité de ce traitement[6] ! Faire taire un confrère plus brillant que soi en se fondant sur ce qui est apparu comme une farce scientifique, aurait dû conduire le même ministre et ses affidés à la démission honteuse, mais pas si l’on comprend ce qu’est l’esprit lyssenkiste qui prévaut désormais avec le scientisme ambiant dans notre pays qui n’a rien à envier aux tentatives d’encadrer la recherche médicale qu’on a vu se développer sous Trump. La même idéologie scientiste et répressive produit toujours les mêmes politiques qui imposent au nom d’idéologies politiques, économiques et parfois religieuses, un embrigadement de la recherche, une persécution des « dissidents » et au final une forme d’arriération mentale qui ne favorise ni l’innovation, ni la science, ni le progrès humain. « Le phénomène Lyssenko est un exemple extrême de la perversion de la science par l’idéologie, souvent avec l’assentiment de la communauté scientifique. Est-il aussi certain que ce type d’événement ne puisse arriver aujourd’hui ? » est la question que posait en 2005 Michel Garbarz[7]. À l’évidence, 2020 vient de lui apporter une réponse dans le champ d’expertise qui est le sien et qui gère désormais nos vies, et même parfois nos pensées : le secteur sanitaire !

La gestion sous influence des règles et normes sanitaires, voilà bien ce qui est nouveau et devrait susciter nombre de recherches. Pour le moment, nous marquons notre résistance à la pensée serve et affirmons notre conviction que la recherche doit être libre, en consacrant le dossier liminaire qui invite à « Repenser l’organisation » et en dédiant un cahier spécial à « l’entreprise libérée ».

Repenser l’organisation avant, deviendra plus qu’un objectif à l’issue de la Crise de la Covid-19.  « Changement organisationnel innovant et institution publique » ouvre notre réflexion grâce à Laurie Marrauld, Claude Sicotte de l’EHESP et Stéphane Bourez de l’Institut Curie, et traite évidemment des systèmes de santé publique. La crownd delivery est un enjeu déterminant de l’organisation de ce dernier kilomètre avant le client final. Le confinement a rendu plus actuel encore de s’interroger sur la livraison. Cette innovation à développer, est traitée dans l’article qu’Oumalma Belhaj et Gille Paché consacrent à « une lecture collaborative de la logistique ». Repenser l’enseignement du management : 10 ans après sa publication, les Français vont-ils (enfin) lire le rapport Carnegie ? est la question que pose à juste titre Yoann Bazin aux institutions d’enseignement afin d’engager des réformes solides et d’avenir !

Remercions enfin, les professeurs Annabelle Jaouen et Sylvie Sammut de l’Université de Montpellier d’avoir animé et dirigé la publication du cahier sur « l’entreprise libérée » ! Comme elles, nous pensons que « l’adoption de l’entreprise libérée exige une transformation majeure des pratiques traditionnelles de l’entreprise » et qu’il nous faut trouver « comment l’on peut éveiller, dès les bancs de l’université ou des business schools, les futurs managers à devenir des leaders libérateurs ».

Voilà sans doute l’un des moyens d’éviter, du moins dans notre domaine, le retour de Lyssenko !


1. « Michaël », paroles et musique de Jacques Plante (1963), chanson interprétée par Rika Zaraï, (1938-2020) https://www.youtube.com/watch?v=gUYDrVzKU8k

2. Naszályi Philippe, « Au secours le « scientisme » est de retour ! », La Revue des Sciences de Gestion , 2019/2 (n° 296), p. 1-2. DOI : 10.3917/rsg.296.0001. URL : https://www.cairn.info/revue-des-sciences-de-gestion-2019-2-page-1.htm

3. Charles de Gaulle (1890-1970), Mémoires de guerre , tome I, L’Appel , 1940-1942 (1954).

4. Walter Gratzer, The Lysenko affair : the eclipse of reason, Medecine sciences : M/S 21(2):203-6, march 2005,

5. The Virtue of Selfishness: A New Concept of Egoism, 19 essais de Ayn Rand et Nathanaël Branden, 1964.

6. Tweet d’Olivier Véran : « Suite à la publication dans The Lancet d’une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du Covid-19 dont l’hydroxychloroquine, j’ai saisi le HCSP pour qu’il l’analyse et me propose sous 48 heures une révision des règles dérogatoires de prescription » 23 mai 2020.

7. L’affaire Lyssenko, une éclipse de la raison, traduit par Michel Garbarz, https://www.erudit.org/fr/revues/ms/2005-v21-n2-ms870/010555ar/

HEC Paris à nouveau en tête du classement général

des “business schools” européennes du Financial Times 2009

 

Pour la 4e année consécutive, HEC Paris est en tête du classement général annuel des
“business schools” européennes, publié ce lundi 7 décembre 2009 par le Financial Times (sur 70 écoles listées). Il confirme ainsi l’excellence des
programmes diplômants et de formation continue d’HEC Paris.

Ce classement général est une synthèse des 5 “rankings” publiés chaque année par le Financial Times : le MSc/programme Grande Ecole (2e mondial, 1re business school classée), le MBA full time (29e mondial),
l’Executive MBA (2e mondial) et les programmes de formation continue (2me mondial pour les programmes sur mesure).

« Le classement général du Financial Times qui distingue tous les programmes d’HEC confirme le
bien-fondé de la stratégie de changement exprimée par la modernisation et le développement du campus HEC dans lequel s’investit la CCIP
»
commente Pierre Simon, Président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris.  

Cette première place confirme à nouveau la réussite
exceptionnelle des diplômés d’HEC grâce à l’excellence académique du corps professoral et à la véritable proximité de l’école avec les entreprises. 
En quelques années, HEC Paris est devenue une école de réputation mondiale, offrant à plus de
4.000 étudiants des parcours internationaux prestigieux ainsi que la possibilité de nombreux doubles diplômes en partenariat avec les plus grandes business schools mondiales.

« La
présence en France d’une école de management de réputation mondiale est un enjeu essentiel pour la compétitivité de notre pays et constitue un atout considérable pour nos entreprises. Le résultat
du classement du FT encourage l’ambition d’HEC Paris et souligne la gestion performante de son Directeur Général, Bernard Ramanantsoa et de l’ensemble de son équipe », 


ajoute Henri Proglio, Président du Conseil d’Etablissement d’HEC.

BeM et Esc Pau : naissance d’une dynamique régionale

Recomposition du paysage de l’enseignement supérieur avec la fusion des deux grandes écoles aquitaines : BeM (Bordeaux)
et le Groupe ESC Pau. Un processus validé par l’AG de la CCI Pau Béarn, le 2 mai 2012 et entériné par l’AG de la CCI de Bordeaux, présidée par Pierre GOGUET en présence de Patrick de STAMPA,
Président de la CCI de Pau Béarn, ce 15 mai. Prochaine étape, inscrire ce rapprochement dans la dynamique d’alliance BeM et Euromed Management (Marseille) qui figurent en bonne place dans les
écoles leaders sur un plan européen. De quoi changer radicalement l’environnement des business schools.

«Cette volonté régionale devrait renforcer notre présence dans le processus de fusion déjà bien engagé avec Euromed
Management»
explique Pierre GOGUET, Président de la CCI de Bordeaux qui rajoute «il s’agit de jouer la complémentarité et de capitaliser sur les spécificités des deux écoles, comme ont
su le faire, avec succès, nos homologues marseillais et toulonnais»
.

Ce nouvel axe Bordeaux/Pau et Biarritz en 2015 devrait contribuer à l’attractivité et au rayonnement des territoires et
faire de la région Aquitaine un véritable pôle d’excellence en matière de formation.

Une alliance au bénéfice des entreprises et des étudiants

Ce rapprochement «va permettre d’accroître fortement un ancrage sur le territoire tourné toujours plus vers les PME
pour répondre à leurs attentes de diplômés de qualité»
estime Patrick de STAMPA, Président de la CCI de Pau qui reprend «nous constituons ainsi un triangle d’or : Bordeaux, Pau et
Biarritz».

Par une approche pédagogique voisine et des intentions stratégiques comparables, cette fusion devrait augmenter le nombre
d’enseignants/chercheurs, renforcer la qualité de l’enseignement et surtout consolider un budget global qui ouvrirait des perspectives prometteuses.

Une situation actuelle qui évoluera rapidement à la hausse

BEM

ESC Pau

BEM/ESC Pau

BeM/ESC PAU/Euromed

Etudiants (TOTAL)

3 513

1 375

4 913

9 213

Enseignants-Chercheurs permanents

75

38

110

223

Budget (millions d’euros)

33

13

46

96

Partenaires internationaux

144

44

188

343

Accréditations

EQUIS, AACSB, AMBA

EPAS

EQUIS, AACSB, AMBA, EPAS

EQUIS, AACSB, AMBA

Campus

Bordeaux, Paris, Dakar

Pau, Fez, Bangalore et Biarritz (septembre 2015)

Bordeaux, Paris, Dakar, Pau, Fez, Bangalore et Biarritz (septembre 2015)

Bordeaux, Paris, Dakar, Marseille, Toulon, Marrakech, Shangaï-Suzhou, Pau, Fez, Bangalore, Biarritz (septembre
2015)

5 000 étudiants à BeM dès la rentrée 2014

Preuve de cette dynamique, la CCI de Bordeaux a engagé 40 M d’euros pour agrandir son école (bâtiment double de quelque
15 000 m²). Objectif : passer à 5 000 étudiants dès la rentrée 2014.

600 étudiants à Biarritz dès la rentrée 2015 qui s’ajoutent aux 1 467 étudiants présents sur le campus de
Pau

La CCI de Pau engage 20 M d’euros environ d’investissements (bâtiment de quelque 7 000 m2) pour renforcer son ancrage
territorial, sa notoriété internationale et ses partenariats importants avec l’Espagne.

Redistribuer les cartes dans le cercle international des Business Schools

Evoluer, s’adapter, mutualiser, gagner en visibilité et mieux déployer les ressources financières… telles sont les
motivations de cette fusion entre les deux business schools de Bordeaux et de Pau qui est un épisode complémentaire au processus de rapprochement entre BeM et Euromed Management intervenu le 16
janvier dernier.

Le Programme Grande Ecole de l’INSEEC couronné par l’association internationale AMBA

Par un courrier du 24 janvier dernier, l’International Accreditation Advisory Board de l’Association of MBA’s (AMBA) a décerné officiellement son prestigieux label au Programme Grande Ecole de l’INSEEC, pour une durée de 3 ans.

Le Programme Grande Ecole de l’INSEEC reconnu

Cette excellente nouvelle confirme la progression et la dynamique de l’INSEEC BS qui lui ont permis de satisfaire aux standards académiques internationaux les plus exigeants. En effet, l’INSEEC BS entre ainsi dans le cercle restreint des 10 établissements français en Management dont le programme Grande Ecole est accrédité par l’AMBA. Dans le monde, seules 2% des Business Schools ont déjà obtenu ce label international.

Le rapport d’accréditation a notamment salué :

  • la localisation des campus et la qualité des infrastructures
  • l’excellence et la diversité du corps professoral
  • les performances du centre de recherche
  • la professionnalisation des étudiants et la qualité du réseau des partenaires et anciens
  • le dynamisme et le potentiel d’innovation et de créativité de l’école

« L’AMBA a souligné des innovations pédagogiques récentes et particulièrement originales comme le Challenge Stratégie 360 ou le Programme Start-up Factory délivré sur les campus de Genève et San Francisco » se réjouit Catherine Lespine, Présidente du Groupe INSEEC.

Pour sa part, Rémy CHALLE, Directeur de l’INSEEC Business School, tient à souligner que « le travail fourni par les équipes pour l’obtention de cette accréditation se révèle un véritable levier managérial et permet de disposer d’indicateurs de qualité de formation très pertinents ».

Programme Grande Ecole de l'INSEEC

Tournoi Mondial de Rugby des Business Schools

Le campus HEC accueillera, du 7 au 15 septembre 2007, le 1er Tournoi Mondial de Rugby des
Business Schools créé et organisé par HEC et le Conseil Général des Yvelines. Il réunira les équipes de rugby de prestigieuses écoles et universités du monde entier, prolongeant ainsi l’événement
de la Coupe du Monde de Rugby 2007.

Cet événement a également reçu le soutien de la Société Générale, du cabinet Baker & McKenzie,
de la Fédération Française de Sport Universitaire, du Comité Ile de France de Rugby et de Jean-Pierre Rives qui souligne : « Le rugby
universitaire c’est tout ce que j’aime, le rugby vient de là, Oxford, Cambridge, etc., c’est l’idée que je me fais du rugby. Tout mon soutien et mes amitiés à HEC et au Conseil Général des
Yvelines pour ce projet
 ».

Les équipes d’HEC, Duke, Polytechnique, Bocconi, EM Lyon, Oxford, UCD (Dublin), Lisbonne, NUS
(Singapour), Louvain (liste non exhaustive), s’affronteront lors d’une quinzaine de matchs tout au long de la semaine, le match d’ouverture aura lieu le vendredi 7 et la finale le vendredi 14
septembre. De nombreuses animations ponctueront également cette semaine, placée sous le signe de l’amitié et de la compétition sportive (retransmissions de matchs de la coupe du monde de rugby,
soirées organisées sur le campus HEC et quelques visites).

Le 12
septembre, le Conseil général, en association avec le Comité Départemental de Rugby, fera participer les jeunes des Yvelines à cet événement international. Ils auront ainsi l’occasion d’être
sensibilisés à la pratique et aux valeurs de ce sport : solidarité, dépassement de soi et respect de l’autre. Cette action s’inscrit dans le programme « RugbYvelines » mis en place
en faveur des jeunes du département.

Les professeurs des meilleures Business Schools à l’IAE Aix-Marseille

30 professeurs des meilleures Business Schools de la planète ont rendez-vous le 8 janvier à l’IAE Aix-Marseille pour une semaine de séminaire sur les pratiques pédagogiques dans l’enseignement du management.

Lancé il y a 50 ans par Harvard Business School, l’International Teachers Programme (ITP) forme les Professeurs en Sciences de Gestion aux meilleures pratiques dans l’art d’enseigner.

ITP est un programme de perfectionnement à destination des professeurs, organisé par les Écoles internationales de gestion (ISBM), un groupe de douze écoles de gestion situées en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, soutenues par la Fondation européenne pour le développement de la gestion (EFMD).

Membres de l’ITP : CEIBS – China Europe International Business School, HEC School of Management, IAE School of Management, IMD Lausanne, INSEAD Business School, Kellogg School of Management, London Business School, Manchester Business School, New York University, Stern School of Business, SDA Bocconi School of Management, Stockholm School of Economics, Indian Business School of Business (HYDERABAD).

Enseigner le management aujourd’hui dans les Business Schools

Sur le campus de l’IAE Aix-Marseille, ces Professeurs découvriront donc les techniques d’enseignement de leurs collègues des autres Business Schools, ainsi que les avantages et inconvénients de chaque méthode.

Pour enseigner à la nouvelle génération d’étudiants, doit-on systématiser l’utilisation des technologies type smartphones et tablettes ? Doit-on revisiter la méthode des cas ? Comment constituer un groupe de travail homogène avec des étudiants venant de pays très différents ? Autant de sujets dont les participants débâteront.

Pour Carolina SERRANO, Maître de Conférence à l’IAE Aix-Marseille et Directrice académique du programme : « D’année en année, l’IAE Aix-Marseille progresse dans les palmarès. Dans celui du Financial Times, paru en septembre, nous étions classés 14ème école de management de France. Nos spécificités pédagogiques sont appréciées : des effectifs d’étudiants restreints, une pédagogie différenciée, personnalisée et proche du coaching. Et nous innovons, par exemple, en mettant nos étudiants hors de leur zone de confort, comme le stage chorégraphique animé par la Compagnie PREJLOCAJ. Dans des situations délicates, l’étudiant doit utiliser son intuition pour faire avancer les choses : un savoir faire qui lui servira quand il devra accompagner le changement en entreprise ».