Archives de catégorie : Actualité de la gestion

Sylvia PINEL a reçu les fédérations des auto-entrepreneurs

Sylvia PINEL, Ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, a reçu aujourd’hui à Bercy, l’Union des auto-entrepreneurs (UAE) et la
Fédération des auto-entrepreneurs (FEDAE) pour leur confirmer le lancement imminent de la mission d’évaluation du régime et préciser les mesures prévues dans le PLFSS 2013.
A cette occasion, la Ministre a rappelé que le relèvement des taux forfaitaires de cotisation des auto-entrepreneurs prévu dans le projet de loi de finances 2013 est une mesure d’équité qui vise
à rapprocher les niveaux de prélèvement sociaux des différents régimes de protection sociale. En effet, à niveau de revenu identique, il est pleinement légitime que les auto-entrepreneurs
contribuent au même titre que les autres acteurs économiques aux efforts de redressement des finances publiques. La Ministre a tenu à préciser qu’il s’agit là de mesures fiscales et sociales qui
ne modifient en rien la nature du régime, son articulation ou son fonctionnement.
Le taux des cotisations continuera d’être calculé sur la base du chiffre d’affaires et non pas sur le salaire [sic !], comme c’est le cas pour les travailleurs
indépendants.
Par ailleurs, les auto-entrepreneurs qui ne réalisent pas de chiffre d’affaires sur leur activité continueront à
bénéficier d’une exonération de charges et le montant de leurs cotisations restera proportionnel au chiffre d’affaires. La Ministre a réaffirmé que le gouvernement n’a pas l’intention de
supprimer le régime d’auto-entrepreneur. La mission confiée à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF) vise à dresser un état des lieux
objectif du dispositif pour l’améliorer et corriger ses dérives.
La mission évaluera le coût de ce dispositif pour les finances publiques et mesurera son impact réel sur la création d’entreprises. Elle abordera les facteurs qui conduisent à une concurrence
déloyale entre les auto-entrepreneurs et les artisans et formulera des propositions pour que l’ensemble des professionnels exercent leurs activités dans des conditions équitables. Elle
s’attachera également à proposer des mesures pour que les auto-entrepreneurs, dont beaucoup sont dans une situation de précarité, bénéficient d’une meilleure protection sociale. En outre, la
mission dégagera des propositions pour empêcher les pratiques frauduleuses, notamment le recours au salariat déguisé. Une large consultation va donc s’ouvrir avec les organisations
professionnelles, les associations d’auto-entrepreneurs mais aussi avec les parlementaires et les organismes consulaires.
La Ministre réaffirme ainsi sa volonté de poursuivre le dialogue avec l’ensemble des acteurs concernés. Les conclusions de la mission seront remises à Sylvia PINEL en décembre 2012.

Quels modèles économiques pour sortir de la crise ? par Daniel BACHET et Philippe NASZALYI

Voici la vidéo de la conférence-débat sur le thème Quels modèles économiques pour sortir de la crise
avec Daniel BACHET et Philippe NASZALYI du samedi 6 octobre à 20h30 réalisée au Château de Fontenay les Briis.

Daniel Bachet a été directeur du département « Entreprise » au Centre d’études des systèmes et des technologies avancées
(CESTA), puis chargé de mission au Commissariat général du plan. Chargé de mission à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) jusqu’en 1996, il est aujourd’hui
professeur de sociologie à l’université d’Évry et chercheur au Centre Pierre-Naville.
Pour sa part, Philippe Naszàlyi, docteur en sciences économiques, est directeur de La Revue des Sciences de Gestion depuis 1990. Il est professeur associé à l’université d’Évry, où il dirige des
formations en alternance, et membre de l’équipe de recherche en management.

Ils ont récemment rédigé ensemble « L’autre finance », un ouvrage qui pose
la question de l’alternative à la banque capitaliste, démontrant que la finalité des banques et des entreprises n’étant pas de répondre aux impératifs de la Bourse mais de se mettre au service du
développement de l’économie réelle.

 

« Classement des employeurs préférés des Étudiants Français – Édition 2013 »

Universum publie aujourd’hui le « Top 100 des Employeurs Préférés des Étudiants
Français – Édition 2013 »
. Cette année, un nombre record de 34 160 étudiants des grandes écoles et universités françaises ont élus
leurs employeurs préférés.

Points intéressants chez les étudiants en
commerce/management

LVMH est l’employeur
préféré des étudiants des écoles de commerce/management, pour la 8e année consécutive
chez les commerciaux, EDF fait la plus forte progression entre 2012 et 2013, et prend 13 places, se classant 56e cette
année
les biens de grande
consommation : le secteur gagnant de la crise.

Points intéressants chez les étudiants ingénieurs/IT

EADS est l’employeur
préféré des étudiants des écoles d’ingénieurs, pour la 12e année consécutive
chez les ingénieurs, Colas est quant à lui l’employeur qui fait la plus forte progression, en prenant 18 places et en se hissant à la
53e position.
L’aérospatiale et la défense confirment leur attractivité
chez les futurs ingénieurs : les entreprises du secteur continuent leur hausse dans les classements auprès de cette cible de recrutement

Résultats de la 15e édition du prix d’histoire François Bourdon

“Techniques, entreprises et société industrielle”

Pour sa quinzième édition le prix
d’histoire de l’Académie François Bourdon-Le Creusot et de la Fondation Arts et Métiers : « François Bourdon, Techniques, entreprises et société industrielle »
, doté d’une somme de 1 500 €., a été attribué à

Jessica Dos Santos pour sa thèse L’utopie en héritage. La Société du Familistère de Guise, de la mort de
Jean-Baptiste Godin à la dissolution de l’Association (1888-1968)
, thèse de doctorat en histoire, Université Charles de Gaulle-Lille
 

Le prix jeune chercheur doté d’une somme de 750 €, a été attribué à Rémi Laroere pour son mémoire La fabrique de dentelle
Surrel à Craponne (1853-1914)
, mémoire de Master Culture, Territoire et Patrimoine, Université Blaise Pascal-Clermont
II
 

Cette année encore les membres du jury se félicitent de la diversité des écrits reçus qui permet au prix
d’histoire François Bourdon de s’ancrer plus fortement encore dans l’ensemble des domaines de l’histoire industrielle et des entreprises et plus généralement de la société industrielle.

Comme le veut le principe du prix, le quinzième jury était composé d’industriels et d’universitaires.
Participaient à ce jury mesdames Claudine Cartier, Conservateur général honoraire du patrimoine, Anne Dalmasso, professeur d’histoire à l’Université de Grenoble
, Anne-Françoise Garçon professeur d’histoire à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Dominique Varinois, IA-IPR, rectorat de Bordeaux; messieurs
Antoine de Badereau, ingénieur centralien ; Gérard Chrysostome, ingénieur centralien ; Jean-Claude Daumas, professeur à l’Université de
Franche-Comté, Membre senior de l’Institut universitaire de France ; François Labadens, ancien secrétaire général d’USINOR ; Paul Lacour, ancien directeur de
Wendel-Participations ; Philippe Mioche, professeur d’histoire Aix-Marseille Université, chaire Jean Monnet de l’histoire de l’intégration européenne ; Philippe
Raulin
, ingénieur des Ponts et Chaussées, ancien secrétaire général de FRAMATOME ; Olivier Raveux, chargé de recherche au CNRS-UMR Telemme ; Serge
Wolikow
, professeur d’histoire émérite à l’Université de Bourgogne;

Jessica Dos Santos L’utopie en héritage. La Société du Familistère de Guise, de la mort de
Jean-Baptiste Godin à la dissolution de l’Association (1888-1968)

Lorsqu’il meurt en 1888, Jean-Baptiste Godin lègue à ses ouvriers un héritage multiforme : une entreprise florissante au fonctionnement
semi-coopératif, un ensemble architectural original garant d’une vie en communauté, un système social et éducatif complet. Pour ses successeurs, il s’agit dès lors de s’approprier l’ensemble de
cet héritage et de le conserver intact, en dépit des évolutions économiques et sociales. Entre l’attachement à la tradition, les contraintes de la concurrence et le progrès des droits sociaux, la
Société du Familistère de Guise peine cependant à trouver son équilibre. Si la mémoire de Godin reste l’élément central d’une identité commune, elle ne suffit pas à maintenir la cohésion d’une
association ouvrière qui choisit de se dissoudre, poussée par les difficultés économiques, en plein cœur du mouvement social de mai 1968.
Jessica Dos Santos est agrégée d’histoire, enseignante au
Lycée Louis Pasteur de Somain (59).

Rémi Laroere La fabrique de dentelle Surrel à Craponne (1853-1914)

La dentelle constitue, jusqu’au début du XXe siècle au moins, l’un des symboles de l’industrie du luxe
à la française. Craponne constitue l’un des principaux centres de production de dentelles en France au sein de la fabrique de Haute-Loire au XIXe siècle, et encore au début du
XXe siècle. L’étude de ce secteur dentellier, permise par des archives privées rares dans ce secteur d’activité, laisse entrevoir un ensemble productif éclaté mettant en scène tout une
microsociété montagnarde.
Au sein de ce centre de production, les fabriques de dentelles Surrel ont su tirer profit de l’héritage
d’une organisation productive rurale pour intégrer les réseaux commerciaux mondiaux en pleine expansion. Organisé du local au global autour des dentellières et du fabricant, ce système doit faire
face aux évolutions perpétuelles de la demande dans le secteur de la mode.
Par l’importance et la longévité de son activité, la
famille Surrel illustre encore aujourd’hui la production craponnaise de dentelles dans ses plus beaux jours. La construction de ce modèle est le fruit de stratégies économiques et sociales
réfléchies à l’échelle locale et sur les marchés internationaux du secteur dentellier.
Rémi
Laroere
termine actuellement un master professionnel en Action culturelle à l’Université Blaise Pascal de
Clermont-Ferrand

www.afbourdon.com

Assemblée nationale : Audition de Mme Geneviève Fioraso sur les crédits de la mission « Recherche et enseignement supérieur »

Assemblée nationale : Commission élargie – Projet de loi de finances pour 2014 (seconde partie)

Audition ouverte à la presse de Mme Geneviève Fioraso sur les crédits de la mission « Recherche et enseignement supérieur »

Jeudi 24 octobre 2013

Les débats sur les crédits de la mission « Recherche et enseignement supérieur » auront lieu à
l’occasion d’une réunion commune de la commission des finances, de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, de la commission des affaires économiques et de la commission du
développement durable et de l’aménagement du territoire. Cette commission élargie est ouverte à l’ensemble des députés, à la presse et au public.

Présidée par M. Gilles Carrez (UMP, Val-de-Marne), président de la commission des finances,
M. Patrick Bloche (SRC, Paris), président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, M. François Brottes (SRC, Isère),
président de la commission des affaires économiques, et M. Jean-Paul Chanteguet (SRC, Indre), président de la commission du développement durable et de l’aménagement du
territoire, cette séance permettra d’entendre Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Interviendront également, M. Alain Claeys (SRC, Vienne), Recherche, et M. Thierry
Mandon
(SRC, Essonne), Enseignement supérieur et vie étudiante, rapporteurs spéciaux de la commission des finances, M. Patrick Hetzel (UMP, Bas-Rhin), Recherche, et
M. Emeric Bréhier (SRC, Seine-et-Marne), Enseignement supérieur et vie étudiante, rapporteurs pour avis de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, M.
Franck Reynier
(UDI, Drôme), Grands organismes de recherche et M. Christophe Borgel (SRC, Haute-Garonne), Recherche industrielle, rapporteurs pour avis de la commission
des affaires économiques, M. Philippe Plisson (SRC, Gironde), Recherche dans les domaines du développement durable et M. Charles-Ange Ginesy (UMP,
Alpes-Maritimes) Recherche dans les domaines de la gestion des milieux et des ressources, rapporteurs pour avis de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire.

François Baroin à l’ISG : « Crise mondiale, vers un nouvel ordre économique »

L’ISG (Institut Supérieur de Gestion, membre de
IONIS Education
Group
) présente un cycle de quatre interventions sur l’économie mondiale, présidé par Monsieur François Baroin, ancien ministre,
député-maire de Troyes et ancien élève de l’école. Ces interventions développeront différents sujets liés à l’économie mondiale.

La première intervention de François Baroin, se focalisera sur « La
définition d’un cadre budgétaire
». Elle se déroulera le jeudi 7 novembre 2013 à l’ISG.

Les autres interventions qui porteront sur «Une économie mondiale en crise » et
« La diversité des acteurs dans la résolution de la crise mondiale » se dérouleront les jeudis 14 et 21 novembre 2013.

Les interventions auront lieu sous forme de cours magistraux dans le cadre d’un cycle académique et seront
suivies d’échanges avec les étudiants.

François Baroin, diplômé de l’ISG en 1989, est également titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées de défense et d’un diplôme
d’études supérieures en sciences de l’information. Secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement en 1995, François Baroin a été successivement, ministre de
l’Outre-Mer (2005-07), ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire (2007), ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat (2010), ministre du Budget, des Comptes
publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, porte-parole du gouvernement (2010-11), puis ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie sous la présidence de Nicolas
Sarkozy, de juin 2011 à mai 2012. Il est actuellement député de la 3
e circonscription de l’Aube, maire de Troyes et président du Grand Troyes (EPCI).

Ses expériences, politiques et professionnelles, lui permettent d’offrir aux étudiants sa vision sur la situation
économique européenne, avec le cas de la Grèce, ou bien mondiale, avec le cas de la crise économique, qui fut au cœur de ses fonctions gouvernementales.

Pour clore cette trilogie avec François Baroin, l’ISG proposera, le 11 décembre
2013
, une conférence épilogue, ouverte à tous, qui traitera essentiellement de l’univers de son livre « Journal de crise », paru le 7 novembre 2012 aux
éditions JCLattès.

Informations pratiques :

Conférence ISG

8 rue de Lota

Paris 16e arrondissement

Jeudi 7 novembre 2013 à 11h : La définition d’un cadre budgétaire (Non ouverte)

Jeudi 14 novembre 2013 à 11h : Une économie mondiale en crise (Non ouverte)

Jeudi 21 novembre 2013 à 11h : La diversité des acteurs dans la résolution de la crise mondiale (Non
ouverte)


Mercredi 11 décembre 2014 à 18h : Conférence publique avec François Baroin. (ouverte à la presse uniquement)



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CNU : les élus EELV font suivre un communiqué

Voici, à titre d’information, le communiqué transmis à l’ASES (Association des Sociologues de l’Enseignement
Supérieur) par les élus EELV.

Les sénateurs communiquent :

« Bonjour
Merci de diffuser ce communiqué le plus largement possible
:
 

“Les sénatrices et sénateurs écologistes ont proposé, dans le cadre du débat de la loi ESR dans un amendement d’alerte, un amendement pour la
suppression de la procédure de qualification nécessaire en France pour que des docteurs puissent devenir candidats à des postes d’enseignants-chercheurs. C’est une spécificité
française.
Dans un souci de coordination nous avons proposé la suppression du CNU comme instance de qualification
(et non le CNU en général instance de gestions des carrières des EC). Cette
suppression de la qualification correspondait à une proposition des assises reprise dans le rapport Berger (N° 126).
Après 24 h de
débat en séance, en l’absence de très nombreux collègues, et par une conjonction assez improbable de votes, le CNU a été supprimé dans sa totalité !
Les bons observateurs auront vu l’incohérence des votes successifs… l’un soutenant la proposition, l’autre la faisant tomber.
Nous pouvons vous rassurer, cette mesure tombera en Commission mixte partiaire mercredi, cet amendement ayant été refusé en Commission au Sénat, et ayant
été voté contre l’avis du gouvernement et contre l’avis de la rapporteure.
L’émotion provoquée ne s’est manifestée qu’après le
vote.
Le débat riche sur la qualification mérite d’être poursuivi après le vote de la loi sur les avantages et inconvénients de cette
particularité français et qui fait débat.

Corinne Bouchoux, Marie Blandin, André Gattolin
Sénateurs-trices EELV membres de la Commission Culture »

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L’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, 1re université de France à agir pour les étudiants Syriens

Le premier
conseil de gestion de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse qui s’est réuni le mercredi 26 juin 2013 a validé l’attribution d’une bourse de solidarité destinée à
l’accueil d’un étudiant Syrien pour l’année universitaire 2013-2014.

Un appel à candidature sera lancé très prochainement
L’étudiant Syrien sélectionné bénéficiera d’une bourse d’un montant de 10 000€ versée par la Fondation. L’étudiant sélectionné pourra intégrer l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse dès
la rentrée prochaine avec des droits d’inscription offerts par l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse.

Retrouvez plus d’informations sur www.univ-avignon.fr

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Guillaume Cairou : “Il faut créer un véritable statut de l’entrepreneur”

Nous reproduisons dans leur intégralité les propos de Guillaume Cairou, Président du Club des
Entrepreneurs, envoyés à la presse :

 


“Il est temps de favoriser l’entrepreneuriat en France. Ce n’est que de l’entreprise que nait l’emploi pérenne.
À la traîne en matière d’entrepreneuriat, la France doit repenser l’entrepreneuriat notamment afin de favoriser la prise de risques qui en est à l’origine.
Le gouvernement doit, pour cela, appuyer les entreprises. Pas les grandes entreprises. Pas les entreprises publiques. Le gouvernement doit aider à faire émerger des pépites, celles qui feront la
croissance de demain.
Allons-nous longtemps accepter de constater que les Français sont plus entrepreneurs à l’extérieur qu’à l’intérieur de leur pays ?
Comment accepter que l’entrepreneuriat ne soit pas ancré dans notre environnement social dès le plus jeune âge ?
Pour favoriser la multiplication des créations d’entreprise, il faut se concentrer sur les facteurs de prise de décisions de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.
Il faut d’abord prendre des risques. Prendre des risques en France, quand l’échec comme la réussite sont stigmatisés rend évidemment la majorité des Français réticents à cet égard.
Il faut aussi que l’atmosphère législatif et réglementaire vous y encourage. C’est comme le Président de la République l’a reconnu dans son intervention télévisée pour les vœux encore loin d’être
le cas.
Il faut par ailleurs que l’entourage direct et indirect dans lequel vit le potentiel entrepreneur ne le dissuade pas, comme cela est encore trop souvent le cas aujourd’hui, à entreprendre.
L’école de l’entrepreneuriat est une idée dont on peut se féliciter, sauf que c’est tout au long du parcours scolaire, qu’il faudrait inciter et valoriser l’entrepreneuriat et la prise de risques
qui en découle.
Il faut dès lors que les pouvoirs publics agissent avec une conception de long terme et non plus à court terme en fonction d’enjeux électoraux. Car, au fond, c’est bien de sécurité dont nous
parlons ici. Le Gouvernement doit créer les conditions de la création sécurisée d’entreprise afin de les multiplier.
J’ai une conviction : cela peut se faire sans retirer de droits aux salariés. Le salariat est évidemment une forme de travail particulièrement intéressante. Il suffit dès lors de réfléchir à ce
qui permettrait en France de rendre le statut d’entrepreneur, si ce n’est aussi intéressant, au moins plus intéressant qu’il n’apparaît aux yeux des Français. Nos pouvoirs publics raisonnent
encore trop souvent de manière dualiste. C’est blanc ou noir. Salarié ou non salarié. Employé ou patron. Il s’agit bien ici de réunir une commission de réflexion sur le statut d’entrepreneur. Il
s’agit de se demander notamment comment la France peut inciter des salariés à devenir entrepreneur quand ils en ont le potentiel et l’envie.
Pour les jeunes entrepreneurs que je suis comme mentor, la difficulté est de se lancer. Une fois lancés, la principale difficulté, c’est de trouver des clients. Mais une fois lancés et avec des
premiers clients, la difficulté la plus redoutable de toutes les difficultés qu’ils ont à surmonter, c’est de réussir à se faire payer. Réfléchir à ce statut d’entrepreneur, c’est donc pour les
pouvoirs publics devoir se demander comment inciter à ce lancer et à se faire payer, une fois lancés.
Notre pays peut retrouver la croissance à condition de miser sur l’entrepreneuriat. Ce chemin ne se retrouvera qu’en obtenant un avantage comparatif dans la compétition économique mondiale.
L’impôt à taux unique est un outil précieux pour atteindre cet objectif car il permet de simplifier la vie de l’entrepreneur.
Depuis un an et demi, je tente de faire partager aux pouvoirs publics, une idée forte : celle qu’il est important d’ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure. Evidemment, on peut considérer
légitimement qu’il y a une exception française. Cela ne doit pas nous conduire à ignorer les mesures incitatives prises par nos voisins en matière d’entrepreneuriat.
Nous sommes moins compétitifs qu’il y a 10 ou 15 ans. Chaque Français peut comprendre pourquoi aisément. A force de dévaloriser l’entrepreneuriat, notre pays est rentré sans s’en rendre compte
dans un cercle vicieux. D’abord, le coût du travail a augmenté plus vite qu’ailleurs, notamment par rapport à nos concurrents européens, et les marges de nos entreprises se sont détériorées. Du
coup, elles ont réduit leurs dépenses de recherche et développement, et nous vendons moins de produits haut de gamme. Les pouvoirs publics peuvent briser ce cercle vicieux. Il faut commencer par
baisser le coût du travail : c’est la solution préconisée par Louis Gallois, mandaté par le Président de la République, en supprimant une partie des charges sociales que les salariés ont sur
leurs feuilles de paie. En France, les salariés peuvent aisément constater qu’ils ont des feuilles de paie de 30 lignes, pendant que leurs voisins allemands ou britanniques n’en ont que 5 au
maximum.
Un dernier exemple qui démontre l’utilité de l’utilité de la comparaison internationale en la matière. La Suède a agit à deux niveau. Concernant les entreprises, le taux d’impôt sur les sociétés,
qui avait déjà massivement reculé, va baisser bien au-dessous de la moyenne européenne. Concernant les ménages, les charges pèseront moins sur les revenus des retraités. Quant aux dépenses
publiques, elles seront par priorité orientées vers les infrastructures et la recherche. C’est l’un des modèles dont les pouvoirs publics pourraient s’inspirer pour entamer une grande réforme
visant à massifier l’entrepreneuriat dans notre pays.
Sensibilisation à l’entrepreneuriat et aux success stories françaises dès le plus jeune âge. Facilités pour être payés, une fois le pas de l’entrepreneuriat franchi. Impôt unique. Dévaluation
fiscale. Simplification législative, règlementaire et sociale. Telles sont les pistes majeures qui sont à mon sens à suivre par les pouvoirs publics. C’est par ces mesures que j’ai tout au long
de l’année, comme Président du Club des entrepreneurs, eu l’occasion de défendre les intérêts des entrepreneurs quand j’estimais qu’ils étaient compromis. L’intervention du Président de la
République et le pacte gagnant-gagnant qu’il propose vont pleinement dans ce sens. Bonne année 2014.”

 


club des entrepreneurs

L’IAE Lyon réaffirme ses valeurs d’école universitaire de management

L’IAE Lyon, école interne de l’Université Jean Moulin Lyon 3, occupe une place
particulière dans son environnement concurrentiel. Son industrie est celle des structures de formation supérieure et de recherche en gestion et management, mais l’IAE Lyon est une

structure publique agissant dans ce marché hyper
concurrentiel.

L’enseignement supérieur en management est traversé par de nombreuses transformations :logiques de rapprochement et de
fusion de nombreux acteurs consulaires et privés, transformation des modèles économiques, développement des programmes de Bachelors, arrivée de nouveaux acteurs privés, avec en parallèle une
demande sociale de formation très forte et croissante. A cela s’ajoute la rareté des ressources académiques, qui génère des tensions de recrutement et de carrières.

Pour l’IAE Lyon, il est important d’associer l’excellence académique universitaire, les valeurs de l’université publique
à une identité d’école interne, portée tant par un grand réseau de partenaires entreprises et institutionnels, nationaux et internationaux, une vie associative très riche, et un réseau d’anciens
engagé et dynamique.

L’IAE Lyon bénéficie d’une taille et de niveaux d’activité et de qualité qui font de lui un acteur
important du paysage local mais aussi national et international. Ses particularités sont  principalement liées à l’intégration de toute la chaîne de formation, du post‐bac
au doctorat,  avec une diversité de canaux de formation : formation initiale, formation en alternance et 
formation continue.

Avec également une multiplicité de métiers, propre au modèle de développement des IAE : l’inscription dans l’Université,
et de fait dans un espace de production de connaissances par la recherche et leur diffusion.

L’IAE Lyon a mission de former des managers, actuels et futurs, capables d’anticipation et d’adaptation
dans une période de ruptures : leurs activités de gestion et de management se doivent d’être en dialogue avec les humanités, pour une compréhension posée des mondes et un
bénéfice mutuel des différentes parties prenantes. 
Ce positionnement reflète à la fois l’identité et les atouts de l’IAE Lyon et constitue un facteur de
différenciation majeur dans son univers concurrentiel direct.

Perspectives et projets pour l’IAE Lyon :

1. Assumer pleinement les rôles et missions
d’acteur public
de la recherche et de l’enseignement supérieur en management et gestion, en particulier en matière d’ascension sociale et de
formation tout au long de la vie. 
En la matière, le plan Réussite en licence constitue une opportunité de valorisation des
capacités de l’IAE Lyon à faire de ses formations post‐bac en gestion des formations d’excellence et de reconnaissance du mérite académique :
tutorats, individuels et collectifs, contrat pédagogique individualisé, plan de mentoring par des managers constituent autant de challenges à
relever. 
Il s’agit également de poursuivre le développement des filières en alternance au niveau Master pour répondre à la demande des entreprises et
des étudiants. Enfin, les expertises académiques doivent être valorisées dans des projets différenciants de formation continue.

2. Poursuivre le positionnement de l’IAE Lyon comme un lieu de dialogue du
management 
et de la gestion avec les humanités, pour une meilleure appréhension des
mondes par nos étudiants. Le renforcement des coopérations internes avec les autres composantes de l’Université Jean Moulin est une étape clé de ce positionnement, pour une implication entière et
constructive dans le projet de l’Université Jean Moulin ;

3. Poursuivre les actions de reconnaissance par des entités extérieures et le renforcement des lisibilités nationale et internationale, en
particulier en matière d’accréditations ;

4. Poursuivre une politique d’accompagnement, de développement et de valorisation des
compétences académiques, tant en matière de soutien aux activités de recherche que
d’innovations pédagogiques et d’intégration des TICE ;

5. Accroître la valorisation des
réseaux
de partenaires socio‐économiques, nationaux et internationaux, par la multiplication des actions de maillage et de construction de
passerelles entre mondes.

L’accompagnement du développement de Chaires d’entreprises constitue un objectif prioritaire
dans le domaine, de même que la poursuite du développement des formations par alternance à tous les niveaux de formation, ou encore, à l’international, la conduite
de projets innovants en réseau ;

 

6. Développer l’analyse et la diffusion des impacts de l’IAE Lyon sur ses environnements, pour une valorisation de ses actions au service du
territoire.

 

http://iae.univ‐lyon3.fr

iae-lyon-3.png

Séminaire d’histoire économique – Atelier Simiand

Mercredi 18 septembre 2013 de 17h à 18h30

Daniel VELINOV

(Advanced Networking at Napier University,
Edinburgh)

Intégration des marchés financiers et signification de l’écart entre des cours du change
à échéances différentes : l’enseignement de la documentation du banquier anversois La Bistrate (1654-1674)

Campus Jourdan – bâtiment principal – salle 8
48, bd
Jourdan 75014 Paris

http://www.parisschoolofeconomics.eu/fr/vie-scientifique/seminaires/histoire-economique