Archives de catégorie : Economie

L’Armada de Rouen comme accélérateur économique

Du 6 au 16 juin prochain aura lieu l’Armada 2019 à Rouen, un rendez-vous incontournable en Normandie. Cette édition sera la 7e organisée sur les quais de Seine. Attendue par des milliers de visiteurs, l’Armada 2019 promet d’être un événement au programme exceptionnel. Les plus beaux et plus grands voiliers du monde mais aussi des bâtiments de guerre modernes, des voiliers école, des vieux gréements et autres bateaux d’exception remonteront la Seine à partir du 6 juin pour rejoindre la capitale de Normandie et se rendre disponible à la visite gratuitement. Pendant 10 jours, les quais de Seine seront animés tout comme le centre historique de Rouen. La Grande Parade clôturera le dimanche 16 juin par la descente du fleuve jusqu’à son estuaire.

Pour la première fois, les acteurs économiques et touristiques se saisissent, ensemble, du plus grand rassemblement de voiliers au monde pour en faire un accélérateur et un facilitateur de l’attractivité de Rouen, sa métropole et sa région.

L’Armada comme accélérateur de l’économie

En 2019, l’Armada fêtera son 30e anniversaire sur des quais transformés, symbole d’une ville qui se modernise. L’agence de développement Rouen Normandy Invest propose aux acteurs économiques de saisir cette belle occasion pour affirmer collectivement l’attractivité économique de Rouen et de sa région, et de changer une image floue et ancienne qui ne correspond pas à la réalité d’aujourd’hui. Ce projet s’inscrit donc dans la continuité de l’enquête de notoriété (IFOP) mené par l’agence qui avait souligné que l’Armada était un événement connu par 62% des personnes interrogées. En juin 2018, la mobilisation a été lancée. Des outils sont mis à disposition de tous les acteurs économiques pour faire rayonner Rouen et sa région et attirer les futurs talents.

Moteur du développement touristique

Cette édition 2019 de l’Armada amorce un virage inédit : celui de la convergence des investissements privés et publics. Un dynamisme qui voit sortir de terre de nouveaux projets autour des quais de Seine, de l’Eco-Quartier Flaubert et du centre historique. L’hébergement marchand est particulièrement régénéré à Rouen avec le renouveau du parc hôtelier et l’installation de nouveaux concepts (Share & Cheers…).

Cet intérêt s’accompagne de nombreuses distinctions e (9e destination à ne pas manquer en 2019, par Lonely Planet, 4e destination touristique pour partir en week-end, par l’Express…), fruit du travail amorcé depuis de nombreuses années pour accueillir les touristes dans un Rouen nouveau, à la fois plus moderne et plus soucieux de son patrimoine.

www.rouennormandyinvest.com
www.rouentourisme.com

l'armada
Blason de la ville de Rouen

L’AFNOR publie la première norme sur l’économie circulaire

Plus de 50 professionnels français, décidés à muter vers une économie circulaire, ont sollicité AFNOR pour imaginer un mode opératoire applicable à tout type de structure ou de territoire. La norme volontaire aujourd’hui publiée est une première, dans le monde de l’économie circulaire : elle vise à mieux faire connaitre ce modèle économique et à contribuer à son essor.

AFNOR LOGO norme économie circulaire

Depuis la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015, l’économie circulaire est officiellement devenue un objectif national. C’est pourquoi AFNOR a été sollicité pour accompagner toutes celles et ceux qui ont émis le besoin d’avoir une approche concertée afin d’en finir avec le triptyque produire-consommer-jeter. Pendant près de deux ans, plus de 50 organisations ont travaillé pour définir un mode opératoire partagé afin d’engager la transition vers ce modèle économique, soutenu depuis par une feuille de route gouvernementale.

Encourager les initiatives sur l’économie circulaire

La norme XP X30-901 encourage le foisonnement d’initiatives. Elle propose une méthode ouverte et non limitative pour toute organisation, afin qu’elle puisse agir à sa manière, à son rythme et potentiellement à l’échelle d’un territoire. Pas à pas,  la norme volontaire invite le porteur de la démarche à croiser les trois dimensions du développement durable (environnement, économie, sociétal) et les sept domaines d’action de l’économie circulaire : approvisionnement durable, écoconception, symbiose industrielle, économie de la fonctionnalité, consommation responsable, allongement de la durée d’usage, gestion efficace des matières ou produits en fin de vie.

Parler le même langage

Cette norme est le moyen d’une ambition majeure : faciliter des dialogues constructifs en France pour repenser les modes de production et de consommation. En proposant des définitions partagées, la norme volontaire aidera à faire connaître les ressorts de l’économie circulaire. Elle soutiendra l’efficacité des actions de toutes les organisations qui l’adopteront pour optimiser leur utilisation des ressources naturelles et ainsi limiter les déchets générés.

Un outil de management

A l’instar des méthodes connues pour le management de l’énergie ou de l’environnement, la norme XP X30-901 permet de planifier, de mettre en œuvre, d’évaluer et améliorer un projet d’économie circulaire. Elle est désormais à la disposition de tous les acteurs socio-économiques qui souhaiteraient engager des expérimentations à l’échelle d’une ville, d’une agglomération, d’une administration et bien entendu, d’une entreprise. Les plus volontaristes pourront solliciter une certification de la part d’un organisme tierce-partie.

Leadership de la France

Face à l’urgence climatique, l’Organisation international de normalisation (ISO) vient d’acter le lancement de travaux sur l’économie circulaire. Ils se dérouleront sous présidence française avec comme base de travail le texte tricolore. AFNOR lance donc un nouvel appel à participation pour exploiter cette opportunité de peser plus encore sur les pratiques de demain. La commission française « Économie circulaire » regroupera toutes les parties prenantes intéressées : associations, industriels, sociétés de services, collectivités locales, institutions dont le ministère de la Transition écologique et solidaire, l’Institut National de l’Économie Circulaire et l’ADEME.

Jean-Paul Betbeze dit “Attention : risque de krach obligataire devant !”

JP_Betbeze“7 mai 2015 : la France emprunte à 10 ans à 0,83 %, 6 mai à 0,84 %, 4 mai à 0,65 %. Pas de quoi s’affoler, me direz-vous ! Sauf qu’elle empruntait à 0,26 % le 20 avril 2015. Faut-il alors s’inquiéter d’une hausse d’un demi-pourcent, 0,57 % pour être précis ? Sauf s’il s’agit en fait d’une hausse de 220 % en quinze jours. Sauf que nous revoilà au 11 décembre 2014. Sauf que nous avons perdu 5 mois de baisse en 15 jours. Comment comprendre ce retournement si fort et si violent ? Faut-il s’en inquiéter ?

taux sur dette

Oui, il faut s’en inquiéter. Il faut accélérer les réformes pour soutenir la croissance. Même si la hausse ne se poursuit pas à ce rythme, grâce pour une bonne part à la BCE, un signal a été donné par les marchés : les taux ont trop baissé, dans une valse à 4 temps.

  1. Au début, les taux d’intérêt baissent « normalement ». L’économie va mal. L’épargne est abondante et inquiète. Elle ne veut pas prendre de risque et va vers les meilleures signatures d’Etats et d’entreprises. Beaucoup d’épargne et pas de risque : sir, les taux baissent !
  2. Cette baisse « normale » ne suffit même pas à enclencher la reprise. Les banques centrales américaine, anglaise, japonaise baissent alors leurs taux courts à zéro, puis interviennent sur les taux longs. Chose exceptionnelle, elles achètent des bons du trésor. Tous les taux baissent alors. La situation s’améliore, mais très lentement.
  3. Devant la fragilité de cette situation, Ben Bernanke et Janet Yellen jouent les prolongations pour monter les taux courts. Leur crainte : une forte remontée des taux longs, un krach qui ferait plonger la bourse et replonger l’économie. Nous en sommes toujours là : dans ces fragilités et ces prolongations. L’économie américaine croît à 2,3 %, le taux de chômage est à 5,4 %, mais l’inflation est à zéro ! Ce miracle, ou plutôt cette anomalie, s’explique un peu par le dollar fort et le pétrole bas, surtout par des salaires en faible hausse. Les qualifications moyennes sont sous pression devant ce monde plus exigeant des big data et des réseaux, les chômeurs de longue durée quittent le marché du travail. Pour avancer plus, il faut que les profits montent encore pour former plus et mieux.
  4. Les taux se mettent à « trop baisser » avec l’entrée en lice de la Banque centrale européenne. C’est inévitable : elle vient juste d’avoir le feu vert légal et doit agir vite et fort pour empêcher la déflation et faire repartir la machine. Elle se met alors à acheter les bons du trésor de la zone euro. 60 milliards d’euros par mois, c’est beaucoup, d’autant plus que ceci ne concerne que les bons disponibles à la vente ! Donc ce ne sont ni ceux des fonds souverains (qui entendent garder leurs positions) ni ceux des banques et des assurances (qui doivent les conserver pour raison réglementaire). Voilà donc un marché offreur réduit de moitié, donc des taux qui baissent très fort et très vite devant la puissance d’achat de la BCE. Les Etats adorent cette situation. Ils se bousculent pour obtenir cette épargne qui les paye pour leur prêter. Jusqu’au moment où « trop peu c’est trop peu » ! Un placement allemand ne se passe pas bien. Les marchés se réveillent. Ils se disent que les hausses de taux courts viendront bientôt aux Etats-Unis. En attendant, ils peuvent y investir à long terme à 2%. Et voilà qu’on apprend que les nouvelles économiques européennes sont meilleures ! La volte-face est immédiate.

Comment vivre cette période où les taux remontent ? D’abord, tandis que les Etats-Unis temporisent pour monter leurs taux courts, il nous faut demander à la BCE d’aller plus directement en besogne. Plus directement, c’est acheter des obligations d’entreprises pour faire baisser plus vite les taux dans les entreprises, autrement dit faire monter plus vite les profits. Il s’agit de se renforcer avant la hausse qui viendra des Etats-Unis.
Surtout, les Etats, France en premier, doivent comprendre que le temps béni des « économies budgétaires par la baisse des taux » est fini. Il faut entrer dans le dur des réformes, réduire la dépense publique en modernisant et simplifiant les structures, augmenter la rentabilité des entreprises pour leur permettre d’investir en équipements et en capital humain. La Grèce n’explique ni n’excuse tout. Le krach obligataire qui nous fait si peur aura lieu si on ne comprend pas ce qui se passe et pire – si on n’agit pas.”

Betbeze Conseil

 

Prix Turgot remis à Bercy le 28 mars 2013

L’Académie des sciences et techniques comptables et financières organise, en partenariat avec la FNCD,
Fédération nationale des cadres dirigeants salariés, la remise du 26e Prix Turgot du meilleur livre d’économie financière, le jeudi 28 mars 2013 à 17 h au ministère de l’Économie et des
Finances. 
Le Prix Turgot récompense chaque année le meilleur
livre d’économie financière. Le jury est composé de personnalités du monde de la finance, des universités et des entreprises.
Anne Robert Jacques Turgot, baron de l’Aulne, souvent appelé Turgot, né
le 10 mai 1727 à Paris où il est mort le 18 mars 1781, est un homme politique et économiste français.
Le Cercle Turgot soutient l’événement annuel du prix Turgot du meilleur livre d’économie financière créé
sous le haut patronage du ministère de l’Économie et des Finances, et le Prix FFA-Turgot de la Francophonie en étroite liaison avec l’Association des élèves et anciens élèves de l’Institut de
haute finance, IHIFI.
L’Institut Turgot est un think-tank libéral. Il entend jouer un rôle décisif dans la production et la défense des
idées libérales en France.
 

Derniers récompensés
2011   David Thesmar, Augustin Landier   La société
translucide: Pour en finir avec le mythe de l’État bienveillant (Fayard)
2010   Georges Pauget   La banque de l’après-crise
(Revue Banque)

2009   Olivier Pastré, Jean-Marc Sylvestre   Le roman vrai
de la crise financière (Perrin)

2008   Patrick Artus   Les incendiaires : Les banques
centrales dépassées par la globalisation (Perrin)

2007   André Lévy-Lang   L’argent, la finance et le risque
(Odile Jacob)

2006   Mickaël Mangot   Psychologie de l’Investisseur et
des Marchés Financiers (Dunod)

2005   Jean-Sébastien Lantz   Valorisation stratégique et
financière (Maxima)

 

Avec Jean-Louis Chambon, président d’honneur et fondateur du Cercle Turgot,
pour cette 26e édition, la remise des Prix se tiendra en présence de Jérôme Cahuzac, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget. 

 

Liste des auteurs et des ouvrages retenus par le jury présidé par Michel
Bon
Les nominés de la 26e  édition
:

M. AMENDOLA et J.L. GAFFARD pour Capitalisme et Cohésion sociale ed.
ECONOMICA

Jean-Marc DANIEL pour Ricardo, reviens ! Ils sont restés keynésiens ed. F.
BOURIN

Evariste LEFEUVRE pour La renaissance Américaine ed. LEO
SCHEER

P. SABATIER et J.L. BUCHALET pour La Chine, une bombe à retardement ed.
EYROLLES

Jean-Michel TREILLE pour Les clés de l’avenir, l’ambition industrielle ed.
L’HARMATTAN

Nominés pour le prix collectif :
La fabrique de la défiance Yann ALGAN – Pierre
CAHUC – André ZYLBERBERG ed. ALBIN MICHEL
La France des bonnes nouvelles Michel GODET – Alain LEBAUBE – Philippe RATTE
ed. ODILE JACOB

Système financier et création de valeur Revue d’Economie Financière ed.
AEF

 

26e Prix TURGOT
Le jeudi 28 mars 2013 à 17h
au ministère de l’Économie et des Finances

139, rue de Bercy 75572 PARIS Cedex 12

Pour vous inscrire : Cliquez ici 

Sous la présidence de Jérôme Cahuzac

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Le plan Juncker : investir dans le social ? Paris, 27mars 2017

L’Institut Jacques Delors organise, en coopération avec le CESE, un dialogue citoyen autour de la dimension sociale du Plan Juncker dans le cadre d’une série d’événements et publications destinés à mieux comprendre les objectifs et l’impact de l’EFSI.

Lundi 27 mars 2017
18h00 > 20h00
Comité économique et social – 9 place d’Iéna – Paris

En raison des procédures de sécurité, nous vous demandons
d’arriver à 17h30 afin que l’événement puisse commencer à l’heure

Programme

18h00 > 18h15 – Introduction 
Sofia FERNANDES, chercheur senior à l’Institut Jacques Delors

18h15 > 19h45 – L’investissement social, grand absent du Plan Juncker ?
Thomas BIGNAL, Association européenne des prestataires de services pour personnes en situation de handicap
José Manuel FERNANDES, député européen, membre de la Commission Budget du Parlement européen
Robin HUGUENOT-NOËL, Chercheur à l’European Policy Center
Samuel CLAUSE, Senior investment manager au Fonds Européen d’Investissement

Débat animé par Eulalia RUBIO, chercheur senior à l’Institut Jacques Delors

Débat avec le public

19h45 > 20h00 – Conclusion
Marcel GRIGNARD, Président de Confrontations Europe

Inscription obligatoire via ce formulaire d’inscription

Le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), connu sous le nom de « Plan Juncker », est une priorité de la Commission européenne et a commencé à porter ses fruits partout en Europe, et notamment en France, où divers projets ont été financés, notamment dans les domaines de l’Energie et du Numérique. La dimension sociale du Plan Juncker est quant à elle l’objet de débat. À la mi-2016, seulement 3% des investissements EFSI ont été consacrés aux «infrastructures sociales». Les récentes réformes dans le volet « PME » pourraient quand même renforcer la dimension sociale de l’EFSI, en apportant plus d’argent pour la microfinance et pour l’entreprenariat social.

C’est dans le cadre d’une série d’événements et de publications destinés à mieux comprendre les objectifs et l’impact du Plan Juncker, que l’Institut Jacques Delors organise, en coopération avec le CESE, un dialogue citoyen autour de la dimension sociale de ce dernier : l’EFSI permet-il de financer des projets dans les domaines de l’éducation, de la santé ou de la solidarité ? Quels sont les freins à la mise en place de tels projets dans le cadre du Plan Juncker ? Quelles pistes pour améliorer les incitations à investir dans le social ? Autant de questions dont débattront les représentants d’institutions et de la société civile avec les citoyens.

Retrouvez l’analyse de l’IJD sur l’EFSI : «L’investissement en Europe: Tirer le meilleur parti du Plan Juncker » .
plan Juncker

Première Ecole d’Eté Européenne sur l’Economie Solidaire

C’est dans le cadre de la première école d’été européenne sur l’économie solidaire qu’est posée la question : peut-on promouvoir un agenda commun pour l’économie solidaire en Europe ?

4 – 8 septembre 2017, CES-Lisboa (Picoas Plaza, Rua Viriato – 13, Lojas 117/118)

Applications ouvertes jusqu’au 20 avril 2017

Organisation : Centre d’Études Sociales de l’Université de Coimbra

L’économie solidaire couvre un large éventail d’initiatives et d’organisations qui cherchent à établir des relations économiques et sociales fondées sur des intérêts communs, l’entraide et la participation démocratique.

Pour l’économie solidaire dans le monde entier

Le fait qu’elle constitue une réalité émergente dans le monde entier nous amène à cerner en particulier les points communs et les différences entre les modalités que l’économie solidaire a pris en Europe et sur d’autres continents, afin de mettre en évidence la multiplicité et la diversité de ces expériences et, en même temps, réfléchir sur la possibilité de construire un programme de dialogue entre les chercheurs et les militants de différents pays, visant à une plus grande visibilité de l’économie solidaire. Cette École d’Été bénéficie d’un important soutien des partenaires nationaux (ISCTE, Réseau Portugais d’Économie Solidaire, Association des Études Économiques de l’Atlantique) et internationaux (RIPESS – Économie Solidaire en Europe, Collège d’Études Mondiales de Paris).

 

l'économie solidaire CES-Lisboa

Déficit commercial record : la France doit davantage s’appuyer sur ses PME dixit la CPME

En janvier 2017, le commerce extérieur a atteint un niveau record de déficit commercial sur un seul mois à -7,9 Mds €. L’appareil exportateur français est de plus en plus concentré sur quelques grandes entreprises. Moins de 125.000 entreprises françaises ont exporté en 2016 dont plus de 20.000 sont des primo exportateurs, et ce chiffre est en baisse par rapport à l’année précédente. Il est impératif d’inverser cette tendance avec de vrais projets. La question de la compétitivité des PME françaises se pose et ce au-delà des coûts, en termes de positionnement et de montée en gamme.

Il s’agit là d’un enjeu majeur pour les années à venir

En 2016, la CPME a organisé des missions en Iran, Russie, Tunisie, Maroc. En 2017 elle accompagnera des chefs d’entreprise en Côte d’Ivoire, en Iran, au Vietnam, au Portugal pour nouer des contacts et faire découvrir aux PME les opportunités d’affaires. Mais cela ne saurait suffire.

Aussi la Confédération des PME dans ses 89 propositions pour les TPE/PME, adressées aux candidats à la Présidence de la République, préconise des mesures pour encourager les entreprises à se tourner vers l’export mais aussi pour renforcer celles qui produisent en France. Fonds propres des PME, baisse du coût du travail, allègement de la fiscalité, des normes et règles administratives, réciprocité des relations commerciales, sont notamment au menu pour agir à court et moyen terme.

Le déficit commercial n’est pas inéluctable

Proposition N°10 : Ramener l’Impôt sur les Sociétés (IS) à 25%, taux moyen en Europe. Le Royaume Uni a ainsi diminué son taux d’IS de 15 points en 7 ans. Au-delà du handicap que cela constitue pour nos entreprises, le taux d’IS est un des points clés de l’attractivité fiscale d’un territoire.

Proposition N°11 : Instaurer un taux réduit d’IS pour la fraction des résultats réintégrés au capital des PME pour favoriser, par effet de levier, le financement et donc l’investissement.

Proposition N°14 : Inciter les PME à se tourner vers l’export en élargissant le champ du crédit impôt export aux salaires des salariés dédiés à l’export.

Proposition N°15 : Mettre en place sur le modèle du Crédit Impôt Recherche (CIR) un Crédit Impôt Production (CIP) pour soutenir les entreprises qui maintiennent ou montent des chaines de production en France.

Proposition N°38 : Ouvrir des “exonérations administratives” lorsqu’un projet français est concurrencé par un produit étranger non soumis aux obligations en vigueur dans notre pays.

Proposition N°44 : Fusionner les allègements de cotisations patronales existants en un dispositif unique remplaçant tout à la fois la réduction générale Fillon, le CICE et les allègements du Pacte de Responsabilité. En lieu et place les cotisations patronales partant de 0 au niveau du SMIC seraient progressives jusqu’à 3,5 SMIC.

Proposition N°60 : Instaurer un principe de réciprocité dans les relations commerciales de l’Union Européenne. Les entreprises appartenant à des pays dont les marchés sont restreints ou fermés aux entreprises européennes ne doivent pas pouvoir accéder librement aux marchés européens.

Proposition N°61 : Veiller au respect de la réglementation communautaire de la part des entreprises des pays tiers qui interviennent sur le marché intérieur. Combattre ce dumping réglementaire n’est pas simplement une question d’équité. Il y va aussi de la sécurité des consommateurs.

Pour lutter contre le déficit commercial, Michel Leclerc lance également un appel aux candidats à la présidentielle.

Déficit commercial CPME

ESS… Loi Hamon auditions

Le Sénat poursuit ses auditions avant la 1re lecture du projet de loi « Economie sociale et solidaire », présenté par Benoît Hamon –
Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire. Plusieurs auditions seront réalisées.

La Commission des affaires économiques a déjà reçu le
Ministre
. A cette occasion, il aura répondu… ou n’aura pas répondu… aux questions des sénateurs, notamment aux questions de la Sénatrice Lienemann (voir La RSG, n°260-261, p. 77) et du Sénateur Le Cam [vidéo en ligne].

Les groupes politiques tiennent également leurs auditions ces prochains jours, et le Directeur de La RSG, Philippe Naszalyi a été invité à participer dans le cade de l’audition d’AP2e au groupe d’experts, mené par Sylvie Mayer, ancienne députée européenne et Jean-Pierre Caldier.

Le groupe socialiste a procédé à une première audition au Sénat le 3 octobre 2013 à 15h30, salle Mitterrand. A cette occasion ont été
entendus Daniel Ibanez et Philippe Naszályi. Ont été entendu ou seront entendus : outre – bien sur – les animateurs d’Ap2e, Syvie Mayer et Jean-Pierre Caldier, Daniel Ibanez, Conseil en entreprise et Philippe Naszalyi, auxquels s’adjoindra le 8 octobre,
Antoine Hervey
.

Rappelons que Philippe Naszalyi avait évoqué dans un éditorial du numéro 258-259 de LaRSG sous le titre « Des pistes innovantes pour maintenir l’emploi et l’activité économique : la transmission aux salariés… » son attachement à ces questions. Il avait d’ailleurs repris l’action de l’Ap2e visant à créer en France un droit prioritaire des salariés à la reprise des entreprises sous une forme coopérative.
Un autre article dans l’Humanité venait également argumenter cette approche innovante.

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Pierre Moscovici autorise le rachat de NYSE-Euronext par ICE, suite au rapport de Thierry Francq

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, a approuvé l’acquisition de NYSE Euronext, qui opère notamment les bourses de Paris,
d’Amsterdam, de Bruxelles et de Lisbonne, par la société américaine IntercontinentalExchange, Inc. (ICE).

C’est notamment au regard de cette opération que Pierre MOSCOVICI a confié au mois de juin à Thierry FRANCQ une mission de réflexion sur l’avenir des activités de
marché et de post-marché à Paris, qui constituent un lieu central pour le financement de notre économie. La Bourse de Paris se doit donc d’être active, innovante et à l’écoute des besoins des
investisseurs et des entreprises. M. FRANCQ a remis son rapport au Ministre. Il considère que l’opération de rachat de NYSE Euronext
par ICE, qui pourrait être suivie d’une autonomisation d’Euronext avec un désengagement progressif d’ICE, peut représenter une opportunité historique pour les quatre bourses européennes qui
constituent Euronext. M. FRANCQ recommande dans un tel scénario un développement passant par la constitution préalable d’un noyau actionnarial susceptible de porter un projet de développement
ambitieux, qui pourra passer par des coopérations futures structurant plus avant les marchés actions de la zone euro. M. FRANCQ recommande la mise en place d’une gouvernance fédérale d’Euronext
favorisant une bonne appropriation des enjeux boursiers par les représentants des différentes places.

Pierre MOSCOVICI remercie Thierry FRANCQ pour la qualité de ses recommandations, émises après une large consultation des acteurs de marché (émetteurs,
investisseurs, intermédiaires, infrastructures) et des régulateurs d’Euronext.

Pierre MOSCOVICI partage les orientations proposées dans le rapport. Il appelle l’ensemble des acteurs de la Place de Paris à se mobiliser pour les mettre en oeuvre
en lien avec les places européennes partenaires d’Euronext et dans le respect de leurs intérêts.

Pierre MOSCOVICI suivra avec attention les étapes qui suivront l’opération de rachat de NYSE Euronext par ICE et s’attachera à ce que les conditions de
développement d’une bourse active, innovante et diversifiée soient réunies.

Pierre MOSCOVICI réaffirme enfin sa confiance dans la structure fédérale de l’ensemble Euronext, au service des entreprises françaises, néerlandaises, belges et
portugaises.

Le rapport sur l’évolution d’Euronext et l’avenir des activités de marché et de post-marché en Europe est disponible sur notre site : http://www.economie.gouv.fr/files/rapport_euronext.pdf

NDLR : Thierry Francq, administrateur hors classe de l’Insee et
ex-secrétaire général de l’AMF, a été nommé par un décret du 19 septembre commissaire général adjoint à l’investissement. Il remplace Philippe Bouyoux, appelé à d’autres fonctions.

Rappelons ici certains propos évoqués lors de l’udition par
l’assemblée nationale de Thierry FRANCQ (secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers (AMF)
et Jean-Pierre JOUYET (Président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video14030.html

Thierry FRANCQ : “Nous demandons que, demain, les autorités de régulation aient la possibilité d’intervenir sur toutes les règles techniques et sur tous les paramètres d’un marché pour
assurer son bon fonctionnement et la protection de l’épargne. Aujourd’hui, nous n’avons la main que sur certains paramètres. Oui, il faut aller plus loin dans la possibilité de limiter les
libertés qui existent encore aujourd’hui sur les marchés financiers.”

Vers une généralisation de la notation extra-financière

27 grands signataires et soutiens viennent de signer une Déclaration « vers la généralisation de la notation extra-financière ». Ce collectif nous fait suivre un communiqué que nous diffusons en intégralité, et sans commentaire. Pour aller plus loin sur le sujet. English version below.

Pour une notation extra-financière

Nous, investisseurs, gérants, assureurs, privés, publics et mutualistes, et infrastructures de marché, signataires de cette déclaration, invitons les émetteurs à une communication de leur notation ESG – Environnement, Social et Gouvernance –, à l’instar et en complément de leur notation financière.

  • Parce que nous avons la conviction que les facteurs sociaux, environnementaux, éthiques et de gouvernance constituent des territoires de risques ayant une influence sur la qualité de crédit, la valorisation des entreprises et qu’ils sont porteurs de création de valeur future ;
  • Parce que notre responsabilité est notamment d’orienter l’épargne publique et l’épargne privée vers une croissance soutenable, inclusive, moins intense en carbone et relevant le défi du changement climatique, tout en préservant le capital et en recherchant un rendement cohérent avec cet objectif ;
  • Parce qu’en particulier des grands investisseurs institutionnels avec des engagements à très long terme expriment le besoin d’analyse de la soutenabilité des modèles d’activité des entreprises ou des projets dans lesquels ils envisagent d’investir ;
  • Parce que l’intégration de ces facteurs dans les produits d’épargne et d’assurance vie, confortée par les labels dont le label ISR, contribuent au renouvellement de la confiance des épargnants envers la finance.

À cet égard, la collecte, le traitement et la qualification de l’information par des agences spécialisées permettent d’éclairer les investisseurs dans leur décision autonome d’investissement ou de financement de projet. Ils leur permettent d’apprécier à quel point les émetteurs intègrent les questions de gouvernance et leurs enjeux sociaux et environnementaux à leur stratégie comme à leurs opérations, et en maîtrisent les risques. Ces informations participent du bon fonctionnement des marchés, d’une allocation optimale des capitaux et de la réduction de l’asymétrie de l’information.

La viabilité de ces agences suppose une évolution de leur modèle économique actuel, qui pourrait passer par le paiement de leur notation par les émetteurs. Ces derniers pourraient alors solliciter le ou les fournisseurs de leur choix lors de leurs opérations de financement : émissions obligataires, financement de projets, entrée en Bourse… Les agences devraient en conséquence leur fournir des garanties d’indépendance, de transparence méthodologique et une plus grande proximité et réactivité en leur direction.

Constatant que de plus en plus d’entreprises mesurent l’intérêt que représente la valorisation indépendante de leur engagement dans la voie d’un développement durable tant en termes d’attractivité, de réputation que de potentielle création de valeur, nous sommes favorables à l’ouverture en ce sens d’un dialogue approfondi entre les parties concernées.

Nous apportons ainsi notre contribution à l’ambition de l’Europe visant à promouvoir une finance durable et responsable, qui se concrétise en particulier par les travaux du groupe d’experts sur la finance durable sous l’égide de la Commission européenne. À cet égard, notre initiative constitue une première étape en vue d’un dialogue avec les émetteurs et les investisseurs au plan européen.

Nous entendons également contribuer par cette initiative à la consolidation d’acteurs européens et mondiaux indépendants sur le marché international de l’analyse extra-financière.

Les signataires de cette déclaration : Maurice Ronat, Président du groupe AESIO ; André Renaudin, Directeur Général d’AG2R La Mondiale ; Yves Perrier, Directeur Général d’Amundi ; Patrick Dixneuf, Directeur Général d’AVIVA France ; Thomas Buberl, Directeur Général d’AXA ; Frédéric Janbon, Administrateur-Directeur Général de BNP Paribas Asset Management Holding ; Virginie Chapron-du Jeu, Directrice des Finances du groupe Caisse des Dépôts et Consignations ; Naïm Abou-Jaoudé, Directeur Général de Candriam Investors Group ; Olivier Vaillant, Directeur Général de CM-CIC Asset Management ; Frédéric Lavenir, Directeur Général de CNP Assurances ; Nicolas Moreau, Directeur Général de Deutsch Asset Management ; Nicolas Demont, Directeur Général d’EGAMO ; Philippe Desfossés, Directeur de l’Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique ; Stéphane Boujnah, Directeur Général et Président du Directoire d’Euronext ; Yves Chevalier, Membre du Directoire du Fonds de Réserve pour les Retraites ; Philippe Setbon, Directeur Général de Groupama Asset Management ; Stéphane Junique, Président d’Harmonie Mutuelle ; Jean-Pierre Costes, Président du Conseil d’Administration de l’Ircantec ; Daniel Roy, Président du Directoire de La Banque Postale Asset Management ; Roland Berthilier, Président du groupe MGEN ; Laurent Mignon, Directeur Général de Natixis ; Jean-Pierre Grimaud, Directeur Général d’OFI Asset Management.

Avec le soutien : Paris Europlace, l’Association Française de la Gestion Financière, l’Association Française des Investisseurs Institutionnels, la Fédération Française de l’Assurance et la Fédération Française de la Mutualité Française.


English version

Towards a wider application of non-financial rating

We, investors, asset managers, insurers, from the private, public and mutual sectors, and market infrastructures, signatories of this declaration, invite issuers to a communication of their ESG rating – Environment, Social and Governance – as and in addition to their financial rating.

  • Because we are convinced that social, environmental, ethical and governance factors constitute real areas of risk that have an influence on the quality of credit and the intrinsic value of companies, and
  • that they are drivers for future value creation;
  • Because our responsibility is, in particular, to direct public and private savings towards sustainable, inclusive, less carbon-intensive growth and meeting the challenge of climate change, while preserving capital and seeking returns that are consistent with this objective;
  • Because, in particular, large institutional investors with very long-term commitments express the need to analyse the sustainability of the business models of the companies, or projects, in which they plan to invest;
  • Because the integration of these factors in savings and life insurance products, reinforced by labels, such as the SRI label, contributes to the renewal of savers’ confidence in finance.

In this respect, the collection, processing and qualification of information by specialised agencies helps to inform investors in their autonomous investment or project financing decision. They allow them to appreciate the extent to which issuers integrate social, environmental, and governance issues into their strategies and operations, and mitigate their risks. This information contributes to the smooth functioning of the markets, the optimal allocation of capital and the reduction of information asymmetry.

The viability of these agencies requires a change in their current economic model, possibly through issuers’ payment of their ratings. The latter would then solicit the supplier(s) of their choice during their financing operations: bond issuances, project financing, IPO… The agencies should therefore have to provide them with guarantees of independence, methodological transparency, greater proximity, and responsiveness towards them.

 

Observing that more and more companies are measuring the value of independent assessment of their commitment to sustainable development in terms of attractiveness, reputation and potential value creation, we support the opening of an in-depth dialogue between the parties concerned.

We are thus contributing to Europe’s ambition to promote sustainable and responsible finance, which is reflected in particular in the work of the High-Level Experts Group on Sustainable Finance under the auspices of the European Commission. In this respect, our initiative is a first step towards a dialogue with issuers and investors at European level.

We also intend to contribute, through this initiative, to the consolidation of independent European and global players in the international market for extra-financial analysis.

Co-signatories of this declaration: Maurice Ronat, President of the AESIO group; André Renaudin, Managing Director of AG2R La Mondiale; Yves Perrier, Managing Director of Amundi; Patrick Dixneuf, Managing Director of AVIVA France; Thomas Buberl, Directeur Général d’AXA; Frédéric Janbon, Chief Executive Officer of BNP Paribas Asset Management Holding; Virginie Chapron-du Jeu, Financial Director of the Caisse des Dépôts et Consignations group; Naïm Abou-Jaoudé, Managing Director of the Candriam Investors Group; Olivier Vaillant, Managing Director of CM-CIC Asset Management ; Frédéric Lavenir, Managing Director of CNP Assurances; Nicolas Moreau, Global Head of Deutsch Asset Management; Nicolas Demont, Managing Director of EGAMO; Philippe Desfossés, Director of the Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (Institution for Civil Service Supplementary Pensions); Stéphane Boujnah, Managing Director and Chairman of the Managing Board of Euronext; Yves Chevalier, Board Member of the Fonds de Réserve pour les Retraites (Board governing the Reserve Fund for Pensions); Philippe Setbon, Managing Director of Groupama Asset Management; Stéphane Junique, President of Harmonie Mutuelle; Jean-Pierre Costes, Chairman of the Board of Directors of Ircantec; Daniel Roy, Chairman of the Managing Board of La Banque Postale Asset Management; Roland Berthilier, President of the MGEN group; Laurent Mignon, Chief Executive Officer of Natixis; Jean-Pierre Grimaud, Managing Director of OFI Asset Management.

With the backing of: Paris Europlace, the Association Française de la Gestion Financière (French Association of Financial Management), the Association Française des Investisseurs Institutionnels (French Association of Institutional Investors), the Fédération Française de l’Assurance (French Insurance Federation) and the Fédération Nationale de la Mutualité Française (French Federation of French Mutuality).

Philippe Naszàlyi – Daniel Bachet : “Quels modèles économiques pour sortir de la crise ?”

bachet-naszalyiSur le canton de Limours (Essonne), socialistes et sympathisants ont participé en octobre 2012 à une Conférence-Débat« Quels modèles économiques pour sortir de la crise ? » avec Daniel Bachet et Philippe Naszàlyi* qui est toujours d’actualité.

* Daniel Bachet a été directeur du département « Entreprise » au Centre d’études des systèmes et des technologies avancées (CESTA), puis chargé de mission au Commissariat général du plan. Chargé de mission à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) jusqu’en 1996, il est aujourd’hui professeur de sociologie à l’université d’Évry et chercheur au Centre Pierre-Naville.
Philippe Naszàlyi, docteur en sciences économiques, est directeur de La Revue des Sciences de Gestion depuis 1990. Il est professeur associé à l’université d’Évry, où il dirige des formations en alternance, et membre de l’équipe de recherche en management. Ils ont récemment rédigé ensemble «L’autre finance», un ouvrage qui pose la question de l’alternative à la banque capitaliste, démontrant que la finalité des banques et des entreprises n’étant pas de répondre aux impératifs de la Bourse mais de se mettre au service du développement de l’économie réelle.
quel_modele_economique_pour_sortir_de_la_crise

Richard Thaler reçoit le Nobel d’économie

Richard Thaler est professeur de l’économie comportemental  au sein de l’Université de Chicago Booth School of Business.

La conférence

Richard Thaler récompensé pour la théorie la manipulation bienveillante

L’Académie royale suédoise l’a honoré pour sa contribution sur la recherche sur l’économie comportementale, un domaine relativement nouveau qui comble l’écart entre l’économie et la psychologie.

L’auteur des best-sellers Misbehaving: The Making of Behavioral Economics (2015) et Nudge (2008), à travers ses recherches a démontré comment des caractéristiques humaines affectent les décisions individuelles et les orientations des marchés.

Richard Thaler devient ainsi 89e chercheurs de l’Université de Chicago Booth School of Business à recevoir le Prix Nobel. En plus de Richard Thaler, cinq membres actuels du corps professoral de l’école sont des lauréats du prix Nobel en économie : Eugene Fama et Lars Hansen (2013), Roger Myerson (2007), James Heckman (2000) et Robert E. Lucas Jr. (1995).

Richard Thaler Nobel d'économie 2017

 

CPME : “Le recrutement dans les PME doit être la priorité du quinquennat d’E. Macron”

Selon un sondage réalisé par Harris interactive pour Indeed* : « 91% des Français jugent que le recrutement dans les PME doit être une priorité du quinquennat d’Emmanuel Macron. »

Le recrutement comme priorité

La CPME se réjouit de cette prise de conscience collective du rôle et de la place des PME dans l’emploi et l’économie française. Mais cela marque également une forte attente vis-à-vis des réformes en cours, notamment en matière sociale.

S’il est indéniable que la création d’emplois est avant tout liée au carnet de commandes, il est impératif de créer les conditions permettant aux entrepreneurs d’être suffisamment confiants pour embaucher. Le coût du travail, la stabilité des textes et des normes tant en matière sociale que fiscale ou environnementale sont, à cet égard, déterminants. De même, il est essentiel que les règles applicables soient le plus simple possible et prennent en compte la réalité des PME.

La réforme du Code du travail sera sur ce point un test grandeur nature.

Les PME continueront à recruter si l’embellie économique se confirme, si on leur redonne de la souplesse et qu’on allège les carcans fiscaux et sociaux qui freinent leur développement.

Les Français l’ont compris, aider les PME est un enjeu prioritaire.

On se demande alors pourquoi, suite à ce communiqué de la CPME, François Asselin comme président de la CPME n’aura pas souhaité soutenir l’action menée à l’occasion de la présidentielle concernant le projet de relance économique proposé par Michel Leclerc visant au retour au plein-emploi en France, et donc faciliter l’embauche dans les PME du pays en supprimant toutes les cotisations sociales des fiches de salaire tout en maintenant l’intégralité du financement de la protection sociale… Il s’agit de ce que Michel Leclerc appelle le plan TRES, emprunté à Charles de Gaulle.

* Sondage « les 100 jours d’Emmanuel Macron » réalisé du 8 au 10 août 2017 sur un échantillon de 994 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.

CPME recrutement François Asselin

Les salaires dans la fonction publique de l’État

En 2015, un salarié de la fonction publique de l’État (FPE) perçoit en moyenne 2 495 euros nets par mois en équivalent temps plein ; cette moyenne prend en compte tous les agents civils des ministères et des établissements publics, fonctionnaires ou non.

Une hausse plus faible des salaires dans la fonction publique

Entre 2014 et 2015, le salaire net moyen augmente de 0,4 % en euros constants. La moitié de cette progression provient de l’évolution des qualifications des emplois dans la FPE. Par ailleurs, un agent en 2015 perçoit en moyenne 0,2 % de plus qu’un agent de mêmes grade et échelon en 2014. Le salaire net moyen des fonctionnaires de la FPE augmente de 0,3 %, porté par la hausse du salaire moyen des catégories C à la suite des revalorisations de leur échelonnement indiciaire. Il augmente moins que celui des non-fonctionnaires (+ 0,5 %).
Le salaire net moyen s’établit à 2 544 euros dans les ministères, soit +0,3 % par rapport à 2014 ; il s’élève à 2 343 euros dans les établissements publics administratifs (+ 0,8 %), en lien avec la forte présence de catégories C dans ces établissements.
Les disparités salariales dans la FPE augmentent très légèrement en 2015. Le salaire net des femmes est inférieur de 14,4 % en moyenne à celui des hommes, mais l’écart se réduit à 3,2 % à âge, grade, catégorie et statut égaux.
Pour les salariés présents toute l’année en 2014 et en 2015 chez le même employeur et avec la même quotité de travail, soit près de deux salariés sur trois dans la fonction publique de l’État, le salaire net moyen augmente de 1,8 % en euros constants. Ceci reflète la progression de leur ancienneté et de leur carrière.

Source INSEE

fonction publique