Archives de catégorie : La recherche

MULTICANAL ET CROSS-CANAL Implications stratégiques, marketing, organisationnelles, logistiques, technologiques et humaines

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Depuis quelques années, l’approche multicanal s’est imposée à la plupart des
entreprises occidentales : distributeurs mais aussi producteurs, en BtoB comme en BtoC, de produits tangibles comme de services. Par exemple, plus de 80% des distributeurs classiques en Europe et
aux USA sont aujourd’hui devenus multicanaux. L’objectif est désormais de faire du cross-canal, une véritable entreprise de transformation de la relation client.
La 5e 
édition du colloque Istec permettra de confronter
l’avis des professionnels et des chercheurs, spécialistes du sujet.

Jeudi 12 décembre 2013
8h30 – 17h30
ISTEC Campus Jemmapes
128, Quai de Jemmapes – 75010 Paris
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08h30 – 9h00 : Accueil des participants

09h00 – 9h30 : Introduction générale

9h30 – 11h : Le multicanal : un double enjeu de front-office et de
back-office

Table ronde avec Laurent Cochet (Directeur Actuariat et Marketing Produits du Groupe Assu 2000), Julien
Siouffi (Franchisé Cartridge World et Directeur Associé de Résidence Mixte) et un intervenant du Groupe La Poste.

11h – 11h15 : Pause

11h15 – 11h45 : Passer du multicanal au cross-canal

Pierre Jacobs (Directeur Général de Générale de Téléphone)

11h45-12h45 : Aujourd’hui, la gestion du client multicanal et cross-canal

• La segmentation générationnelle est-elle
efficace pour expliquer le parcours cross-canaux et cross-enseignes des consommateurs ?
Sandrine Heitz Spahn
(Université de Lorraine)

• Le modèle de probabilité d’élaboration (ELM)
est-il transposable aux canaux de distribution? Le cas d’une enseigne multicanal
Christophe Bezes
(Istec)

12h45 – 14h : Déjeuner

14h-15h30 : Quand le multicanal gagne le BtoB

• Relation au fournisseur : impératif de
multicanalité et gestion des émotions
Ghislaine Pellat (CERAG Grenoble); Fanny Poujol (Montpellier 1); Béatrice Siadou- Martin (Montpellier 2); David Vidal (Montpellier 2)

• L’impact du multi-canal sur le rôle et le
management des forces de vente. Le cas du secteur de la beauté professionnelle
Enrico Colla (Novancia) et Paul Lapoule (Novancia)

• Des produits aux solutions sur les marchés B to
B : impacts sur les politiques de distribution – une recherche exploratoire
Jérôme Beche (Istec)

15h30 – 15h45 : Pause

15h45 – 17h15 : Le multicanal face aux nouveaux canaux

• Quand la digitalisation des parcours bouleverse
un environnement multicanal : le m-commerce
Aurore Ingarao (Université de Bourgogne)

• La place du client dans les stratégies
multicanal des banques sur Internet : une analyse du « client-salarié » et du « client-acteur »
Jean-François
Notebaert
(Université de Bourgogne) et Laurence Attuel-Mendes (ESC Dijon Bourgogne)

• A
conceptual framework of customer multichannel behaviour in a «social» multichannel environment
Ilaria Dalla Pozza (Ipag)

17h15 à 17h30 : Clôture du Colloque. Présentation Colloque 2014.

Comité scientifique
ALOUI Adel (Professeur Chercheur Istec); BADOT
Olivier (Professeur IAE Caen Basse Normandie et Doyen de la Recherche ESCP Europe); BEAU Gaelle (Professeur Chercheur Istec); BECHE Jérôme (Professeur Chercheur Istec); BELVAUX Bertrand (Maître
de Conférences HDR Université de Bourgogne); BENCHERQUI Dominique (Professeur Chercheur Istec); BEZES Christophe (Professeur Chercheur Istec); BORBALAN Laurence (Professeur-Chercheur Istec);
BRUSSET Xavier (Professeur-Chercheur ESSCA); CADENAT Sandrine (Maître de Conférences Université Paris Est Créteil Val de Marne); CANEVET-LEHOUX Sophie (Professeur Chercheur Istec); CASES
Anne-Sophie (Maître de Conférences HDR Université Montpellier 2); COLLA Enrico (Professeur HDR Novancia); DUBOIS Pierre-Louis (Professeur Université Montpellier 2 et Délégué Général de la FNEGE);
DUYCK Jean-Yves (Professeur Université La Rochelle); INGARAO Aurore (Maître de conférences Université de Bourgogne); JARDAT Rémi (Professeur Chercheur HDR et Directeur de la Recherche Istec); LE
SERRE Delphine (Professeur Chercheur Istec); EL HILALI Nabil (Professeur Chercheur Istec); KEFI Mohamed Karim (Professeur Chercheur Istec); MAXIMIN Céline (Professeur Chercheur Istec);
MERCANTI-GUERIN Maria (Maître de Conférences CNAM); PACHE Gilles (Professeur Université de la Méditerranée); PICOT-COUPEY Karine (Maître de Conférences IAE de Rennes); POUJOL Fanny (Maître de
conférences HDR Université Montpellier I); RUZÉ Emmanuel (Professeur Chercheur Istec); VANHEEMS Régine (Maître de Conférences HDR Université Panthéon-Sorbonne); VENDEMINI Serge (Professeur
Université Panthéon-Assas); VOLLE Pierre (Professeur Université Paris Dauphine et Vice-Président de l’AFM)

Participation de 70 euros. Bulletin d’inscription et règlement à
retourner auprès de Roxane LORETZIN 
avant le 10 décembre par mail à r.loretzin@istec.fr ou par courrier : ISTEC, 12 rue Alexandre Parodi, 75010
PARIS

 

Rémi JARDAT
Directeur de la Recherche

Christophe BEZES
Organisateur du Colloque – Professeur chercheur

Pour toute inscription, merci de contacter
:
Roxane LORETZIN
r.loretzin@istec.fr
01 80 97 66 81

www.istec.fr


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« Osez le risque ! »

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L’Ecole Nationale d’Administration (ENA), l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (HEC) et l’Ecole de Guerre (EdG) ont le plaisir de vous inviter à un colloque sur le thème : « Osez le risque ! »

Le 6 juin à 9h à l’École Militaire,
amphithéâtre Foch, 5
place Joffre Paris 7e

Dans nos sociétés occidentales où le besoin de sécurité prédomine à tous les niveaux, la prise de risque semble être devenue taboue. Du gaz de schiste à l’emploi des drones armés en passant par la
régulation des marchés financiers, nombreux sont les exemples qui démontrent la volonté de minimiser, de maîtriser voire d’annuler le risque. Le principe de précaution est souvent mis en avant
comme justification de cette volonté d’annihiler le risque.

Cependant, face aux enjeux politiques, économiques, techniques, sociaux et sociétaux d’un monde où foisonnent les incertitudes, cet ostracisme du risque constitue à la fois un véritable danger et un défi pour les responsables et les décideurs de demain.

Ainsi, la prise de risque doit-elle disparaître au profit d’une paralysie rassurante ou, au contraire, dit-elle être réhabilitée et assumée pour susciter de nouvelles opportunités ?

Pour y répondre, venez échanger et débattre avec des responsables du monde de la fonction publique, du monde militaire et du monde économique dans le cadre du colloque organisé
sur le thème : Osez le risque
 !

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Colloque Psychanalyse, Management et Organisations

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“Les enjeux de la santé au travail : regards et approches
psychanalytiques”
Les 15 et 16 novembre 2013 à la Haute école de gestion Arc à Neuchâtel, Suisse

Objet :

L’organisation contemporaine du travail peut engendrer des dysfonctionnements dont l’impact humain de
plus en plus préoccupant (aliénation, épuisement, harcèlement, absentéisme, invalidité, suicide…) alerte tant les responsables et collaborateurs d’entreprise que les professionnels de la santé,
les autorités sanitaires et l’opinion publique. L’échange interdisciplinaire et la recherche de modèles pertinents de compréhension paraît plus que jamais nécessaire, à la fois sur le terrain et
en amont, dans la formation des cadres et des intervenants externes.
Les tendances dans l’enseignement et dans les pratiques du management depuis quatre
décennies ont eu tendance à favoriser presqu’exclusivement les approches béhavioristes, sans doute de par la capacité de ces dernières à adapter rapidement les individus à l’organisation du
travail. Il est à cet égard remarquable que les principaux manuels de gestion se réfèrent très peu à l’épistémologie analytique pour appréhender les dynamiques humaines dans les
organisations.(
1) Pourtant, les approches comportementales permettent moins que jamais de rendre compte des réalités
concrètesdes entreprises et autres organisations, soumises à des tensions et des contradictions inédites, et de la réalité du vécu des individus qui y travaillent.
Les approches psychanalytiques offrent des modèles de compréhension alternatifs qui font actuellement l’objet d’un intérêt renouvelé. Elles se sont développées
durant la seconde moitié du siècle dernier, tant dans une tradition anglo-américaine que latine, notamment francophone.
Relativement à la première sphère,
pensons aux approches de « socio-analyse » émanant du Tavistock Institute en Grande-Bretagne ou à celles de « psycho-dynamique du leadership » émanant de la Harvard Business School aux
États-Unis, par exemple. Et relativement à la seconde, mentionnons les approches de « psychanalyse groupale », de « socio-psychanalyse » ou encore de « psychosociologie d’inspiration analytique »
appliquées aux organisations, sans oublier d’autres courants féconds aussi divers que la « psychodynamique du travail » ou la « socianalyse institutionnelle ».(
2)

1 Parmi les exceptions, notons les ouvrages de Jean-François Chanlat (1990) et
d’Alexandre-Bailly et collègues (2004).
2 Pour des vues synthétiques de ces
courants, on renvoie notamment aux ouvrages de Gérard Mendel (2002) et de Gilles Arnaud (2004).

Colloque Psychanalyse, Management et
Organisations
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La relative ignorance mutuelle entre, d’une part les sciences de gestion et les sciences sociales et,
d’autre part les approches analytiques, nous apparaît préjudiciable à une époque où dirigeants et managers semblent démunis face aux enjeux de santé dans les univers professionnels où la prise en
compte des phénomènes contingents et interpersonnels, conscients et inconscients, contradictoires et ambivalents est nécessaire pour prendre en compte la subjectivité au travail. L’épistémologie
freudienne ou post-freudienne qui sous-tend ces approches pourrait être mieux à même de rendre compte de l’engagement subjectif des individus requis, ou mis à mal, par les nouvelles formes
d’organisation. Au-delà des enjeux de compétence, le fait que le travail suppose aujourd’hui un fort investissement personnel oblige à comprendre les déterminants subjectifs et souvent
inconscients de cet investissement. Simultanément et paradoxalement, la tentative d’encadrer l’engagement personnel presque exclusivement par une rationalité opératoire peut renvoyer les
individus à une solitude où leur dynamique subjective n’est plus prise en compte. De plus, les difficultés à interpréter les problèmes rencontrés dans les tentatives de transformation des rôles
organisationnels(notamment les recherches de polyvalence) poussent également à mobiliser un cadre d’analyse faisant une place aux phénomènes subjectifs, dans leur interaction avec les enjeux de
compétence et de jeux d’acteurs.
Ce colloque a invité les chercheur∙e∙s lié∙e∙s au monde du
travail et des organisations comme les chercheur∙e∙s-praticien∙ne∙s de la psychanalyse à affronter les questions en lien avec les enjeux de la santé au travail à deux niveaux : celui de la
compréhension et celui de l’action.
– En quoi les approches analytiques, toute diversité prise
en compte – Freud, Lacan, Klein, Bion, Winnicott, etc. –, permettent-elles de comprendre ou non les enjeux de la santé au travail ? Et quels en sont les avantages et les limites
?
– De quelle manière peuvent-elles nourrir les enjeux de la santé au travail, autrement dit,
en quoi seraient-elles fécondes et utiles pour orienter et structurer les modes d’action ? Ou à l’inverse, pourquoi ne le seraient-elles pas ?

Deux entrées sont ainsi favorisées pour articuler l’organisation et la santé au travail. On s’intéressera
tout autant aux démarches qui partent des modèles de la psychanalyse pour montrer leur pertinence et leurs limites face aux réalités vécues dans les entreprises et organisations, voire aboutir à
des modes de prises en compte des questions concrètes, qu’aux démarches qui partent d’enjeux de santé, à travers par exemple les modèles de prévention, pour évaluer l’intérêt de l’utilisation des
concepts psychanalytiques au regard des enjeux professionnels.

Comité d’organisation :

Frédérique Alexandre-Bailly (ESCP Europe), Gilles Arnaud (ESCP Europe), Cédric Dalmasso (CGS,
MinesParisTech), Maryse Dubouloy (ESSEC), Frédéric Favre (HEG Arc, HES-SO), Achille Grosvernier (HEG Arc, HES-SO), Alain Max Guénette (HEG Arc, HES-SO), Sophie Le Garrec (Université de Fribourg),
Bernard Reith (Psychanalyste SSPsa), Jean-Claude Sardas (CGS, MinesParisTech), Jean-Pierre Waber (Psychanalyste SSPsa), Nicole Zangrando (Haute école de Santé Arc–HES-SO).

Programme de la journée du vendredi 15 novembre
Comprendre et gérer les enjeux psychosociaux au
travail

8h30 – 9h00 : Accueil des participant∙e∙s

9h00 – 09h15 : Ouverture : Alain Max Guénette, Jean-Claude Sardas (CGS, Mines ParisTech) et Nicole

Zangrando (HEG et HEdS Arc) : Objectifs de la journée

9h15 – 9h50 : Conférence de Cédric Dalmasso et Jean-Claude Sardas (Mines ParisTech) : Des modèles
d’analyse aux enjeux de prévention

9h50 – 10h25 : Conférence de Julien Perriard (Ville de Lausanne) : Retour d’expérience sur la mise
enplace, le fonctionnement et les évolutions possibles d’un dispositif interne de régulation des questions psycho-sociales et relationnelles

10h25 – 10h45 : Pause

10h45 – 11h20 : Conférence de Bernard Reith (Psychanalyste en cabinet privé) : Santé au travail et
enjeux organisationnels, point de vue d’un clinicien

11h20 – 11h55 : Conférence de Milos Tadić (Médecin responsable, PPEV) : Santé au travail et enjeux
organisationnels, point de vue d’un consultant en dynamique organisationnelle

11h55 – 12h30 : Discussion/animation : Achille Grosvernier (HEG Arc) et Sophie Le Garrec (Université de
Fribourg)

12h30 – 14h 00 : Repas

14h00 – 15h35 : Table ronde composée de : Marc Arial (ergonome, Seco), Cécile Pache (juriste,
consultante), Julien Perriard (psychologue du travail et ergonome, Ville de Lausanne), Anne-Marie Van Rampaey (DRH, CSEM), Francis Thode (DRH, SICPA), Christian Voirol (spécialiste SST, HEdS Arc)
:

Quels acteurs et quels dispositifs de prévention ? Quelle redéfinition des rôles et
repositionnement des acteurs de la SST
; animation : Nicolas Willemin (quotidien L’Express)

15h40 – 16h15 : Conférence de Bénédicte Vidaillet (Université de Lille) : La quête effrénée de
reconnaissance

16h30 : Synthèse et Cocktail

Programme de la journée du samedi 16 novembre
Les enjeux de la santé au travail : regards et approches
psychanalytiques

8h15- 8h45 : Accueil des participant∙e∙s

8h45 – 9h00 : Ouverture de la journée : Jean-Claude Sardas (CGS, Mines ParisTech), Bernard Reith

(psychanalyste) et Alain Max Guénette (HEG Arc)

9h00 – 9h45 : Conférence d’Achille Grosvernier (HEG Arc) : Malaise dans la Culture, malaise au
travail
9h45 – 10h55 : 1er set de communications en atelier :

Communication de Jacqueline Barus-Michel (Université de Paris 7) : Organisation et travail : le sens
ou les avatars du sujet

Communication de Jacqueline Girard (Psychanalyste en cabinet privé) : Mécanismes de défense. Concept
de la psychanalyse, de la psychopathologie et de la psychologie clinique

Modératrice : Nicole Zangrando (HEdS)

Discutant : Jean-Pierre Waber (SSPsa)

Colloque Psychanalyse, Management et Organisations

10h55 – 11h10 : Pause

11h10 – 12h30 : 2e set de communications en atelier :

Communication de Frédéric Blondel (Université de Paris 7) : L’usage de la notion d’espace
transitionnel de Winnicott dans l’intervention psychosociologique

Communication de Pascale Peuchmaur et Pascale Moins (Association L’Élan partagé) : Partition à deux
voix : à partir d’une pratique dans un lieu de soins

Communication de Maryse Dubouloy (ESSEC) : L’indicible de la peur Modératrice : Frédérique
Alexandre-Bailly (ESCP Europe)

Discutant : Bernard Reith (SSPsa)

12h30 – 14h00 : Repas

14h00 – 15h40 : 3e set de communications en atelier : *

Communication d’Annick Houel (Université de Lyon 2) : Rivalités féminines : la passion mère-fille à
l’épreuve du travail

Communication de Marie-Odile Legrand (Université de Lille 3) et Philippe Sailli (Université de
Valencienne) : L’antoedipe : un modèle opérant pour appréhender les dynamiques humaines dans les organisations

Communication de Jean-Philippe D’Introno (France Business School) : Sur la maladie définitive
en entreprise Modérateur : Olivier Schirlin (HEdS Arc)

Discutant : Gilles Arnaud (ESCP Europe)

15h40 : Synthèse (suivi d’un cocktail)

Inscription :
Auprès
d’Alain Max Guénette
alain.guenette@he-arc.ch en précisant votre adresse de facturation.

Prix :
Les deux jours : 180 euros
La journée du 15 novembre : 140 euros
L’après-midi du 15 novembre : 50 euros
La journée du 16 novembre : 50 euros
L’après-midi du 15 novembre et la journée du 16 novembre : 90 euros

Pour le comité d’organisation :
Alain
Max Guénette (HEG Arc) et Jean-Claude Sardas (CGS, Mines ParisTech)

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Section 37 du CNRS : une nouvelle liste de revues élaborée en marge de la communauté

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Nous informons notre lectorat d’un message du SNESUP à propos de la nouvelle liste de revues de la Section 37 (Eco-Gestion) du CNRS

Section 37 du CNRS  élabore une nouvelle liste

“La Section 37 du CNRS  (économie-gestion) vient d’adopter une nouvelle révision de sa liste de revues avec 9 voix pour, 4 contre et 3 absentions dont l’utilisation porte à conséquences pour la communauté des chercheurs et des enseignants-chercheurs. Cette révision intervient alors que les réformes gouvernementales visent à systématiser le recours à la bibliométrie dans l’évaluation des collègues et à faire de cette évaluation un instrument de sanction.

Comme lors des révisions précédentes, le classement de certaines revues a été modifié et de nouvelles revues sont rentrées dans cette liste révisée, désormais complétée par une liste de revues dites émergentes, non catégorisées, et une liste de revues Multidisciplinaire et Autres Disciplines (MAD), elles aussi non catégorisées. Dans son ensemble, cette révision renforce l’incitation à privilégier la publication dans des revues anglo-saxonnes.

En 2004, la première liste de la section 37 avait été élaborée sur la base d’une consultation des Directeurs d’Unité et, on peut le supposer, des membres des unités de recherche rattachées. La 1re révision, adoptée en 2008, avait fait l’objet d’une consultation, certes imparfaite, mais d’une consultation tout de même de la communauté (réunion des économistes du 16 février 2007). La dernière révision a encore rétréci le champ de la consultation. La section a ouvert une boite mail dédiée pendant 3 ans pour recueillir l’avis de la communauté sur sa liste. Cette procédure ne peut être assimilée à un processus démocratique.

Le rôle de la liste de la section 37, depuis sa première version, a fondamentalement changé. Il structure désormais l’évaluation du travail de la communauté scientifique, individuellement et collectivement, très au-delà de la question du recrutement et de la gestion de la carrière des chercheurs CNRS. Cette communauté, dans sa majorité, n’a jamais eu l’occasion de s’exprimer et donc d’orienter le contenu de la liste.

Or, l’évaluation a elle aussi beaucoup changé depuis la 1re liste. Aujourd’hui, la majorité des membres de cette communauté subit donc les effets, qui peuvent être lourds, d’un outil qui lui est totalement extérieur. C’est un déni de démocratie.

Le Snesup, sans méconnaître le travail des membres de la section 37, s’élève contre l’adoption d’une liste de revues dont l’usage est donc désormais structurant pour la communauté des chercheurs et des enseignants-chercheurs sans que les principaux intéressés n’aient été associés à son élaboration.

Parce que la décision doit finalement revenir à la communauté à laquelle elle s’applique, il est temps de lui rendre l’initiative pour que soient définis collectivement la finalité de l’évaluation, son mode opératoire et ses supports. Sur la liste elle-même, le Snesup a toujours considéré que l’existence même d’une liste qui fournit un classement selon un jugement de valeur sur la qualité supposée ex-ante des articles publiés renforce potentiellement des effets pervers bien connus (étouffement du pluralisme, dérive bibliométrique de l’évaluation, constitution d’un marché de chercheurs, ou de primes de productivité individuelles, etc..;

Le Snesup appelle donc la communauté et ses représentants à se mobiliser pour que chacun soit réellement consulté sur l’évaluation, son rôle et ses modalités. Nous voulons que la communauté puisse les définir en toute transparence dans le cadre d’un débat démocratique.”