Archives de catégorie : Appels à communication

Appel à communication : Aux marges du marché

Appel à communication

Aux marges du marché
Acteurs et échanges non institutionnels dans les économies préindustrielles

 Journées d’étude, 2-3 octobre 2014,
Marseille

 

LABEXMED – Aix-Marseille Université – Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme – Atelier Thématique de Recherche
Interdisciplinaire “
Systèmes productifs, circulations, interdépendances” (ATRI 1). Projet Espace, Limite, Identités.

CNRS, UMR 7299 CENTRE CAMILLE JULLIAN

CNRS, UMR 7303 TELEMME

 

L’objectif de ces journées d’étude est d’interroger la pertinence d’une approche, sur le temps long, des relations économiques « non
institutionnelles », « marginales » ou parallèles en regard de marchés construits par les normes et les institutions. Bien que les historiens de l’économie aient longtemps
concentré leurs travaux sur les aspects légaux de l’échange, l’économie informelle et illicite suscite de plus en plus, après celui des sociologues et des économistes, l’intérêt des chercheurs
travaillant sur les périodes préindustrielles. Plusieurs travaux, portant en particulier sur l’époque moderne, tendent ainsi à montrer le caractère structurel, bien plus qu’anecdotique, de
l’économie illicite et les liens étroits qu’elle entretenait avec l’échange légal. Pour ce qui est des périodes les plus anciennes, la question se pose – étant donné la nature des sources – de la
possibilité même d’accéder aux pratiques et aux acteurs qui se situent en marge de l’économie licite. En cela, une démarche transdisciplinaire prend pleinement sens, puisqu’il s’agit d’interroger
la transposabilité de questionnements et de concepts d’une période à l’autre. L’objectif de ces journées d’étude est par conséquent de favoriser la confrontation et le dialogue entre historiens
de toute période préindustrielle, de l’Antiquité grecque et romaine à l’époque moderne.

Dans cette perspective, il s’agira plus particulièrement d’envisager les relations économiques « non institutionnelles » à
travers leurs acteurs et leur rapport à l’espace. Si la question du statut juridique, civique et politique de ces acteurs constitue un élément essentiel pour interroger leur position dans
l’économie, il s’agit de partir de l’échange en acte, en particulier dans les cas limites de conflit, de rupture ou de transgression. La rencontre vise ainsi à développer une réflexion en termes
de situations concrètes, d’expériences, plutôt qu’en termes de catégories préétablies d’exclus ou de marginaux de l’échange (femmes, mineurs, étrangers
etc.).

Ces situations sont en effet particulièrement révélatrices des contraintes qui pèsent sur les acteurs engagés dans des relations économiques,
mais aussi des ressources leur permettant de défendre leurs intérêts et leurs droits, selon leur âge, leur appartenance sociale, de leur ancrage dans la communauté etc. À travers
l’analyse des rapports de force en jeu dans ces situations limites, l’objectif sera d’interroger les capacités d’action (agency) des individus qui se situent aux marges institutionnelles
du marché, les configurations de pouvoir dans lesquelles ils sont enserrés, la manière dont à l’occasion des conflits ils deviennent pour l’autorité sujets de droit, leur éventuelle habileté,
enfin, à exploiter ou à contourner les normes en vigueur et les contraintes qui pèsent sur eux.

Ainsi, sur le plan méthodologique, il s’agira d’interroger l’intérêt heuristique d’une exploitation des cas limites, des situations de conflit
ou de transgression, dans la compréhension des mécanismes de construction et d’appropriation de territoires économiques – qu’ils soient matériels ou symboliques.

Pour ce faire, trois axes principaux ont été retenus :

1. Les espaces de l’échange informel et la construction de territoires économiques

Si, dans les sociétés contemporaines, l’étude des ancrages territoriaux des phénomènes économiques et sociaux est désormais fondamentale,
cette démarche est moins habituelle pour l’étude des sociétés préindustrielles. Il semble ainsi nécessaire d’ouvrir une réflexion sur la construction de l’espace par les pratiques et les
circulations économiques, licites ou illicites.

2. Les conditions de l’échange dans une « économie du face à face »

L’économie des sociétés préindustrielles étant d’abord une économie du face à face, on s’intéressera particulièrement aux techniques
développées, à différentes époques et dans le cadre de ces échanges « marginaux », pour minimiser le risque économique en construisant des mécanismes destinés à produire de la confiance
: présence de garants, de témoins, de « tuteurs » pour les femmes ou les enfants mineurs, prestation de serments, recours aux sûretés mobilières et foncières et le cas échéant à leur saisie,
etc.).

3. Les conflits et leurs résolution : transgression, réinvention des normes

Au-delà des seuls corpus juridiques, qui ne sont d’ailleurs pas présents à toutes les époques mais témoignent souvent d’un droit vivant plus
que figé, il semble pertinent d’étudier les processus d’élaboration et d’évolution de la norme dans les situations de ruptures, de conflits qui donnent lieu à des phénomènes d’emprunts et de
transferts souvent encore peu étudiés. Les modes de construction ou de redéfinition des normes qui régissent les usages économiques de l’espace peuvent ainsi être observés dans les situations
d’appropriation de territoires, à l’échelle des États comme des cités.

 

Les communications pourront en particulier aborder les points suivants (les approches transversales sont évidemment les
bienvenues) :

Les secteurs d’activité « réservés » en
fonction des statuts (ex. métèques, « étrangers », femmes, mineurs etc.).

Les géographies de l’informel : quartiers ou
zones spécifiques aux activités informelles/clandestines/illicites.

La différenciation ou la superposition des espaces
de l’économie officielle/légale et de l’économie informelle/illicite.

Les formes de réduction du risque :
cautionnement, garants, garanties, présentation de soi, mécanismes formels ou informels de construction de la confiance.

Les actions en justice (plaintes, procès…) et la
résolution des conflits (arbitrages, règlements, conventions, obtention de lois et privilèges).

La réécriture formelle ou factuelle des normes et
leur circulation.

 

Modalités de soumission :

Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge. Les propositions de communication en français ou en anglais (max. 500 mots),
accompagnées d’une courte présentation biographique (avec mention des publications) sont à envoyer avant le 15 Février 2014 à l’adresse suivante : ecomarges@mmsh.univ-aix.fr

 

Lieu et date :

Marseille, jeudi 2-vendredi 3 Octobre 2014

 

Calendrier :

Clôture des soumissions : 15 Février 2014
Notification d’acceptation :
5 Mars 2014
Envoi des textes des interventions : 1er Septembre
2014

 

Comité d’organisation :

Eleonora Canepari (University of Oxford, Italian Studies at Oxford)
Julien Dubouloz (Aix-Marseille Université, UMR 8210 ANHIMA)
Anne Montenach (Aix-Marseille Université, UMR 7303
TELEMME)
Isabelle Pernin (Aix-Marseille Université, UMR 7299 Centre Camille Jullian)

Contacts : ecomarges@mmsh.univ-aix.fr

Journées d’Histoire du Management et des Organisations

Les Journées d’Histoire de la Comptabilité et du Management, aujourd’hui Journées d’Histoire du
Management et des Organisations
, constituent depuis leur première édition en 1995, un rendez-vous annuel incontournable pour ceux qui s’intéressent à l’histoire et à la gestion. Elles
rassemblent des gestionnaires, historiens, juristes, sociologues et économistes.

Comme chaque année, toutes les propositions de communications sont les bienvenues, mais nous souhaitons
néanmoins proposer un axe de réflexion. Ainsi, l’Association pour l’Histoire du Management et des Organisations, l’Institut de Recherche en Gestion (IRG, université Paris-Est) et l’université
Paris-Est – Marne-la-Vallée, avec le soutien de l’Association Francophone de Comptabilité, lancent cet appel à communication sur le thème de l’Innovation.

A la rencontre de la technologie, des besoins de l’utilisateur et des contraintes du marché, l’innovation touche
toutes les fonctions de l’entreprise. On distingue ainsi traditionnellement quatre types d’innovations : innovation de produit, de procédé, marketing ou organisationnelle.

Au cours de ces 19e Journées d’Histoire du Management et des Organisations, nous souhaitons aborder
l’innovation dans son épaisseur historique et en contexte, en envisageant dans leur diversité les pratiques innovantes.

Nous suggérons ici certaines approches :

étudier les pratiques
de conception, s’intéressant aux mécanismes cognitifs et organisationnels en jeu dans la créativité et l’innovation

proposer une approche
des milieux innovants, des réseaux et des transactions que génèrent les collectifs de l’innovation

questionner les
modèles et outils de gestion de l’innovation, dans leur dimension historique

analyser les modalités
de la légitimation, de l’appropriation et de la diffusion de l’innovation

étudier les
institutions de l’innovation, à travers notamment le rôle des brevets

décrire les marchés
émergents de l’innovation, et mettre en évidence les outils permettant de les approcher

Enfin, la thématique
de l’innovation pose la question de la résistance des acteurs au changement.

Dans la continuité des précédentes Journées, sont attendues des communications à caractère historique couvrant
les domaines de la comptabilité, du management ainsi que ceux de la stratégie, du nouveau management public, du marketing, de la finance…

Comme chaque année, toutes les propositions de communication intégrant une dimension historique sont
bienvenues.
 

Tutorat de thèses / Atelier méthodologique
Cette journée est ouverte à tous les participants.

Les Journées d’Histoire débuteront par un atelier doctoral organisé le 26 mars, comprenant un tutorat de thèses
d’histoire du management et des organisations, et, l’après-midi, un atelier méthodologique portant sur “L’Ecriture de l’Histoire”, par Patrick Fridenson.

Les doctorants souhaitant présenter leurs recherches à l’occasion de cet atelier devront fournir un document
d’une dizaine de pages maximum spécifiant leur champ de recherche (thème, questions de recherche), le cadre théorique ou l’articulation théorique de la thèse, leur démarche méthodologique, les
premiers résultats (le cas échéant), leurs principales références bibliographiques.

Les doctorants en début de thèse sont encouragés à participer.


Dates à retenir

Date limite de soumission des textes des communications (30 000 signes minimum – 70 000 signes maximum) :
15 décembre 2013

Décision du comité de lecture : 19 janvier 2014

Version définitive des textes : 9 février 2014


Les propositions devront être envoyées en français ou anglais accompagnées d’un résumé en français et anglais à l’adresse suivante : jhmo@univ-mlv.fr

Chaque proposition de communication fera l’objet d’une lecture anonyme.


Contact
: jhmo@univ-mlv.fr

Site internet : https://sites.google.com/site/jhmo2014/home

Comité scientifique :
Amina Bécheur
Eugénie Briot
Ludovic Cailluet
Pierre Labardin
Eve Lamendour
Yannick Lemarchand
Michel du Moutier
Marc Nikitin
Muriel Petit
Eric Pezet
Nicolas Praquin
Pierre Prétou
Béatrice Touchelay
Catherine Vuillermot

Comité d’organisation :

Marianne Abramovici

Eugénie Briot

Cécile Fonrouge

Cédric Poivret
Mathias
Szpirglas

 


La fiscalité des entreprises au XXe siècle

Didier Bensadon, Université Paris-Dauphine
Nicolas Praquin, Université Paris-Sud
Béatrice Touchelay, Université Lille Nord de France (Lille 3)
Philippe Verheyde, Université Paris VIII-Saint Denis

 Vous invitent à
proposer une contribution à la 3e journée d’étude
« Histoire, Entreprises et Gestion – HEG
»

consacrée à
« La
fiscalité des entreprises au XXe siècle »
et organisée à
l’
Université Paris-Sud (Sceaux) le vendredi 7 juin 2013

Le groupe de travail « Histoire, Entreprises et Gestion » mêlant historiens et chercheurs en sciences de gestion organise
chaque année un cycle de journées d’études autour d’un thème central.

La première journée, organisée à l’Université Paris VIII-Saint-Denis en juin 2011, sur le thème : «
Comptabilités d’entreprises et Histoire XIX-XXe siècles : objets, pratiques et enjeux », a été
l’occasion pour des historiens, des juristes, des sociologues et des spécialistes de sciences de gestion d’examiner
la manière dont la comptabilité et la gestion se sont imposées au
sein des organisations privées. La deuxième journée consacrée à « L’argent des entreprises » s’est déroulée à l’Université Lille 3 le 8 juin 2012 ; elle a montré le rôle et les utilisations des
sources de financement, son impact sur la gestion en période d’abondance ou de carence, et plus généralement la façon dont il pouvait déterminer – ou pas – la reddition des comptes et la
production d’information financière tant pour les entreprises que pour leurs partenaires privés.

Nous souhaitons prolonger ces réflexions et ces échanges sur les réalités et les interprétations du concept d’entreprise,
appréhendée à la fois comme une construction et un vécu, comme un objet d’histoire et comme un système d’organisation inscrit dans le temps et dans l’espace en élargissant cette année la
réflexion à leurs relations avec l’Etat. Nous cherchons à susciter une réflexion collective auprès des chercheurs confirmés, mais également auprès des doctorants et des professionnels des
sciences humaines et sociales qui s’intéressent à l’entreprise comme acteur économique, social et politique, voire culturel.

Le thème de la troisième journée que nous proposons porte sur « les entreprises et la fiscalité ». Cette thématique nous parait particulièrement propice à une approche mêlant tant les échelles spatiales que temporelles et s’appuyant sur des sources et des fonds d’archives
diversifiés. Il s’agira ici de mêler les réflexions des spécialistes en sciences de gestion, des historiens, des juristes, voire des sociologues et des économistes pour évaluer les réactions des
entreprises aux profondes réformes de la fiscalité introduites depuis le début du XXe siècle en France : création de l’impôt sur le revenu en 1914, puis de l’impôt cédulaire sur les bénéfices en
1917 et, plus généralement de toutes les différentes formes de taxation opérées au cours du siècle. La question de l’organisation du contrôle fiscal construit par l’administration, souvent
combattu par les contribuables ou les parlementaires, constitue également un axe d’approche à retenir.

Cette thématique peut être déclinée en quatre niveaux :

Celui du système d’informations comptables
: comment la fiscalité a-t-elle pu modeler et façonner les règles comptables tout au long du XXe siècle ? Comment vers la fin du XXe siècle, l’évolution de
l’environnement économique et financier a pu délier le lien qui associait comptabilité et fiscalité ? Les approches historiques comparatives sont particulièrement bienvenues dans ce cadre dans la
mesure où elles permettent d’éclairer la singularité du système français.

Celui de l’entreprise elle-même : comment les entreprises s’adaptent-elles à ces changements qui les obligent à déclarer leurs revenus et à nouer des relations régulières et directes avec les agents du
fisc ? Quel est l’impact de cette fiscalité directe sur leur gestion ?

Celui de l’entreprise confrontée à l’Etat fiscal
: dans quelle mesure ces évolutions transforment-elles les relations entre les entreprises et l’Etat ? La généralisation tardive de la normalisation
comptable et la persistance du forfait sont-elles le signe de résistances de la part des entreprises ? Comment l’entreprise aborde-t-elle ses relations avec les agents du fisc ? Quels sont les
rôles des comptables ou des conseillers fiscaux ? Comment les contentieux permettent-ils d’éclairer les relations que les entreprises entretiennent avec le fisc ?

Celui de l’Etat, de l’administration fiscale et ses
agents
: comment s’adaptent-ils à ces transformations ? De quels moyens disposent-ils (formation des agents à la comptabilité,
répression des fraudes, etc.) ? Quelle est leur efficacité ? Dans quelle mesure, comment et quand l’amélioration des contrôles des comptabilités des entreprises atténue-t-elle la fraude
?

Les propositions de communications avec titre (1 page) et un court CV sont à envoyer pour le 31 décembre 2012 à Nicolas
Praquin (nicolas.praquin@u-psud.fr) en indiquant dans le sujet du mail : « 3e
journée HEG » ; une notification d’acceptation ou de refus sera adressée courant janvier 2013.

17e Colloque international Etienne Thil à Paris-IX-Dauphine

APPEL A COMMUNICATIONS

les 15-16-17 octobre 2014

Atelier Doctoral le 17 Octobre après-midi
Visite de concepts commerciaux innovants le 15
Octobre

Crée en 1998 par l’Association « Rencontres Université-Commerce », ce colloque met l’accent sur la transdisciplinarité et la communication entre le monde de l’entreprise et le monde académique. La richesse des échanges provient du dialogue entre les universitaires, qu’ils soient gestionnaires, économistes, sociologues, géographes, historiens ou juristes, et les managers, qui chaque jour imaginent et construisent le commerce de demain.
Le Comité d’organisation regroupe autour de l’association Etienne Thil et du PICOM des établissements reconnus pour leur activité dans le domaine de la distribution, tant en formation qu’en
recherche :
– L’Ecole de Management Sorbonne et le Laboratoire de recherche PRISM –Sorbonne (Pôle de Recherche Interdisciplinaire en Sciences du Management),
– L’université PARIS-IX-Dauphine et le laboratoire de recherche DRM (Dauphine Recherches en Management)

Parallèlement, afin de contribuer à la production mais également à la visibilité de la recherche doctorale en distribution, un atelier doctoral sera organisé le vendredi 17 Octobre après-midi. Un« Eiffel Tour » le mercredi 15 fera découvrir à ses participants quelques-uns des concepts commerciaux les plus innovants de la région parisienne.

Thèmes des communications souhaitées

Les communications privilégient une vision prospective du commerce et de la distribution et une analyse des tendances d’évolution récentes (nouveaux usages des technologies, stratégies client,
design des espaces physique et numérique, design des zones commerciales, formats, canaux, nouvelles logiques des commerces de centre ville, nouveaux rôles des vendeurs, consommations
émergentes…). La dimension internationale et interculturelle du commerce et de la distribution sera également privilégiée pour cette édition 2014.
Nous vous invitons à développer des perspectives originales et multidisciplinaires sur les thèmes suivants (liste non exhaustive):
Nouvelles technologies et innovation 

  • Quelles innovations dans la distribution ?
  • Les dispositifs du commerce ubiquitaire
  • Digitalisation du point de vente et technologie en magasin (mur digital, table digitale, borne interactive, cabine virtuelle…)
  • Quelle place pour les réseaux sociaux dans le commerce ? (…)

Expérience et comportement des clients et des chalands

  • Les expériences et comportements des consommateurs dans l’espace physique et numérique
  • Perception, appropriation et utilisation des nouvelles technologies au sein de l’espace de vente réel et virtuel
  • Pratiques de « showrooming »
  • Comprendre les trajectoires d’achat du client dans le cadre d’un dispositif omni-canal
  • Les nouveaux modèles collaboratifs (…)

Vendeur et management de la force de vente 

  • Comprendre les motivations et les contraintes des vendeurs aujourd’hui.
  • Quel rôle des vendeurs face aux nouvelles logiques des clients ?
  • Les nouveaux leviers du management de la force de vente dans une logique ubiquitaire (…)

Stratégie, marketing et design des enseignes

  • Quel rôle du magasin et quel design dans une logique omni-canal ?
  • Design des interfaces numériques
  • Stratégie de développement des marques de distributeur
  • Stratégie des commerces de centre-ville
  • Le lien social au cœur de la stratégie des enseignes ?
  • Rôle des data (big data) pour les distributeurs
  • Quelle innovation pour un « service sans-couture » dans une trajectoire cross-canal ? (…)

Stratégie de filière, d’approvisionnement et évolution de la logistique

  • Emergence et gestion de la filière
  • Pouvoir et conflit entre acteurs d’une filière
  • Logistique urbaine, logistique internationale
  • Sourcing et contrôle des variables non-économiques de l’approvisionnement (RSE, développement durable, normes, contrefaçons,…)

Evolution domestique et internationale des concepts de commerce et de distribution

  • Quelles évolutions de l’hypermarché, du hard-discount, des grands magasins, des points de vente de proximité … ?
  • Quelles évolutions des réseaux d’enseigne ? (succursalisme, commerce associé, franchise) ?
  • Internationalisation des formats
  • Internationalisation des réseaux d’enseignes

Commerce et sciences sociales

  • Commerce et histoire
  • Commerce et sociologie de la consommation
  • Commerce et géographie humaine
  • Commerce et système d’information – communication

Prix et valorisation des communications :

Comme chaque année, des prix seront remis aux meilleures communications :
– Prix ETIENNE THIL de la meilleure communication jeune chercheur (chercheur de moins de 30 ans et/ou ayant soutenu une thèse au cours de l’année précédente)
– Prix de la communication ayant le plus grand intérêt managérial pour les entreprises.
– Prix PICOM de la meilleure communication prospective.

Procédure de soumission et calendrier

Afin de favoriser les échanges disciplinaires, on distinguera cette année la procédure générale et une procédure ad-hoc pour les communications d’histoire.

PROCEDURE GENERALE

Dépôt d’une communication courte relative à une recherche
aboutie 
présentant clairement la problématique, l’éclairage théorique mobilisé, la méthodologie de la recherche ainsi que les principaux résultats obtenus et les implications
opérationnelles qui en découlent, avant le 6 avril 2014 sur la plateforme http://thil2014.sciencesconf.orgLe document ne doit pas excéder 7 pages (y compris figures et tableaux éventuels, hors première page de titre, résumé managérial et références bibliographiques).

Une feuille de style disponible sur le site internet du colloque vous permettra de présenter votre communication courte conformément aux normes du colloque. La première page de titre ne doit pas
comporter le nom de l’auteur ou des auteurs.

  • Pour toute demande de renseignements, vous pouvez envoyer un mail à :

Regine Vanheems : regine.vanheems-lelart@univ-paris1.fr

Sylvain Willart : sylvain.willart@univ-lille1.fr et/ou Mbaye
Diallo mbayefall.diallo@univ-lille2.fr

  • Retour aux auteurs avec les avis du comité scientifique au plus tard le 3 juin 2014
  • Envoi des communications définitives, qui avaient été acceptées sous réserve de modifications mineures, avant le 6 juillet 2014.
  • Les communications retenues, publiées dans les actes du colloque, peuvent être rédigées en français ou en anglais. Les auteurs doivent se conformer aux instructions de la feuille de style
    disponible sur le site.
  • Nous attirons l’attention des auteurs sur la nécessité de développer particulièrement les résultats et les implications opérationnelles de leur recherche, le colloque ayant pour vocation
    d’intéresser également des professionnels du secteur (managers, professionnels du conseil et des études marketing, etc.). Dans cet objectif, les auteurs ajouteront à leur soumission un résumé
    managérial d’une page en prenant exemple sur les résumés du Journal of Retailing. 

Comité scientifique

Sous la présidence de Régine VANHEEMS, Université Paris I – Sorbonne, le Comité scientifique est composé par les précédents présidents du Colloque Etienne Thil et les
fondateurs :
Olivier BADOT – ESCP-Europe, François BOBRIE – MSHS, Université de Poitiers, Sandrine CADENAT 
UPECGérard CLIQUET – Université de Rennes I, Enrico COLLA –
Novancia,, Isabelle COLLIN-LACHAUD-IMMD, Université de Lille 2, Véronique des GARETS – Université de
Tours, Jean-Yves DUYCK – Université de La Rochelle, André FADY, Université de Rennes
I, Marc FILSER – IAE Université de Dijon, Francis GUILBERT – IAE Université de Lille
I, Marie-Louise HELIES-HASSID – Université Paris-Dauphine, Patrick NICHOLSON – Université Lille
2, Gilles PACHE – Université de Montpellier I, Suzanne PONTIER – UPEC, Valérie
RENAUDIN
 – Université Paris-Dauphine, Pierre VOLLE – Université Paris-Dauphine.

Et par tous les membres cooptés par les présidents, qui chaque année, par leurs relectures, contribuent à la qualité des travaux du colloque.
Et pour l’Histoire et les Sciences Sociales, par: Jean Claude DAUMAS-Université de Franche
Comté, Franck COCHOY, Université de Toulouse 2, Nathalie
LEMARCHAND
, Université de Paris 8, Philippe MOATI, Université de Paris Diderot.

Information générale sur l’Association Etienne Thil : sur le site http://ethil.org


Communément dénommée « short
paper ».

colloque thil 2014 partenaires

RESSOURCES HUMAINES, TERRITOIRES, FORMATIONS SUPÉRIEURES

colloque licence gestion des ressources humaines iut saint omer /dunkErque ulco
Saint Omer France les 29 et 30 novembre 2014

La crise actuelle, est-elle si récente, bouscule le marché du travail et l’appréhension de ses données et invite à une réflexion
pour les renouveler tant au niveau interne qu’au niveau européen et international. Les réformes juridiques visant à favoriser la sécurisation et la dynamisation des parcours professionnels, les
changements dus au progrès technique et à la mondialisation ont sensiblement affecté le marché du travail. Cela n’est pas sans conséquences sur l’entreprise elle-même dans son organisation
interne spécialement en matière de ressources humaines mais aussi dans son rapport avec les territoires dans lesquels elle évolue.

La crise du modèle taylorien-fordien a provoqué (et a été provoquée par) des flux
d’innovation et des changements, quelquefois profonds, souvent irréversibles, tant dans les domaines de la technologie, que dans ceux de l’organisation des entreprises, des activités des
individus, du contenu des territoires. Ceci induit d’importantes conséquences en matière de ressources humaines et ouvre des défis aux formations universitaires correspondantes, ainsi qu’aux
responsables des territoires qu’il s’agisse des politiques des administrations des associations des usagers et de toutes les parties prenantes.

La gestion harmonieuse des relations sociales va devenir un enjeu important pour
toutes les entreprises ; dans les PME, mais aussi dans les entreprises de plus grandes tailles qui devront assumer entre autres :

– le recrutement du personnel et la gestion des compétences dans le cadre de la
mobilité interne et externe au niveau local, national à l’échelle européenne, voire mondiale ;

– la gestion des rémunérations en période de modulation multiple mais aussi
les adaptations qu’implique le passage d’une forte croissance à une croissance faible voire nulle;

– l’application de la législation de l’hygiène et de la sécurité,

– la gestion de la formation permanente des salariés.

– l’intégration des entreprises dans les territoires

Pour l’entreprise le territoire a toujours été et devient encore plus un élément
à prendre en compte dans ses stratégies globales et aussi dans sa politique de ressources humaines.

Il peut s’agir d’une PME locale bien intégrée dans son territoire tant pour sa
production que pour sa clientèle et qui, connaissant bien son secteur d’implantation et de diffusion pourra chercher à optimiser cette situation en favorisant autant que possible des recrutements
locaux.

A l’inverse nous pouvons être confrontés à des entreprises de très grandes
dimensions pour lesquels la notion de territoire se décline à l’échelle régionale, nationale, européenne, voire mondiale, et pour lesquelles la gestion des ressources humaines se réglera d’abord
en termes de de mobilité géographiques de salariés les autres aspects ayant un caractère relativement secondaire.

Le territoire pour l’entreprise c’est aussi parfois celui où elle a été implanté depuis parfois fort
longtemps et que des changements dans l’économie en général et dans la stratégie de l’entreprise en particulier l’amène à déserter fermant des usines qui avaient été longtemps de gros pourvoyeurs
d’emploi à cet échelon créant alors un besoin de reconversion de bassin d’emploi dans lesquels elle sera plus ou moins partie prenante

Le territoire c’est aussi l’effacement des modèles traditionnels de frontières géographique avec de
nouvelles méthode de travail telles que le télé travail qui efface les distance et remet en cause la notion de collectivité de travail telle qu’elle a été forgée au 19 e et 20 e siècle obligeant
les responsables de ressources humaines à faire preuve d’imagination dans leur gestion

Le territoire c’est aussi la prise en compte par l’entreprise de nombreux acteurs locaux, politiques
associatifs syndicats ou autres…

Ceci pose bien des questions aux responsables d’entreprises qui savent bien que de plus en plus souvent une
entreprise performante passe par une gestion des ressources humaines performante et qui sera d’autant plus performante qu’elle sera harmonieuse d’autant plus que l’on sait que pour l’entreprise
l’inverse peut s’avérer très couteux.

Ces défis qui se posent à l’entreprise et aux responsables des territoires dans lesquelles elle évolue pose
de nombreuses questions aux universitaires responsables des formations supérieures dans le domaine des ressources humaines.

La crise actuelle, est-elle si récente, bouscule le marché du travail et
l’appréhension de ses données et invite à une réflexion pour les renouveler tant au niveau interne qu’au niveau européen et international.

Les réformes juridiques visant à favoriser la sécurisation et la dynamisation des
parcours professionnels les changements dus au progrès technique et à la mondialisation ont sensiblement affecté les différentes transitions sur l’activité professionnelle et le marché du travail
lui-même, et les formes de travail de gestion de l’entreprise et la problématique du rapport entre l’entreprise et le territoire.

Un grand nombre de politiques publiques ont été mises en œuvre au niveau
européen, national ou local pour essayer de donner des réponses à ces questions. Il existe aussi des initiatives privées.

D’un point de vue théorique, il est possible de renouveler largement les
réflexions sur les trajectoires et les activités professionnelles, les stratégies des entreprises et celles des acteurs locaux. Il s’agit par exemple de la prise en compte des interactions
sociales, du comportement d’embauche des entreprises et de la recherche d’emploi des salariés de l’intégration de la dimension spatiale.

Afin de faire une synthèse des derniers développements, et de chercher des
réponses à ces nouveaux défis, l’ULCO, spécialement la licence gestion des ressources humaines de l’IUT Saint-Omer / Dunkerque avec le concours des autres formations (licence gestion touristique
et hôtelière, G.I.M.) organisent les : 29 et 30 novembre 2013 un colloque sur le thème

« ressources humaines, territoires,
formations supérieures »

L’objectif de ce colloque est de croiser les apports théoriques et empiriques des
chercheurs relevant des sciences humaines et sociales, mais aussi des autres disciplines scientifiques, de les confronter aux réflexions d’hommes terrain : responsables d’entreprises mais
aussi acteurs des territoires. Au cours de ces deux journées, des moments seront réservés aux échanges entre les chercheurs et les experts d’institutions nationales, internationales ou locales et
les praticiens, responsables et/ou acteurs de l’entreprise. Des tables rondes seront organisées afin que les expériences, les dispositifs de politiques publiques, les expériences privées et les
outils puissent être partagé, faisant ainsi émerger les nouveaux enjeux auxquels les entreprises, les territoires et l’université sont confrontés.

 

Conditions de soumission

Le colloque rassemblera des chercheurs de différentes disciplines sur le thème
ressources humaines, territoires, formations supérieures. 
Des
communications, empiriques et théoriques, portant sur les différents aspects des
ressources
humaines, territoires, formations supérieures
aussi bien que sur les carrières en général et leurs déterminants (genre,
santé, éducation, situation géographique, mobilité, stratégies locales ou régionales des entreprises origines sociales,…) sont attendues.
Une attention particulière sera portée à l’évaluation des politiques publiques menées ces dernières années.
Des communications sur les retours d’expériences privées et sur les aspects internationaux seront aussi les bienvenues.

Les propositions de communication pourront s’inscrire dans le thème général du
marché du travail appréhendé à travers les thèmes suivants (liste non exhaustive) :

1. Mobilités territoriales et migration des salariés
2. Stratégies des entreprise au regard des territoires
3. Réseaux, interactions sociales, entreprises acteurs politiques et syndicaux autres acteurs
4. Méthodologie de l’évaluation des politiques publiques et privées
5. Crises et trajectoires
6. Réformes de la législation du travail et efficacité du marché du travail prise en compte du  territoire par la législation
7. Inégalités et marché du travail (genre, spatiale, ethnique, …)
8. Carrières internes et externes et organisation du travail
9. Disparités territoriales et marché du travail et de l’emploi
10. Marché du travail et chômage, emploi, inactivité
11. Capital humain, employabilité, formation, éducation
13. Compétitivité des entreprises ou des salariés

14. contextes sociaux et culturels des territoires

15. Les niveaux de territoire (politiques publiques d’éducation, le territoire vécu des acteurs sociaux, le territoire «
rêvés » ou « stigmatisés ».

16. Politiques éducatives territorialisées

17. Acteurs et territoires de l’orientation

18. Trajectoires scolaires et territoires

 

Les propositions de communication qui feront l’objet d’une publication
consisteront en un article achevé, en français ou en anglais, avec un résumé
dans l’autre langue ou un projet d’article d’une page minimum indiquant le titre de la proposition, le thème
de rattachement, la problématique abordée la(les) méthode(s) appliquée(s), le terrain d’études le cas échéant, les résultats, cinq à sept mots clés ainsi que le nom, l’affiliation des auteurs et
leur adresse e-mail.

Les propositions devront être envoyées aux adresses suivantes :

  • iutgaco@univ-littoral.fr
  • marc_richevaux@yahoo.fr

avant le 15 septembre 2013

 

Comité scientifique 

  • Natalia Avilova, Professeur, Professeur Université technique d’État de Koursk
    (Russie)
  • Irina Baïkova Professeur université de saint Petersburg (Russie)
  • Mohamed Belkadir Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Hédi Benrabah, Maître de conférences associé en Ressources Humaines. Université
    du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Fabien Berteloot, Maître de conférences associé en Ressources Humaines. Université du Littoral Côte d’Opale
    (France)
  • Jean-Bernard Boyabe, maître de conférences en économie, Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Valerius Ciuca, professeur de droit, Université « Alexandru Ioan Cuza » de Lasi (Roumanie), ancien juge au TPI-CJCE
  • Pilar Munuera, Profesora Titular
    de la Facultad de Trabajo Social Universidad Complutense de Madrid
  • Joël Geest professeur université du littoral côte d’opale chef du département génie industriel et maintenance
  • Andreî Golobodorenko, Vice-Recteur, Université de Rostov sur le Don (Russie)
  • Eric Haeuw responsable de la licence gestion hôtelière et touristique Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Alexandru Jivan, professeur d’économie, Université de l’Ouest de Timisoara (Roumanie)
  • Patrick Leroy Maître de conférences HDR Université de Bretagne occidentale Brest (France)
  • Brigitte Lestrade professeur de civilisation allemande contemporaine, spécialiste des mutations du travail en Allemagne Université
    Cergy-Pontoise (France)
  • Evguenia Madeleine maître de conférences Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Brice-Arsène Mankou, docteur en sociologie Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Clotaire Moulounghi Docteur en Droit Maître de conférences Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Cyril Nyieck Doctorant en Administration Publique à l’Université Pierre Mendes France de Grenoble Directeur Exécutif de l’Institut
    pour la Gouvernance en Afrique Centrale (IGAC) (Cameroun)
  • Maria Orlov présidente de l’institut des sciences administratives de la république de Moldavie
  • Mireille Poirier, Maître de conférences HDR en droit, Vice-présidente Université Montesquieu Bordeaux IV (France)
  • Anca Alexandra Purcarea, PhD. Professeur, Université Polytechnique de Bucarest (Roumanie)
  • Marc Richevaux, Maître de conférences en droit, responsable de la licence professionnelle gestion des ressources humaines
    Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Bruno Roussel Chargé de Mission aux actions numériques & Responsable de l’Insertion Professionnelle des Doctorants. Université
    Paul Sabatier Toulouse (France)
  • Doina Corina Serban, PhD. Maître de conférences Université Polytechnique de Bucarest (Roumanie)
  • Toader Tudorel Doyen de la faculté de droit Universite de Iasi (Roumanie)
  • Dan Top Vice-doyen Faculté de droit Université Targoviste (Roumanie)
  • Crina Verga université Mihaïl Kogalniceanu Iasi (Roumanie)
  • Jeanne-Marie Wailly, docteur en droit, chef du département GACO Université du Littoral Côte d’Opale (France)

Comité d’organisation

  • Hédi Benrabah, Maître de conférences associé en Ressources Humaines. Université
    du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Fabien Berteloot, Maître de conférences associé en Ressources Humaines. Université du Littoral Côte d’Opale
    (France)
  • Mohamed Belkadir Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Séverine Bouteiller Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Eric Haeuw responsable de la licence gestion hôtelière et touristique Université du Littoral Côte d’Opale (France) chef du
    département gaco iut saint omer dunkerque
  • Stany Lardeur Université du littoral côte d’opale (France)
  • Brice-Arsène Mankou, docteur en sociologie Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Clotaire Moulounghi Docteur en Droit Maître de conférences Université du Littoral Côte d’Opale (France)
  • Jeanne-Marie Wailly, docteur en économie, Université du Littoral Côte d’Opale (France)

Appel à communication pour le 25e colloque de l’ADDES

L’économie sociale dans le mouvement des idées
Paris – 22 octobre 2013

« Nous sommes convaincus qu’on exagère grandement
la force des intérêts constitués, par rapport à l’empire
qu’acquièrent progressivement les idées. »
J.M. KEYNES, 1936, Théorie Générale

Depuis sa première manifestation en 1983, l’ADDES a principalement centré son activité scientifique sur la collecte de données sur l’économie sociale, sur la rigueur des méthodologies suivies, sur leur articulation avec la Comptabilité Nationale et sur leur intégration au sein du système statistique français. Des progrès sensibles ont été réalisés dans ce sens. Par la suite, son champ d’analyse s’est progressivement étendu aux diverses sciences humaines et sociales, notamment à l’histoire, pour développer les connaissances scientifiques sur l’économie sociale.

A l’occasion de son trentième anniversaire, l’ADDES souhaite, lors de son 25e colloque, faire le point sur la doctrine et les discours qui ont fait et qui continuent à construire et animer aujourd’hui l’économie sociale.

Un objet de réflexion critique pour l’Économie sociale

En forçant le trait, on pourrait dire que l’économie sociale (et avant elle le mouvement coopératif), n’existe que par ce que l’on en dit, et par ce que l’on en écrit. S’il ne s’imposait pas, à son propos, de discours utopique fédérateur, à tout le moins d’appel récurrent à lui conférer un pouvoir de transformation sociale, elle se réduirait vite à une collection disparate d’unités économiques dont le secteur d’activité resterait, pour chacune d’entre elles, le seul et unique
déterminant.

L’absence d’un consensus sur la pertinence d’un concept d’économie sociale au plan international, les tendances réductrices ou transverses des approches alternatives utilisées (Tiers secteur, Nonprofit Sector, Volontary Sector, économie solidaire, etc.) et plus récemment l’émergence de l’entrepreneuriat social rendent encore plus nécessaires l’approfondissement et l’actualisation des fondements qui spécifient l’identité propre aux entreprises de l’économie sociale.

On le voit bien : dès lors que leurs liens identitaires collectifs se distendent, les grands groupes coopératifs ou mutualistes prennent une posture qui réduit, banalise ou passe sous silence leurs principes particuliers de gouvernance ; et lorsque, car cela arrive aussi, elles les conservent et les entretiennent, ceux-ci sont intégrés à la « culture d’entreprise » et n’ont pas toujours une portée externe.

À l’inverse, que ces mêmes liens se raffermissent comme on a pu l’observer au cours des deux dernières décennies, et chaque unité constituante se déclarera porteuse d’une parcelle de l’utopie commune. Pour autant, la vitalité de ce sentiment d’appartenance a besoin, pour se consolider, de fondements doctrinaux clarifiés et de mises en œuvre concrètes pour donner non seulement une identité visible à ses membres mais également une représentation de l’économie sociale favorisant sa reconnaissance, son observation et son analyse en tant que telle. Pour éviter un caractère exclusivement formel et un écart aux pratiques réelles qui décrédibilise, il est clair qu’une interaction entre les savoirs des responsables en charge de l’économie sociale et les travaux conceptuels et empiriques menées par le monde de la recherche est indispensable sur des questions aussi cruciales. L’ADDES, grâce à sa culture particulière depuis longtemps mise à l’épreuve au sein de son comité scientifique, pense être en mesure d’apporter une contribution à ces débats. Tel est l’objectif poursuivi par ce colloque qui en constitue une étape.

Il est donc légitime de faire, du discours sur l’économie sociale, des représentations qu’elle suscite, de la place qu’elle occupe dans le mouvement des idées, un objet d’étude en soi. Cependant une approche trop statique, qui en resterait à l’histoire et à l’analyse des termes employés et des références utilisées dans les résolutions des congrès, les éditoriaux des revues, les opinions émises par des observateurs extérieurs, ou les jugements des penseurs et des politologues, n’atteindrait qu’une faible partie de son but. C’est au contraire dans une approche dynamique, passant des faits aux idées puis des idées aux faits, que l’on saisira toute la portée structurante du « discours » et qu’il deviendra possible d’affiner les concepts pertinents pour consolider les analyses scientifiques.

Importance donc à donner aux faits, c’est à dire aux pratiques et à leur observation; à cela il nous faut ajouter, conformément à la vocation de l’ADDES, une attention particulière aux faits représentatifs, corroborés par des pratiques spécifiques statistiquement significatives.

Un objet d’étude au croisement des idées et des faits

Les registres dans lesquels s’inscrivent les interactions mutuelles entre faits et idées concernant l’économie sociale peuvent être regroupés en quatre grandes catégories non exlusives :

L’utopie,
qui vise à une transformation significative de la société à travers un projet globalisant, mis à l’épreuve dans des expériences alternatives de type phalanstérien. Si l’on a souvent associé la genèse de l’économie sociale aux différents « socialismes utopiques » d’il y a bientôt deux siècles, il convient également de revisiter les dernières décennies et d’évaluer le « besoin d’utopies nouvelles » qui semble poindre de nos jours.

L’exemplarité, dans un contexte – géographique ou historique – particulier qui permet dans certains cas la reproduction d’innovations sociales réussies, parfois sur une large échelle, jusqu’à créer de toutes pièces de vastes pans de nos économies. Les banques coopératives, entre autres, sont nées de l’action quasi missionnaire de quelques précurseurs convaincus. Mondragon est dans le même cas. De tels scénarios sont-ils encore envisageables de nos jours ? Et sinon, qu’est-ce qui peut en tenir lieu ?

La reconnaissance, c’est à dire la pleine intégration de l’économie sociale dans une société ouverte à toutes les formes d’entreprendre : elle en devient « normale », c’est à dire que tout le monde reconnaît sa légitimité et ses spécificités, et les accepte comme chose naturelle. C’est sa revendication actuelle. Elle y gagne en sécurité
; mais elle renonce de ce fait à son côté utopique, comme à son côté héroïque.

L’instrumentation, qui vise à la réduire au rang de simple moyen d’action, soit au service des politiques publiques, soit à celui du
capitalisme libéral (terme employé ici faute de mieux). Elle y perd une grande partie de son autonomie, et se voit alors le plus souvent affectée à des missions de secours, de réhabilitation, de prise en charge de populations dépourvues des « capabilitités » leur permettant de s’insérer dans le train d’enfer de la compétition.

Le terme de banalisation, qui est généralement utilisé pour désigner l’effacement des caractères spécifiques de l’économie sociale et l’alignement de celle-ci sur les modes de fonctionnement de l’économie capitaliste ou de l’économie publique, ouvre peut-être sur une cinquième catégorie d’interactions entre faits et discours. On utilise aussi, pour exprimer le même phénomène, le concept d’isomorphisme institutionnel.

Si la banalisation peut avoir une origine interne dans l’évolution même des pratiques, elle apparaît surtout comme transversale aux deux dernières catégories, reconnaissance et instrumentation. Elle accompagne dans certains cas l’une, ou l’autre; mais on ne peut sans doute pas affirmer qu’elle mène obligatoirement vers l’une, ou vers l’autre. D’autre part, il peut y avoir reconnaissance ou instrumentation sans qu’il y ait banalisation.

Cette classification laisse de côté certains discours plus négatifs sur l’économie sociale. En général, ils proviennent  de l’extérieur, et ne sont pas toujours assis sur des faits. Cependant, qu’il s’agisse d’une hostilité déclarée, de la négation de l’idée même d’économie sociale ou d’une simple méconnaissance pouvant conduire à des erreurs de compréhension, il y a là aussi matière à des travaux stimulants plus critiques qui peuvent trouver leur place dans la réflexion envisagée.

Dans diverses circonstances, l’économie sociale a subi des dissensions, des déchirements ; elle s’est  aussi montrée rétive à l’intégration d’organisations pourtant proches, pouvant aller parfois jusqu’au sectarisme ; elle n’a pas toujours su correctement répondre aux attaques ; enfin, à côté de ses succès, elle a connu aussi des échecs, des dérives, des crises, des défaillances d’entreprises, tous événements qui ont eu des incidences sur les discours et les représentations, et laissé des traces dans les comportements.

Un appel à communication très ouvert

En choisissant cet ensemble de thématiques pour son colloque 2013, l’ADDES a bien conscience de sortir quelque peu des limites de son rôle traditionnel de promotion de la connaissance quantitative de l’économie sociale. Elle s’ouvre également à toute une variété de disciplines qui sont utiles pour une réflexion approfondie croisant les angles d’analyse : histoire, science politique, sociologie, sciences du langage et de la communication, etc. C’est pourquoi il est utile de mettre en place des garde-fous permettant de conserver au cœur de la problématique du colloque l’articulation des faits et des pratiques avec les idées et les doctrines. Dans le choix des communications retenues, le comité scientifique de l’ADDES attachera une grande importance à la qualité de la documentation recueillie : celle-ci devra être à la fois pertinente, exhaustive, présentée avec objectivité, et convenablement contextualisée.

Par ailleurs, le comité scientifique privilégiera les enjeux actuels, surtout s’ils mettent plusieurs pays ou plusieurs expériences en parallèle, ce qui n’exclut en rien de plonger ses racines dans l’Histoire profonde, même ancienne, dès lors que c’est pour en dégager des paradigmes à valeur permanente.

L’ADDES attend donc des propositions de communications originales, portées par des chercheurs ou par des acteurs et s’appuyant sur des disciplines variées (économie, sciences de gestion, sciences politiques, histoire, sciences de la communication, sociologie, etc.) et visant à illustrer, à clarifier et à mettre en débat la place effective qu’occupe l’Économie sociale dans la société contemporaine et ses apports dans le mouvement général des idées.

En pratique :

Adressez  votre réponse sous format électronique avant le 20 octobre 2012 à  Véronique LAROSEE, déléguée générale de l’ADDES (addes@coopanet.com), à partir du document ci-dessous.

Une réponse sera donnée avant la fin du mois de novembre aux auteurs. Conformément à son habitude, le comité scientifique de l’ADDES invitera les communicants retenus à présenter l’état de leurs travaux à l’occasion d’une ou de deux de ses séances au premier semestre 2013 afin d’échanger sur leur contenu, d’articuler les différentes communications et de préparer l’organisation du colloque. Les articles devront être écrits en français, comprendre un résumé en français et en anglais et une bibliographie.

Les communications retenues feront l’objet d’une publication dans la Revue internationale de l’économie sociale  (RECMA).

CERR 2014 – COLLOQUIUM ON EUROPEAN RETAIL RESEARCH 2014

BREMEN, September 25th – 27th, 2014

CALL FOR PAPERS

PURPOSE
The purpose of the colloquium is to provide an opportunity for researchers and practitioners to present research within the field of retailing in
post-crisis Europe.

SESSIONS
The colloquium will be held on Thursday 25th, Friday 26th and Saturday 27th September, 2014 at Bremen University.

THEMES AND COMMUNICATIONS
This year’s special theme: Contemporary retailing issues in post crisis
Europe 
We also welcome submissions on topics related to retailing such as:
– Shopper Behaviour
– Retail Marketing
– Retail Strategy
– Retail Operations
Franchise
Multi-channel
Retail Logistics and Supply Chain Management
Supplier relationship management,
Retailing in post crisis Europe

PAPER SUBMISSION
Authors may submit a paper in electronic form in one of two ways:
– An extended abstract no
longer than 1 500 words
– A full paper (<3000 words, included in proceedings only with authors’ authorization).

Selected papers presented at the CERR will be considered for publication in a special issue of theInternational Journal of Retail and Distribution Management. Abstracts and Papers must
be structured according to the author guidelines.

IMPORTANT DATES
Submission date of abstract: February 3rd, 2014.
Notification of acceptance for presentation: March 3rd, 2014
Submission of revised abstract and full papers: June 15th 2014
Deadline for Book of Abstract (Registration & Fee): August 25th 2014
Colloquium: September 25-27 2014
All details are on the colloquium’s web site.

ORGANIZING COMMITTEE


CERR-2014.jpg