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9e Symposium International « Regards croisés sur les transformations de la gestion… »

Conçu et déployé dans le but de stimuler les échanges entre chercheurs, praticiens et consultants des affaires publiques de pays d’expression française, le 9e Symposium International « Regards croisés sur les transformations de la gestion et des organisations publiques » sera consacré à « La gestion de la participation citoyenne à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions dans les administrations et les organisations de l’État ».

Programme du Symposium International

A cette occasion, l’Atelier doctoral international de recherche en Management et Stratégie des organisations publiques (ADIMAP) sera aussi tenu afin d’encourager et d’orienter des approches innovantes en gestion des administrations publiques et organisations de l’État.

Ces deux événements scientifiques auront lieu à Tunis, les 1er et 2 mars 2018.

L’ESSECT et le laboratoire LARIME – Université de Tunis
En collaboration avec l’Association ARDES – ESSECT
L’IHEC Carthage et le laboratoire ECSTRA – Université de Carthage

Les textes issus des meilleures communications au Symposium et à l’ADIMAP 2018 seront proposés à des revues savantes d’expression française opérant à l’échelle internationale, pour une publication éventuelle dans des Dossiers thématiques.

THÈME ET AXES DE RÉFLEXION

Pour cette 9e édition du Symposium, nous vous invitons à explorer la « Gestion de la participation citoyenne à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions dans les administrations et les organisations de l’État ».

La participation citoyenne à la gestion des affaires publiques est un vieil idéal auquel aspirent depuis toujours les démocraties du monde entier. Mais ce n’est qu’en 1969 qu’un cadre conceptuel  a été tenté par Sherry Arnstein, représenté sous forme d’une échelle à huit barreaux, chacun des barreaux symbolisant un niveau de participation, ou de non-participation, des citoyens. Ces niveaux allant de la manipulation politique au contrôle citoyen. Les mouvements de revendication sociale dans les pays occidentaux, depuis la fin des années 1960, ont également favorisé l’expansion des expériences et des dispositifs en matière de participation citoyenne.

Depuis une vingtaine d’années, la participation citoyenne a ainsi fini par s’imposer aux  organisations publiques comme un vecteur d’une démocratie participative (Rowe et Frewer, 2004 ; Schlossberg et Shuford, 2005 ; Donzelot et Epstein, 2006 ; Talpin, 2008 ; Blatrix, 2009 ; Blondiaux et Fourniau, 2011 ; Bacqué et Sintomer, 2013) qui se place en complément des mécanismes de prise de décision plus traditionnels de la démocratie représentative (Patten, 2001 ; Laforest et Phillips, 2007). Dans ce cadre, la participation citoyenne permet de relever trois défis : associer les compétences et les connaissances des citoyens aux décisions, dispositifs et démarches publics afin de les moderniser et les rendre plus efficaces, renforcer les liens entre les citoyens en les amenant à participer à la construction de leur environnement proche et développer leur sens civique afin de légitimer les actions et les décisions publiques (Bacqué, Rey et Sintomer, 2005).

La participation citoyenne s’insère, en conséquence, au cœur des processus de décision publique. Elle prend la forme de dispositifs participatifs très variés : jurys citoyens, sondages délibératifs, rencontres publiques, questionnaires en ligne, controverse, forum hybride, prospective stratégique… En fait, l’éventail des formes de participation s’est fortement élargi au cours des dernières années.  Stewart (2007) a recensé pas moins de 26 formes distinctes possibles de participation citoyenne. A cette diversité, il faut également souligner l’arrivée du numérique qui n’est pas sans transformer les rapports entre pouvoirs publics et citoyens notamment en matière de transparence et d’éthique des affaires publiques, questionnant par là-même tant les valeurs qui caractérisent les organisations et l’action publique (Emery, Giauque, 2005) que les structures d’offres en services publics (Bartoli et al. 2011) et les réalités quotidiennes des acteurs (De Vaujany et al., 2016).  Cette hétérogénéité des pratiques fait par ailleurs écho à la pluralité des concepts mobilisés dans ce champ (participation / consultation / concertation / négociation) et au débat visant à en stabiliser le sens (Barbier et Larrue, 2011).

Toutefois, malgré l’enthousiasme qu’elles soulèvent, les investigations empiriques à propos des formes de participation citoyenne se heurtent à plusieurs écueils. En effet, le risque que certains groupes de citoyens soient surreprésentés ou sous-représentés remet en cause la finalité démocratique de la démarche. De même, en raison de la complexité et de la fragmentation de l’univers des politiques publiques, les citoyens organisés et mobilisés ont davantage de chance de se constituer et d’être reconnus en tant qu’acteurs légitimes des politiques publiques (Bherer, 2011). Le citoyen ordinaire se retrouverait, quant à lui, cantonné le plus souvent à un « savoir d’usage » qui ne lui octroie, en réalité, qu’un faible impact sur les politiques publiques.

En réalité, cette nouvelle forme de gouvernance partagée, qui laisse s’exprimer les demandes sociales dans le cadre d’une co-production des politiques publiques entre élus, administrateurs publics et citoyens, nécessite la mise en place de nouveaux mécanismes de coordination. Ces mécanismes devraient permettre de réconcilier les différents « intérêts collectifs » issus des différents groupes de citoyens engagés dans les processus de participation citoyenne mis en place (Lévesque, 2004).

Par ailleurs, après des décennies de recherche, l’effet des différents dispositifs de participation citoyenne sur les organisations publiques demeure incertain. Ainsi, qu’en est-il de l’imputabilité lorsqu’à l’implication des élus et des administrateurs publics s’ajoutent celle des citoyens ? (Lévesque, 2007). En outre, si la participation citoyenne améliore l’acceptation sociale des politiques publiques, garantit-elle leur efficacité ? Et qu’en est-il de la performance des organisations publiques où ces politiques ont cours ? Dans ce cadre, certains chercheurs ont démontré que les dispositifs de participation citoyenne contribuent davantage à l’apprentissage des acteurs déjà en place et à redéfinir leurs relations (Bherer, 2011) alors que d’autres (Barbier et Larrue, 2011) expliquent l’impact relativement faible des protocoles participatifs du fait de l’encastrement de ces dispositifs dans des systèmes plus complexes et des temporalités plus longues.

Le thème de la participation citoyenne mérite donc davantage d’investigations quant à l’impact de ses différents dispositifs sur les organisations publiques, leur gestion et leurs résultats. Auraient également besoin d’être davantage interrogés les conditions de mise en place des pratiques relatives à la participation citoyenne ainsi que les rôles octroyés à chacune des parties prenantes engagées.

Les organisateurs de l’édition 2018 du Symposium et de l’ADIMAP entendent réunir des chercheurs en sciences de gestion ayant développé des approches à la fois réalistes et constructives consacrées aux concepts, méthodes ou dispositifs de la participation citoyenne à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions au sein des administrations publiques et des organisations de l’État. Cette nouvelle édition du Symposium privilégiera donc des approches conceptuelles renouvelées, des méthodologies innovantes et des résultats de recherches récentes qui permettent d’identifier, de comprendre et de penser la participation citoyenne à la prise de décision dans les administrations et les organisations de la sphère étatique.

Dans cette perspective, les communications proposées pourront contribuer à éclairer les questions suivantes qui ne sont toutefois ni exhaustives ni limitatives :

  • Axe 1 : Les approches de la PC
    La participation citoyenne regroupe des réalités très diverses qui vont d’approches minimalistes basées sur des dispositifs de consultation restreinte à des approches complexes d’auto-gestion citoyenne. La détermination de ces approches dépend des participants (citoyens volontaires, tirage au sort, recrutement ciblé, etc.), des enjeux de la participation pour les participants eux-mêmes (intérêt direct ou indirect), de la manière dont ils participent (spectateur, expression spontanée des préférences, délibération et discussion raisonnée, etc.), de la portée de la participation (sujet large ou ciblé), de la fréquence de la participation, etc. (Fung, 2003, 2006).
    Certaines approches seraient-elles plus efficaces que d’autres ? Le choix changerait-il  en fonction du contexte administratif (bureaucratique, NMP) , du domaine d’activité (urbanisme, social, environnemental, santé, éducation, etc.), des enjeux (locaux, régionaux, nationaux), …
  • Axe 2 : Les processus de la PC
    La participation citoyenne combine la dimension décisionnelle incarnée par les élus à la dimension technique assurée par les administrateurs publics et à la dimension d’usage des citoyens. Mais comment agencer ces différentes logiques afin de dépasser les risques de l’enlisement des processus de décision publique dans les plaintes et les doléances citoyennes ? Comment favoriser des processus de participation citoyenne constructifs, qui gardent cependant une dose de conflictualité nécessaire à la production d’un savoir utile et sans qui l’on tomberait dans un lissage stérile des discours ?
    Le point de départ de ces processus est également à explorer. En effet, quand faut-il plutôt privilégier une circulation de l’information du gouvernement vers la population (communication publique) et quand opter pour une information qui circule de la population vers le gouvernement (consultation publique) (Gauvin et al.  (2006) et Rowe et Frewer (2005) et qu’en-est-il des autres processus qui se situent entre ces deux extrêmes ?
  • Axe 3 : Les pratiques de la PC
    La participation des citoyens à la construction des politiques publiques est devenue un véritable impératif pour les gouvernants, et ce, quelle que soit l’échelle, nationale, régionale ou locale. Le concept en lui-même est cependant très flou. Le type de participation varie sensiblement selon le type de dispositif mis en œuvre : du sondage d’opinion, à la concertation, au référendum ou au débat public, le périmètre diffère, tout comme souvent l’intention initiale des décideurs. Pour autant, ces formes participatives restent purement acclamatives (Habermas, 1988). Elles s’inscrivent dans un paradigme de la décision publique où l’expression de quelques-uns est présentée comme l’expression de la volonté de tous (Ricoeur, 1966). Ces dispositifs ont ainsi souvent montré leur incapacité à satisfaire aux nouvelles exigences démocratiques et certains auteurs affirment même qu’ils constituent des dispositifs rudimentaires d’interaction avec la société et servent plus la décision politique que la décision publique (Durance, 2010).
    Le monde nouveau qui s’ouvre à nous pose donc un enjeu majeur : faire basculer la décision politique vers la décision publique, c’est-à-dire passer d’un monde dans lequel prime le souci de construire une décision rationnelle, basée principalement sur la science et l’expertise et qui s’impose à tous par le haut, à un monde dans lequel la bonne décision n’est pas obligatoirement la plus rationnelle, mais une décision appropriée, parce que co-construite avec les acteurs concernés dans une relation d’équivalence.
    Opérer ce basculement nécessite d’abord de revoir le modèle dans lequel s’inscrivent les relations entre puissance publique et changement social (Durance, 2015). Ensuite, ce basculement peut être favorisé par des dispositifs spécifiques, différents de ceux précédemment cités, qui recherchent spécifiquement la co-construction des décisions publiques. Quelques dispositifs types semblent émerger dans les pratiques publiques : la controverse, le forum hybride (Callon et al., 2001), la prospective stratégique (Durance, 2014), etc.
    Cet axe de réflexion vise principalement à identifier et à évaluer ce type de dispositifs. Quels sont-ils ? Quels types de citoyens visent-ils ? Comment les citoyens sont-ils associés à la décision publique ? Comment ces dispositifs sont-ils mis en œuvre ? Dans quels contextes ? Avec quels objectifs ? Quels résultats ont-ils produits ?
  • Axe 4 : Les acteurs et les parties prenantes à la PC
    De par l’introduction d’une gouvernance partagée, la participation citoyenne favorise la multiplication des parties prenantes dans la gestion des affaires publiques, ce qui permet un partage des savoirs, une réduction des clivages entre les experts et le public (Ouimet, 1989) et une influence et un pouvoir plus grands octroyés aux acteurs de la société civile.
    Cependant, certains chercheurs comme Nez (2012) ont observé que les citoyens sont cantonnés à un savoir d’usage, tiré de leur proximité avec les problèmes traités, alors qu’ils pourraient agir plus profondément avec une véritable expertise associative. Ce qui passerait, d’une part, par une formation des citoyens et un travail sur le développement d’un engagement civique plus fort et, d’autre part, sur de nouvelles fonctions et compétences professionnelles en matière de facilitation, de négociation, de médiation et de travail en réseau pour les fonctionnaires engagés dans des dispositifs de participation citoyenne (Bacqué et Gauthier, 2011).
    Dans ce cadre, il serait intéressant d’étudier comment les agents publics s’adaptent à l’irruption des citoyens ordinaires dans la conduite courante des politiques dont ils ont la charge (Bherer, 2011), certains chercheurs ayant mis en évidence la résistance des agents publics face aux approches participatives de par la complexité, la longueur et la transparence que cela demande (Birck, 2011).
    La question de la sur-représentation des classes sociales dominantes mérite également d’être approfondie ainsi que d’une manière plus générale le type et la nature des groupements citoyens engagés dans les processus de participation (citoyens ordinaires, experts, associations, syndicats, etc.) et leur effet sur les processus mis en place.
  • Axe 5 : La PC à l’épreuve de l’approche par les performances
    S’il est généralement admis que les mécanismes de participation citoyenne favorisent une plus grande acceptabilité sociale des politiques publiques, il est plus difficile de démontrer leur effet sur la performance des organisations publiques qu’elles investissent. En effet, si certains chercheurs (Ouimet, 1989) montrent que certaines pratiques de participation citoyenne peuvent être une source de perfectionnement des outils d’analyse et des processus de planification, que les programmes basés sur l’information donnée par les citoyens sont plus efficaces (Bherer, 2011), d’autres reconnaissent que l’introduction de l’expertise citoyenne déstabilise les schémas de prise de décision classiques (Birck, 2011) et que les procédures participatives se caractérisent par une faible effectivité (Blondiaux et Fourniau, 2011).
    En outre, les dispositifs d’imputabilité mis en place dans les organisations publiques à la faveur d’un management par les performances, et qui ont pour objectif de garantir la transparence et la légitimité de ces organisations (Power, 1994, 1997), sont souvent maniés par des experts mais parlent peu au citoyen. Ce dernier est parfois non initié aux logiques comptables ou d’évaluation.
    Dès lors la question de la pertinence de la mise en œuvre de ces dispositifs et de leur communication auprès des citoyens peut se poser. Ces informations contribuent elles à éclairer les citoyens sur la performance de l’organisation publique ? Comment cela se manifeste-t-il ?
    La confiance des citoyens envers les organisations publiques est-elle renforcée par la mise en œuvre de certifications en particulier et de l’imputabilité plus largement ? Les citoyens mobilisent-ils ces informations lorsqu’ils participent à la gestion des organisations d’Etat ? Existe-t-il d’autres supports utilisés par le citoyen qui contribuent à renforcer sa confiance envers l’administration publique et les autres organisations de l’État ?
  • Axe 6 : La participation citoyenne à l’épreuve de la transition numérique
    A une époque de doute et de remise en question quant à la légitimité de la démocratie représentative, de nouvelles initiatives populaires fleurissent notamment sur les réseaux sociaux pour encourager l’essor d’une démocratie directe, en accordant un espace de parole et de débat aux citoyens en dehors des périodes électorales, sans le filtre des corps intermédiaires et des institutions. Comme en témoignent les pétitions en ligne contre des textes de loi, l’agora citoyenne sur Internet pour susciter un débat à l’assemblée nationale, ou le principe de ratification de lois ou des décrets d’application par référendum populaire, les Technologies de l’Information et de la Communication (numérique) contribuent à impliquer en temps réel le citoyen dans la conception et l’évaluation des politiques publiques. Ces constats permettent de soulever néanmoins des questions sur l’évolution de l’action publique à l’ère du tout numérique : Est-il possible de préserver l’intérêt général au cœur des politiques publiques, sur le long terme, en soumettant à la démocratie d’opinion, fortement soutenue par les technologies de l’information et des communications, la moindre décision des élus ? Est-ce qu’il n’y a pas un risque d’instrumentaliser les politiques publiques par des jeux d’influence et de lobbying en provenance des réseaux sociaux ? Est-ce que la démocratie directe qui s’exerce dans des réseaux avec les citoyens les plus actifs, est plus représentative des enjeux publics que la démocratie représentative soumise au suffrage universel ?  Est-il possible d’imaginer des processus transversaux de concertation et de décision entre citoyens, sans changer la dimension verticale de l’exercice du pouvoir ? (Assens et Phanuel, 2000, Assens, 2016).
  • Axe 7 : La PC à l’épreuve des évolutions de la gestion et de la dynamique des valeurs publiques
    La participation citoyenne introduit de nouvelles valeurs dans le champ de l’administration publique. En effet, aux valeurs normatives des experts de la fonction publique se rajoutent celles, plus réalistes, des citoyens (Wagle, 2000), remettant ainsi en cause la rationalité instrumentale qui caractérise la vision de l’expertise dans le modèle traditionnel d’administration publique (Bherer, 2011). On parle à cet effet de co-design, de co-production et plus généralement de gouvernance élargie de l’action publique. Toutes ces approches visent, d’une certaine manière, à mieux intégrer le point de vue des parties prenantes externes à l’administration, et de bénéficier ainsi, d’une légitimité accrue, de feedbacks et de suggestions destinés à améliorer les prestations publiques existantes et d’en susciter de nouvelles.
    Seulement, comment les organisations publiques peuvent développer leurs capacités afin d’assurer la production de cette nouvelle valeur publique  (Atkinson, Fulton, & Kim, 2014; Bryson, Crosby, & Bloomberg, 2014; Giauque & Emery 2016; Osborne & Brown, 2011) ? Comment développer leur agilité organisationnelle afin de répondre de manière efficace aux besoins très évolutifs de leurs publics-cibles et de parvenir à intégrer, sous différentes formes, leurs parties prenantes à toutes les phases de l’action publique, depuis la conception jusqu’à l’amélioration.
    Les enjeux révélés par les débats sur la PC interpellent et mobilisent tous les spécialistes de la gestion et de l’analyse de l’action publique.

Nous sollicitons donc vos contributions pour ce 9e Symposium consacré à la PC.

REFERENCES SELECTIVES

Arnstein S. (1969), A ladder of citizen participation, Journal of the American Planning association, 35 (4), pp. 216-224.

Assens C. & Phanuel D. (2000), La gestion des réseaux de citoyenneté locale, Les cahiers du numérique, Hermès Science Publications, 1(1), pp. 191-202

Assens C. (2016), Réseaux sociaux : tous ego ? libre ou otage du regard des autres, Editions De Boeck.

Atkinson M.M., Fulton M. & Kim B. (2014), Why do governments use pay for performance? Contrasting theories and interview evidence. Canadian Public Administration, 57(3), 436-458.

Bacqué M.-H. & Sintomer Y. (2013), « Gestion de proximité et démocratie participative : les nouveaux paradigmes de l’action publique ? », in Bajolet E., Rennes J-M. & Mattéi M-F. (ed), Quatre ans de recherche urbaine 2001-2004. Volume I : Action concertée incitative Ville. Ministère de la Recherche, Tours, Presses universitaires François-Rabelais (Perspectives Villes et Territoires), pp. 221‑225.

Bacqué M.-H., Rey H. & Sintomer Y. (dir.) (2005), Gestion de proximité et démocratie participative : une perspective comparative, Paris, La Découverte (Collection Recherches).

Bherer, L. (2011), Les relations ambiguës entre participation et politiques publiques, Participations, 1 (1), p. 105-133.

Blatrix C. (2009), La démocratie participative en représentation, Sociétés contemporaines, 74(2), pp. 97‑119.

Blondiaux L. & Fourniau J.-M. (2011), Un bilan des recherches sur la participation du public en démocratie : beaucoup de bruit pour rien ?, Participations, 1(1), pp. 8‑35.

Bryson J. M., Crosby B. C. & Bloomberg L. (2014), Public Value Governance: Moving beyond Traditional Public Administration and the New Public Management, Public Administration Review, 74(4), 445-456.

Callon M., Lascoumes P. & Barthe Y. (2001), Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil.

Donzelot J. & Epstein R. (2006), Démocratie et participation : l’exemple de la rénovation urbaine, Esprit, Juillet, (7), pp. 5-34.

Durance P. (2010), De la décision politique à la décision publique : participation des citoyens et innovation sociale, in Créativité et innovation dans les territoires, rapport du Conseil d’analyse économique (CAE) au Premier ministre, La Documentation française, (92), pp. 225-237.

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Habermas, J. (1988), L’espace public, Payot.

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Power M. & Laughlin R. (1992), Critical Theory and Accountingin Alveson, N.and Wilmott, H. (Eds.), Critical Management Studies, pp. 113-135, Sage, London.

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Power M. (1997), The audit society: Rituals of verification. Oxford, UK: Oxford University Press.

Rowe G. & Frewer L. (2005), A Typology of Public Engagement Mechanisms, Science, Technology, & Human Values, 30 (2), p. 251-290.

Rowe G. & Frewer L.J. (2004), Evaluating Public-Participation Exercises: A Research Agenda, Science, Technology & Human Values, 29(4), pp. 512‑556.

Schlossberg M. & Shuford E. (2005), Delineating “public” and “participation” in PPGIS, URISA Journal, 16(2), pp. 15‑26.

Talpin J. (2008), Pour une approche processuelle de l’engagement participatif : Les mécanismes de construction de la compétence civique au sein d’institutions de démocratie participative, Politique et Sociétés, 27(3), pp. 133-164.

Wagle U. (2000), The policy Science of Democracy: The Issues of Methodology and Citizen Participation, Policy Sciences, 33 (2), p. 207-223.

Auditoire visé

La promotion d’une culture d’échange et de débats entre universitaires, praticiens et consultants des affaires publiques ainsi que le transfert des connaissances élaborées de manière scientifique vers les organisations du bien commun, de l’intérêt général et du service public sont particulièrement visés par les organisateurs du Symposium.

Par conséquent, les conférenciers et panélistes qui seront retenus pour la 9e Édition du Symposium s’adresseront à des dirigeants publics, des hauts fonctionnaires et des professionnels de l’administration publique, des doctorants et des chercheurs‐enseignants intéressés ou œuvrant à l’élaboration des politiques et/ou au management des affaires publiques à l’échelle des pays d’expression française.

Format des projets de communication et dates importantes

Langue officielle du Symposium : Français

Projet de communication : Les auteurs sont invités à décrire de manière la plus claire possible la problématique, le cadre théorique ou conceptuel, les résultats de recherche ou l’étude de cas à étayer ultérieurement et les références sélectives en appui à leur projet de communication (1 500 mots).

Date limite de réception des projets de communication (1 500 mots) 18 septembre 2017

Réponse du Comité d’organisation aux auteurs 16 octobre 2017

Confirmation des auteurs (engagement de participation) 20 novembre 2017

Remise des présentations aux organisateurs en format Powerpoint 11 décembre 2017

Date du 9e Symposium et de l’ADIMAP 1er et 2 mars 2018

Lieu de la tenue du Symposium et de l’ADIMAP : Tunis (adresse à préciser ultérieurement).

Les projets doctoraux destinés à l’ADIMAP : dates importantes

Date limite de réception des projets de communication20 novembre 2017
Réponse du Comité d’organisation aux doctorants18 décembre 2017
Confirmation des doctorants et remise des présentations PPT aux organisateurs15 janvier 2018
Date de l’ADIMAP2 mars 2018

Formats des textes destinés à la revue associée au Symposium

Les articles doivent être déposés pour le 21 mai 2018 sur le site internet de la revue Management International en mentionnant dans la lettre d’accompagnement le titre du dossier thématique. Ils devront respecter les consignes éditoriales de la revue. Tous les manuscrits feront l’objet d’une évaluation selon les principes, règles et pratiques du « double aveugle».

Inscriptions au 9e Symposium et à l’ADIMAP 2018 : Disponible en ligne à partir du 28 novembre 2017

Correspondance

A : Anissa BEN HASSINE

ESSECT – Université de Tunis

Présidente 9ème Symposium

Tel. : 00216 28 24 12 97

benhassineanissa@gmail.com

Cc : Bachir MAZOUZ

ENAP – Université du Québec

Président-Fondateur/Symposium-ADIMAP

Tel : + 1 514 849 39 89

bachir.mazouz@enap.ca

Cc. Olfa ZERIBI

IHEC Carthage – Université de Carthage

Ministère de l’Enseignement

Supérieur et de la Recherche Scientifique

zeribi.olfa@gmail.com

Comité scientifique restreint du 9e symposium

  • Christophe Assens, Institut Supérieur de Management, Université de Versailles, France.
  • Bernard AUGE, Université de Montpellier, France.
  • Pierre-Jean BARLATIER, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg.
  • Zeineb BEN AMMAR MAMLOUK, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Anissa Ben Hassine, Présidente du 9ème symposium, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Karim Ben Kahla, ESC Tunis, Tunisie.
  • Owen BOUKAMEL, IDHEAP, Université de Lausanne, Suisse.
    Alain BOUVIER, Université de Sherbrooke, Québec, Canada.
  • David CARASSUS, Université de Pau, France.
  • Camille Chamard, IAE Pau-Bayonne, Université de Pau et des Pays de l’Adour, France.
  • Yves CHAPPOZ, Université Jean Moulin, Lyon 3, France.
  • Véronique CHANUT, CIFFOP, Paris 2, France
  • Philippe DURANCE, CNAM, France.
  • Yves Emery, IDHEAP Lausanne, Suisse.
  • Youssef ERRAMI, Université de Pau, France.
  • Rémi FABBRI, La Croix-Rouge Luxembourgeoise, Luxembourg.
  • Robert Fouchet, Université Aix-Marseille 3, France.
  • Marie GALLAIS, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg.
  • Irène GEORGESCU, Université de Montpellier, France.
  • Marcel GUENOUN, IGPDE et Université Aix-Marseille, France.
  • David HURON, Université Nice Sophia Antipolis, France.
  • Norbert LEBRUMENT, Université d’Auvergne, France.
  • Robert Le DUFF, Université de Caen, France.
  • Bachir Mazouz, ENAP – Réseau de l’université du Québec, Canada.
  • Bertrand MEUNIER, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg.
  • Claude Rochet, IMPGT-Université Paul Cézanne, France.
  • Anne Rousseau, UCL, Belgique.
  • Chiraz SAIDANI, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Philippe VALOGGIA, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg.
  • Olfa ZERIBI, IHEC Carthage, Université de Carthage, Tunisie.
  • Riadh ZGHAL, Université de Sfax, Tunisie.

Comité d’organisation

  • Rafla HEFAIEDH, Présidente du Comité d’organisation
  • ESSECT, Université de Tunis, Tunisie – rafla.hefaiedh@gmail.com
  • Sihem LAARIF, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Selima KRIAA, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Amira DAHMANI, ISCC Bizerte, Université de Carthage, Tunisie.
  • Bochra ZAIER, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Chehla LAID, ESSECT, Université de Tunis, Tunisie.
  • Souhir GHRIBI, Faculté des Sciences, Université de Gafsa, Tunisie.
  • Menel BEN MLOUKA, ISLAI Béjà, Université de Jendouba, Tunisie.
  • Khouloud Senda BENNANI, LARIME, Université de Tunis, Tunisie.
  • Safa FESSI, LARIME, Université de Tunis, Tunisie.
  • Mohamed Marouène FASSATOUI, LARIME, Université de Tunis, Tunisie.
  • Safa FARAH, LARIME, Université de Tunis, Tunisie.
  • Wafa GAIG, LARIME, Université de Tunis, Tunisie.
  • Chaima SIELA, Université de Tunis El Manar, Tunisie.

Comité scientifique permanent du Symposium et de l’ADIMAP

  • Bernard AUGE, ISEM-Université Montpellier, France
  • Boualem ALIOUAT, Université Nice Sophia Antipolis, France
  • Habib BENBAYER, Université d’Oran 1, Algérie
  • Christophe Assens, Institut Supérieur de Management, Université de Versailles, France
  • Olivier Babeau, Paris-Dauphine, France
  • Pierre-Jean BARLATIER, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg
  • Corinne Baujard, Université D’Evry, France
  • Anissa Ben Hassine, Université de Tunis, Tunisie
  • Karim Ben Kahla, ESC Tunis, Tunisie
  • Geert Bouckaert, Instituut voor de Overheid, Public Management Institute, Belgique
  • Jacques Bourgault, ENAP et UQAM, Université du Québec, Canada
  • Yves Boisvert, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada
  • Michel Boyer, IAE Université de La Réunion, La Réunion, France
  • David Carassus, IAE-Université de Pau et des Pays de l’Adour, France
  • Camille Chamard, IAE Pau-Bayonne, Université de Pau et des Pays de l’Adour, France
  • Véronique Chanut, Université Paris 2, France
  • Hervé Chomienne, Institut Supérieur de Management, Université de Versailles, France
  • Pascal Corbel, Université Paris-Sud, France
  • Jean-Louis Denis, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada
  • Céline Desmarais, HEIG du canton de Vaud, Suisse
  • Philippe Durance, CNAM et Institut des Futurs souhaitables, École Management & Société, France
  • Alain Eraly, Université Libre de Bruxelles, Belgique
  • Yves Emery, IDHEAP Lausanne, Suisse
  • Rémi Fabbri, Croix Rouge Luxembourgeoise et Membre associé au Cerefige, Luxembourg
  • Muriel de Fabrègues, CIFFOP, Université Panthéon-Assas Paris 2
  • Christophe Favoreu, ESC-Toulouse, France
  • Isabelle Fortier, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada
  • Robert Fouchet, Université Aix-Marseille 3, France
  • Marie GALLAIS, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg.
  • Irène GEORGESCU, ISEM-Université de Montpellier, France
  • David Giauque, Institut d’études politiques et internationales, Université de Lausanne, Suisse
  • Martin Goyette, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada
  • Marcel GUENOUN, IGPDE, France
  • Stéphane Guerard, Université Lille2, France
  • Taïeb Hafsi, HEC Montréal, Canada
  • Mohamed HARAKAT, GLOBAL GOVERNANCE CENTER et REMA, Maroc
  • David Huron, IAE-Université Nice-Sophia Antipolis, France
  • Frédéric Kletz, École des Mines Paris-Tech, France
  • Daniel Labaronne, Université Montesquieu Bordeaux IV, France
  • Romain Lauffer, HEC Paris, France
  • Norbert LEBRUMENT, Université d’Auvergne, France
  • Robert Le DUFF, Université de Caen, France
  • Lilly Lemay, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada.
  • Alain-Charles Martinet, Université Lyon 3, France
  • Christophe Maurel, Université Le Mans, France
  • Ababacar MBENGUE, Université de Reims Champagne-Ardenne et SAM, France
  • Frédéric MARTY, CNRS, Université de Nice, France
  • Bachir Mazouz, ENAP-Université du Québec, Président-Fondateur du Symposium et de l’ADIMAP, Canada
  • Bertrand MEUNIER, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg
  • Pierre-Xavier MESCHI, IAE Aix Graduate School of Management – Aix Marseille Université, France
  • Gérald Naro, Université de Montpellier, France
  • Hadj NEKKA, université d’Angers, France
  • Gérald Orange, IAE-Université de Rouen, France
  • Philippe Pailot, IAE-Université de Lille 1 et Skema, France
  • Thierry Pauchant, HEC Montréal, Canada
  • François Pichault, HEC Liège, Belgique
  • Jean-Luc Pissaloux, Université de Bourgogne, France
  • Christelle Perrin, Université de Versailles à St-Quentin, France
  • Marie-Claude Prémont, ENAP-Réseau de l’Université du Québec, Canada
  • Claude Rochet, IMPGT-Université Paul Cézanne, France
  • Jacques Rojot, Université Panthéon-Assas Paris 2
  • Anne Rousseau, UCL, Belgique
  • Christian Rouillard, Université d’Ottawa, Canada
  • Guy Solle, IAE de Metz, France
  • Frederic Teulon, Pôle universitaire de Léonard de Vinci, France
  • Philippe VALOGGIA, Luxembourg Institute of Science & Technology, Luxembourg
  • Alexandre VERNHET, ISEM-Université de Montpellier, France
  • Philippe Very, EDHEC, France
  • Olfa Zeribi, IHEC Carthage, Tunisie

Les ingénieurs qui lisent les bilans appel pour Les Cahiers d’histoire du Cnam

« Les ingénieurs qui lisent les bilans » : Savoirs techniques et gestionnaires au prisme de la comptabilité industrielle (1850-1950) pour Les Cahiers d’histoire du Cnam

Marco Bertilorenzi (DISSGEA, Université de Padoue) et Ferruccio Ricciardi (CNRS, Lise-Cnam)

Date de soumission de vos propositions : 15 juin 2017

Argumentaire

Depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, dans une économie industrielle en pleine évolution, les missions des ingénieurs (notamment dans des secteurs comme la sidérurgie ou l’industrie minière) s’orientent de plus en plus vers la rationalisation du processus productif au niveau des approvisionnements, dans l’écoulement des produits et dans la mobilisation du capital humain. Ce n’est pas un hasard si, au tournant du XXe siècle, ce sont deux ingénieurs, Frederick Winslow Taylor et Henri Fayol, qui forgent le cœur conceptuel de la nouvelle « science de l’organisation » : la gestion des hommes s’inscrit en parallèle à la gestion des ressources, en alliant la capacité d’administrer les affaires courantes à la capacité de faire des prévisions et d’agir par anticipation. Ces nouveaux savoirs gestionnaires – encore flous et peu formalisés –, sont équipés de techniques et d’outils : courbes de Gantt, fiches de description des postes de travail, organigrammes, etc. Parmi ces outils, la comptabilité industrielle tient une place fondamentale du fait de sa capacité à servir à la fois le pilotage de l’entreprise et la gestion du personnel. Les besoins organisationnels de la grande entreprise vont main dans la main avec la nécessité de connaître et maîtriser les coûts, en sachant les anticiper, et contribuer, de cette façon, à la programmation de la production et des investissements. Les ingénieurs, en France comme à l’étranger, deviennent ainsi des figures centrales accompagnant la transformation gestionnaire des entreprises. Ce numéro des Cahiers d’Histoire du Cnam vise à recueillir des contributions portant sur les liens entre ingénieurs et comptabilité industrielle dans la phase de développement de la grande entreprise industrielle (années 1850-1950).

Plusieurs études ont désormais montré dans quelle mesure était pessimiste, voire erroné, le constat de l’historien Sidney Pollard selon lequel les prodromes de la « comptabilité de gestion » (management accounting) se situeraient au début du XXe siècle, lorsque commencent à se diffuser les principes de l’organisation scientifique du travail. En effet, les premières formes de comptabilité des coûts apparaissent avant le milieu du XIXe siècle au Royaume-Uni, en France et dans d’autres pays industrialisés. En témoignent l’analyse des pratiques comptables développées dans certains ateliers de production (notamment dans les secteurs de la métallurgie et des mines), alors même qu’on retrouve des éléments systématisés de réflexion – dans des manuels et traités spécialisés – au cours des décennies suivantes. Des auteurs comme les français Adolphe Guibault et Eugène Léauthey ou les britanniques Emile Garke et Jan M. Fells, par exemple, deviennent rapidement des « classiques » en la matière. Leurs ouvrages (et parfois même les traductions respectives) circulent dans les milieux des techniciens de la production. Ces derniers s’emparent des techniques d’analyse des coûts car ils recouvrent des enjeux à la fois organisationnels et professionnels.

Mesurer « combien ça coûte » revient en effet à évaluer comment chaque unité productive (ce qu’on appelle aujourd’hui « centres de coût ») contribue à la formation du coût de production et permet aussi d’exercer un contrôle majeur sur les hommes qui en sont responsables. Dans la nouvelle corporate economy qui s’affirme entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, où on assiste au développement du modèle de la grande entreprise, à son intégration verticale et horizontale et à la diffusion capillaire des méthodes d’innovation technologique, les ingénieurs commencent progressivement à dépasser leur simple tâche technique. Ils intègrent les bureaux de méthodes, spécialisés dans le calcul des coûts, et portent leur attention sur la dimension économique des coûts, en soulignant par exemple l’importance d’une proportion correcte entre frais de maintenance et valeur des machines ou la nécessité d’une répartition adéquate des frais généraux.

Apparaissent alors des éléments d’un conflit potentiel entre comptables et ingénieurs, le monopole du contrôle des coûts étant au cœur d’une « bataille juridictionnelle » au sein non seulement des entreprises, mais aussi du champ professionnel de la gestion qui est alors en train de se constituer. La maîtrise des détails techniques entre dans les enjeux liés à la création de la valeur et au contrôle des coûts en même temps que des nouvelles opportunités techniques sont ouvertes par l’organisation de l’innovation dans la grande entreprise. De cette appropriation du prix de revient par les ingénieurs découle l’inscription de la comptabilité industrielle parmi les outils privilégiés d’une gestion rationnelle des entreprises ainsi que la reconfiguration des fonctions mêmes de l’ingénieur au sein de celles-ci (et plus largement dans l’espace du conseil à l’entreprise). Ce phénomène apparemment marginal soulève plusieurs questions auxquelles l’histoire des techniques et des entreprises n’a su répondre que partiellement, et que ce dossier envisage d’approfondir à travers aussi bien des études empiriques originales que des études critiques sur la littérature managériale disponible.

Nous souhaitons mettre en avant des contributions qui viseraient à répondre à ces questions (liste non exhaustive) pour la période concernée, à savoir entre les années 1850 et 1950 :

  • Comment la rationalité technique des ingénieurs alimente-t-elle et façonne-t-elle la rationalité gestionnaire des administrateurs ?
  • Quelle est la place de la comptabilité industrielle dans la formation des ingénieurs et techniciens voués à la gestion des affaires d’entreprise ? A partir de quand et dans quels types de formations (écoles généralistes, formations complémentaires, etc.) la comptabilité industrielle est-elle enseignée ?
  • Est-ce que le Cnam a joué un rôle particulier dans la genèse et la légitimation des savoirs comptables de l’ingénieur ?
  • Comment les traditions comptables « nationales » influent-elles sur l’appréhension et le développement des techniques d’analyse des coûts ? Peut-on à cet égard esquisser des éléments de comparaison internationale ?
  • Quels sont les effets de circulation et d’hybridation de savoirs et techniques entre domaines, branches et aussi territoires ?
  • Comment le processus d’innovation technique a-t-il influé sur le processus d’approbation de la rationalité gestionnaire ? Avec quel processus de légitimation ?
  • Comment les techniques de contrôle des coûts participent-elles à la reconfiguration des enjeux professionnels et organisationnels au sein des entreprises ? Comment l’ingénieur-technicien s’est-il mué en organisateur-dirigeant en s’appuyant sur la maîtrise des coûts ?
  • Comment, en bref, les ingénieurs parviennent-ils à modifier le champ professionnel pour développer de véritables compétences gestionnaires qui deviendront par la suite des éléments constitutifs d’un socle cognitif commun, celui des managers ?

Calendrier

Envoyer aux coordinateurs du numéro (marco.bertilorenzi@unipd.it; ferruccio.ricciardi@cnam.fr), une proposition d’article d’une page pour le 15 juin 2017. Les auteurs sont informés des propositions retenues courant Juillet 2017. Les articles complets sont à renvoyer pour le 15 décembre 2017 (article de synthèse – 25 000 à 45000 signes, ou article long – 45 000 à 75 000 signes). La publication du dossier est prévue pour 2018.

Bibliographie de référence

Abbott A. (1988), The System of Profession. An Essay on the Division of Expert Labor, Chicago, University of Chicago Press.

Bensadon D., Praquin N., Touchelay B. (dir.) (2016), Dictionnaire historique de comptabilité des entreprises, Lilles, Presses universitaires de Septentrion.

Bertilorenzi M., Passaqui J.-P., Garçon A.-F. (dir.) (2016), Entre technique et gestion. Une histoire des « Ingénieurs civils des mines » (XIXe-XXe siècles), Paris, Presses des Mines.

Burlaud A., Simon C.J. (2013), Le contrôle de gestion, Paris, La Découverte.

Fleishman R.K., Tyson T.N. (1993), « Cost accounting during the industrial revolution: the present state of historical knowledge », Economic history review, vol. XLVI, n° 3, pp. 503-517.

Kaplan R.S., Johnson H.T. (1987), Relevance Lost. The Rise and Fall of Management Accounting, Boston, Harvard Business School Press.

Hopper T., Amstrong P. (1991), « Cost accounting, controlling labour and the rise of conglomerates », Accounting, Organization & Society, vol. 16, n° 5/6, pp. 405-438.

Lefebvre P. (2003), L’invention de la grande entreprise. Travail, hiérarchie, marché. France, fin XVIIIe-début XXe siècle, Paris, PUF.

Loft A. (1986), « Towards a critical understanding of accounting: the case of cost accounting in the UK, 1914-1925 », Accounting, Organization & Society, vol. 11, n° 2, pp. 137-169.

McKenna C.D. (2006), The World’s Newest Profession. Management Consulting in the Twentieth Century, Cambridge, Cambridge University Press.

Miller P., Hopper T., Lauglin R. (1991), « The new accounting history: an introduction », Accounting, Organization & Society, vol. 16, n° 5/6, pp. 395-493.

Pezet A. (2009), « The history of the French Tableau de bord (1885-1975): evidence from the archives », Accounting, Business & Financial History, vol. 19, n° 2, pp. 103-125.

Pollard S. (1965), The Genesis of Modern Management. A Study of Industrial Revolution in Great Britain, Cambridge, Harvard University Press.

Zimnovitch H. (1996), « L’émergence des coûts standard aux États-Unis : 1830-1930. Pourquoi ? Quel enseignement pour la France ? », Entreprise et Histoire, n° 13, pp. 27-52.

 

Journée de recherche 23 mai 2017 : « Entrepreneuriat créatif et culturel : réalités et enjeux »

Journée de recherche 23 mai 2017. Dans le cadre du numéro spécial de la Revue de l’Entrepreneuriat « Entrepreneuriat créatif et culturel : réalités et enjeux »

Entrepreneuriat créatif

La journée de recherche organisée dans le cadre du 3e Forum Entreprendre dans la Culture a pour objectif de réunir la communauté de chercheurs travaillant sur le thème de l’entrepreneuriat créatif et culturel en Europe. Elle s’appuie sur l’appel à contributions lancé par la Revue de l’Entrepreneuriat autour d’un numéro spécial dédié à « L’entrepreneuriat créatif et culturel : réalités et enjeux ».

L’inscription à cette journée est gratuite. Inscription obligatoire

Ouverture des inscriptions à partir du 6 avril 2017 sur le site : http://jdrfedlc2017.sciencesconf.org/

Pour toute information, contact avec les rédactrices invitées du numéro spécial de la Revue de l’Entrepreneuriat :

Entrepreneuriat créatif Revue de l’Entrepreneuriat

Fraudes, Frontières et Territoires

« Fraudes, Frontières et Territoires », un appel pour un colloque international qui prendre place au sein du Ministère de l’Économie et des Finances les 23-24 novembre 2017.

Appel Fraudes, Frontières et Territoires

Consubstantielle de nos économies contemporaines, la fraude sous toutes ses formes  (fraude fiscale, contrefaçon, contrebande, etc.) conduit à douter des capacités de contrôle des États et de l’utilité des frontières qui les séparent. Elle sape les fondements du consentement à l’impôt et provoque la défiance à l’égard des autorités politiques. Sa banalisation prive les États de leurs capacités d’intervention, étend les zones de non droit et accroît les inégalités.

Les déclarations d’intention pour lutter contre ces fléaux ne manquent pas ; les projets d’harmonisation fiscale et de renforcement des instances du contrôle et de lutte contre les paradis fiscaux ou contre la contrefaçon se succèdent, entraînant parfois des résultats très positifs. Mais les changements techniques les plus récents, qu’il s’agisse de la financiarisation, de la dématérialisation des communications, de la systématisation des containers ou bien encore de l’ouverture de nouvelles zones de commerce, participent au développement des pratiques illicites.

Le montant actuel des détournements de richesses liés aux trafics frauduleux est d’une importance inégalée, mais la fraude est un fait social aussi ancien que les prélèvements fiscaux. Dès l’Ancien Régime, elle peut aussi résulter de la méconnaissance de dispositifs réglementaires souvent complexes. Depuis une trentaine d‘années, plusieurs recherches, ouvrages et colloques ont éclairé les temporalités de la fraude fiscale et douanière, spécifié les délits selon la conjoncture politique et économique, cerné le moment de l’infraction, souligné le caractère contestataire de la fraude et pointé les caractéristiques et les pratiques des contrevenant et des agents du contrôle et de la répression.

Il reste à mieux intégrer l’étude de ces comportements illicites dans les dynamiques de l’économie, pour cerner davantage les motivations des acteurs et en faire une variable explicative de la structuration du marché et des échanges. L’enjeu n’est plus seulement d’étudier la fraude pour elle-même, mais d’en tirer des informations sur le système qui la produit. Dans cette optique, la question de l’espace dans lequel se développent ces comportements illicites (l’Europe, par exemple), celle de leurs logiques de territorialisation, de leurs échelles (internationales, nationales, régionales, etc.) et l’analyse plus fine de certains de leurs lieux de prédilection, qu’ils soient géographiques (ports, zones frontalières) ou professionnels (finance de marché), ou de leurs conjonctures de prédilection (crises de toutes natures, guerres, occupations, etc.) sera centrale.

Nous souhaitons aborder la fraude comme un processus qui rétroagit sur son environnement, ce qui suppose de l’examiner dans des configurations historiques, culturelles et géographiques diversifiées. Il faudra croiser les échelles d’analyse des praticiens de la lutte contre la fraude, des chercheurs confirmés ou non, provenant de différents champs disciplinaires, mais aussi des archivistes et des responsables de musées des douanes, dont les ressources sont indispensables. Les économistes, les sociologues et les psychologues cherchent à évaluer (au sens de la mesure et au sens de l’analyse des comportements et des motivations) le phénomène et son impact, les juristes définissent le périmètre de la légalité et ses transformations, les spécialistes des sciences de gestion s’intéressent aux organisations publiques et privées, les médecins analysent l’effet des trafics de médicaments sur la santé publique, les chimistes permettent de prendre en compte les évolutions des moyens des douaniers, les informaticiens, les politistes apportent d’autres éclairages. Chacun est conscient de la nécessité de s’enrichir des points de vue des autres disciplines pour saisir la complexité du phénomène et de ses implications.

Situer le processus de la fraude dans les dynamiques de l’économie suppose de saisir les motivations des acteurs de l’illicite et de s’intéresser aux limites entre le licite et l’illicite, à ceux qui les définissent et qui les légitiment et à ceux qui les transgressent. Il s’agit aussi de faire intervenir des « praticiens » de la lutte contre la fraude afin de croiser plusieurs échelles : celle, micro, du terrain, celle, macro, de la décision politique, et celle, méso, des syndicats de douaniers, des corps du contrôle fiscal.

Pour réunir tous ces intervenants autour d’une thématique aussi large, il paraît important d’adopter un thème fédérateur qui pourrait être celui des frontières et de leur rôle dans les dynamiques de l’économie. Il s’agit d’aborder la fraude à travers son inscription dans les territoires, privilégiant l’étude des limites, des bornes géographiques ou professionnelles inscrites dans les paysages, mais aussi des barrières psychologiques qui aboutissent ou non au contournement de la norme. Ce colloque a vocation à construire une  synergie entre les approches disciplinaires et à mettre en évidence des liens entre les échelles d’analyse proposées dans les communications.

Plusieurs niveaux d’analyse suscitent différentes questions dont la liste n’est pas exhaustive. À l’échelle macro-économique tout d’abord : existe-t-il des territoires plus propices que d’autres à la fraude ? Dans quelle mesure la présence d’une frontière politique incite-t-elle à la fraude ? Quels sont les effets du déplacement de cette frontière ou des changements des réglementations fiscales et douanières ? Existe-t-il des configurations économiques plus favorables à la fraude ? Dans quelle mesure ces conditions contribuent elles à la formation ou au contraire à l’effritement du marché national, à l’accélération des échanges ?

D’autres questions se posent à l’échelle micro et méso du phénomène et renvoient à sa dimension socioéconomique : comment la fraude s’inscrit elle dans les trajectoires biographiques de ceux qui franchissent la limite de la légalité ? S’agit-il d’une stratégie de survie du groupe ou de l’individu ? Pourquoi certains résistent ils à la tentation de frauder ? Dans quelle mesure ces comportements sont-ils induits par une pression macro-économique ou sociale ? 

Les interventions de collègues étrangers seront bienvenues pour débattre plus largement de la question.

Les propositions de communication sont à envoyer avec un titre et un résumé d’une page maximum accompagnés des nom et prénom, statut et institution de leurs auteurs ainsi que d’une brève biographie de 10 lignes maximum contenant une ou deux publication éventuellement. La date limite de réception des propositions est fixée au 30 juin 2017. Les auteurs des communications retenues seront avisés avant la mi-août  2017 et leur texte sera attendu pour le début de novembre 2017.

Ces propositions sont à adresser à beatrice.touchelay@free.fr avec Fraude en objet, toute question peut être posée à cette adresse mail

Contact :
Béatrice Touchelay, professeure d’histoire contemporaine
Univ. Lille, CNRS, UMR 8529-IRHiS-Institut de Recherches Historiques du Septentrion, F-59000 Lille, France
http://irhis.recherche.univ-lille3.fr/0EC-Touchelay.html

Composition du comité scientifique

  • Aprile Sylvie, histoire, université de Lille
  • Bazar Cécile, économie, université de Montpellier
  • Blancheton Bertrand, économiste, université de Bordeaux
  • Blary-Clément Édith, juriste, université de Lille
  • Blayac Thierry, économiste, université de Montpellier.
  • Bonein Aurélie, économiste, université Rennes 1
  • Cardoni Fabien, histoire, IGPDE-IDHES
  • Campion Jonas, histoire, IRHiS-Lille, UCL Louvain-la-Neuve
  • Chambost Isabelle, sciences de gestion, CNAM Paris
  • Chatriot Alain, histoire, IEP Paris
  • Conchon Anne, histoire, université Paris1
  • Danjean Claude, histoire, université de Perpignan
  • Denys Catherine, histoire, université de Lille
  • Galeano Diego, histoire, Pontificia Universitade Catolica of Rio de Janeiro Brazil
  • Huret Romain, histoire, EHESS Paris
  • Laffort  Emmanuel, sciences de gestion
  • Lambert Jerman, sciences de gestion, HEC Montréal
  • Lebrun Nicolas, géographe université d’Artois
  • Leroy Marc, sociologue, vice-président de la Société française de finances publiques, université de Reims
  • Ligier-Belair Philippe, sociologie, IEP Lille
  • Margairaz Michel, histoire, université Paris1
  • Marty Nicolas, histoire, université de Perpignan
  • Michaël Girardin, histoire ancienne
  • Montenach Anne, histoire, université Aix-Marseille
  • Muller Yvonne, juriste, université Paris X-Nanterre
  • Pellier Karine, économiste  IE CNRS, LAMETA.
  • Pons Jean-Baptiste, sociologie, Centre de sociologie de l’innovation Ecole des Mines, Paris
  • Schiller Sophie, juriste, université Paris Dauphine
  • Spire Alexis, sociologie, CNRS Paris
  • Touchelay Béatrice, histoire, université de Lille

20e Colloque International Etienne Thil

Le thème majeur du 20e colloque est celui du « commerce en profonde mutation ». Nous invitons toutes les communications – quelle que soit la discipline – à présenter des réflexions sur le commerce et la consommation qui permettront de nourrir mais aussi de renouveler notre analyse des processus stratégiques, décisionnels et opérationnels dans les organisations du commerce de gros et de détail. Anthropologues, économistes, géographes, juristes, historiens,  sémioticiens, sociologues, spécialistes de finance, logistique,  marketing, ressources humaines, comment appréhendons-nous les enjeux du  commerce suivants ? Quelles évolutions en matière d’expériences de  shopping, de concepts et formats, de stratégie des enseignes et des  réseaux, de gestion des canaux de distribution, de politique  d’assortiment, de prix, de merchandising ou de communication ? Quelles  évolutions de la gestion des réseaux de points de vente (forme  organisationnelle, marque, système d’information, ressources  humaines) ? Quelle est la place du commerce dans la société, le  territoire, la ville, le quartier, ou encore la famille ? Quid des liens  entre identité et commerce, plaisir et commerce, éthique et commerce ? En quoi, et comment, les 20 dernières années nous invitent-elle à  (re)penser le commerce, la distribution et la relation marchande ?

Dates-clés prévisionnelles

  • 21 Février 2017 : date d’ouverture des soumissions en ligne
  • 21 avril 2017 : date limite des soumissions en ligne
  • 9 juin 2017 : date de notification des décisions aux auteurs
  • 9 juillet 2017 : date limite de soumission des communications modifiées

Formats des soumissions

  • Communication courte, en français ou anglais, de 7 pages maximum présentant une recherche aboutie ou une recherche en cours
  • Candidature au prix de thèse multidisciplinaire en distribution, sur la base d’un résumé de la thèse en 5 pages, d’un CV et du rapport de soutenance.
  • Soumission électronique via https://thil2017.sciencesconf.org/

Principales nouveautés 2017

  • La remise de prix « Thil d’or, d’argent et de bronze » Les trois meilleures thèses et les trois meilleures communications seront présentées en séance plénière, et récompensées par un Thil d’or, Thil d’argent et Thil de bronze. Les Thil d’or recevront un prix de 1000€. • L’accueil de personnalités du commerce de premier plan Parmi elles, nous aurons notamment le plaisir d’accueillir Sébastien Badault, Directeur Général d’Alibaba France.
  • Des moments festifs pour les 20 ans
    Nous célébrerons toutes celles et ceux qui ont contribué depuis 20 ans au succès du colloque.

Présidence du Comité Scientifique

Karine Picot-Coupey, IGR-IAE Rennes, Université de Rennes 1, CREM UMR CNRS 6211

Lieu du Colloque

Institut du Marketing et du Management de la Distribution (IMMD)
651 avenue des Nations Unies, Roubaix.

Réseaux et séquences en études de parenté

S’inspirant souvent de la notion sociologique de carrière, de nombreuses recherches en sciences sociales montrent l’utilité d’analyser comparativement, à l’aide de statistiques, des corpus biographiques ou des parcours de vie. En particulier, depuis la fin des années 1980, l’analyse de séquences (ou trajectoires) a été souvent invoquée, afin d’étudier l’interdépendance des choix individuels, ainsi que leur enchaînement dans le temps. Les objets que ces études ont balisés sont déjà nombreux ; à titre d’exemple, on peut mentionner les parcours professionnels, les âges de la vie, la déviance, mais également la formation des couples, la fertilité, les migrations, les formes de résidence, etc.

Dans ce vaste horizon, certains travaux ont dû associer, à la prise en compte de parcours de vie, l’analyse des réseaux sociaux et, entre autres, des réseaux de parenté. Cette alliance permet en effet d’appréhender des « choix individuels » compte tenu des cadres normatifs et relationnels dans lesquels ces choix sont pensés et se déploient. Par exemple, l’occurrence dans une famille d’un événement comme une naissance, un décès, un mariage ou un départ en migration peut non seulement avoir un impact important sur les probabilités qu’un autre événement du même type ait lieu dans la même famille, mais également sur la forme des unités résidentielles qui la composent. Ce changement morphologique peut encourager à son tour l’occurrence d’un certain type d’événements. Il paraît alors pertinent de se pencher sur le déploiement conjoint des techniques d’analyse relevant, d’une part, de l’étude des séquences et, d’autre part, de l’étude morphologique des réseaux de parenté.

L’analyse de ce type de logiques peut atteindre, très rapidement, de très hauts degrés de complexité. Cependant, les techniques et les concepts issus de l’étude la parenté permettant d’analyser l’espace social dans sa dynamique diachronique restent largement à développer. C’est ici que l’interaction entre disciplines (anthropologie, démographie, histoire, sociologie) et méthodes de recherche (études morphologiques, analyse de séquences, analyse des parcours de vie) s’imposent. Cette journée d’étude visera donc à explorer à partir d’exemples concrets cette zone de frontière, à la fois méthodologique et théorique, entre la morphologie de la parenté et l’étude des biographies, séquences ou encore stratégies.

Il ne s’agira pas uniquement de revenir sur des questions classiques qui remontent en surface, qu’elles portent par exemple sur le rapport entre structures et intentionnalité ou sur les choix d’échelle et de périodisation ; cette journée servira également à interroger les outils disponibles (Puck, Cubix, TraMineR…) afin de mener ce type d’analyses, tout en déterminant leurs apports et, éventuellement, leurs limites. C’est pourquoi les échanges prendront la forme d’un atelier, dans lequel les intervenants pourront partager aussi bien leurs travaux en cours que des recherches abouties. Chaque communication pourra partir d’un cas empirique ou de la présentation d’un outil d’analyse spécifique, et visera à soulever des questionnements en s’ancrant aux choix et/ou problèmes, à la fois méthodologiques et analytiques, rencontrés au cours de l’enquête.

Vendredi 3 mars 2017
INED, 133, boulevard Davout – 75020 Paris, Salle Sauvy
Journée d’étude organisée études de parenté par

Pietro Fornasetti (IMAF – EHESS), Aurélien Dasré Université Paris-Nanterre/GTM­CRESPPA/Ined), Pascal Cristofoli (LaDéHiS – EHESS), Michaël Gasperoni (CNRS – CRM).

Programme études de parenté

9:00 : Petit-déjeuner offert par l’INED

9:30 : Introduction 

9:40 : Première session

  • Eva Lelièvre (Directrice de recherche, INED)
    Séquences de lignées versus entourage pendant l’enfance. Approches plurielles
  • Matthias Studer (Chargé de cours, IDESO, Université de Genève)
    Une introduction à l’analyse de séquence et à la librairie R TraMineR

10:30 : Pause (10 minutes)

  • Arnaud Bringé (Ingénieur de recherche, INED)
    Constitution et analyse de fichiers de trajectoires : Données, méthodes, limites
  • Pascal Cristofoli (Ingénieur de recherche, LaDéHiS – EHESS)
    Le modèle de « nœud relationnel » proposé par Puck : un instrument pour saisir des séries d’événements relationnels

11:30 : Discussion générale

14:20 : Deuxième session

  • Aurélien Dasré (Maître de conférences, Université Paris Nanterre/GTM-CRESPPA/Ined)
    Analyse de séquences et dynamique des structures familiales : Essai à partir d’une enquête longitudinale au Mali
  • Klaus Hamberger (Maître de conférences, LAS – EHESS)
    Analyser des données relationnelles longitudinales avec Puck : Parenté, résidence, mobilité

15:20 : Pause (10 min)

  • Sébastien Plutniak (Doctorant, Lisst-Cers – EHESS / École française de Rome)
    Le groupe d’archéologues préhistoriens de la « typologie analytique » (1962–1989) : saisir la dynamique d’un collectif scientifique entre réseau socio-cognitif et agrégation d’itinéraires individuels
  • Pietro Fornasetti (Doctorant, IMAF – EHESS)
    Parcours migratoires et relations de germanité : Exploration d’un corpus généalogique ouest-africain par le regroupement de séquences

16:30 : Discussion générale

Institut national d'études démographiques ined études de parenté

« Stratégie, marketing, data » une journée d’étude organisée par l’ANVIE

Voici un colloque organisé par l’ANVIE sur le thème Stratégie, marketing, data, de la veille à l’innovation, comment rendre les données « smart » ?

Data, un thème très à la pointe

Groupe de travail – 28 mars, 27 avril, 18 mai 2017 – Paris

L’explosion de la quantité de données produites par les objets connectés ou sur les réseaux sociaux et leur circulation rapide confrontent les décideurs au règne de l’instantanéité. La veille s’effectue en quasi temps réel et le rythme de la prise de décision connaît une accélération sans précédent. De nouveaux concurrents peuvent faire irruption à tout moment sur le marché et faire vaciller des leaders solidement établis. Leur maturité digitale leur permet d’adopter un positionnement original et une approche agile, à l’écoute des nouveaux besoins des clients.
Les entreprises ont plus que jamais besoin d’appréhender de manière efficiente les données pour en tirer pleinement parti et innover. Tout l’enjeu pour les décideurs consiste désormais à repérer les opportunités et les menaces de leur écosystème avec un maximum d’anticipation et de réactivité pour agir en conséquence.
Quelles sont les clés pour sélectionner l’information utile parmi la masse de données et la conjuguer avec une vision stratégique seule à même de lui donner du sens? Jusqu’où une approche data-driven peut-elle permettre d’améliorer la connaissance client ? Quelles opportunités de création de valeur et d’innovation offrent le big data et l’open data ?

Objectifs : Identifier les leviers d’action pour mettre les data au service de la stratégie et du marketing. Développer des dispositifs de veille, d’écoute client et d’innovation au service de la compétitivité

Cibles: Ouvert à tous les cadres d’entreprise, ce groupe de travail s’adresse notamment aux praticiens des fonctions marketing stratégique, marketing clients et data, veille, études, stratégie, prospective, organisation, innovation et open data.

Animateur scientifique : Romain ZERBIB Enseignant-chercheur en stratégie au Lara/ICD Business School et chercheur associé au CEREGE

Dans quelle mesure intégrer le big data à la surveillance et l’analyse du marché ? le 28 mars 2017 14h-17h30

En théorie, le big data démultiplie la capacité à collecter et exploiter des volumes sans précédent d’informations issues de sources variées. En pratique, une modélisation par des algorithmes nécessite de déterminer comment interconnecter des données qualifiées et structurées, en prenant garde aux biais consistant à reproduire des scénarios issus du passé en occultant les signaux faibles. Comment dès lors envisager la collecte et l’analyse des mégadonnées ? En quoi le big data est-il susceptible d’avoir un impact sur les dispositifs de veille, de gestion des risques et de prise de décision stratégique ?

  • Olivier MAMAVI, Enseignant-chercheur ICD Business School
  • Jean-Michel OUDJANI, Directeur des Etudes et de l’Intelligence Economique CNP Assurance
  • Boris SCHEFFLER, Project Manager Business Intelligence Solutions & Strategic Analysis Thales

Comment mettre le big data au service du marketing et de la satisfaction client ? le 27 avril 2017 14h-17h30

À partir de gisements informationnels diversifiés (objets connectés, réseaux sociaux) désormais interconnectés avec des outils de tracking (utilisation de capteurs, GPS, puces, cartes de fidélité…), il est désormais possible d’observer plus finement les comportements des clients. En plus de d’accroître la personnalisation des produits et services, l’analyse des usages et des besoins peut s’effectuer en temps réel (real-time marketing). Comment organiser l’exploitation des données et l’analyse prédictive pour adapter les produits et services existants, tout en imaginant les nouvelles offres de demain ? Comment faire du big data un levier de différentiation pour l’expérience client ?

  • Yann GOURVENNEC, Responsable de Mastère spécialisé Stratégie Digitale Grenoble Ecole de Management
  • Jean-Christophe BRUN, Directeur Centre de solutions et services Big Data Carrefour
  • Alain MONZAT, Data Intelligence Director Groupe Rocher (à confirmer)

Comment innover et imaginer de nouvelles activités à partir des nouveaux gisements de données ? le 18 mai 2017 14h-17h30

API, Datalab, Digital Factory, lacs de données… pour innover à partir des mégadonnées, les entreprises se lancent dans des démarches de partenariats voire d’innovation ouverte à travers l’open data. Si les données ont une valeur, leur interconnexion et la conception de modèles prédictifs pourrait offrir de nouvelles opportunités, mais supposent la mise en œuvre de nouvelles compétences, à l’interface de la data science, de l’innovation et du marketing. Quelles stratégies mettre en œuvre au sein des organisations et plus largement des écosystèmes d’innovation qui se forment autour des mégadonnées ?

  • Louis-David BENYAYER, Chercheur associé ESCP Europe
  • Françoise MOUMEN, Responsable Marketing stratégique Orange, Direction Innovation Marketing et Technologie
  • Siham HARROUSSI, Open Innovation and Prospective Director Humanis

À propos de L’Anvie

Créée en 1991 à l’initiative des pouvoirs publics et de grandes entreprises françaises, l’Anvie est un lieu sans équivalent de rencontre et de réflexion entre les chercheurs en sciences humaines et sociales et les décideurs du monde économique, qui souhaitent mieux comprendre les évolutions de la société ayant un impact sur l’activité des entreprises. Elle se démarque de toute autre instance par son approche des questions d’entreprise analysées à la lumière d’un ensemble de phénomènes peu quantifiables (représentations, émotions, opinion…) mais dont l’influence sur la performance est réelle. Sur la base de son travail de veille et d’analyse prospective, l’Anvie conçoit et propose des actions (rencontres, groupes de travail, clubs, petits-déjeuners) qui permettent :

  • D’éclairer les questions des professionnels par les dernières avancées de la recherche dans des domaines variés : sociologie, sciences de gestion, psychologie, management de l’innovation, marketing…
  • De confronter l’apport de la recherche à des expériences d’entreprises, pour concevoir des pistes d’action innovantes.

Informations et inscriptions

Contactez Antoine de Vaulx

anvie data

Le crédit inter-entreprises en Europe (1880-2010) 9 et 10 mars 2017 – Bercy

Les inscriptions en ligne pour le colloque international Le crédit inter-entreprises en Europe (1880-2010) sous la direction scientifique de Michel Lescure  (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense, IDHES-Nanterre, UMR 8533).des  9 et 10 mars prochains au ministère de l’Économie et des Finances (75012 Paris) sont ouvertes.

Programme détaillé et inscription en ligne du colloque international sur le crédit inter-entreprises

www.economie.gouv.fr/igpde-seminaires-conferences/credit-inter-entreprises-en-europe-1880-2010-colloque-international-9

La participation est gratuite sous réserve d’inscription.

Le crédit inter-entreprises (CIE) est à l’origine de transferts massifs de capitaux entre secteurs et entre firmes. Il est une source importante de financement pour les entreprises non financières. Cette manifestation se propose de mieux comprendre au plan scientifique les raisons du crédit inter-entreprises et d’en apprécier les conséquences tant sur le plan économique et financier que sur celui des politiques publiques.

L’étude porte sur une longue période (fin XIXe – début XXIe siècles) et fait appel à des études de cas portant soit sur des pays européens soit sur des secteurs particuliers.

Le comité scientifique de ces travaux est composé de Michel Lescure (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense, IDHES-Nanterre, UMR 8533), Christian de Boissieu (Université de Paris 1), Jean-François Eck (Université de Lille 3) et Patrick Fridenson (EHESS).

Problématique

Malgré le rapide développement du secteur financier depuis près de trente ans, le crédit inter-entreprises (CIE) reste l’une des principales sources de financement des entreprises non financières. Le CIE s’entend ici à la fois du crédit commercial et du crédit non commercial. Le premier est occasionné par l’échange d’une marchandise entre deux firmes, que la transaction soit passée (comme c’est le cas du crédit reçu du fournisseur et des  délais de paiement accordés aux clients), ou qu’elle soit à venir (avances sur commande passée à un fournisseur et avances reçues des clients). Le second correspond aux crédits que s’accordent les firmes indépendamment de leurs transactions commerciales, que ce soit directement ou par l’intermédiaire des personnes et familles qui les contrôlent.

Le CIE est à l’origine de transferts massifs de capitaux entre secteurs et entre firmes : en France, par exemple, ces flux nets profitent essentiellement aux entreprises commerciales et aux industries d’équipement au détriment des autres firmes industrielles et aux GE au détriment des PME .

Les conséquences négatives de ce phénomène sont connues depuis longtemps : le CIE est source d’inflation en même temps qu’il limite l’efficacité des politiques monétaires (notamment en période d’encadrement du crédit), il supporte un risque important de mauvaise allocation des capitaux, il est générateur de faillites en chaînes pour les firmes qui y recourent.)

Les facteurs qui sont à l’origine de ce phénomène sont mal connus. En dépit de ses enjeux économiques et de l’intérêt politique qu’il a tôt suscité, le CIE n’a fait l’objet de recherches scientifiques que tardivement, dans un champ strictement économique et les résultats restent partiels et débattus.

Ce sujet s’inscrit dans l’actualité. Lors du vote de la  loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, un amendement voté par les parlementaires a autorisé les entreprises à pratiquer des opérations de crédit avec d’autres entreprises partenaires, y compris lorsqu’il n’y a pas de lien de capital entre ces entreprises. Amendement qui supprime donc toute entrave au crédit inter-entreprises (jusque-là celui-ci était réservé aux délais de paiement pour fournitures, aux avances sur commandes et aux crédits entre filiales de groupes).

Programme

9 mars

9 h 00  – café d’accueil

Matinée – 9 h 30-13 h 00

Ouverture par Anne-Héléne Roignan, directrice générale de l’IGPDE

Présidence : Sabine Effosse (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense)

Introduction : Les crédits inter-entreprises en Europe occidentale : approche comparative (1980-2010), Michel Lescure (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense, IDHES-Nanterre)

Crédit inter-entreprises et firmes multinationales : le cas de Saint-Gobain en Allemagne de 1945 à 1970, Jean-François Eck (Université de Lille 3)

10 h 45-11 h 00 – Pause

  • Organiser le crédit : Modes de financement inter-firmes dans l’industrie allemande de l’entre-deux-guerres (années 1920 et 1930), Boris Gehlen (Université de Bonn) et Christian Marx (Université de Trier)
  • Le crédit inter-entreprises à l’épreuve de la crise : le cas du monde automobile en France au XXe siècle, Jean-François Grevet (Université d’Artois)

12 h 30-13 h 00 – Discussion générale

Après-midi – 14 h 30-18 h 30

Présidence : Patrick Fridenson (EHESS)

  • Le crédit inter-firmes dans l’Europe méditerranéenne. Les entreprises grecques de commerce et de navigation du local au global (fin XIXe siècle-fin XXe siècle), Gelina Harlaftis (Université de Corfou)
  • La structure financière des grandes firmes italiennes : banques, marchés et financements inter-entreprises (1950-1980), Fabio Lavista (Université Bocconi) et Giandomenico Piluso (Université de Sienne)

16 h 00-16 h 15 – Pause

  • Relations inter-entreprises et financement des industries françaises de matériel hydraulique (XIXe-XXe siècle), Anne Dalmasso (Université de Grenoble)
  • Le crédit inter-entreprises en France pendant les Trente Glorieuses, Michel Lescure (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense, IDHES-Nanterre)

17 h 45-18 h 30 – Discussion générale

10 mars

Matinée – 9 h 30-13 h 00

Présidence : Jean-François Eck (Université de Lille 3)

  • Le capital liquide : le crédit inter-entreprises entre les brasseries et les restaurants en Suède, Anders Ögren (Université de Lund)
  • Un art oublié, les effets financiers : comment les chantiers navals britanniques ont-ils été financés ? Michael Moss (Université de Glasgow)

11 h 00-11 h 15 – Pause

  • S’équiper sans s’endetter : les pionniers du leasing en France (années 1950-1970), Sabine Effosse (Université de Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense)

12 h 00-12 h 30 – Discussion générale

Conclusions : Patrick Verley (Université de Genève).

Organisé par l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE) et le Comité pour l’histoire économique et financière de la France en partenariat avec l’IDHES- Nanterre (Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société, UMR 8533) et l’École doctorale « économie, organisations, société » avec le soutien du Crédit agricole et de la Société générale.

Lieu et modalités pratiques

Ministère de l’Économie et des Finances
Salle Bloch-Lainé
139, rue de Bercy 75012 Paris
M° Bercy ou Gare de Lyon.

Participation gratuite sous réserve d’inscription en ligne

Renseignements : recherche.igpde[@]finances.gouv.fr

Evolution et problématiques des salaires dans les pays d’Afrique du Nord-Maghreb-Machrek

20, 21 et 22 mars 2017, Marrakech, Maroc
Le Groupe de Recherche en Economie Sociale et Solidaire et le Projet WAGE (Wage Analysis in a Globalising Environment) avec le concours du Bureau International du Travail (bureau de Rabat, bureau d’Alger, bureau du Caire) organisent un colloque international sous le thème « Evolution et problématiques des salaires dans les pays d’Afrique du Nord-Maghreb-Machrek depuis les années 1950/60 » les 20-21-22 mars 2017, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc.

Problématique : les salaires en Afrique du Nord

  1. Evolution des salaires moyens et de leurs modalités de dispersion depuis les années 1950/60.
  2. Relations entre qualification et salaires (premium skill) notamment pour les jeunes et les femmes.
  3. Rôle du différentiel salarial dans les processus migratoires (internes/externes).

Pour les pays d’Afrique du Nord-Maghreb-Machrek

Les pays arabes et d’Afrique septentrionale présentent un certain nombre de caractéristiques spécifiques en matière de salaire : une certaine hétérogénéité et une différenciation inégale des données disponibles, une progression moyenne annuelle depuis les années 2000 supérieure à celle des pays avancés, mais inférieure à celle des pays émergents (notamment d’Asie), des écarts hommes femmes significatifs, un coefficient de Gini plutôt en augmentation, l’interférence constante des questions migratoires avec les marchés nationaux du travail, la question tendue de l’employabilité et du salaire des jeunes, des éléments de complexité dans les relations professionnelles

Les questions salariales dans la région concernée mériteraient d’être approfondies et systématisées, les versions successives des Rapport Mondial sur les Salaires, bisannuel depuis 2008, Genève, BIT, mentionnent régulièrement la nécessité d’une meilleure documentation pour la zone MENA (dernière livraison du Rapport mondial en décembre 2016 pour 2016/2017, téléchargeable en ligne)

Précisions méthodologiques

Champ du sujet :

Champs : toutes les approches de la question salariale seront prises en compte : évolution des salaires, données statistiques sur les salaires, distribution/répartition des salaires (Gini-Lorenz, écarts inter-déciles), négociations des salaires patronat-syndicat-Etat, salaires des jeunes, salaires des femmes, salaires des migrants, stratégie salariale des entreprises, politique salariale de l’Etat ou des pouvoirs publics, existence d’un salaire social ou de compléments sociaux du salaire, éventuellement monographies salariales pour une grande entreprise, un secteur, une ville ou une région

Espace : les pays arabes d’Afrique du Nord, du Maroc à l’Egypte et les pays de la Ligue arabe situé sur le continent africain (dont Mauritanie, Soudan, Somalie). Les propositions de communication sur la bande sahélienne nord (Mali, Niger, Tchad) pourront être examinées avec intérêt. Les communications prévues sur le Moyen-Orient (au sein d’un triangle Turquie-Iran-Yémen) seront reportées au colloque 2018 qui s’y déroulera

Périodisation et approches : sont bienvenues les approches économiques récentes depuis les années 1990, les approches historiques depuis 1950-60, en tenant compte de la phase des indépendances, les approches sociologiques sur les questions salariales.

Calendrier :

Soumission des propositions de papier avant le 25 février 2017 : une page, deux maximum, avec brèves indications de CV (poste, champ de recherche, une ou deux publications)

Rendu définitif des propositions retenues : 5 mars 2017

Envoi d’un résumé et présentation PowerPoint par les communicants aux organisateurs : 18 mars 2017.

Colloque : 20-22 mars 2017

Les soumissions doivent être envoyées conjointement aux contacts suivants :

Lieu : Université Cadi Ayyad Marrakech, Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, Daoudiate B.P. 2380, 40000 Marrakech

Prise en charge : totale ou partielle (selon nombre de réponses) des frais de transport, hébergement et restauration, avec prise en compte particulière des capacités financières des doctorants et des jeunes collègues

Comité d’organisation

  • Jabrane Amaghouss, Université Cadi Ayyad, Marrakech
  • Driss Assi, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
  • Bouchra Bakhouya, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
  • Belaid Bouikhalene, Université Sultan Moulay Slimane, Beni Mellal, Maroc
  • Amine Chamkhi, GRES/DARES, Paris, France
  • Michel-Pierre Chélini, Université d’Artois, Arras, France
  • Roqia Cherkaoui, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
  • Mohammed El Mansouri, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
  • EL Mostafa Hettabi, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
  • Aomar Ibourk, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
  • Mourad Maarouf, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
  • Abdelkahar Zahid, Université Sultan Moulay Slimane, Beni Mellal, Maroc

Nord-Maghreb-Machrek