Archives de catégorie : International

La journée du Liban avec Campus France le mardi 28 mars 2017

Pour la première fois, Campus France organise en partenariat avec l’Ambassade de France au Liban une « Journée pays » consacrée au Liban. Cet événement se tiendra le mardi  28 mars 2017 de 9h00 à 18h00 à l’INHA, 2 rue Vivienne 75002 PARIS.

Le Liban comme partenaire privilégié

La France est actuellement  le premier pays d’accueil des étudiants libanais, qui sont près de 5000 à y étudier chaque année. Plus de 90% des cotutelles de thèses d’étudiants libanais se font avec la France d’où l’importance de cette journée.

La coopération entre les universités et les établissements d’enseignement supérieur et de recherche de la France et du Liban est particulièrement ancienne et solide. Cette rencontre va pouvoir développer ou consolider les relations existantes et apporter aux établissements français l’expertise reconnue et le témoignage de certains acteurs de la coopération universitaire franco-libanaise.

La journée Pays Liban

Une douzaine de Présidents d’Universités libanaises et  45 représentants d’établissements supérieur  français seront présents à cette journée.

Cette journée sera inaugurée par la Direction Générale de Campus France, le  Ministère des Affaires étrangères et du Développement International ainsi  que le Ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la Recherche.

Plusieurs tables rondes  sur les enjeux et l’actualité  coopération scientifique et universitaire auront lieu au cours de cette Journée.

À partir de 15 h, des rencontres individuelles se dérouleront entre les établissements libanais et français.

campus france Liban

Le CETA est-il constitutionnel ?

Cinq députés déposent une « Saisine du Conseil constitutionnel sur la compatibilité du CETA avec la Constitution française ».

Question de constitutionnalité du CETA

L’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (AECG ou CETA en anglais) est un ensemble imposant et hétérogène de textes. C’est un accord dit de « nouvelle génération », qui va bien au-delà des traités de libre-échange classiques et des accords bilatéraux d’investissement.

En effet, d’une part, il accentue encore la libéralisation des échanges commerciaux entre le Canada et les États membres de l’Union, et d’autre part il introduit un mécanisme d’arbitrage entre investisseurs et États visant la suppression des mesures – lois, règlements, pratiques nationales – réputées faire obstacles aux investissements des entreprises « du Canada » dans les Etats membres de l’Union et réciproquement.

Ce tribunal, même public, menace les normes sociales et environnementales commandées par le progrès.  Le Traité emporte ainsi clairement un transfert de souveraineté des États, dépassant celui auquel ils ont consenti au profit de l’Union. En outre, les conditions d’exercice des pouvoirs que les Etats membres ont transféré à l’Union européenne sur la base des traités européens risquent d’être significativement bouleversées.

L’impact de ce Traité sur tous les niveaux de l’ordre juridique national et européen ainsi que la volonté affichée de la Commission européenne de conclure au nom des Etats membres – sans un consentement réellement démocratique  – ce traité de « nouvelle génération », conduisent les députés soussignés, au nombre de 106 à ce jour, à demander au Conseil constitutionnel de réaliser un examen détaillé de la compatibilité de ces nouvelles stipulations avec la Constitution.

Liste des députés :

  • Danielle Auroi, députée écologiste du Puy-de-Dôme
  • Jean-Noël Carpentier, député radical du Val d’Oise
  • Jean-Paul Chanteguet, député socialiste de l’Indre
  • André Chassaigne, député front de gauche du Puy-de-Dôme
  • Suzanne Tallard, députée socialiste de Charente-Maritime

CETA

La mobilité étudiante internationale sujet de préoccupation pour la France

Les chiffres 2014 UNESCO de la mobilité étudiante internationale, publiés il y a un mois, montrent des évolutions importantes dans le monde et préoccupantes pour la France.

La mobilité étudiante bouge…

Au cours des 15 dernières années, le nombre d’étudiants en mobilité internationale a doublé pour atteindre 4,3 millions, soit un rythme deux fois plus rapide que celui de l’augmentation pourtant marquée de la population étudiante mondiale.

Dans ce contexte, la France a attiré 310 000 étudiants étrangers en 2015 (source MENESR).

Mais, selon l’Unesco, en 2014, la France devient 4e pays d’accueil des étudiants en mobilité et 1er pays non anglophone, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. Certes, cela fait suite à un changement du périmètre des effectifs pris en compte par l’Unesco. Mais alors que la mobilité étudiante mondiale a progressé de +23% entre 2009 et 2014, la France a progressé deux fois moins rapidement (+11,2%).

Ses concurrents directs parmi les destinations majeures enregistrent pour la plupart des hausses plus rapides, notamment les pays anglo-saxons : le Canada (+75%), qui passe au 7e rang des pays d’accueil; les Etats-Unis (+27%) et le Royaume-Uni (+16%), qui se confortent en tête des destinations. Par ailleurs, les Pays-Bas passent du 24e au 12e rang avec 199% de croissance.

D’autres pays en partie francophones comme la Belgique (+64%) ou la Suisse (+42%) se distinguent par leur dynamique.

La progression est encore plus spectaculaire sur des pays auparavant moins attractifs, mais qui développent ainsi rapidement leur influence régionale.

Sur 5 ans :

  • La Russiedevient 5e pays d’accueil devant l’Allemagne et le Japon, avec 65 % de croissance.
  • La Chinedevient 9e pays d’accueil avec près de 80 % de croissance.
  • L’Arabie Saoudite passe du 27eau 11e rang des pays d’accueil, par sa politique de bourses d’études islamiques (+260 %, plus forte croissance enregistrée par l’Unesco sur 5 ans).
  • La Turquie passe du 25eau 17e rang, en enregistrant une croissance de +120% d’étudiants internationaux.

Ces quatre pays ont clairement choisi pour cible la formation d’étudiants étrangers dans le cadre d’une nouvelle stratégie d’influence, sur une zone géographique ou un groupe de populations:

  • L’Arabie saoudite fait une entrée en force sur le continent africain, chaque année plus marquée, attirant les étudiant(e)s avec des bourses islamiques : 33 727 étudiants africains accueillis en 2014 contre 2 447 en 2009 (x 16!) représentent 50% de la mobilité entrante dans le pays contre 19% auparavant. Sont particulièrement concernés, dans l’ordre : le Nigéria, la Mauritanie, le Mali, l’Erythrée, la Somalie, le Kenya et le Tchad.
  • La Russie porte l’essentiel de ses efforts sur les membres de la CEI. Le nombre des étudiants de cette zone accueillis dans le pays a progressé de 80% en 5 ans et ils représentent désormais 77% des étudiants étrangers en mobilité entrante contre 59% auparavant.
  • La Chine ne diffuse aucune information sur la provenance de ses étudiants en mobilité entrante, mais la mobilité africaine vers ce pays serait en augmentation, dans la suite logique du développement des instituts Confucius en Afrique destinés à développer l’apprentissage du chinois, et de l’implantation économique du pays sur ce continent (achat de terres agricoles, de mines, investissements industriels…).
  • La très forte augmentation de la mobilité entrante en Turquie repose essentiellement sur des étudiants d’Asie centrale et du Moyen-Orient (76%). Les pays majeurs pour la Turquie sont dans l’ordre le Turkménistan, l’Azerbaïdjan, l’Iran, l’Afghanistan, la Syrie et l’Iraq.

La France continue donc à attirer chaque année un peu plus d’étudiants étrangers : 310 000 étudiants en 2015 (source MENESR).

Parmi les autres chiffres à noter en France :

Depuis 2006, sur la totalité des étudiants inscrits à l’université, y compris les étudiants français, les inscriptions en Doctorat ont diminué de 13%. Les inscriptions de doctorants internationaux ont diminué de 4,4% depuis 2011.

La croissance du nombre d’étudiants étrangers se fait dans les grandes écoles (+ 27 % en 5 ans) alors que les effectifs restent stables à l’université (+3 %).

La première zone d’origine des étudiants étrangers en mobilité en France est l’Afrique du nord (23%), suivie de l’Afrique subsaharienne (20%). Le Maroc, la Chine et l’Algérie restent les trois premiers pays d’origine.

Les luttes d’influences, voire de vision du monde, se traduisent dorénavant dans le domaine de l’attractivité universitaire et de la course aux cerveaux. Or, par rapport aux autres puissances mondiales (Etats-Unis, Royaume-Uni, Chine) qui renforcent leurs positions, et aux puissances régionales (Russie, Arabie Saoudite, Turquie) qui jouent désormais dans la cour des grands, la France perd du terrain. C’est particulièrement le cas en Afrique, où la France voit son attractivité diminuer tout en restant le premier pays de destination des étudiants du continent.

mobilité étudiante

Les opposants aux accords CETA entre UE-Canada en instance de gagner

Le mardi 18 octobre 2016, le Conseil de l’Union  européenne n’a pas été en mesure d’adopter le CETA. La Belgique (et en particulier la Wallonie) a été montrée du doigt pour son refus du contenu de l’accord et la Commissaire Malmström lui a posé une sorte d’ultimatum. Au lieu de se questionner sur les raisons de ce rejet par nos amis belges, la commissaire est sorti de son rôle. Evidemment cela appelle une vive réaction de la part des opposants aux accords CETA.

Il s’agit d’une situation assez exceptionnelle qui appelle une réponse à la hauteur des doutes soulevés par le CETA et la politique commerciale de l’Union mais qui questionne aussi sur le respect du bon rôle des institutions.

Les opposants aux accords CETA

Dans un contexte de doute sur les institutions et les responsables politiques qui affaiblit la démocratie, chacun société civile, parlements nationaux et européens, gouvernements, commission européenne doit jouer son rôle dans le respect des règles de fonctionnement du système démocratique européen. 4 députés français on décidé de réagir à cette question :

  • Jean-Noël CARPENTIER, Député du Val d’Oise
  • Suzanne TALLARD, Députée de Charente-Maritime
  • Danielle AUROI, Députée du Puy-de-Dôme et Présidente de la commission des affaires européennes
  • Jean-Paul CHANTEGUET, Député de l’Indre et Président de la commission développement durable et aménagement du territoire 

Pour Jean-Noël Carpentier : «  Il faut prendre acte des incertitudes juridiques soulevées par la cour constitutionnelle allemande et de nombreux universitaires européens à la fois sur les tribunaux arbitraux et sur la répartition des compétences entre l’Union européenne et les Etats membres ».

Pour Danielle Auroi : « La réputation de l’Europe tient au respect de ses valeurs démocratiques et à la transparence sur les décisions prises. La précipitation ainsi que les injonctions envers les parlements finissent par mettre le doute sur le bien-fondé d’un CETA que certains veulent imposer à tout prix, ainsi que sur le fonctionnement de nos institutions »

Pour Jean-Paul Chanteguet : « Il n’y a pas d’urgence. Dans l’attente de décisions juridiques consolidées, il est raisonnable de ne pas signer ce traité et en tout état de cause il apparaît incompréhensible d’en imposer l’application provisoire »

Pour Suzanne Tallard : « A l’heure où de nombreuses réflexions sont en cours sur l’avenir de l’Europe et à l’approche d’échéances électorales importantes notamment en France et en Allemagne,  les débats autour du CETA sont l’occasion de prendre un nouveau virage pour la politique commerciale européenne ».

Les nombreuses incertitudes juridiques et démocratiques que pose cette situation inédite confortent la pertinence d’un moratoire sur les traités de libre-échange. Dès aujourd’hui, cela commence par la non-application provisoire du CETA et la nécessaire vérification de la conformité du CETA avec les Traités européens et avec la Constitution française. Ce sont les conditions d’une sortie par le haut de cette situation.

La voix de l’opposition à la signature du traité de Paul Magnette en Belgique

opposants aux accords CETA

Séjours à l’étranger : un impact très relatif sur l’insertion en France

La mobilité internationale en cours d’études est souvent considérée comme un atout indiscutable pour réussir son entrée dans la vie active. La nouvelle analyse du Céreq vient sérieusement troubler cette certitude, à propos des séjours à l’étranger sur la base d’une observation attentive de l’insertion professionnelle.

Séjours à l’étranger : un atout ?

L’enquête Génération 2010, menée en 2013 auprès des jeunes ayant quitté le système éducatif en 2010, révèle d’abord que les séjours à l’étranger en cours d’études ont concerné près d’un tiers de ces jeunes sortants. Elle montre ensuite que selon le niveau de formation et le niveau social, cette mobilité internationale est plus ou moins répandue et prend des formes très différentes. Ainsi, au cours de leur dernier cursus, les plus diplômés sont partis bien plus fréquemment (65% pour les écoles d’ingénieur ou de commerce) et pour des séjours à l’étranger souvent bien plus longs. De leur côté, seuls 5% des sortants de l’enseignement secondaire sont concernés et essentiellement pour de très courts séjours linguistiques. Compte tenu de ces inégalités, les caractéristiques des jeunes partis à l’étranger en cours d’études les prédisposent à une meilleure insertion. C’est d’ailleurs ce qui est constaté. Mais l’analyse du Céreq montre au final que pour des jeunes diplômés ayant le même profil (même niveau de diplôme, mêmes origines sociales et  même sexe), avoir séjourné à l’étranger en cours d’études a un effet très limité ou nul sur la situation professionnelle à trois ans en France. Il faut toutefois mentionner que la situation des jeunes expatriés n’est pas observée et que les débuts de carrière à l’étranger restent inconnus.

Environ 210 000 jeunes (soit 30% de la Génération) ont séjourné à l’étranger au cours de leur scolarité ; parmi eux, 72 000, soit 10% de la Génération, ont effectué un séjour durant le dernier cursus de formation.  L’Europe est la  principale destination de ces jeunes, avec au premier rang le Royaume-Uni. Les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs intègrent beaucoup plus que les universités les séjours à l’étranger dans leur cursus. Si 17% des diplômés de master 2 sont partis à l’étranger au cours de leur dernier cursus, c’est le cas de 65% des diplômés de ces écoles. Quant aux origines sociales, c’est 17% des enfants de cadre qui ont effectué ce type de séjour contre 6% d’enfants d’ouvrier.

Les auteurs ont établi une typologie en fonction des caractéristiques des séjours (stages, échanges scolaires, etc.). La durée est la caractéristique la plus clivante. Les séjours plus longs concernent en majorité les jeunes les plus diplômés et issus d’un milieu social favorisé.

Au niveau de l’insertion professionnelle, les jeunes diplômés du supérieur ayant séjourné à l’étranger au cours de leur dernier cursus, se trouvent certes en 2013 dans une situation professionnelle nettement plus favorable que ceux qui ne sont pas partis. Mais une analyse plus poussée montre qu’il ne s’agit en général que d’un avantage apparent. En effet, cet avantage est essentiellement voire totalement lié aux caractéristiques des jeunes partis à l’étranger : origines sociales plus favorisées, niveaux de diplôme plus élevés dans des filières plus sélectives, etc. A caractéristiques identiques, les divers types de séjours à l’étranger n’ont aucun effet significatif sur la probabilité d’être en emploi ou d’avoir un statut stable (CDI, fonctionnaire) après trois ans de vie active. Seuls quelques effets significatifs mais d’ampleur limitée sont visibles sur des attributs de l’emploi comme le salaire ou la probabilité d’être cadre, pour certains types de séjour à l’étranger comme les longs séjours.

cereq Séjours à l'étranger

Rentrée 2016 : les actions de Campus France pour les étudiants étrangers

Pour faciliter l’arrivée en France desétudiants étrangers, Campus France a initié ou poursuivi, cette année, un certain nombre d’actions pour les étudiants étrangers.

Une action territoriale pour les étudiants étrangers

En Ile-de-France

  • Tout d’abord, le jeudi 15 septembre, l’équipe de Campus France accueillera dans ses locaux parisiens (28, rue de la Grange aux Belles 75010) de 13h à 18h les étudiants étrangers boursiers d’Ile-de-France. Ce sera l’occasion de répondre à leurs différentes questions sur leur arrivée et leur installation. Des réponses seront apportées aux questions d’hébergement, de titre de séjour, de logement, protection sociale, vie culturelle…Pour rendre cet événement le plus enrichissant possible pour les étudiants, l’Office Français de l’Immigration et de I ‘intégration, des banques, des mutuelles Etudiantes, une association étudiante, le Service Interuniversitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé…seront, également, présents dans le hall de Campus France pour les aider dans leurs démarches (ex : ouverture d’un compte bancaire…).
  • Toujours dans l’objectif d’améliorer la qualité de l’accueil des étudiants étrangers, Campus France, en partenariat avec IxESN France, organise des parrainages d’étudiants. Le buddy system, programme de parrainage, permet à un étudiant en France d’accompagner un étudiant étranger primo-entrant avant son arrivée et pendant ses premières semaines d’installation. ESN est un réseau d’associations locales réparties dans 34 villes universitaires et regroupe plus de 800 bénévoles. En 2015, la plate-forme a été développée dans une quinzaine de villes: 6935 inscrits en 2015-2016, 3517 binômes, 124 nationalités, 359 universités et école. Campus France a fait la promotion auprès des étudiants internationaux via ses réseaux sociaux, les Espaces Campus France dans le monde, auprès des boursiers dont elle gère la bourse et des établissements membre du forum Campus France. Les étudiants se sont inscrits sur la plateforme en fonction de leur ville de destination.
  • Pour faciliter l’intégration des étudiants dans leur ville, Campus France met à leur disposition des «fiches Villes » comportant des informations pratiques sur l’arrivée et l’installation.
  • Au-delà de la rentrée universitaire, Campus France accompagne les étudiants tout au long de l’année. De nombreuses sorties culturelles sont proposées aux étudiants. Il peut s’agir d’un week-end en région, de courts séjours sportifs ou touristiques, de visites de monuments, de spectacles….

A l’occasion de Noël, Campus France proposera aux étudiants de passer Noël en Famille. Campus France propose à des familles en Ile-de-France d’inviter un étudiant international pour partager un moment en famille ou entre amis le 24 ou le 25 décembre.

En régions

  • Campus France organise des visites guidées de la ville de Lyon, de Toulouse et de Montpellier. A Lyon Campus France de Lyon participe, également,  au dispositif de rentrée de l’Université de Lyon (Student Welcome Desk).
  • A Strasbourg, Campus France est partenaire de La Soirée des étudiants internationaux.

Pour information Campus France gère environ 22 000 boursiers étrangers d’études et de stage. Cette année 300 nouveaux étudiants boursiers sont attendus en Ile-de-France. La France est le 3ème pays d’accueil des étudiants étrangers en France (près de 300 000 étudiants étrangers en France en 2014-2015).

En savoir plus sur : http://www.campusfrance.org/fr/

Campus France étudiants étrangers

J’entreprends, le MOOC qui facilite l’entrepreneuriat en Tunisie

Un nouveau MOOC intitulé « J’entreprends » visant à développer l’esprit d’entrepreneuriat est en préparation en Tunisie et devrait débuter avec une mise en ligne dès l’été 2016 sous l’adresse www.moocy.tn (nous ferons un article sur LaRSG.fr pour indiquer la mise en ligne du service).

J’entreprends : la promesse d’indépendance entrepreneuriale à distance

Que l’on soit porteur d’un projet d’entreprise, en attente des compétences nécessaires à la réalisation d’un plan d’affaires ou désireux d’obtenir un soutien dans le cadre d’un accompagnement distant partout dans le monde ces questions restent les mêmes, que l’on soit en France, en Europe ou pour le cas d’espèce en Tunisie.

Cette idée simple, Mohamed Ben Saâd, a décidé de la faire sienne pour initier un projet ambitieux de MOOC francophone dans le domaine de l’entrepreneuriat. Dès l’origine du projet, il a décidé de réunir autour de lui une équipe d’enseignants-chercheurs en sciences de gestion tunisiens – dont LaRSG connait depuis longtemps les compétences indéniables.

Des soutiens de taille

Comme le précise Mohamed Ben Saâd, co-fondateur de Tunisie Université Numérique : « sur Internet, le monde est petit », mais à grand projet, grands soutiens. C’est le cas avec l’appuis d’Estim Université – une école privée Tunisienne – complété par l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Sousse, qui pourraient faire décoller le projet avec un vivier envisagé de près de 8.000 inscrits dès la première session.

Cette facilité technique permet également d’envisager d’autres partenariats , notamment par le soutien de programmes d’aides internationaux au développement qui sont attendus d’ici peu notamment en raison de l’accompagnement des porteurs de projets proposé gratuitement, comme du soutien déjà affirmé des autorités gouvernementales tunisiennes en la personne de Noomen Fehri, le ministre des Technologies de la communication et de l’Economie numérique, qui précisait d’ailleurs fin avril à African Manager : « L’école numérique est le meilleur moyen pour assurer l’égalité des chances ».

Un projet – en tout état de cause – qui pourrait inspirer l’Agence France Entrepreneurs.

Les premiers MOOCs attendus

Une première série de MOOC (Massive Open Online Courses, que l’on peut traduire par « cours en ligne ouvert et massif ») sont actuellement en préparation – sous forme d’un programme e-learning complet sous l’appellation ombrelle « J’entreprends » :

  • Mon projet, comment le protéger de l’idée à la réalisation
    Ce MOOC a pour objectif d’expliquer les différentes démarches à suivre afin de protéger son projet ainsi que les principes fondamentaux du droit des affaires.
  • Plan d’affaires pour les non-financiers
    Ce MOOC a pour objectif l’accompagnement des porteurs de projet au niveau de l’élaboration de leurs plans d’affaires et comportera deux grands volets : l’étude financière et la stratégie marketing.
  • Intelligence émotionnelle pour être mieux avec soi et avec les autres
    Ce MOOC explique comment acquérir l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres.
  • Stratégie d’entreprise, les grands axes
    Ce Mooc a pour objectif d’aborder les fondements de la stratégie d’entreprise afin d’aider l’apprenant dans le choix des actions menées par son entreprise.

mooc tunisie

Les premiers partenaires :

estim universite J'entreprends ecole nationale ingenieurs de sousse J'entreprends

Première étude CAMPUS France sur la mobilité sortante des étudiants de France

La mobilité internationale mondiale se développe et l’expérience à l’étranger devient un enjeu majeur de la formation des étudiants de France. Si le sujet est devenu récurrent, aucune recherche d’envergure ne permettait d’en mesurer avec exactitude la réalité avant la volonté de Campus France.

26 000 étudiants interrogés pour Campus France

Pour la première fois, dans le cadre de son Observatoire de la mobilité étudiante, Campus France et BVA ont interrogé 26 000 étudiants de France, représentatifs et issus de 330 établissements d’enseignement supérieur. Cette étude permet de faire un point précis sur la mobilité internationale de ces étudiants, leurs motivations, destinations, préparations au voyage, mais également les obstacles qui finissent par dissuader ou empêcher le départ.

  • Les étudiants aujourd’hui sont ouverts sur le monde : 94% ont déjà voyagé en touristes et plus de 8 étudiants sur 10 se déclarent intéressés par un séjour à l’étranger pour études ou pour un stage, d’autant plus que trois sur quatre se voient bien travailler un jour à l’étranger et 42% estiment y avoir de meilleures perspectives professionnelles.
  • Pourtant, dans les faits, 2/3 des étudiants ne déclarent n’avoir aucune expérience de séjour à l’étranger. L’étude met en lumière une forte disparité : alors que seuls 19% des étudiants en écoles de commerce ou d’ingénieurs ne partent pas, 74% des étudiants en universités n’avaient aucune expérience à l’étranger au moment de l’enquête.
  • Au-delà du constat, l’étude CAMPUS France met également en évidence la diversité des principaux freins à la mobilité internationale, au sein des étudiants opposés à un séjour (15%) ou ayant abandonné un projet (10%) : 38% d’entre eux estiment que leur niveau de langue rend impossible le séjour, 32% n’ont pas envie de quitter leur environnement familial et amical, autant sont convaincus de ne pouvoir financer le séjour, 31% considèrent que ce n’est pas obligatoire pour valider leur cursus, 23% ne tiennent pas à allonger leur temps d’études.
  • Parmi ceux qui partent, un quart éprouvent des difficultés à construire leur projet, le plus souvent pour des causes administratives, sinon financières. Pour un séjour moyen de 6 mois, l’étudiant devra réunir un budget de 6K€, avec une forte amplitude selon la destination et le type d’études suivies. La famille est presque systématiquement mise à contribution, souvent comme ressource unique. Seuls 41% des étudiants qui partent à l’étranger bénéficient d’une aide publique qui couvre en moyenne 40% des frais. Il apparaît que cette aide n’est pas toujours versée sur des critères sociaux et que 31% des étudiants boursiers d’Etat n’ont bénéficié d’aucune aide supplémentaire pour financer le surcoût du séjour en mobilité.
  • Au-delà des constats, l’étude permet de mesurer l’attrait de certaines propositions qui pourraient convaincre une bonne partie des étudiants les plus réticents à l’idée d’effectuer un séjour à l’étranger :
    – 47% d’entre eux partiraient avec un complément financier
    – 35% s’ils étaient mieux accompagnés par leur établissement
    – 26% après une remise à niveau en langue étrangère
    – 25% s’ils pouvaient partir entre amis.

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Les Suisses construisent le premier coffre-fort mondial des données : VIGISWISS

L’association VIGISWISS®-Swiss Data Center Association est le 1er réseau certifié de sociétés actives dans le stockage et la protection des données en Suisse. Elle a été créée avec la mission de préserver la mémoire numérique universelle.

Les échanges sur la 4ème révolution industrielle, la numérisation de l’économie mondiale et les enjeux liés à la cyber-sécurité viennent tout juste de se clore au WEF – World Economic Forum de Davos et une question centrale demeure : in fine, où stocker cette masse de données ? Y a-t-il, dans le monde, un lieu sûr garantissant que ces données soient préservées à jamais? Les archives, les données médicales, les secrets de fabrication, certaines informations gouvernementales, le patrimoine culturel des pays, ou des rapports d’organisations internationales, et bien d’autres données sensibles sont aujourd’hui trop vulnérables. Fort de ce constat, les data centers suisses s’organisent désormais en réseau au sein de VIGISWISS afin de proposer au monde un coffre-fort numérique sûr et fiable.

La Suisse présente un cadre idéal et stratégique pour les données : démocratie politiquement neutre, stable et pragmatique, avec une culture centrée sur la confidentialité, elle se situe au carrefour des connexions ultrarapides de l’Europe. Ses lois garantissent un niveau maximum de protection des données privées et entreprises, et posent des conditions strictes pour le traitement hautement confidentiel des données sensibles (médicales par exemple). Ses entreprises high-tech, ses laboratoires de recherche, et ses hautes écoles reconnues au niveau mondial innovent sans cesse et contribuent à anticiper les menaces qui pèsent sur les infrastructures informationnelles.

L’association VIGISWISS a été créée, en vue de conserver et protéger les données confidentielles mondiales des gouvernements, organisations, entreprises, privés et leurs systèmes associés (traitements, analyses, communication, transmission). Un label de qualité garantit l’excellence des prestations fournies par ses membres et leurs partenaires agréés : data centers, hébergeurs, intégrateurs et fournisseurs de services associés. En adhérant à la charte VIGISWISS, les membres certifiés s’engagent notamment à garantir un certain niveau de sécurité, à ne pas héberger de données illégales (terrorisme, pédopornographie,…) et être régulièrement audités par un organisme indépendant.

Cette initiative est portée par tout un écosystème de professionnels issus de l’économie digitale, et gravitant autour de la protection des données, de la cyber-sécurité et du big data. Le comité stratégique de VIGISWISS et ses différentes commissions d’experts réunissent quant à eux les spécialistes techniques, juridiques, académiques, économiques et politiques les plus pointus dans leurs domaines afin que tous contribuent au rôle fondamental qui incombe désormais à la Suisse: Être le coffre-fort mondial des données pour préserver la mémoire numérique universelle.

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